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vendredi, 14 janvier 2011

L'actu européenne en bref

drapeaux-europe.jpg-La Hongrie préside le Conseil de l'Union européenne depuis le 1er janvier pour une durée de six mois.

-C'est le Français Pierre Vimont qui dirige le nouveau Service Européen d'Action Extérieure. Le Service européen pour l'action extérieure sera un service unique placé sous l'autorité du haut représentant. La décision fixant l'organisation et le fonctionnement du service européen pour l'action extérieure (SEAE) prévoit que ce dernier est "un organe de l'Union européenne fonctionnant de manière autonome (...) distinct du secrétariat général du Conseil et de la Commission". Il aura pour mission principale d'aider le haut représentant à veiller à la cohérence et à la coordination de l'action extérieure de l'Union européenne, mais également à élaborer des propositions relatives à la politique à mener et à les mettre en oeuvre après leur approbation par le Conseil européen.

-La députée européenne française Pascale Gruny (Nord-Ouest) a démissionné du Parlement européen pour rejoindre l'Assemblée Nationale, où elle est la suppléante de Xavier Bertrand, devenu Ministre dans le gouvernement de François Fillon. Pascale Gruny est aussi Conseillère municipale de Saint-Quentin, ville dont Xavier Bertrand est le maire. C'est Philippe Boulland qui lui succède à Strasbourg et Bruxelles. Ce membre de l'UMP est aussi Conseiller Général du canton de Betz (Oise).

-Le député européen français Christophe Béchu (Ouest), atteint par le cumul des mandats, a quitté le Parlement européen. C'est Agnès Le Brun (UMP), également Maire de Morlaix, qui lui succède. Christophe Béchu est Président du Conseil Général du Maine-et-Loire et Conseiller régional des Pays de la Loire.

vendredi, 07 janvier 2011

Guillermo Farinas, Prix Sakharov 2010

Guillermo-Farinas-tres-affaibli-par-ses-greves-de-la-faim-hier-a-Santa-Clara-ou-il-reside_-(Photo-AFP).jpgLe dissident cubain Guillermo Fariñas, lauréat du Prix Sakharov du Parlement européen pour la liberté de l'esprit de cette année a été représenté, par une chaise vide lors de la cérémonie de remise du prix, n'ayant pas reçu les autorisations nécessaires pour quitter le pays.

"Le Prix Sakharov symbolise la lutte du Parlement pour les droits de l'homme européen partout dans le monde. La chaise vide du lauréat de cette année, Guillermo Fariñas, est le meilleur exemple de l'importance de ce combat", a rappelé le président du Parlement européen, Jerzy Buzek.

S'adressant au Parlement par un discours enregistré, Guillermo Fariñas a critiqué le gouvernement de La Havane : "Pour l'infortune de ceux qui nous gouvernent mal dans notre propre patrie, je considère que le fait de ne pas pouvoir sortir de cette île dans laquelle je suis né et y revenir de façon volontaire est déjà en soi la preuve la plus aveuglante de ce que, malheureusement, rien n'a changé dans le système autocratique de mon pays". Il a appelé les députés à "ne pas écouter le chant des sirènes d'un régime cruel de "communisme sauvage'", lors de l'analyse de la politique de l'UE à l'égard de Cuba.

Pour lire l'intégralité du discours de Guillermo Farinas, CLIQUEZ ICI.

Guillermo Fariñas en quelques mots :

Docteur en psychologie et journaliste, 48 ans, Guillermo Fariñas a dénoncé le régime de Castro. Il est le fondateur de "Cubanacán Press," une agence de presse indépendante visant à sensibiliser au sort des prisonniers politiques à Cuba.
Guillermo Fariñas a passé des années en isolement et a entamé, jusqu'à présent, 23 grèves de la faim, un moyen non-violent de lutte contre l'oppression à Cuba. Ses efforts pour sécuriser un Internet gratuit pour tous lui ont valu le Cyber-Prix de la liberté de Reporters sans frontières en 2006.
En juillet 2010, M. Fariñas a failli mourir après une grève de la faim d'une durée de cinq mois commencée le 24 février, après la mort d'Orlando Zapata Tamayo, un militant politique décédé après 80 jours de grève de la faim. Il a terminé la grève après que le gouvernement cubain ait cédé à son plaidoyer et libéré 52 prisonniers politiques.

(Source : Blog Génération 112).

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Brigitte Fouré a assisté à la remise du Prix Sakharov à Guillermo Farinas, à Strasbourg, accompagnée de Marie-Josée Budynek, coordinatrice générale de l'association des Amis de Brigitte Fouré, et de l'artiste Fabienne Schmitt, qui a réalisé sa carte de voeux 2011.

vendredi, 10 décembre 2010

La construction européenne : actualité de la déclaration de Robert Schuman

robert-schuman.jpgPourquoi les chrétiens devraient-ils s’engager dans les affaires de la vie publique ? Comment contribuer, en tant que chrétien, à la vie politique aujourd'hui, et notamment à la construction européenne ?

Du partenariat à la communion : actualité de la déclaration de Robert Schuman, par frère Paul-Dominique Masiclat, o.p.

Résumé d'une conférence donnée à Strasbourg le 8 novembre 2010

Pourquoi les chrétiens devraient-ils s’engager dans les affaires de la vie publique ? Comment contribuer, en tant que chrétien, à la vie politique aujourd'hui, et notamment à la construction européenne?

L'ambition de Robert Schuman. La déclaration du 9 mai 1950 était plus qu'un plan de développement industriel et économique. Il fallait changer le vivre-ensemble européen, reconstruire l'économie de marché mais surtout éliminer une fois pour toute la possibilité même d'une nouvelle guerre européenne. Robert Schuman, Jean Monnet et une poignée d'autres hommes politiques, forts de leur foi chrétienne ou leurs convictions humanistes, ont élaboré un nouveau type de relations internationales pour l'Europe. Il n’y aura plus les vainqueurs arrogants face aux humiliés. Schuman parle d'une « réhabilitation morale » de l'Allemagne et d'une « politique nouvelle » pour l'Europe en général.  Pari réussi avec l'adhésion de six pays, pour commencer, à la Communauté européenne de charbon et d'acier (CECA) en 1951 : France, Allemagne Fédérale, Italie et les trois pays du Benelux. Ce fut le début d'un processus de pacification, de réconciliation, de développement économique et de construction d'une communauté unie à l'échelle d'un continent. Une structure nouvelle fut créée pour garantir la pérennité de cette nouvelle façon de traiter avec les pays voisins : la Haute Autorité, une instance supranationale. Ce fut là une innovation mondiale dans la sphère politique, bien que la nature de cette supranationalité restât mal définie.

Evolution, élargissement, heurts.
En soixante ans, la CECA a laissé la place à d’autres structures. Il y eut la Communauté économique (CEE) en 1957 puis, avec le Traité de Maastricht de 1992, l'Union européenne avec un Parlement européen. Composée de 6 membres au départ, l’Europe est arrivée par étapes successives jusqu’à 27 pays membres actuellement. L'évolution ne s'arrête pas là puisque le processus d'intégration dans l'Union européenne suit son cours pour un certain nombre de pays candidats. Elle a réalisé au moins deux grands projets : la création d'une monnaie européenne et la libre circulation des biens et des personnes dans un espace règlementé (l'espace Schengen). Ces projets-là demeurent : l'espace euro comme l'espace Schengen sont susceptibles de s'élargir à l'avenir. Cependant, l'Europe semble stagner. Elle se heurte encore au problème de la supranationalité. Il semble que le bien commun européen fasse figure d'un seuil plutôt que d'un défi. L'Europe peine à doter les intérêts européens d'une véritable parité face aux intérêts nationaux. L'Europe se résumerait-elle alors en une simple aire de commerce ?

La construction européenne : un projet sans pareil
Une excursion hors des frontières de l'Union européenne permet de prendre du recul face à un sentiment de déception générale et de mieux apprécier les atouts uniques du projet européen. Car d'autres régions du globe ont imaginé des projets d'union et de développement économique. Une région dont le plan de développement partage plusieurs traits avec l'UE est l'Asie du sud-est. En 1967, en pleine guerre du Vietnam, 5 pays fondent l'ASEAN, une organisation politique, économique et culturelle. Son but avéré est de contenir la guerre et la menace d'invasion communiste, de développer la croissance économique et d’assurer la stabilité politique. L'ASEAN a adopté la présidence par pays à tour de rôle. Elle a connu des étapes d'élargissements successifs : de 5 pays fondateurs (l'Indonésie, les Philippines, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande) elle est passée progressivement à 10 avec le Brunei, le Cambodge, le Laos, Myanmar et le Vietnam, puis à 10+3, la Chine, le Japon et la Corée du Sud siégeant comme membres avec un statut particulier. Or, nulle instance supranationale, nul accord monétaire pour l'ensemble. Rien n'est tenu en commun, même pas la démocratie, malgré d’importants efforts de collaboration et de rapprochement. L'on alors voit que l'Europe a su innover dans le domaine des relations internationales. Elle a fait preuve de créativité sociopolitique pour inventer des structures qui n'ont d’équivalent nulle part ailleurs.

De la communauté à la communion
L'on a dit qu'il faut une âme à l'Europe. Les hommes ne peuvent créer une âme, mais ils peuvent faire œuvre de communion pour que l'Europe soit vivifiée à nouveau. Qu'est-ce que la communion ? Pour les chrétiens, c'est sans doute une réalité spirituelle d'abord, le lien sans faille d'amour entre Créateur et créatures, entre l'unique Père et sa multitude d'enfants baptisés partout dans le monde, rassemblés en un seul corps, le corps du Christ. Dans le registre de la foi, les chrétiens connaissent et vivent la supranationalité tous les jours. La communion de foi unit des peuples dans une communion ecclésiale sans se soucier d'identités nationales, de passeports ou de visas. Cette communion spirituelle entre baptisés, c'est la catholicité au sens propre du terme.
En régime de laïcité des Etats, il appartient aux croyants aussi, comme à chaque homme et à chaque femme de bonne volonté, de faire exister la communion au plan sociopolitique. Là où ils vivent - dans leur paroisse, leur quartier, leur ville - là se trouve un champ à labourer pour la communion. Tel un grain de blé, la communion est semée en terre. De la base de la société - les entités locales - jailliraient alors des plants de solidarité et d'entraide, d'égale dignité, de justice, de proximité, de liberté, de sécurité et de paix. Ces plants pourraient monter alors jusqu’au registre de la politique internationale pour concrétiser une Europe plus unie, une communion des citoyens. Répandue de paroisse en paroisse, de quartier en quartier, de ville en ville et de nation en nation, cette communion serait comme une nappe phréatique d'eau vive irrigant l'Europe à la base. Ainsi les citoyens croyants sauront-ils participer pleinement à la construction européenne. Le Plan Schuman reste d'actualité. Il s’agit de la réhabilitation morale de tout le projet européen. Ce projet est un chantier en cours. La moisson d’unité et de communion est abondante. Les chrétiens sont éminemment qualifiés pour moissonner un bien si précieux.

(Source : La Vie).

vendredi, 03 décembre 2010

Sécurité Routière : Accord en vue au Conseil de l'UE sur les sanctions transfrontalières

Sécurité routière.jpgLe Conseil Transports qui doit se tenir le 2 décembre à Bruxelles devrait voir se débloquer un important dossier en matière de sécurité routière : celui de la poursuite des conducteurs commettant des infractions routières dans les autres Etats membres de l'UE. La proposition de directive, présentée par la Commission européenne en mars 2008, a pour but de faciliter l'identification des contrevenants afin de pouvoir faire suivre les amendes dans leur Etat de résidence. L'objectif est de mettre fin à l'impunité dont jouissent aujourd'hui les conducteurs en infraction dans un autre Etat que leur Etat de résidence.

Au Conseil Transports, les ministres devraient conclure un accord de principe sur la proposition de directive. Le texte permettra aux Etats membres d'échanger les informations qui conduiront à l'identification des chauffeurs en infraction. Huit infractions sont couvertes : l'excès de vitesse, le non-port de la ceinture de sécurité, le non-respect d'un feu de signalisation rouge, l'alcool au volant, la conduite sous influence de drogue, le non-port d'un casque, l'utilisation d'une bande de conduite interdite et l'utilisation d'un téléphone portable au volant. Concrètement, l'Etat membre dans lequel l'infraction s'est produite pourra demander à l'Etat membre de résidence des informations concernant le véhicule concerné et son propriétaire. Une fois en possession de ces informations, il pourra donc faire suivre l'amende qui correspond à l'infraction.
Le texte ne règle pas autre chose que l'échange d'informations entre Etats membres et reste donc muet sur les suites à y donner. Décider de poursuivre ou pas l'infraction relèvera de la compétence des Etats, de même que rien n'est dit sur l'application effective des sanctions. Quid, dès lors, si le contrevenant décide de ne pas payer ? Si les deux Etats concernés (Etat d'infraction et Etat de résidence) ont des accords bilatéraux qui permettent la poursuite des sanctions, le chauffeur n'est pas à l'abri. Par contre, sans de tels accords, rien ne pourra être fait contre lui. Ce qui ne signifie pas forcément l'impunité puisqu'il sera toujours susceptible d'être « rattrapé » par le droit s'il se rend à nouveau dans l'Etat d'infraction et qu'il s'y fait contrôler.
 
 
BASE JURIDIQUE RÉVISÉE
 
 
C'est la base juridique du texte qui a longtemps bloqué un accord au Conseil. La Commission avait opté pour la base juridique « transport » (article 91(1) du Traité) mais les Etats, confortés par le service juridique du Conseil, l'ont toujours contestée. Le compromis élaboré par la présidence belge change donc cette base juridique. Ce sera une base « coopération policière » (article 87.2 du Traité). Avant l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, cela aurait signifié que la proposition aurait dû être adoptée à l'unanimité, sous le troisième pilier. Ce n'est plus le cas aujourd'hui : la majorité qualifiée pourra suffire, avec la procédure de codécision.
Les conséquences sont ailleurs. D'abord, le Royaume-Uni et l'Irlande pourront choisir de ne pas participer à l'adoption du texte et de ne pas l'appliquer (opt-out). Ils ont trois mois pour se décider et c'est seulement après cette période qu'un accord politique pourra être formellement conclu au Conseil, avec ou sans eux. Ces deux pays ont d'ores et déjà indiqué qu'ils appliqueraient le texte. A moins d'un revirement, ils devraient donc être en mesure de donner formellement leur accord. Pour le Danemark, c'est plus compliqué : son statut particulier concernant la mise en oeuvre des décisions « Justice, Affaires intérieures » font qu'un accord international sera nécessaire pour le voir appliquer la directive sur son territoire.
Autre conséquence : toute référence à des mesures de coopération opérationnelle concrète entre les Etats pour la mise en oeuvre du texte a été éliminée, parce que, selon le Traité, cela impliquerait une adoption selon une procédure spéciale, à l'unanimité des Etats (article 87.3 du Traité). C'est pour cette raison que la proposition se concentre sur le simple échange d'informations entre les Etats et que tout ce qui relève de la poursuite des infractions reste de la responsabilité des Etats.
(Source : Isabelle Smets).

vendredi, 26 novembre 2010

Article de Vincent Bour, Jeune Centriste, dans le magazine eurocitoyen "Le Taurillon"

Un accord de défense sans précédent

auton1003-988c7.jpgC’est un grand pas en avant que vient d’effectuer l’Europe par l’intermédiaire de la France et du Royaume-Uni. Un accord militaire a été signé en effet le 2 novembre dernier entre les deux pays, fixant ainsi une base militaire en Europe alors que le débat sur un organisme de défense commune était relancé depuis plusieurs années. La brigade franco-allemande, créée en novembre 1987, avait déjà dressé l’espoir d’une Europe de la défense, mais elle s’était soldée par un simple partenariat militaire entre la France et l’Allemagne.

C’est ce qui diffère dans le nouvel accord franco-britannique. Cet accord est plus qu’un simple partenariat : une véritable collaboration dans le domaine de la construction militaire ainsi que dans le domaine d’opérations extérieures. Dès 2011, environ 5000 hommes issus des forces françaises et britanniques s’entraîneront conjointement. Par ailleurs, le traité vise à regrouper les industries d’armement, et à limiter les coûts de recherche et de développement, plus particulièrement dans le domaine nucléaire.

Une Europe de la défense projetée il y a 60 ans déjà

Il y a 58 ans déjà, la Communauté européenne de défense (CED) proposait la création d’une véritable armée européenne, en vain. Le projet fut signé par les six États membres, France, Allemagne de l’Ouest, Italie, Belgique, Pays-Bas et Luxembourg, mais fut avorté suite au refus de ratification française, par la voie majoritairement contre de l’Assemblée nationale. Les inutiles crispations françaises face au réarmement allemand – celui-ci aura lieu de toute façon, mais dans le cadre de l’OTAN – mirent brutalement fin à un projet qui eut imprimé sa marque sur l’identité européenne.

Aujourd’hui, grâce au traité franco-britannique, c’est toute la machine militaire européenne qui est relancée, forte en matière de défense. L’Angleterre et la France sont en effet les seuls pays européens possédant l’arme nucléaire. Toutefois, le traité n’est qu’une nouvelle base à la construction européenne, qui ne doit pas rester en jachère. Et malgré l’effort des deux ministres de la défense, on peut mettre en cause l’absence d’autres forces européennes telles l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, qui possèdent de nombreux contingents autour du globe. Il est en effet difficile de créer une Europe de la défense à deux, d’autant plus si l’on considère les liens fraternels unissant aujourd’hui la France à son voisin d’outre-Rhin. On ne peut que se désoler de ne pas voir le traité renforcé par l’implication de l’état-major allemand.

Un accord hanté par un passé chaotique

arton3788-9fcda.jpgCet accord n’est pas sans suites économiques. Le montant de cette coopération n’est toujours pas évalué, et ne le sera probablement pas, puisque la France et surtout l’Angleterre ont lancé des plans drastiques de restriction des finances en matière de défense. Mais à quelle hauteur ? Les priorités de l’un peuvent être le dernier des soucis de l’autre. Le danger serait que l’une des deux nations veuille mettre fin à l’accord, sous prétexte d’une implication humaine trop fragile ou d’un engagement financier trop faible de la part du partenaire. L’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie en ont déjà fait les frais dans le cadre du projet de l’Eurofighter. Ce projet portant sur un avion de chasse commun prévu pour le début des années 1990 a été renégocié de trop nombreuses fois, retardant considérablement son arrivée, et lui faisant manquer son but. De nombreuses constructions ont du être abandonnées, et le nombre initial de commandes s’est trouvé en net recul. C’est très précisément contre ce type de dangers que la France et l’Angleterre doivent se réunir pour prévenir un échec.

Enfin, l’Angleterre est plus réputée pour fustiger l’UE que pour en apprécier les réalisations. Sa participation initiale dans un projet bilatéral d’une telle ampleur pourrait cantonner celui-ci à deux pays, ou au contraire lever un obstacle de poids dans la construction de l’Europe de la défense. Toute proportion gardée, on peut donc se féliciter de ce partenariat et en attendre les fruits. The die is cast.

 

(Source :  Le Taurillon).

vendredi, 19 novembre 2010

Laurent Wauquiez, nouveau Ministre des Affaires européennes

y452nnd0.jpgNommé à la place de Pierre Lellouche, il devra recoller les morceaux avec Bruxelles. Contrairement à ces prédécesseurs, Laurent Wauquiez devient ministre, et non pas secrétaire d’Etat.

Quatre ministres en trois ans et demi. Laurent Wauquiez est devenu, dimanche 14 novembre, le nouveau ministre des Affaires européennes. Après Jean-Pierre Jouyet et Bruno Le Maire, exit Pierre Lellouche, qui devient secrétaire d’Etat en charge du Commerce extérieur.

Normalien agrégé d’histoire, Laurent Wauquiez est sorti premier de l’Ena. Son lien avec l’Europe est indirect. Il a en effet commencé en politique en inscrivant ses pas dans ceux de Jacques Barrot, alors ministre des Affaires sociales. Trois ans après leur rencontre, Laurent Wauquiez devient suppléant de son mentor lors des élections législative de 2002. Deux ans plus tard, lorsque le premier part à Bruxelles pour entrer à la Commission européenne, Wauquiez est élu député. A 29 ans, il est alors le benjamin de l’Assemblée nationale.

Polémique

A son arrivée à l’Elysée, Nicolas Sarkozy le nomme porte-parole du gouvernement. Au lendemain des élections municipales de mars 2008, où il gagne la mairie du Puy-en-Velay, il est nommé secrétaire d’Etat chargé de l’Emploi. 

Au deuxième semestre 2008, il a profité de la présidence française pour organiser une réunion ministérielle sur le thème de l’Emploi des séniors. 

A la tête d’un club de réflexion baptisé « la droite sociale », il veut redonner une place aux classes moyennes dans les politiques publiques. En juillet 2010, alors secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez s'est trouvé au centre d’une polémique à propos de son micro-parti, Nouvel Oxygène. M. Wauquiez avait profité d’un déplacement à Londres pour rencontrer les banquiers français de la City. Il leur avait alors demandé un soutien financier pour son mouvement. «Certains, rancuniers, ont refusé leur aide, estimant que le président a trop maltraité les banquiers. D'autres ont signé un chèque à l'ordre de Nouvel Oxygène», précisait alors Le Point, qui avait révélé l’affaire.

Laurent Wauquiez aura un rôle important pour la campagne de l'élection présidentielle de 2012. Avec la nouvelle ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, il est en charge de l’élaboration du projet de l’UMP pour la prochaine élection présidentielle de 2012. 

« Nouveau challenge »

Contrairement à ces prédécesseurs, Laurent Wauquiez devient ministre, et non pas secrétaire d’Etat. Néanmoins, il est toujours sous la tutelle du ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.

«[C’]est une belle promotion et un super challenge», a-t-il affirmé au journal Le Progrès, après avoir appris sa nomination. «Je suis fier pour la Haute-Loire car nos départements ont besoin de l'Europe. Je resterai un élu de terrain au service de la Haute-Loire pour une Europe de terrain. Car l'Europe ne doit pas être déconnectée du terrain.»

Après sa nomination, le nouveau ministre a également réagi sur son compte Twitter «Nouveau et gros challenge : après l'emploi, l'Europe. Et si les 2 étaient liés ?», a-t-il écrit dans la soirée. Au delà- des dossiers de fond, le défi est de taille car le ministre n’arrive pas en terrain conquis à Bruxelles. Depuis quelques mois, les relations entre la Commission européenne et le ministère des Affaires européennes sont très mauvaises. La polémique liée au traitement des Roms en France a fait couler beaucoup d’encre et laissé des traces. Y compris au Parlement européen. 

Recoller les morceaux

Les rapports entre bon nombre de députés européens français, notamment UMP, et l’ancien secrétaire d’Etat étaient si détéstables que certains d’entre eux auraient tout fait pour obtenir son départ. Laurent Wauquiez pourrait donc avoir à recoller les morceaux. 

Reste que le dossier de l’intégration des minorités Roms en Europe n’est pas clos. La Hongrie, qui présidera le Conseil de l’UE à partir du 1er janvier 2011, en a fait une priorité de sa présidence. 

D’autres dossiers chauds attendent le nouveau ministre. Il prend la tête des Affaires européennes à Paris en pleine négociation sur le renforcement de la coordination des politiques budgétaires de l’UE. Après la crise de la dette souveraine connue par la Grèce, qui touche aujourd’hui l’Irlande et le Portugal, les Etats réfléchissent à la mise en place de sanctions pour les pays qui ne respecteraient pas les critères prévus par le pacte de stabilité.

Modifier le traité

La révision du traité de Lisbonne voulue par l’Allemagne, pour péreniser le système de sauvetage de la zone euro est au cœur des débats. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, doit faire des propositions sur le sujet en décembre. Or, les Etats ne sont aujourd’hui pas tous d’accord sur la façon dont le traité pourrait être modifié. 

Dans les deux ans à venir, le nouveau ministre sera enfin confronté aux grandes négociations sur les perspectives financières de l’UE pour 2014-2020. En pleine sortie de crise, et alors que tous les Etats membres connaissent des politiques de restriction budgétaires drastiques, l’augmentation du budget européen semble plus qu’incertaine.

La Commission a fait des propositions pour développer des ressources, différentes des contributions actuelles des Etats. Mais l’Allemagne, notamment, s’est déjà dite opposée à la mise en place de tout impôt européen. L’avenir de la politique agricole commune, si important pour la France, et de la politique régionale seront également des questions-clés.

 

(Source : Clémentine Forissier et Loup Besmond de Senneville, Euractiv.fr).

vendredi, 29 octobre 2010

L'Union européenne : vers Lisbonne II ?

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Les Etats membres de l'UE ont accepté la proposition franco-allemande de réviser le traité, mais de façon "limitée", pour pérenniser le mécanisme financier de sauvetage de la zone euro après 2013.

 

Les dirigeants européens ont entériné, jeudi 28 octobre, le principe d’une modification du traité de Lisbonne. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, devra examiner les options possibles pour effectuer une révision «limitée» du texte. Les 27 lui ont donné jusqu’au mois de décembre pour leur faire part de ses conclusions. L'objectif pour les Européens est de graver dans le marbre le mécanisme mis en place pour sauver la zone euro au mois de mai. Cette décision des Etats revient à adopter la méthode franco-allemande, définie lors de la réunion de Deauville, le 19 octobre.

La quasi-totalité des membres a approuvé cette possibilité. Quelques pays ont néanmoins exprimé des «réticences», selon des sources européennes. L’Autriche fait partie de ceux-là. En 2008, Vienne avait eu de grandes difficultés pour ratifier le traité de Lisbonne. Une pétition réclamant un référendum populaire avait recueilli plus de 100 000 signatures.

La privation des droits de vote des Etats qui ne respectent pas le pacte de stabilité est l'une des questions les plus sensibles. Les dirigeants européens ont remis leur décision sur ce sujet à plus tard. Herman Van Rompuy devra examiner la possibilité de mettre en place cette sanction. Mais dans tous les cas, elle ne fera pas partie de la réforme «limitée» du traité, et pourrait intervenir dans un deuxième temps.

Sanctions politiques

«Les dirigeants européens n’ont pas voulu alléger cette possibilité pour ne pas froisser l’Allemagne», indique une source diplomatique. Dès son arrivée à Bruxelles, la chancelière allemande a affirmé tenir à cet élément de la réforme. La France soutient également que les sanctions politiques sont bien plus appropriées que les amendes financières pour remettre un Etat dans le droit chemin, défini par le pacte de stabilité et de croissance (PSC).

Mais plusieurs diplomates font valoir que l’introduction d’une telle sanction engagerait une réforme du traité de grande ampleur, dont la majorité des Etats ne veulent pas entendre parler. Autrement dit, l’UE pourrait passer par une procédure simplifiée pour franchir ce cap institutionnel.

Cette procédure allégée permettrait au Conseil européen de modifier le traité, sans être forcé de convoquer une conférence intergouvernementale. Chaque pays devra ensuite faire ratifier ces modifications selon sa propre méthode nationale. Par ailleurs, les 27 devraient recueillir l’avis des eurodéputés. «Nous devons être présents dans tout le processus visant à modifier le traité», a déclaré le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, au cours d’une conférence de presse. 

Deux options

Sur un plan juridique, les dirigeants européens disposent de deux options pour ancrer le mécanisme de sauvetage de la zone euro dans la durée. 

Première piste: ils peuvent modifier l’article 122 du traité, qui précise qu’un Etat peut être secouru financièrement s’il est confronté à des «événements exceptionnels échappant à son contrôle». A l’origine, cet article vise surtout à prémunir les membres de l’UE de catastrophes naturelles ou de ruptures d’approvisionnement dans le domaine énergétique. Mais ils pourraient choisir d’inclure les difficultés économiques. C’est l’option défendue par l’Allemagne.

Deuxième possibilité: les 27 peuvent retoucher l’article 125 qui interdit à l’Europe de renflouer un Etat qui connaît de graves difficultés financières. C’est la fameuse clause de «no bail out», ou «non renflouement», selon laquelle l’UE «ne répond pas des engagements (...) des autorités publiques (...) d’un Etat membre, ni ne les prend à sa charge».

Craintes nationales

Les discussions se sont prolongées jusque tard dans la nuit. Le temps pour certains dirigeants d’exprimer des craintes sur la renégociation du traité de Lisbonne, qui risque d'ouvrir une "boîte de Pandore". Les Tchèques les Polonais ont par exemple déjà évoqué d'autres amendements au texte. 

En théorie, si le nouveau rapport d’Herman Van Rompuy est entériné lors du Conseil européen du mois de décembre, la procédure pour réformer les traités sera immédiatement engagée. La modification devra entrer en vigueur avant l'été 2013. Après cette date, le mécanisme de sauvetage de la zone euro ne sera plus valable, et l’Europe sera de nouveau soumise à la forte pression des marchés financiers.

CALENDRIER:

  • 16-17 Décembre 2010: Conseil européen. Herman Van Rompuy doit faire part de ses propositions pour modifier le traité de Lisbonne
  • Eté 2013: Fin de la période de validité du mécanisme de sauvetage de la zone euro

vendredi, 22 octobre 2010

Prolonger le congé de maternité à 20 semaines entièrement rémunérées

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Le congé de maternité minimum dans l'UE devrait être élargi de 14 à 20 semaines intégralement rémunérées, avec une certaine souplesse pour les pays qui ont déjà un congé pour évènements familiaux, a décidé le Parlement européen mercredi 20 octobre. Le droit à un congé de paternité payé d'au moins deux semaines a également été approuvé par une majorité de députés.

Une majorité de députés ont voté en faveur de la prolongation du congé de maternité minimum de 14 à 20 semaines, allant ainsi au-delà de la proposition de la Commission européenne qui proposait de l'étendre à 18 semaines, dans une résolution rédigée par la Portugaise Edite Estrela (Socialistes et démocrates) et adoptée par 390 voix pour, 192 contre et 59 abstentions.

Toutefois, les députés ont adopté des amendements ajoutant que, dans le cas où un congé pour évènements familiaux existe au niveau national, les quatre dernières semaines peuvent être considérées comme un congé de maternité payé au minimum à 75 %.

En octobre 2008, la Commission a proposé de revoir la législation actuelle (directive 92/85), dans le cadre du paquet « équilibre entre vie professionnelle et vie familiale », basé sur la convention de l'OIT sur la protection de la maternité datant de 2000.

Les députés ont soutenu la proposition de la Commission selon laquelle, en dehors du congé de maternité total, 6 semaines devront être prises après l'accouchement

Les travailleuses en congé de maternité doivent percevoir l'intégralité de leur salaire, et la prestation doit être égale à 100 % de leur dernier salaire mensuel ou de leur salaire mensuel moyen, indique la résolution adoptée. La Commission européenne propose une rémunération de 100 % au cours des six premières semaines du congé de maternité. Pour le reste du congé, elle recommande d'accorder le plein traitement. Cette dernière disposition n'est pas contraignante, mais le montant versé ne devra pas être inférieur à un congé de maladie.

Le projet de loi vise à fixer des règles minimales au niveau de l'UE. Les États membres peuvent adopter ou maintenir les règles existantes qui sont plus favorables aux travailleurs que celles prévues dans la directive.

« La maternité ne peut pas être considérée comme un fardeau pesant sur les systèmes de sécurité sociale, il s'agit d'un investissement pour notre avenir », a déclaré Edite Estrela au cours du débat en plénière, lundi.

 

Congé de paternité

 

Les États membres sont invités à faire bénéficier les pères d'un congé de paternité entièrement rémunéré d'au moins deux semaines au cours de la période de congé maternité, indique le texte adopté. Les députés qui se sont opposés à cette disposition ont fait valoir que le congé de paternité se trouve hors du champ d'application de cette législation traitant de « la santé et la sécurité des femmes enceintes ».

 

Droits liés au travail

 

Le Parlement a également adopté des amendements pour interdire le licenciement des travailleuses enceintes dès le début d'une grossesse et jusqu'à six mois, au minimum, après le terme du congé de maternité. Les députés ont également précisé que les femmes doivent pouvoir retrouver leur emploi ou un « poste équivalent », c'est-à-dire avec le même salaire, dans la même catégorie professionnelle et dans le même type de fonctions que ceux qu'elles avaient avant le congé de maternité.

Le Parlement a ajouté que les travailleuses ne doivent pas être obligées de travailler la nuit ou ni d'effectuer des heures supplémentaires au cours des 10 semaines précédant l'accouchement, pendant le reste de leur grossesse en cas de problème de santé de la mère ou de l'enfant à naître, et pendant toute la durée de l'allaitement maternel.

 

(Source : Site Internet du Parlement européen).

vendredi, 15 octobre 2010

L'UE affine son programme d'aide alimentaire aux plus démunis

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ConsiliumHeader.jpgBien que l'UE soit l'une des régions les plus riches du monde, environ 16 % de sa population vit sous le seuil de pauvreté. Le 27 septembre, les ministres de l'agriculture ont examiné des modifications à apporter au programme actuel de distribution gratuite de denrées alimentaires au profit des personnes les plus démunies dans l'UE.

Il s'agit d'une question importante pour la présidence belge, car elle met l'accent sur le principe de solidarité européenne et démontre que l'UE est capable de fournir une aide ciblée aux populations socialement exclues et marginales.

La crise économique et la hausse du prix des denrées alimentaires ont entraîné une augmentation du nombre de personnes pauvres en Europe. La Commission demande que le programme d'aide alimentaire bénéficie d'un budget accru, proposant que l'UE y contribue à hauteur de 500 millions d'euros par an. Les projets seront cofinancés avec les États membres, la contribution de l'UE représentant de 75 à 90 % du budget total.

Plus de treize millions de personnes ont, au sein de l'UE, bénéficié du programme d'aide alimentaire l'année dernière. La distribution de l'aide est assurée par des organisations caritatives et les services sociaux locaux. Le programme proposé permettrait aux États membres de choisir librement les denrées alimentaires à distribuer, sur la base de considérations nutritionnelles. Les produits proviendront des stocks excédentaires ou seront achetés sur le marché.

Pour plus d'informations:
Communiqué de presse
Débat public
Retransmission de la conférence de presse du Conseil sur Internet

(Source : site Internet du Conseil de l'Union européenne).

vendredi, 08 octobre 2010

Hongrie : Des boues toxiques polluent le Danube

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Les pays riverains du fleuve craignent d'être touchés à leur tour. Déjà, la Hongrie fait faceà une catastrophe écologique d'une gigantesque ampleur.

Les boues rouges hautement toxiques échappées, lundi, d'une usine d'aluminium ont atteint le Danube, hier, vers 6 h 30. En apparence, les eaux du fleuve ne sont pas teintées de rouge, mais des poissons morts flottent à la surface. « Ils ont été observés là où la rivière Raab se jette dans le Danube, confirmait, hier, Tibor Dobson, chef régional des services anticatastrophes. Les poissons ne résistent pas au taux alcalin (pH) qui est de 9,1. » Le taux alcalin est le taux de présence de soude. La référence est le taux neutre de l'eau, fixé à 7.

« Raser à tout jamais »

En amont du confluent, la situation est catastrophique. En particulier sur la rivière Marcal, affluent de la Raab. Le taux alcalin, très élevé, a totalement dévasté l'écosystème. L'eau a perdu sa couleur rouge. Elle a pris une teinte vert bouteille, à cause de l'acide acétique versé dans la rivière pour réduire la toxicité. Les déversements de plâtre provoquent des îlots de mousse grisâtre. Le pH dépasse encore 10. Les pêcheurs s'employaient, hier, à capturer les poissons morts en décomposition, au filet, et à les évacuer pour éviter qu'ils n'aillent polluer le Danube.

Gabor Figeczky, directeur de l'organisation de protection de l'environ-nement WWF, à Budapest, ne parvient pas encore à cerner l'ampleur de la catastrophe : « Nous avons cru que le volume d'eau de la Raab allait diluer la pollution mais, malheureusement, cela n'a pas été le cas. Nous espérons quand même que la branche principale du Danube va s'en tirer sans trop de dégâts, grâce à son volume d'eau plus important. » La Croatie, la Serbie, la Roumanie et la Bulgarie, pays riverains du fleuve, en aval de la Hongrie, contrôlent la qualité de l'eau du Danube.

Hier matin, le Premier ministre, Viktor Orban, est venu à Kolontar. Ce village, le plus proche de l'usine de production d'aluminium d'Ajka, a été le plus violemment frappé par le flot de boues rouges. Les quatre morts, dont un bébé, habitaient la bourgade. « La Hongrie n'a pas besoin de l'argent de l'étranger, a-t-il confié, mais toute expertise est la bienvenue. »

Le chef du gouvernement s'est montré très pessimiste sur les réparations de la partie du village la plus atteinte : « Il faudra probablement rouvrir un nouveau territoire pour les habitants et raser cette partie à tout jamais, car il est impossible de vivre ici. » Quand ces boues auront séché, c'est leur poussière qui constituera une menace pour les voies respiratoires des habitants et des animaux.

Hier soir, les trois personnes portées disparues étaient toujours recherchées.

Repères. Le Danube (3 019 km) est le 2e plus long fleuve d'Europe, après la Volga. Il prend sa source en Allemagne et se jette dans la mer Noire.

 

(Source : Ouest-France).

vendredi, 01 octobre 2010

Les femmes majoritaires au gouvernement suisse

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Simonetta Sommaruga, socialiste modérée, a été élue au Conseil fédéral suisse le mercredi 22 septembre. Les femmes y sont désormais plus nombreuses que les hommes.

Mercredi 22 septembre, le gouvernement suisse a basculé… du côté des femmes. «L'évènement est historique» pour le quotidien suisse Le Temps. C'est en effet la première fois que le Conseil fédéral, l'organe exécutif de la Confédération helvétique, est composé majoritairement de femmes. Elles sont désormais quatre sur sept conseillers au total. Une première dans une des dernières démocraties d'Europe à avoir accordé le droit de vote aux femmes. Elle ne l'ont effectivement reçu, au niveau fédéral, qu'en 1971 et la première conseillère fédérale a été élue en 1984. Dans le canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures, les femmes n'ont pu voter au niveau local qu'à partir de 1990.

La nouvelle arrivée est Simonetta Sommaruga, 50 ans. Elle a été élue dans la matinée par les membres de l'Assemblée fédérale lors d'un quatrième tour de scrutin avec 159 voix. Elle remplace l'un des conseillers démissionnaires, le socialiste Moritz Leuenberger. Son élection est sans surprise. La socialiste bernoise, affiliée à l'aile droite du PS, était une des deux candidates officielles du parti. Elle a battu le candidat de l'Union démocratique du centre (UDC), le fribourgeois Jean-François Rime.

L'élection de Simonetta Sommaruga a été saluée par des applaudissements nourris, sous les lambris du Palais fédéral de Berne où l'atmosphère est habituellement plus compassée. La nouvelle conseillère fédérale, tailleur noir, corsage imprimé et collier de perles, a remercié les parlementaires dans les quatre langues du pays (allemand, français, romanche et italien). «La majorité doit tenir compte de toutes les minorités, qu'elles soient culturelles, linguistiques, religieuses, politiques ou de toute autre nature», a-t-elle déclaré d'emblée.

La majorité féminine aurait pu être encore plus marquée si les chambres n'avait pas préféré l'entrepreneur bernois Johann Schneider-Ammann à la Saint-galloise Karin Keller-Sutter, également sur les rangs.

 

(Source : Le Figaro).

vendredi, 24 septembre 2010

Le Président Van Rompuy a rendu compte aux eurodéputés du dernier sommet européen

pict_20100921PHT83016.jpgLes relations extérieures, la gouvernance économique et la situation des Roms en Europe ont été les principaux sujets évoqués lors du débat sur le dernier sommet européen, ce mercredi 22 septembre. C'était la première fois que M. Van Rompuy, Président du Conseil européen, s'adressait aux députés européens après un tel évènement.

 

Selon Herman Van Rompuy, le principal sujet des discussions du Conseil européen a été la politique extérieure.

 

Le groupe de travail sur la gouvernance économique a fait des progrès, par exemple sur la surveillance macro-économique. Il devrait rendre son rapport avant le Conseil européen d'octobre, alors que la Commission européenne présentera ses propositions législatives à la fin septembre.

 

La problématique des Roms a été évoquée. Pour le Président Van Rompuy, le message à retenir de tout cela est qu'un Etat membre a le droit de faire respecter la loi sur son territoire, pendant que la Commission européenne a le droit et le devoir d'enquêter pour savoir s'il y a eu des violations du droit européen.

 

Le commissaire européen Maroš Šefčovič a quant à lui souligné l'importance pour l'Europe de parler d'une voix sur la scène internationale. Concernant les Roms, « la Commission européenne a pour responsabilité d'être la gardienne des traités et de défendre les valeurs européennes ».

 

Le Français Joseph Daul (Parti populaire européen) a affirmé respecter le droit de la Commission européenne à vérifier l'application correcte des règles européennes mais il a regretté le ton employé lors des débats. Il a souligné l'importance de l'intégration des minorités, ainsi que le devoir de ces minorités d'essayer de s'intégrer.

 

Sur la politique étrangère, il a expliqué que la promotion du respect et la compréhension mutuelle dans le monde passait par une politique coordonnée et forte.

 

Au nom des Socialistes et démocrates, l'Allemand Martin Schulz a affirmé qu'il ne pouvait y avoir de politique extérieure européenne que si elle correspondait à ce qui se passe dans les Etats membres. Il a souligné que le rôle du Parlement européen était de faire passer la méthode communautaire en premier lieu.

 

La dignité de l'homme est inviolable, a-t-il défendu au sujet des Roms : le droit européen doit être accepté et mis en pratique par les Etats.

 

La Commission a agit comme il fallait, et il est important que chacun voit qu'elle traite de la même façon tous les Etats membres, quelque soit leur taille, selon le Belge Guy Verhofstadt (Alliance des démocrates et des libéraux).

 

« Sur la gouvernance économique, il n'y a pas de temps à perdre. Il faut un ensemble de mesures sur la table le plus vite possible », a mis en garde l'ancien Premier ministre belge. Il a prôné des sanctions efficaces pour les Etats ne respectant pas les critères européens, comme la suspension des droits de vote au sein du Conseil de l'Union européenne.

 

« Nous ne vivons pas dans la même galaxie ». Le constat, adressé à Herman Van Rompuy, est signé de l'Allemande Rebecca Harms (Verts). Pour elle, le Président du Conseil européen et la task force devraient avoir pour rôle de sortir l'UE de la crise. Quand à la Commission, ses propositions ne devraient pas se concentrer uniquement sur les sanctions.

 

Sur les Roms, elle a regretté que le Conseil ait raté l'opportunité de soutenir la procédure d'infraction à l'égard de la France. Elle s'est déclarée inquiète de ce que les dirigeants populistes développent des politiques xénophobes et jouent sur le sentiment d'insécurité.

 

Pour le Britannique Thimothy Kirkhope (Conservateurs et réformateurs européens), l'attaque de la Commission à l'égard de la France n'a pas aidé l'unité européenne. Il a appelé tous les acteurs du dossier à se montrer constructifs. Il a par ailleurs salué l'aide européenne au Pakistan, soulignant que le seul moyen d'aider ce pays sur le long terme passait par des liens commerciaux et économiques.

 

Le Français Patrick Le Hyaric (Gauche unitaire européenne) a attaqué les conclusions du Conseil européen. Il a demandé des mesures concrètes pour aider les Roms et combattre la pauvreté, le chômage, la faim et le changement climatique. « Vous parlez d'accord de libre-échange. Vous voulez aligner nos normes sur celles des Etats-Unis et être plus engagé au sein de l'OTAN. Cela va couler l'Europe ».

 

Niki Tzavela (Europe de la liberté et de la démocratie) a souligné la puissance économique de la Chine, qui possède 2 400 milliards de dollars américains en réserve et envisage d'investir en Europe. Elle a demandé si le prochain Conseil européen pensait lever les obstacles au commerce avec l'Empire du milieu, notamment sur les droits de l'homme.

 

Enfin, la question ne devrait pas porter sur les expulsions des Roms mais sur leurs conditions de vie dans presque tous les Etats de l'Union européenne, a défendu la Grecque.

 

Le mot de la fin est venu de M. Van Rompuy. « Nous travaillerons toujours à une meilleure intégration des minorités, y compris les Roms ». Concernant l'économie, « les citoyens ne nous jugeront pas sur la méthode mais sur les résultats ».

 

(Source : Site Internet du Parlement européen).

vendredi, 17 septembre 2010

Roms : la France au coeur d'une politique internationale

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Ils sont critiques envers la France :

-La présidence belge de l'Union européenne

"Tout le monde est d'accord pour dire que c'est la Commission qui doit veiller à la bonne application des engagements pris par la France" sur cette question sensible, a déclaré jeudi 16 septembre le Premier ministre belge, Yves Leterme. "La Commission doit prendre ses responsabilités", mais il faut aussi que les citoyens européens qui jouissent de la liberté de circulation "aient du respect pour (le droit de) propriété, pour les règles qui régissent la libre circulation".

 

- La Commission européenne

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a apporté son soutien à la commissaire Viviane Reding : "La position de la Commission est claire, la loi communautaire (de l'Union européenne, ndlr) doit être respectée, l'interdiction de la discrimination basée sur l'origine ethnique est l'une des valeurs fondamentales de l'UE et la Commission européenne fera tout ce qui est nécessaire pour garantir le respect de ces principes", a-t-il déclaré mercredi. "J'espère vraiment maintenant que nous pourrons avoir une pleine transparence sur le sujet", a-t-il ajouté, faisant allusion à la dissimulation par Paris d'une circulaire administrative ciblant spécifiquement les Roms pour les renvois.

Mais José Manuel Barroso a aussi pris ses distances avec le parallèle fait entre les expulsions de Roms et les déportations de la Seconde guerre mondiale: "L'une ou l'autre des expressions employées dans le feu de l'action pourrait avoir suscité un malentendu".

 

- L'Allemagne

Le droit de libre circulation au sein de l'Union européenne (UE) "est inconditionnel", et "aucune discrimination n'est autorisée à l'encontre de minorités ethniques", a souligné mercredi le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert. "Si la Commission européenne examine à présent si la France est en accord avec tout ceci, alors c'est son droit de le faire". Une représentante de la Commission "a par ailleurs parfaitement le droit de faire une déclaration, comme elle l'a fait hier [mardi, NDLR]. Bien sûr, de telles déclarations sont parfois plus utiles si elles sont mesurées au niveau du ton," a ajouté Steffen Seibert.

 

- Les Etats-Unis

"A l'évidence, les droits des Roms sont importants pour nous, et nous invitons la France et d'autres pays à (les) respecter", a déclaré mercredi un responsable du département d'Etat. Cette critique, qui reste sobre, n'en est pas moins exceptionnelle de la part des Etats-Unis envers un allié aussi proche que la France.

Plus explicite, une commission de parlementaires américains a qualifié les expulsions de "manœuvres politiques inopportunes". "Les minorités font partie intégrante de la société, et il y a un risque, quand ceux qui cherchent à diviser pour obtenir un avantage politique ont la possibilité de prendre les commandes", a déclaré le représentant Alcee L. Hastings, (démocrate), coprésident de la Commission pour la sécurité et la coopération en Europe.

 

- La Finlande

"L'Union européenne est un espace basé sur l'état de droit" et les droits de l'Homme, a déclaré le ministre finlandais des Affaires étrangères, Alexander Stubb. "Tout le monde doit être très raisonnable à ce sujet, la Commission est la gardienne des traités". "Mais je pense que de tous côtés on doit rester calme". "Ce qui s'est passé ces derniers jours est un peu inhabituel pour l'Europe".

 

- Le Luxembourg

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a déclaré mercredi que Nicolas Sarkozy s'était montré "malveillant" en conseillant à Viviane Reding d'accueillir des Roms dans son pays, le Luxembourg. "Ce n'est pas Viviane Reding en tant que Luxembourgeoise qui a parlé. Elle est Luxembourgeoise d'origine, mais elle est commissaire et responsable pour le domaine de la Justice", a déclaré Jean Asselborn. "Elle ne parle pas pour le Luxembourg et n'a pas pris d'instruction au Luxembourg. Faire cet amalgame là de la part de Nicolas Sarkozy entre la nationalité de la commissaire et le Luxembourg est quelque chose de malveillant." "La circulaire sur les Roms, qui a été retirée, (reflète) une "mentalité dangereuse", a jugé le ministre luxembourgeois, "et on ne change pas une politique en changeant une circulaire". "On doit aussi changer la mentalité et l'approche d'ensemble du gouvernement français en ce qui concerne cette matière", a-t-il renchéri.

 

- L'Autriche

"Aucun groupe ethnique ne doit être l'objet de discriminations", a déclaré mardi le président autrichien Heinz Fischer. "Naturellement, les Roms ne doivent pas être l'objet de discriminations".

 

- L'ONU

La haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a estimé lundi que la politique française était "préoccupante". "Cela ne peut qu'exacerber la stigmatisation des Roms et l'extrême pauvreté dans laquelle ils vivent", a-t-elle estimé.

 

- Le Parlement européen

Dans une résolution adoptée le 8 septembre, le Parlement européen se déclare "vivement préoccupé par les mesures prises par les autorités françaises ainsi que par les autorités d'autres Etats membres à l'encontre des Roms et des gens du voyage prévoyant leur expulsion". Il demande à Paris et aux autres "de suspendre immédiatement toutes les expulsions de Roms". Même s'il s'en prend à "d'autres Etats", le texte du Parlement européen ne mentionne explicitement que la France.

 

Elle soutient la France :

 

- L'Italie

"Mme Reding aurait mieux fait de traiter le sujet en privé avec les dirigeants français avant de s'exprimer publiquement comme elle l'a fait", a déclaré Silvio Berlusconi dans une interview au Figaro de jeudi. "Ce problème des Roms n'est pas spécifiquement français. Il concerne tous les pays d'Europe. Il faut donc ajouter ce sujet à l'ordre du jour du Conseil européen pour que nous en parlions tous ensemble afin de trouver une position commune", a ajouté le président du Conseil.

La Ligue du Nord, le parti xénophobe membre du gouvernement italien, a elle aussi apporté son soutien à la France. "Combien de Roms accueille le Luxembourg?", a demandé le chef de la délégation de la Ligue du Nord au Parlement européen, Mario Borghezio. "C'est formidable cette commissaire européenne prompte à s'indigner contre la France qui, suivant le bon exemple de l'Italie, a décidé de mettre un peu d'ordre pour lutter contre la présence dérangeante des Roms dans les trop nombreux camps de nomades", s'est-il insurgé.

 

Ils sont mitigés : 

 

- La Roumanie

"Le gouvernement français agit en dehors des conditions d'un Etat européen", a déclaré le président roumain, Traian Basescu, le 8 septembre. "Je ne donne pas raison aux dirigeants français sur leur position", mais "en même temps, nous ne pouvons pas faire porter les responsabilités uniquement sur le gouvernement français. Il y a également une responsabilité majeure de notre part, car ce sont nos citoyens, mais la plus grande responsabilité est aussi celle des Roms."

"Seule une stratégie européenne permettra de répondre durablement aux problèmes et aux attentes légitimes de cette vaste communauté", a ajouté le ministre des Affaires étrangères roumain Teodor Baconschi, le 9 septembre. Et à l'issue d'une visite à Bucarest du ministre français de l'Immigration, Eric Besson, Teodor Baconschi a convenu de "mettre fin aux polémiques stériles" et de renforcer la coopération bilatérale.

 

- La Bulgarie

Le président Parvanov (socialiste) a reproché mercredi à la France le renvoi de Roms bulgares et roumains, une mesure, a-t-il dit, "en décalage avec les valeurs européennes". "S'il y a des gens qui ont violé la loi, cette information doit être rendue publique (...) mais il ne faut en aucun cas évoquer une culpabilité sur une base ethnique".

Mais le chef du gouvernement Boïko Borissov (droite) a affirmé n'avoir "aucun problème avec la France". "Nous sommes catégoriques quant au fait que chaque personne a des droits. Toutefois je ne veux pas que nous entrions dans ce débat parce que nous n'avons pas de problème. La France elle-même confirme n'avoir aucun problème avec la Bulgarie".-

 

 

(Source : Nouvelobs.com avec AFP. Illustration : Viviane Reding, Commissaire européenne).

 

vendredi, 10 septembre 2010

Roms : le Parlement européen rappelle la France à l'ordre

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Les eurodéputés ont exigé la suspension des expulsions. Un "diktat politique", a répondu Paris.

La France a été officiellement désavouée par l'Union européenne jeudi. Le Parlement européen a en effet adopté une résolution demandant à la France de "suspendre immédiatement" les expulsions de Roms. La réponse du gouvernement n'a pas traîné, et a pris la forme d'une fin de non-recevoir.

Une "vague de stigmatisation"

La résolution des eurodéputés, présentée par les socialistes, les libéraux, les Verts et les communistes, a obtenu 337 voix contre 245. Dans ce texte qui n'a qu'une valeur politique et morale, le Parlement se déclare "vivement préoccupé par les mesures prises par les autorités françaises ainsi que par les autorités d'autres Etats membres à l'encontre des Roms et des gens du voyage prévoyant leur expulsion".

"Cette attitude est allée de pair avec une vague de stigmatisation des Roms et de dénigrement général des Tziganes dans le discours politique", déplore aussi le Parlement européen avant d'ajouter : "le droit de tous les citoyens de l'Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement dans toute l'Union constitue un pilier de la citoyenneté de l'Union telle qu'elle est définie par les traités".

Un "diktat politique", pour Besson

"Je veux très clairement dire qu'il n'est pas question que la France suspende les reconduites dans les pays d'origine, qu'il s'agisse d'ailleurs de Roumains, de Bulgares ou de tout autre ressortissant", a rétorqué Eric Besson, le ministre de l'Immigration, qui se trouvait alors à Bucarest. "Le Parlement européen est sorti de ses prérogatives et nous n'avons bien évidemment pas à nous soumettre à un diktat politique", a-t-il ajouté. Affirmant que la "France applique scrupuleusement le droit communautaire et elle respecte scrupuleusement la loi républicaine française".

Reste que pour le Parti socialiste, le camouflet est sévère. Il s'agit d'une "condamnation ferme et sans ambiguïté des agissements du gouvernement français et de la rhétorique xénophobe et discriminatoire qui les ont accompagnés", a estimé le député européen Harlem Désir, sur son blog. Les socialistes s'en sont aussi pris à la réaction d'Eric Besson. "Les institutions démocratiques méritent davantage de respect", peut-on lire dans un communiqué.

 

(Source : Europe 1).

vendredi, 16 juillet 2010

Quelles vacances pour les Européens ?

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Des vacances oui, mais pas trop longues, pas trop loin, pas trop chères… Ainsi se profile l’été 2010 des Européens, à en croire un sondage Ifop pour le compte d’Europ Assistance rendu public hier. Dans le détail, les Européens sont moins nombreux (64%) à déclarer partir en vacances cet été, comparé à 2008 (67%). Côté Français, la chute est encore plus rude : 68% font état de leur intention de partir contre 74% il y a deux ans (- 6%). Il est vrai qu’entre-temps, il y a eu l’épisode des subprimes et la bourrasque grecque.

C’est surtout sur les départs «multiples» que les effets de la crise sont les plus visibles : seulement 19% des personnes interrogées dans l’Hexagone déclarent qu’elles vont partir plusieurs fois cet été contre 34% en 2008. Un chiffre presque divisé par deux. En toile de fond, des familles qui font plus attention, surtout en matière de dépenses «non contraintes». Récemment, l’Insee a publié des statistiques montrant que le taux d’épargne des Français est en hausse. Les ménages se constituent un petit matelas de sécurité : ils mettent de côté 16,2% de leur revenu disponible.

Pour partir quand même, la tactique consiste à rabioter sur le temps du farniente. Ainsi, les séjours de durée moyenne sont en forte hausse : 43% des Français déclarent qu’ils vont partir deux semaines (32% en 2008). A l’inverse, les séjours plus longs baissent : 18% comptent s’en aller trois semaines contre 24% en 2008. Vacances moins longues donc, mais aussi plus proches de chez soi, car moins coûteuses au niveau du budget transports : l’immense majorité des sondés de l’Hexagone (60%) déclarent qu’ils vont rester en France (+ 6% par rapport à l’an dernier) ou en Europe occidentale (23%) également en hausse de 3%. Les destinations lointaines ont toutes du plomb dans l’aile. C’est le cas de l’Amérique du Nord, comme du Sud, et de l’Asie.

Un phénomène similaire est observé en Allemagne ou en Autriche, où les vacances dans son propre pays progressent. Pour en revenir aux Français, la mer, toujours la mer, reste largement privilégiée (60%), loin devant la montagne (19%), la campagne (15%) et les circuits découverte (14%).

 

(Source : Libération).

vendredi, 09 juillet 2010

L'Eglise a béatifié Jerzy Popieluszko, symbole de la Résistance face au régime communiste

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La grand-messe de béatification du prêtre polonais Jerzy Popieluszko, aumônier du syndicat Solidarité assassiné il y a 25 ans par la police du régime communiste, a débuté dimanche 6 juin, à Varsovie devant près de 150.000 fidèles, selon la police.

"C'est un grand jour pour l'Eglise de Pologne et pour notre patrie toute entière", a déclaré l'archevêque de Varsovie Kazimierz Nycz au début de l'office retransmis à la télévision et concélébré par une centaine d'évêques autour de Mgr Angelo Amato, envoyé spécial du pape Benoît XVI.

Mgr Amato a lu en latin le décret du pape attribuant le titre de bienheureux "à Jerzy Popieluszko, prêtre et martyr, qui a vaincu le mal par le bien".

Cette devise chrétienne, chère au père Popieluszko, figurait en haut de l'autel sur l'immense place Pilsudski de Varsovie, à l'endroit même où le pape polonais Jean Paul II avait célébré en 1979 une messe mémorable lors de sa première visite pastorale en Pologne communiste.

 

Plusieurs hauts responsables polonais présents


"Le père Jerzy était un héros. Il a risqué sa vie, mais il n'avait pas peur de la mort. Il n'a pas arrêté de dénoncer les vices du régime", a déclaré Anna Zwierzynska, 58 ans, venue assister à la messe.

La mère centenaire du prêtre béatifié, Marianna Popieluszko longtemps applaudie par la foule, était présente à l'office, avait déclaré avant la cérémonie: "J'ai pleuré quand mon fils a quitté ce monde, et maintenant c'est avec joie que j'accueille sa béatification".

Plusieurs hauts responsables polonais étaient à ses côtés, dont le Premier ministre Donald Tusk et la maire de Varsovie, Hanna Gronkiewicz-Waltz.

A l'issue de la messe, des reliques du prêtre devaient être portées en cortège à travers Varsovie pour être déposées au "Temple de la Providence Divine", une imposante église en construction dans le quartier de Wilanow, à 12 km de la place Pilsudski.

 

Benoit XVI lui rend hommage


Le pape Benoît XVI a rendu hommage au prêtre polonais Jerzy Popieluszko, en l'"heureuse occasion" de sa béatification. Le souverain pontife a notamment affirmé que "son service passionné et son martyr sont un signe spécial de la victoire du bien sur le mal".

"Puisse son exemple et son intercession nourrir le zèle des prêtres et enflammer d'amour les croyants", a-t-il dit, en polonais, à l'issue d'une messe célébrée dans un centre des sports à la périphérie de Nicosie.

 

Il dénonçait la répression policière


Dans ses homélies, le père Popieluszko n'hésitait pas à dénoncer ouvertement la répression policière, la censure et les persécutions des opposants au régime. Ses messes, quadrillées par un important dispositif de policiers en uniforme et en civil, débouchent parfois sur des échauffourées. Son mot d'ordre chrétien "vaincre le mal par le bien", qu'il répète souvent lors de ses offices religieux, fait une carrière nationale. Las des avertissements lancés à l'Eglise, le pouvoir communiste décide de réduire lui-même le père Popieluszko au silence.

Le père Jerzy Popieluszko avait été enlevé par et torturé à mort par trois officiers de la SB le 19 octobre 1984. Le prêtre avait été jeté dans les eaux de la Vistule, à 120 km au nord de Varsovie. L'office se déroulera place Pilsudski où les fidèles ont afflué par milliers, un lieu hautement symbolique où le pape polonais Jean Paul II avait célébré en juin 1979 une messe mémorable lors de sa première visite pastorale en Pologne communiste.

 

Symbole de la lutte commune


Le procès en béatification du prêtre martyr polonais, porte-voix de l'opposition anti-communiste, avait débuté en mai 2001. Sa béatification avait été approuvé le 19 décembre dernier Benoît XVI a approuvé le 19 décembre, dernière étape avant la canonisation.

Un miracle n'est pas requis pour que le prêtre soit béatifié et devienne bienheureux étant donné qu'il est un martyr. Par contre, pour être canonisé et saint, un miracle devra lui être attribué par la congrégation pour la cause des saints qui instruit ces dossiers au Vatican.

Assassiné à 37 ans, le père Popieluszko symbolise aux yeux des Polonais la lutte commune de l'opposition démocratique et de l'Eglise catholique contre un régime totalitaire. Il fut aumônier du syndicat Solidarité de Lech Walesa et vicaire à la paroisse Saint-Stanislas de Varsovie. Ses "messes pour la patrie", célébrées après le coup de force du général Wojciech Jaruzelski contre Solidarité en décembre 1981, rassemblaient des milliers de fidèles, au grand dam du pouvoir communiste.

Son enlèvement et son assassinat débouchent sur un procès retentissant de trois policiers, auteurs directs du crime, condamnés en 1985 à de lourdes peines de prison. Mais leurs commanditaires n'ont jamais été identifiés formellement.

 

(Sources : Nouvelobs.com avec AFP. Vidéo France 24).

vendredi, 02 juillet 2010

En Europe, des armées à la diète

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En France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie et en Grèce, les coupes dans les dépenses militaires sont à l’ordre du jour, même si les détails ne devraient pas être connus avant l’automne. A terme, cette réduction programmée ne sera pas sans effet sur les relations entre les États-Unis et les pays européens et sur la capacité d’influence de l’Europe dans le monde.

Dans un discours prononcé le 23 février devant la National Defense University à Washington, le secrétaire américain à la défense Robert Gates affirmait que « la démilitarisation de l’Europe, où une grande partie de l’opinion et de la classe politique sont réfractaires aux forces armées et aux risques qui vont avec, est passée d’une bénédiction au XXe siècle à une entrave pour obtenir une sécurité réelle et une paix durable au XXIe siècle. ».

Suède : la fin du service militaire

Une page de l’histoire moderne de la Suède se tourne : le service militaire obligatoire, sur lequel ce pays longtemps neutre se reposait pour assurer sa défense, n’existe plus depuis mercredi 30 juin. Les 1 700 appelés (dont 9 % de femmes) qui étaient encore sous les drapeaux sont rentrés chez eux. Ils seront remplacés par des soldats professionnels que l’armée embauchera sur une base contractuelle.

Cette décision, votée par le Parlement en juin 2009, est le résultat d’un double constat tiré par le gouvernement de centre droit. D’une part, le concept de défense territoriale ne se justifie plus depuis la fin de l’URSS. Les besoins ont évolué. Le royaume participe désormais à des opérations militaires loin de ses frontières : en Afghanistan, sous l’égide de l’Otan (dont il n’est pas membre), au Kosovo et en Afrique sous la houlette de l’Union européenne, à laquelle il a adhéré en 1995.

D’autre part, « le pays, confronté à des choix budgétaires, ne pouvait plus se permettre de financer un dispositif de défense aussi ambitieux », note un expert. Des casernes et des bases navales ont été fermées, des projets d’équipement sacrifiés. Cette réforme est désormais complétée par la suppression de la conscription qui, il y a quarante ans, concernait plus de 50 000 jeunes. « Mieux vaut des forces armées amaigries mais plus à même de répondre aux exigences et aux missions actuelles », explique- t-on au ministère de la défense.

Une logique contestée. Le service militaire, introduit en 1901, « était une expression concrète du sens de solidarité et d’appartenance à une nation », estiment les signataires, dont deux anciens ministres de la défense, d’un plaidoyer publié dans le quotidien Svenska Dagbladet.

D’autres s’inquiètent du profil des 4 000 recrues prévues chaque année. Réalisées avec de gros moyens, des vidéos diffusées par l’état-major pour attirer les candidats mettent en scène des situations dramatiques (poursuite de pirates somaliens, alerte dans une base aérienne, feu de forêt nocturne). « Les jeunes dotés de compétences sociales, dont l’armée aurait besoin, risquent d’être effrayés », regrette le président du syndicat des officiers, Lars Fresker. L’opposition sociale-démocrate a promis de réintroduire un service national réformé, si elle remporte les législatives, très indécises, du 19 septembre.

Royaume-Uni : une réduction « très, très brutale »

43 000 soldats et civils sur 283 000 en moins d’ici à 2014 ? C’est l’estimation concernant l’armée britannique de Malcolm Chalmers, professeur au Royal United Services Institute (Rusi). Le Royaume-Uni vient d’annoncer un large plan de rigueur, dont le détail ne sera connu que le 20 octobre. Seule certitude : les budgets devront en moyenne être coupés de 25 % en valeur réelle sur quatre ans.

George Osborne, le chancelier de l’Échiquier, précise que la défense devrait être légèrement moins touchée, à cause des « pressions particulières » qui y règnent, référence à l’Afghanistan où sont postés 9 500 hommes. Malcolm Chalmers en conclut que le budget de la défense britannique devrait être réduit de 15 % en valeur réelle d’ici à 2014. Pour Liam Fox, le ministre de la défense, « nous devons être très très brutaux dans la réduction de nos coûts ».

Allemagne : la conscription en question

L’armée allemande doit faire des économies. Le plan de rigueur du gouvernement en prévoit 4 milliards d’euros jusqu’à 2014, mais selon un porte-parole du ministère de la défense, l’armée doit épargner en tout 8,3 milliards d’euros durant le même délai. Cela passe par la suppression de 40 000 des 250 000 postes dans l’armée.

Réduit à six mois au lieu de neuf à partir de l’an prochain, le service militaire est aussi mis en question. Le ministre de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg (CSU), a même proposé de le suspendre pour un certain temps, une proposition non retenue.

Par ailleurs, des projets d’armements seront soumis à la rigueur. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, la marine a réformé par avance six de ses dix sous-marins, qui auraient dû rester en service jusqu’à 2015. Les propositions concrètes seront présentées début septembre.

Grèce : baisse de salaire des militaires

La Grèce, qui vit dans la crainte permanente d’un conflit d’envergure avec la Turquie, a proportionnellement les dépenses militaires les plus élevées d’Europe : elle a prévu d’y consacrer 6 milliards d’euros cette année, soit 2,8 % de son PIB, contre 1,7 % en moyenne dans les autres pays européens de l’Alliance atlantique.

En annonçant en mai 2010 un plan d’austérité drastique, le premier ministre Georges Papandréou s’est engagé à diminuer les dépenses militaires, en réduisant en priorité celles de fonctionnement. En clair : les salaires des militaires baisseront, mais la Grèce continuera à acheter du matériel militaire, notamment français et allemand.

Pour aller au-delà, la Grèce attend que la Turquie diminue elle aussi ses dépenses. Les deux premiers ministres s’y sont engagés à la mi-mai – sans annonce depuis.

Espagne : de nouvelles coupes à venir

Le budget de la défense espagnol a été réduit de presque 9 %, soit plus de 600 millions d’euros cette année. Au cours des deux dernières années, les dépenses de défense ont été réduites d’environ 1 milliard d’euros, grâce à la réduction des coûts administratifs et salariaux, les dépenses opérationnelles et les missions de maintien de la paix à l’étranger étant maintenues.

De nouvelles coupes sont attendues en 2011, après la promesse du premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero de diminuer les dépenses publiques de 7,7 % en 2011. Certains programmes sont déjà touchés, comme le projet de drone européen Talarion d’EADS. La phase initiale du projet financé par l’Espagne, la France et l’Allemagne a reçu 600 millions d’euros d’investissements, mais le projet d’allouer 1,5 milliard d’euros pour lancer la phase de conception et de développement est en suspens en raison des révisions de budget dans les trois pays.

France : des reports de programmes

Le ministère français de la défense planche sur une économie à réaliser de 2 à 5 milliards d’euros sur trois ans. Le chiffre de 4,9 milliards semble le plus probable, car il correspond à la différence entre la loi de programmation militaire 2009-2014 et la lettre de cadrage de Matignon. Compte tenu de la diminution des effectifs déjà engagée au sein des armées depuis 2009, 54 000 postes à supprimer sur six ans, il est envisagé de rogner surtout sur les crédits d’équipement (environ 11 milliards d’euros chaque année).

 

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vendredi, 25 juin 2010

Dis, Monsieur, c'est quoi une frontière ?

Lu sur la page "Facebook" du député européen Alain Lamassoure (UMP-PPE) :

echange-lien-europe-drapeau.gif"Echange avec des enfants de CM2 à Anglet : "Quand vous allez à Saint-Sébastien, où se trouve la frontière ?" Perplexité des enfants. Ils se concertent. Une petite Maïté me demande: "Dis, Monsieur, qu'est-ce que c'est la frontière ?" Après soixante ans d'Europe, ces murs de méfiance et de haine ont disparu entre nous."

 

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vendredi, 07 mai 2010

Dominique Strauss-Kahn : Paris et Berlin non menacés par la crise grecque

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La crise financière que traverse la Grèce comporte un risque de contagion. Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), reconnaît dans un entretien publié mercredi par Le Parisien qu'il y a "toujours des risques". Mais, précise-t-il aussitôt, "il n'y a pas de risque réel pour la France, ni pour l'Allemagne ou les grands pays européens".

Alors que la crainte d'une extension de la crise grecque à l'Espagne et au Portugal fait chuter l'euro, Dominique Strauss-Kahn souligne la nécessité de "réussir à éviter la contagion" en Europe. Selon lui, "le plan grec a été dimensionné aussi pour cela. Il faut cependant que chacun reste extrêmement vigilant", ajoute l'ancien ministre français de l'Économie, qui présidera dimanche une réunion du FMI sur la Grèce.

Le ministre français du Budget, François Baroin, a estimé mercredi sur Canal+ qu'il était "amoral, injuste et absurde" de spéculer sur l'Espagne et le Portugal, dont la situation ne peut, selon lui, être comparée à celle de la Grèce. Un avis partagé par Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur. "L'Espagne fait des efforts, comme le Portugal et d'autres pays doivent le faire pour maîtriser leurs dépenses, redresser leurs finances publiques", a-t-il dit sur France 2.

D'autres dirigeants, comme le ministre des Finances finlandais Jyrki Katainen, se sont montrés plus inquiets quant aux risques de contagion. "Nos économies sont tellement liées que le risque d'extension des problèmes d'un pays à un autre est très grand", a-t-il déclaré à la chaîne MTV3.

 

"Je comprends la colère de la population grecque"

 

Athènes a reçu le week-end dernier un programme d'aide de 110 milliards d'euros sur trois ans de la part des pays de la zone euro en échange de la promesse d'engager une cure d'austérité draconienne. Une grève générale a été décrétée mercredi en Grèce, où salariés, étudiants et retraités défileront jusqu'au Parlement pour protester contre le plan d'économie de 30 milliards d'euros décidé par leur gouvernement.

Dominique Strauss-Kahn dit comprendre l'émotion de l'opinion. "Je comprends tout à fait la colère de la population grecque, son incompréhension devant l'ampleur de la catastrophe économique, je mesure les sacrifices qui sont nécessaires", dit-il. "Mais il faut qu'ils comprennent que les Européens et le FMI viennent là pour les aider, à la demande de leur gouvernement", ajoute-t-il. "S'ils ne le faisaient pas, la situation serait infiniment plus dramatique encore."

Le directeur du FMI estime que les Européens auraient pu prêter de l'argent à un taux plus intéressant pour la Grèce. "Je trouve en effet que le taux auquel les Européens prêtent aurait pu être égal à celui du FMI qui est plus faible d'un demi-point", dit-il. "Je pense qu'on aurait pu faire un effort plus grand car moins on prête cher, mieux on aide les Grecs." Un argument repoussé par François Baroin. "On est à 5 % à taux fixe le FMI est à 3,75 % à taux variable, donc globalement c'est à peu près la même chose", a-t-il fait valoir. L'éventualité d'une sortie de la Grèce, ou de tout autre pays, de la zone euro est impensable pour Dominique Strauss-Kahn car "cela pourrait être la fin de l'euro", affirme-t-il. Mais, pour assurer la stabilité de la zone euro, il faut assurer "une meilleure coordination des politiques économiques". "On voit aujourd'hui l'urgente nécessité de ce fameux gouvernement économique, que beaucoup réclament et sans lequel l'euro ne sera pas vraiment terminé", explique le directeur général du FMI.

 

(Source : Le Point).

Jean-Pierre Audy succède à Michel Barnier

AUDY_Jean-Pierre.jpgLe député européen Jean-Pierre Audy (Circonscription Massif Central - Centre) est le nouveau Président de la délégation française du groupe PPE au Parlement européen. Il succède à Michel Barnier, devenu Membre de la Commission européenne.

vendredi, 30 avril 2010

Les députés belges légifèrent contre la burqa

topelement.jpgLa Belgique est le premier pays à l'avoir fait : les députés belges ont voté hier pour l'interdiction totale du port de la burqa, c'est-à-dire à la fois dans les services publics mais aussi dans la rue.

 

Même si ce vote doit encore être confirmé par la Sénat avant que la loi entre en vigueur, celui-ci a suscité de nombreuses réactions. Inspirées, du côté de la France ou de l'Italie, deux pays qui pensent à faire voter une loi similaire. Plus négatives en revanche du côté de l'Exécutif des musulmans de Belgique qui parle d'un "acte liberticide".

 

Amnesty International a pour sa part dénoncé ce vote qui constitue un "dangereux précédent". C'est ce que nous explique  Veronica Scognamiglio, elle est chargée des questions de discriminations en Europe à Amnesty International à Bruxelles.

 

(Source : DW-World).

vendredi, 23 avril 2010

Rififi autour du SEAE

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La date butoir du 30 avril pour parvenir à un accord sur le Service Européen d'Action Extérieure (SEAE) approche à grand pas. Les dirigeants des trois plus grands groupes politiques du Parlement européen ont averti qu'ils ne laisseraient pas les Etats membres prendre le contrôle du futur service.

Contexte Le traité de Lisbonne, qui est entré en vigueur le 1er décembre 2009, donne à l'Union européenne un Service européen pour l'action extérieure (SEAE) : un corps diplomatique dont l'objectif est de développer une véritable politique étrangère européenne. Malgré l'opposition du Parlement européen, la Haute représentante aux affaires étrangères de l'UE Catherine Ashton (voir photo ci-dessus) a dévoilé le 25 mars une proposition d'architecture qui contiendrait un secrétaire général, comme le préconise la proposition française, et deux adjoints au coeur du futur service diplomatique. La proposition de 12 pages de Mme Ashton pour mettre en place le Service Européen pour l'Action Extérieure (SEAE) ignorait les remarques du Parlement, qui avait rejeté l'"organisation à la française" dans laquelle un secrétaire général détiendrait des pouvoirs considérables. Si la proposition est approuvée, le secrétaire général dirigera le SEAE "comme une pieuvre", ont prévenu les eurodéputés. Un groupe transversal d'eurodéputés a émis une déclaration affirmant que le Parlement trouvait la proposition inadmissible. Le sommet européen de décembre 2009 a demandé à Catherine Ashton, la haute représentante de l'UE aux affaires étrangères, de présenter une proposition sur l'organisation et le fonctionnement du SEAE, en vue d'une adoption avant la fin du mois d'avril.

Analyse

Joseph Daul, président du Parti Populaire Européen (PPE), Martin Schulz, président du groupe Socialistes & Démocrates (S&D), et Guy Verhofstadt, président du groupe libéral ADLE, ont affirmé que l'Union européenne risquait de faire un pas en arrière dans sa tentative de se faire davantage entendre sur la scène internationale.

La proposition actuellement sur la table est "le résultat du travail préparatoire entrepris par le Conseil et les représentants permanents des Etats membres", ont écrit les trois membres du Parlement européen dans une déclaration conjointe.

Cela ne reflète pas l'intérêt de la communauté, et ne promeut pas une valeur ajoutée européenne authentique, mais plutôt un retour à l'intergouvernementalisme, ont-ils averti.

Le Parlement européen n'est pas directement impliqué dans la création du SEAE, mais son accord sera indispensable pour décider du nouveau budget de l'institution, ce qui lui donnera un rôle majeur dans les négociations.

"Approche adaptée au 21ème siècle"

"Aujourd'hui, nous avons besoin d'une approche adaptée au 21ème siècle, qui devrait être incarnée par le nouveau SEAE", ont soutenu les dirigeants des trois plus grands groupes politiques du Parlement.

"Au cours des 19ème et 20ème siècles, la politique extérieure était organisée de façon verticale et exclusive – séparant tous les composants de l'action extérieure. Nous devrions abandonner ce modèle", ont-ils poursuivi.

Dès le début, le Parlement a soutenu l’idée selon laquelle le SEAE devait faire complètement partie de la Commission européenne en termes d'administration et de budget. Il est également en faveur d'un rassemblement des services existants de la Commission et du Conseil qui s'occupent de la résolution des crises, le développement et les autres politiques.

La proposition mise sur la table au mois de mars par Catherine Ashton, la Haute représentante aux affaires étrangères,  préconise au contraire une coordination et une consultation amples entre les services de la Commission et du Conseil, ainsi que les autres organes de l'UE.

Le Conseil représente les intérêts des Etats membres, et peut-être comparé au Sénat américain quant à sa position dans l'organisation institutionnelle de l'UE.

Les ministres des affaires étrangères de l'UE se rencontreront le 26 avril au Luxembourg et devraient discuter de la proposition revisitée de Mme Ashton. Le Parlement avait rejeté son premier projet en mars (voir "Contexte"). Pour préparer la rencontre, la proposition sera également discutée au niveau des ambassades.

D'après l'AFP, Mme Ashton a abandonné l'idée d'un secrétaire général dominant, optant pour un système plus horizontal avec trois adjoints plus ou moins égaux, bien que leurs responsabilités ne soient pas encore bien définies.

Les grands pays sont notamment en train d’avancer des noms, à l’instar de l’ambassadeur de France aux Etats-Unis Pierre Vimont vu comme un des favoris.

Etant donné le calendrier serré, il est difficile de savoir le temps qu'il reste pour les consultations avec le Parlement, s'il en reste.

"A moins et jusqu'à ce que le Conseil et la Commission soient prêts à entamer de réelles négociations avec le Parlement, aucun progrès ne peut être réalisé sur cette importante question. Et pour y parvenir, le Parlement se prépare à utiliser pleinement ses pouvoirs de co-décision", ont prévenu les dirigeants des trois groupes.

 

(Source : Euractiv.fr).

vendredi, 16 avril 2010

De nombreux chefs d'État assisteront aux funérailles du Président Polonais Kaczynski

(Source : France 24)

 

De nombreux dirigeants du monde entier, parmi lesquels les présidents russe et amérivain Dmitri Medvedev et Barack Obama, assisteront, dimanche 18 avril à Cracovie, aux funérailles du président polonais. Lech Kaczynski est mort dans un accident d’avion le 10 avril avec 95 autres personnes, parmi lesquelles de nombreux responsables politiques et militaires polonais.

La catastrophe est survenue alors qu’ils se rendaient à Katyn, dans l’ouest de la Russie, à une cérémonie d’hommage aux 22 000 officiers polonais massacrés par les Soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale sur ordre de Staline.

 

Lech Kaczynski n'est ni un héros, ni un roi

 

Lech Kaczynski et son épouse doivent être enterrés, dimanche 18 avril, dans la crypte de la cathédrale du Wawel à Cracovie, où reposent les rois du pays et les héros nationaux. Décidé à enterrer son frère jumeau dans le prestigieux cimetière Powazkowski de Varsovie, l’ancien premier ministre Jaroslaw Kaczynski s’est laissé convaincre par le cardinal Dziwisz d’opter pour Cracovie, à condition que le couple présidentiel ne soit pas séparé.

Des voix discordantes ont cependant commencé à se faire entendre : « Varsovie pour les présidents, Wawel pour les rois », « Est-il vraiment digne des rois ? », pouvait-on lire sur des pancartes de manifestants. Pour les opposants, Lech Kaczyn ski a simplement connu une mort tragique. Il n’est pas un héros à l’instar de Jozef Pilsudski, qui rendit son indépendance au pays en 1918, encore moins un roi ni un homme de lettres comme Mickiewicz. Il ne mérite pas sa place à Wawel. Des artistes comme Andrzej Wajda ont même écrit au cardinal pour qu’il change d’avis.

 

« La famille et l’Église ont profité de la situation »

 

« Si nous acceptons le fait que la mort d’une personne puisse changer notre point de vue quant à l’ensemble de ses actes, alors cela veut dire que les bases de l’éthique s’écroulent. Il y a dix jours, je ne crois pas que nous aurions accepté qu’il soit enterré à Wawel. La famille et l’Église ont profité de la situation », a souligné le philosophe Piotr Balcerowicz.

À moins de six mois de l’élection présidentielle, originellement prévue en octobre, Lech Kaczynski accusait un fort retard dans les sondages par rapport au candidat de la Plate-Forme civique et actuel chef de l’État par intérim, Bronislaw Komorowski.

 

(Source : Antoine FAURE, à VARSOVIE, pour La Croix).

Y a-t-il une montée de l'extrême-droite en Europe ?

128286-droite-suisse-fait-promotion-sa.jpgSur ce sujet, vous pouvez consulter le dossier de RTL Matin et celui de La Croix. (Illustration : Affiche en Suisse lors du référendum sur les minarets).

UE : 20 milliards d'euros d'aides à la Grèce

papandreou merkel grece aides ue.jpgPlan de soutien financier à la Grèce : l' UE devrait débloquer autour de 20 milliards d'euros pour aider la Grèce à sortir de la crise.

Les ministres des Finances donneront lundi et mardi le feu vert final au plan de soutien financier à la Grèce.

Ce dispositif repose sur des garanties, voire des crédits bilatéraux qui seraient accordés par des banques et institutions de différents Etats-membres, si la Grèce le demande. Les estimations du montant de ce plan de sauvetage tournent autour de 20 milliards d'euros, montant comparable aux échéances qu'Athènes devra bientôt honorer.

L' UE veut éviter l'aide du FMI

La Commission ne peut engager la signature de l'UE dans un renflouement. Mais dans le nouveau mécanisme, elle poserait les strictes conditions exigées de la Grèce en contrepartie de l'aide envisagée par les capitales.
C'est aussi la clef d'un engagement ferme de l'Allemagne, aux côtés de la France notamment. Bruxelles le considère comme acquis, en dépit des réticences publiques exprimées à Berlin. La Commission poursuivra par ailleurs sa tâche «de surveillance budgétaire rigoureuse», lancée le mois dernier avec l'appui d'experts de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international.

Ce nouveau recours européen, couplé aux coupes budgétaires draconiennes décidées par George Papandréou, vise d'abord à dissuader les attaques contre l'euro. La monnaie unique connaît un répit depuis qu'Athènes a resserré ses finances publiques. Mais l'échéancier grec de refinancement laisse prévoir de nouvelles secousses en avril ou en mai. Le mécanisme vise aussi à dispenser Athènes de faire appel aux crédits du FMI, scénario jugé politiquement humiliant par Paris et Berlin notamment.

Fond monétaire européen

D'après Olli Rehn, le recours grec est la priorité d'une série de «décisions-clefs» que les 16 pays de la zone euro et les 27 de l'UE discuteront au début de la semaine prochaine à Bruxelles. C'est le premier étage d'un dispositif de rigueur qui en comporte deux autres. D'abord, le renforcement de la surveillance collective des déficits budgétaires, souhaité par le président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Ensuite, à plus long terme, la création d'un «fond monétaire européen». Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble, voix déterminante parmi les 16, a apporté un soutien remarqué à cette pièce manquante de l'arsenal européen. Mais Berlin l'assortit de strictes conditions de discipline financière.

Le Commissaire européen lui fait écho. «C'est une leçon essentielle de la crise, explique-t-il. Nous avons à mettre en place une surveillance rigoureuse et systématique des budgets nationaux dans l'ensemble de la zone euro, y compris à moyen terme». Olli Rehn s'inquiéte à la fois du creusement des déficits publics et «des prévisions nationales parfois approximatives» qui sont transmises à Bruxelles. «En France, au Royaume Uni et en Espagne, dit-il, le poids de la dette s'alourdit à une vitesse qui exige que (ces trois pays) respectent au plus tard en 2011 et peut-être dès cette années la discipline budgétaire acceptée en commun».

 

(Source: Le Figaro).

vendredi, 09 avril 2010

La Convention vous appartient !

A l'occasion des 60 ans de la Convention européenne des Droits de l'Homme, la Cour européenne des Droits de l'Homme a réalisé un clip de 3 minutes présentant les 15 principaux droits et libertés contenus dans la Convention et ses protocoles.
Destiné à un large public et plus particulièrement aux 15-25 ans, le clip, actuellement disponible en français et en anglais, sera développé dans d'autres langues officielles des pays membres au courant de l'année 2010. La Cour souhaite encourager toute initiative visant à intégrer la diffusion de ce clip dans le cadre de cours d'éducation civique.


(Merci à Florence Rangeon pour m'avoir soufflé l'existence de cette vidéo !).

Qui sont les membres de la nouvelle Commission européenne ?

Commission européenne.jpgConsultez d'un simple clic les membres de la Commission européenne, présidée par José Manuel Barroso pour la période 2010-2014. CLIQUEZ ICI

Portrait du Commissaire Français Michel Barnier

michel_barnier_469_3_17913c.jpgConsacrant une grande partie de sa carrière à la politique, Michel Barnier milite dès l'âge de 14 ans dans le mouvement gaulliste. En 1972, le jeune homme est diplômé de l'Ecole supérieure de commerce de Paris. Ses débuts en politique sont marqués par son engagement en Savoie. Mais cet homme ne compte pas s'arrêter là. Son travail concerne ensuite le niveau national puis européen. En 1992, il est l'organisateur, avec Jean-Claude Killy, des XVIe Jeux olympiques d'Alberville et de la Savoie. Entre 1999 et 2004, il est membre de la Commission européenne. Son travail consiste à se charger de la politique régionale et de la réforme des institutions. Il est le fondateur du club politique "Nouvelle République" en 2003. Il en est le président. Le 31 mars 2004, il est nommé ministre des Affaires étrangères dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. Cette période est marquée par l'affaire Julia avec la mission de sauvetage de deux journalistes français enlevés en Irak. En 2005, il ne fait pas partie du gouvernement Villepin et est nommé au Conseil d'Etat. Le 6 mars 2006, il devient le conseiller politique de l'UMP et se rapproche de Nicolas Sarkozy. Le 19 juin 2007, Michel Barnier est nommé ministre de l'Agriculture et de la Pêche. Lors des élections européennes de 2009, le succès remporté par l'UMP lui confère un poste au Parlement européen. Commissaire européen chargé du Marché intérieur et des services, il entend renforcer la politique de cohésion.

(Source : evene.fr).

Election de la Commission : une page s'est tournée

Députés européens.jpgAvec 488 votes pour, 137 votes contre et 72 abstentions, les députés européens ont soutenu à une très large majorité la nouvelle équipe de José Manuel Barroso, mardi 9 février. « L'heure est venue de passer à l'action », a déclaré le Président du Parlement européen, Jerzy Buzek, la Commission européenne prenant ses fonctions ce mercredi 10 février. Retour sur plusieurs mois d'intense débat politique.

Le vote des députés européens a signé la fin d'une période de transition pendant laquelle l'ancien collège de commissaires, dont le mandat se terminait le 31 octobre 2009, gérait les affaires courantes. Pourquoi l'élection de la nouvelle Commission a-t-elle donc tant duré ?


La procédure des auditions des commissaires est longue et complexe. Les candidats sont proposés par les Etats membres. Ils doivent ensuite répondre à des questions écrites avant d'être auditionnés. Le vote d'approbation du Parlement européen n'intervient qu'après. De plus, le choix des candidats et leur approbation dépend de leur couleur politique, leur nationalité et bien sûr de leurs compétences personnelles.


Un évènement politique, médiatique et technique


Les auditions des candidats et la nomination de la Commission sont des moments très politiques. En comptant les deux candidates bulgares, 27 candidats ont été auditionnés. Les députés ont passé 81 heures à vérifier leurs compétences, posant quelque 1 750 questions. Ce n'est qu'au terme de ce marathon que le collège des commissaires a été élu pour... 1 725 jours !


La procédure a été largement relayée par la presse et discutée sur la place publique. Ainsi, environ 2 000 articles ont été publiés dans la presse écrite européenne (sans compter internet). Rien qu'en Bulgarie, 300 articles ont été publiés ; dans de petits Etats membres comme le Luxembourg ou Malte, une cinquantaine d'articles ont été dénombrés.


De son côté, le Parlement européen a envoyé 36 communiqués de presse tout au long du processus, et publié 20 articles sur son site internet. Enfin, plus de 80 équipes de télévision et 22 agences de photos ont demandé des accréditations pour suivre l'évènement.


Du côté des coulisses, les auditions ont représenté un vrai défi. Pour la première fois, deux auditions étaient organisées simultanément en 22 langues. Une soixantaine de personnes du Parlement européen étaient présentes chaque jour pour filmer et diffuser les images, des réalisateurs aux cameramen en passant par les monteurs. Enfin, les traducteurs n'ont pas chômé non plus, traduisant en 23 langues les réponses écrites des candidats - soit 3 300 pages de traductions

CLIQUEZ ICI

(Source : Site du Parlement européen et France 24).

L'UE cherche à améliorer les conditions de vie de 10 millions de Roms

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Présidence de l'Union Européenne - 08/04/2010 16:10:00

Cordoue accueille le IIè sommet européen sur les actions et les politiques en faveur des Roms, qui sera inauguré jeudi par la ministre espagnole de la Santé et de la Politique Sociale, Trinidad Jiménez, et la vice-présidente de la Commission européenne, Viviane Reding.

Cette réunion coïncide avec la commémoration de la Journée internationale des Roms.

Au cours des deux jours que dure le sommet, l'UE tentera de progresser en ce qui concerne les engagements et les instruments nécessaires à l'élimination des situations de discrimination et d'inégalité dont souffrent les Roms en matière d'accès aux biens et aux ressources des systèmes de bien-être social.

Les Roms, qui font partie intégrante de la civilisation européenne depuis plus de mille ans, représentent la principale minorité ethnique du continent, et sont présents dans les 27 pays de l'UE avec une population estimée à 10-12 millions de personnes.

Leurs conditions de vie sont néanmoins marquées par une exclusion sociale constante. C'est pourquoi cette question inscrite à l'agenda européen revêt une grande importance politique ces dernières années. Outre diverses résolutions du Parlement européen, la situation des Roms figure à l'agenda du Conseil et de la Commission.

Suite au Ier Sommet européen sur la population Rom qui s'est tenu à Bruxelles en 2008, la plate-forme européenne pour l'inclusion des Roms a été créée. Elle réunit des représentants des gouvernements nationaux, de l'UE et des organisations civiles.

Au cours de la présidence tournante de l'UE qu'elle exerce actuellement, l'Espagne souhaite encourager les avancées portant sur les principes fondamentaux adoptés par la plate-forme européenne en matière de développement régional, d'emploi, d'éducation, d'égalité de traitement, de droits et de libertés, entre autres.

Outre la présentation des progrès réalisés dans notre pays, la présidence espagnole tentera de parvenir à des accords dans le domaine des inégalités sociales et de la santé. Les conclusions du sommet de Cordoue seront présentées lors du Conseil des ministres de l'Emploi, de la Politique Sociale, de la Santé et des Consommateurs (EPSCO), qui se tiendra en juin prochain.

Le sommet sera marqué par la présence du maire de Cordoue, Andrés Ocaña, du second vice-président du Conseil national du Peuple gitan, Antonio Vázquez Saavedra, de la ministre régionale de l'Égalité et du Bien-être social de la Junta de Andalucía, Micaela Navarro, et du président de l'Open Society Institute, George Soros.

La cérémonie de clôture, qui aura lieu ce vendredi, sera présidée par la ministre espagnole de l'Égalité, Bibiana Aído et le commissaire européen à l'Emploi et aux Affaires sociales, László Andor, en présence de ministres de différents pays de l'UE.

 

(Source : news'' press).