vendredi, 21 décembre 2012

Vendredi Europe Express : l'actu européenne en bref

Film : Europe, de la guerre à la paix.

 

1) Accord sur la supervision bancaire dans la Zone Euro

Tout comprendre en 10 questions avec touteleurope.eu : CLIQUEZ ICI.

 

2) L'Union européenne interdit le Bisphénol A sur les biberons

Pour développer cette question, consultez l'article du quotidien Le Monde et CLIQUEZ ICI.

 

3) Prix du Livre Européen

Prix du Livre Européen : Luuk van Middelaar, dans la catégorie «essai», pour «Le Passage à l’Europe. Histoire d’un commencement» (Gallimard), et à Rolf Bauerdick, dans la catégorie «roman», pour «le Jour où la Vierge a marché sur la Lune» (Le Nil).

 

4) Prix LUX du Parlement européen (cinéma)

Pour consulter le palmarès, CLIQUEZ ICI. (Site du Parlement européen).

 

5) Cette rubrique "Vendredi Europe Express" tire sa révérence !

Dès la rentrée du 7 janvier, retrouvez chaque vendredi l'action de Brigitte Fouré en images à Amiens grâce à la photothèque de Patrick Pigout.

 

vendredi, 14 décembre 2012

Vendredi Europe Express : le Prix Nobel de la Paix officiellement remis à l'Union européenne, à Oslo

20121211PHT04515_original.jpgLe Prix Nobel de la Paix 2012 a été officiellement remis lundi à Oslo à l'UE, représentée par les Présidents du Parlement, du Conseil européen et de la Commission européenne. Le Prix, a déclaré le Président du Parlement Martin Schulz, récompense "un patrimoine trop précieux pour être mis en jeu" aujourd'hui, plus de 50 ans après la fondation de l'Union. Le Parlement associera symboliquement tous les citoyens de l'UE en tant que lauréats, lors d'une cérémonie à Strasbourg mercredi matin.

 

Martin Schulz a demandé "à ceux ayant des responsabilités politiques [de] changer certaines des erreurs que nous, l'Union européenne, sommes en train de commettre", soulignant que l'Union européenne a le potentiel pour apporter d'énormes avantages à ses membres et au monde en général, "mais seulement si nous nous serrons les coudes et si nous ne nous laissons pas diviser en 27".

 

Mercredi matin, le Président Schulz associera symboliquement tous les citoyens de l'UE au Prix Nobel de la Paix, durant une courte cérémonie impliquant un groupe d'européens invités à Strasbourg suite à un concours en ligne.

 

"Vous ne pouvez pas accomplir quelque chose dans une société si les gens ne soutiennent pas le projet, et quand on regarde la Communauté du Charbon et de l'Acier, qui a tracé la voie vers l'Union européenne, elle fut seulement possible parce que les citoyens partageaient cet engagement, parce qu'ils étaient convaincus par l'idée sous-jacente", a encore déclaré le Président.

 

L'Union européenne fera don de l'argent du Prix Nobel, ainsi que d'un complément qui portera la somme à un total de 2 millions d'euros, à des projets en faveur des enfants dans des zones de guerre et de conflits.


 
(Sources : Site du Parlement européen et France 24).

vendredi, 07 décembre 2012

Vendredi Europe Express : L'Europe entière pour stade d'accueil de l'Euro 2020

UEFA.jpgPour la première fois depuis sa création en 1960, le Championnat d'Europe des nations se disputera non pas dans un ou deux pays mais dans plusieurs grandes villes du Vieux Continent. Reste à affiner le projet.

L'Euro 2020 sera un véritable puzzle où les pièces seront éparpillées à travers l'Europe. Tel en a décidé l'UEFA, jeudi. Michel Platini, a eu gain de cause. Son idée, de faire se disputer la compétition dans plusieurs grandes villes du Vieux Continent, verra bien le jour. La naissance d'un "Euro pour l'Europe", comme l'a résumé Gianni Infantino, le secrétaire général de l'UEFA, sera une grand première. Depuis 1960, date de la création du Championnat d'Europe des nations, le tournoi avait toujours été organisé par un, voire deux pays, comme c'était le cas l'été dernier où la Pologne et l'Ukraine avaient été les deux pays hôtes. Les deux derniers à accueillir une compétition à 16 équipes, qui passera à 24 dès 2016.

Si, six mois en arrière, il ne s'agissait que d'une idée originale sortie tout droit de la tête du président français de l'UEFA, aujourd'hui le projet n'est qu'à ses balbutiements. En effet, "la seule chose qui a été décidée est que le concept change, a révélé Gianni Infantino. Combien de villes, je ne le sais pas, nous verrons !", a-t-il souligné. "Nous voulions prendre l'avis de nos fédérations avant de faire ces choix. La réponse a été extrêmement positive et a abouti à cette décision aujourd'hui (jeudi)".

Les villes hôtes désignées au printemps 2014

Sur les 53 fédérations nationales que compte le continent, seule la Turquie, qui avait fait acte de candidature pour accueillir l'Euro 2020, a fait part de son opposition. Mais, cette dernière pourra sûrement se consoler si Istanbul obtient les Jeux olympiques... de 2020. Une fois prêt, le projet définitif pourrait être rapidement adopté, peut-être même dès le prochain comité exécutif de l'UEFA à Nyon le 25 janvier, ou plus probablement lors du suivant le 28 mars à Sofia.

"Le processus de candidature commencera juste après ce comité exécutif. Cela prendra probablement un an. Le choix des villes hôtes est prévu pour le printemps 2014, six ans avant l'évènement", a expliqué le secrétaire général."Evidemment, le fait que le choix des villes sera fait bien avant les qualifications signifie qu'au moins une ville d'un pays non qualifié aura certainement des matches de l'Euro", a-t-il aussi précisé. Avant de conclure : "Le point principal est de donner à plus de villes, plus de pays la possibilité de participer à cette célébration d'un Euro pour l'Europe. Je pense que nous allons renforcer la fête du football !"

 

(source : Métro. Légende Photo : Gianni Infantino, le secrétaire général de l'UEFA.).

vendredi, 30 novembre 2012

Vendredi Europe Express - Agences de notation : l'Europe impose de nouvelles contraintes

515012_0202415452619_web.jpgRégulièrement brocardées pour être une des causes de la crise, les agences de notation vont avoir droit à de nouvelles contraintes en Europe. Le Parlement européen et le Conseil se sont entendus mardi soir sur une nouvelle directive pour ce secteur devenu très médiatique. Il s'agit du troisième cadre réglementaire voté par le législateur européen en moins de deux ans, preuve de l'extrême sensibilité politique du sujet. Pour autant, les mesures adoptées hier soir sont nettement en retrait par rapport aux propositions initiales de la Commission européenne.

Concernant les dettes souveraines, le texte prévoit que les agences ne pourront changer les notations non sollicitées des Etats que trois fois par an au maximum et à des dates indiquées à l'avance. Bien loin des propositions initiales de Michel Barnier, le commissaire au Marché intérieur, qui songeait au départ à interdire purement et simplement les notes pour les pays sous aide internationale. De la même façon, l'exécutif européen voulait imposer que les Etats et les entreprises changent obligatoirement d'agences de notation tous les trois ans, pour stimuler la concurrence. Là encore, la mesure n'a pas été reprise et la rotation est strictement limitée à la notation de certains produits structurés.

Pour le reste, les législateurs ont mis en place un régime européen de responsabilité civile pour faute intentionnelle ou négligence grave : en clair, une entreprise ou un Etat notés pourront réclamer des dommages et intérêts devant les tribunaux, s'ils estiment être victimes d'erreurs des agences, qui devront prouver que ces griefs sont faux. Autre point, il a été décidé d'interdire toute référence aux notations à des fins réglementaires, mais de façon étalée jusqu'en 2020.

Enfin, pour lutter contre les conflits d'intérêts, les investisseurs ne pourront pas avoir plus de 5 % du capital de deux agences différentes. Toujours dans la même veine, il sera impossible à une agence de noter une entité qui aurait plus de 10 % de son capital.

Michel Barnier s'est félicité mardi dernier de l'adoption de cette législation, qui « constitue une nouvelle étape importante vers plus de stabilité financière ». De son côté, l'eurodéputé Jean-Paul Gauzes (PPE), s'il loue l'accord proposé, trouve « néanmoins curieux que les Etats membres se soient montrés si réticents à de nouvelles avancées pour encadrer les agences, alors qu'ils passent leur temps en public à les critiquer ».

 

(Source : Les Echos).

vendredi, 23 novembre 2012

Vendredi Europe Express : Berlin est favorable au rachat d'une partie de la dette grecque par le FESF

angela-merkel-romanian-news-blog.jpgLa chancelière allemande Angela Merkel a affirmé mercredi 21 novembre entrevoir la possibilité d'un accord des ministres des finances de la zone euro sur la Grèce lundi, tout en soulignant que les problèmes en Europe ne pourraient être résolus du jour au lendemain.

"C'est un processus, et ce qui n'a pas été résolu pendant des années et des décennies ne peut pas être résolu en une nuit, et c'est pourquoi nous devons progresser pas à pas", a observé la chancelière. Son porte-parole a jugé un peu plus tard que l'absence de résultat lors de la réunion dans la nuit de mardi à mercredi ne constituait pas un échec. "Ce n'est évidemment pas le cas. C'était une rencontre très féconde", a-t-il souligné, ajoutant qu'il restait "des détails techniques" mais "importants" à régler.

Les ministres des finances de la zone euro, ainsi que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE), les deux autres créanciers publics d'Athènes, doivent de nouveau se réunir lundi pour tenter d'aboutir à un accord. "Je suis confiant dans le fait que notre travail intensif conduira lundi à un résultat satisfaisant", a affirmé pour sa part le ministre des finances allemand, Wolfgang Schäuble, parlant lui aussi de "questions techniques" à régler.

BERLIN RÉTICENT À UNE BAISSE DES TAUX D'EMPRUNT

Lors d'un entretien avec les députés conservateurs et libéraux de sa majorité avant son intervention devant le Parlement, Mme Merkel s'est ainsi montrée favorable à ce que la Grèce puisse emprunter auprès du fonds de secours européen, le FESF, pour racheter une partie de sa dette, selon un participant ayant requis l'anonymat. Une telle option signifierait la nécessaire augmentation des moyens du FESF d'un montant de 10 milliards d'euros. L'Allemagne serait "prête à participer" en offrant les garanties nécessaires au prorata de sa participation habituelle aux plans de sauvetage, soit 27 %, selon la même source.

 

Pour lire la suite sur le site du quotidien Le Monde, CLIQUEZ ICI.

vendredi, 16 novembre 2012

Vendredi Europe Express : L'Europe pourrait accorder un don de plusieurs milliards aux Grecs

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Selon la Süddeutsche Zeitung, les ministres des Finances de la zone euro estiment qu'il n'est plus possible d'accorder de nouveaux prêts à Athènes. Et ils envisageraient un « transfert financier » pur et simple. Ce serait une véritable révolution pour l'Europe.
 
 
Lire l'article sur le site du quotidien français La Tribune : CLIQUEZ ICI.
 
 

vendredi, 09 novembre 2012

Vendredi Europe Express : L’avocate Nasrin Sotoudeh et le cinéaste Jafar Panahi prix Sakharov 2012

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Le Parlement européen a porté son choix sur ces deux opposants iraniens condamnés à de lourdes peines de prisons dans leur pays. Il vient récompenser leur engagement politique et leur liberté d’expression. Un prix décerné ce vendredi à l’unanimité. Martin Schulz, le président du Parlement européen: “Je pense que nous devrions être fiers de soutenir et d’encourager des personnes vivant dans d’aussi terribles circonstances; des personnes opprimées par un régime aussi affreux sont récompensées par le prix Sakharov.”

Nasrin Sotoudeh, 47 ans est l’une des grandes figures de la défense des droits de l’Homme en Iran. Emprisonnée depuis 2010, elle purge une peine de 11 ans pour “actions contre la sécurité nationale”.

Récompensé et encensé à l‘étranger, Jafar Panahi, 52 ans, est jugé subversif en Iran où il a été condamné en 2011 à six ans de prison pour propagande contre le régime. Il est depuis assigné à résidence.

 

(Source : Euronews).

vendredi, 26 octobre 2012

Vendredi Europe Express : un Café Europe passionnant et sans langue de bois avec Renaud Dély

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"Politiques, tous menteurs. Journalistes, pires encore ?". C'est sous ce thème qu'environ 80 personnes se sont réunies le vendredi 19 octobre dernier à Amiens, au Bowling Mont-Blanc, autour de Renaud Dély, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur et co-animateur de l'émission 28 minutes (Arte), dans le cadre des Cafés Europe organisés par le Conseil de la Société Civile "Amiens Horizon Europe", Femmes au Centre 80 et l'Association des Amis de Brigitte Fouré-Nouvelle Energie pour Amiens. En fin de conférence, Renaud Dély a dédicacé son dernier livre, La droite brune (Flammarion).

 

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Photos : Patrick Pigout.

vendredi, 12 octobre 2012

Vendredi Europe Express : Brigitte Fouré salue l’attribution du Prix Nobel de la Paix à l’Union européenne

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(Communiqué de presse en date de ce jour)

La Conseillère Générale Brigitte Fouré, responsable du Mouvement Européen – Somme et ancienne députée européenne, s’est dit ce matin « très émue par le fait que le comité norvégien du Prix Nobel de la Paix ait attribué la distinction 2012 à l’Union européenne » et avoue « n’y avoir pas cru un instant tant ma joie était immense ».

Selon elle, « L'Europe doit maintenant profiter de cette reconnaissance pour se renforcer et faire de sa diversité un modèle dans l'exercice du vivre ensemble. En cette période de crise, il faut que l'Europe soit forte et solidaire, respectée pour son courage et sa détermination à défendre dans le monde les valeurs humanistes, libérales, citoyennes et sociales qui nous font vivre. »

Et d’ajouter : « Elle doit s’appuyer sur la double légitimité des États et des citoyens. Nous devons développer davantage encore le concept de citoyenneté européenne, lui donner un contenu réel plus fort, car son rôle pour l’avenir est considérable. »

Enfin, Brigitte Fouré, candidate à l’investiture de la tête de liste d’union pour les Municipales Amiens 2014 rappelle « le rajeunissement dont a pu bénéficier notre ville sous l’impulsion de l’ancienne municipalité avec l’aide des fonds européens ».

 

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Vendredi Europe Express : Pourquoi la Chancelière Angela Merkel a rejeté le projet EADS-BAE ?

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EADS et BAE Systems ont officiellement dressé, mercredi 10 octobre, l'acte de décès de leur projet de fusion. Pourtant, ces derniers jours, les directions des deux groupes d'aéronautique et de défense croyaient bien être parvenues à leur fin. Mais elles n'ont pas réussi à infléchir Angela Merkel et l'Etat allemand. Au point de préférer renoncer. Revue de détail des blocages de la chancelière.

  • La parité franco-allemande et la présence étatique au capital

 Depuis l'annonce des fiançailles entre EADS et BAE, le 12 septembre, le gouvernement allemand n'avait posé officiellement qu'une seule condition à sa possible approbation : conserver la parité franco-allemande au sein du capital du futur groupe.

Aujourd'hui, au sein d'EADS, les actionnaires français (l'Etat et Lagardère) détiennent 22,5 % du capital, tout comme les actionnaires allemands (Daimler, 15 %, et des banques allemandes, dont la banque publique KfW, 7,5 %).

Vendredi 5 octobre, Londres et Paris étaient tombés d'accord pour que la France comme l'Allemagne détiennent chacune 9 % du futur groupe EADS-BAE.

Paris avait, en outre, obtenu de la Grande-Bretagne, fait-on savoir côté français, le droit à terme de dépasser ce seuil et d'aller au-delà de 9 %. Que ce soit en rachetant les 7,5 % de Lagardère dans EADS ou autrement.

Qui plus est, ce projet de fusion obligeait Berlin à régler dans l'urgence un problème de longue date : la non-participation de l'Etat allemand au capital d'EADS. Au contraire de la France, actionnaire historique du groupe européen.

Seulement voilà, Daimler, comme Lagardère, souhaite se désengager d'EADS. Alors que Tom Enders, le patron d'EADS, ne cesse de plaider pour que les gouvernements sortent du capital de l'entreprise, la fusion aurait poussé Berlin à yentrer, par le biais de la banque publique KfW, la Caisse des dépôts allemande. Et à dépenser au passage 6 milliards d'euros pour racheter la participation de Daimler et être à parité avec Paris.

Les discussions sur une éventuelle participation déclenchaient, depuis longtemps, de vives tensions entre Philip Rösler, le ministre de l'économie et président du Pari libéral, hostile à un engagement de l'Etat, et Angela Merkel et la CDU.

  • Le siège, les sites et les emplois

 La décision de Tom Enders, tout juste installé à la tête d'EADS, début juin, de transférer à Toulouse les sièges parisien et bavarois d'EADS, a fait craindre en Allemagne qu'un tel scénario se reproduise avec le nouvel ensemble.

La tentative de rapprochement avec BAE Systems a été l'occasion pour Berlin deremettre la question sur la table de l'emplacement du siège. Une demande jugée"déraisonnable" par EADS, car "le choix du siège de la maison est une décision économique".

Surtout, Berlin redoutait que les activités de défense d'EADS, principalement installées en Allemagne, ne fassent les frais de la fusion.

Outre les réductions d'effectifs et des transferts d'activités, Berlin craignait que le centre de gravité du pôle défense du futur EADS-BAE quitte l'Allemagne pour la Grande-Bretagne et BAE.

C'était inenvisageable pour Mme Merkel à un an des élections législatives, mais aussi d'élections en Bavière – où EADS a une grande partie de ses activités militaires.

A ce titre, en Allemagne, nul n'a oublié les déboires de Sanofi-Aventis. En 1998, la fusion "entre égaux" du français Rhône-Poulenc et de l'Allemand Hoechst, pour créer un géant européen de la pharmacie, avait abouti au sacrifice des emplois en Allemagne au profit des sites français.

 

 

(Source : Le Monde).

vendredi, 05 octobre 2012

Vendredi Europe Express : le programme Erasmus menacé de disparition

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Lancé en 1987, le programme ne bénéficie actuellement plus de suffisamment d'argent pour financer ses étudiants.

 Si Erasmus célèbre ses 25 ans cette année, il n'a pas le moral à la fête. Lancé en 1987, le programme ne bénéficie actuellement plus de suffisamment d'argent pour financer ses étudiants. Le président de la Commission des budgets du Parlement européen, le Français Alain Lamassoure, a été le premier à pousser le cri d'alarme. «Le Fonds social européen est en cessation de paiement depuis le début du mois et ne peut plus effectuer de remboursements aux États», déplore le député européen français.

Des besoins estimés à plusieurs milliards d'euros

Dans un contexte économique difficile, les gouvernements ont taillé dans le budget 2012 de l'Union européenne et limité les dépenses à 129 milliards d'euros. Ainsi il manque près de 4 milliards d'euros par rapport aux propositions de la Commission, pour le mettre au diapason de la rigueur imposée à l'Europe par la crise financière.

Résultat: le Fonds social européen est en cessation de paiement. «Il ne peut plus effectuer de remboursements aux États. La semaine prochaine ce sera le tour d'Erasmus et à la fin du mois le programme pour la Recherche et l'Innovation n'aura plus d'argent» déplore Alain Lamassoure.

Il dénonce une «situation absurde» en ajoutant que la situation risquait de perdurer, car sept pays (Royaume-Uni, France, Allemagne, Finlande, Suède, Pays-Bas et Autriche) refusent le projet de budget pour 2013 proposé par la Commission avec 138 milliards d'euros pour les dépenses, soit une hausse de 9 milliards (+6,8 %) par rapport à 2012.

Bruxelles demande une rallonge le 23 octobre

Le commissaire au Budget, Janusz Lewandowski, doit présenter dans les prochaines semaines un budget rectificatif pour demander aux États une rallonge de plusieurs milliards d'euros pour continuer à financer ces programmes. Si son porte-parole Patrizio Fiorilli a rappelé qu'Erasmus était «à court d'argent» il a indiqué que «la plupart des paiements pour les étudiants ont été effectués.»

Mais si la commission n'agit pas «il n y aura pas de bourse à Noël pour les étudiants car ils seront contraints de stopper leur programme Erasmus à 80 %», insiste Alain Lamarousse.

Du côté du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, on se veut rassurant. «Il n y aura pas de conséquences sur le budget des étudiants français. L'Agence Europe éducation formation France (2E2F) - qui attribue les financements européens - n'a aucun problème de trésorerie», affirme le cabinet de la ministre Genevière Fioraso.

 

(Source : Le Figaro).

vendredi, 28 septembre 2012

Vendredi Europe Express : L'Union Européenne étudie les moyens d'aider le Mali à combattre les islamistes

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L'Union européenne étudie les moyens de venir en aide au Mali pour combattre les islamistes qui tiennent le nord du pays, a-t-on appris jeudi de sources européennes autorisées. Dans un communiqué, Chypre, qui assure la présidence tournante de l'UE, précise que les ministres de la Défense des Vingt-Sept ont demandé aux autorités compétentes de lister «les options disponibles pour soutenir les efforts internationaux visant à venir en aide au Mali».

L'intervention européenne pourrait porter sur des missions de formation et d'entraînement et sur la mise à disposition d'équipements, de déminage notamment. Il n'est pas question en revanche de déployer des troupes au sol. L'UE a été saisie de deux requêtes, l'une émanant de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui est parvenue à un accord de principe avec les autorités de Bamako sur les conditions de déploiement d'une force africaine, l'autre du gouvernement intérimaire malien.

La question malienne au menu du conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE

La Cédéao demande aux Européens de soutenir sa possible mission au Mali et Bamako demande pour sa part que l'UE l'aide à restructurer ses forces armées, a précisé Maciej Popowski, secrétaire général adjoint du Service européen de l'action extérieure. «Nous étudions ces requêtes», a-t-il dit lors d'une conférence de presse, ajoutant que la question malienne serait également à l'ordre du jour du conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE le 15 octobre prochain à Luxembourg. «L'Union européenne est prête à jouer un rôle actif de coordination de l'effort international», a-t-il ajouté.

Le Mali a sombré dans la crise en mars dernier. Exploitant un coup d'Etat militaire à Bamako, les rebelles touaregs ont pris le contrôle du Nord avant d'en être évincés par leurs ex-alliés islamistes. Au siège new-yorkais de l'Onu, une conférence internationale sur le Mali en marge de l'Assemblée générale des Nations unies a exposé mercredi les divisions des Nations unies: la France, ancienne puissance coloniale, soutient une intervention militaire africaine avec mandat du Conseil de sécurité, les Etats-Unis estiment pour leur part que le Mali doit d'abord être dirigé de nouveau par un gouvernement élu.

 

(Sources : 20 minutes - Reuters).

vendredi, 21 septembre 2012

Vendredi Europe Express : Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer

arton12119-dac0e.pngDe nombreuses manifestations sont organisées à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer aujourd'hui 21 septembre 2012 en France et dans le monde.

Le comité de suivi de la lutte contre la maladie d’Alzheimer se tiendra aujourd'hui 21 septembre 2012 à l’hôtel de Marigny, en présence de Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et de Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, en charge des personnes âgées et de l’autonomie.
Il sera clôturé par le président de la République.

 

(Source : sante.gouv.fr).

vendredi, 14 septembre 2012

Vendredi Europe Express : les Pro-Européens remportent les élections aux Pays-Bas

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Le Premier ministre néerlandais sortant et chef de file du Parti libéral (VVD), Mark Rutte, a revendiqué jeudi matin la victoire aux élections législatives anticipées de la veille. Après dépouillement de 90 % des voix, les libéraux étaient crédités de 41 sièges, soit deux de plus que le Parti travailliste.

"Demain, je ferai les premiers pas en vue de la formation d'un gouvernement", a déclaré le chef du gouvernement à la télévision, sans préciser quel parti il allait consulter. Le chef de file du Parti travailliste, Diederick Samsom, a lui reconnu la victoire des libéraux.

"Je viens juste d'appeler Mark Rutte et je l'ai félicité parce que le VVD est à nouveau le parti le plus important", a-t-il dit à ses partisans.

Extrême-droite en recul

Selon un sondage plus tôt, le Parti de la liberté (PVV, extrême-droite) de Geert Wilders, qui milite pour une sortie de l'Union européenne, perd près de la moitié des 24 sièges qu'il avait obtenus en 2010.

Ces législatives - les cinquièmes en dix ans - étaient considérées comme un baromètre du sentiment européen du royaume. Le Parti libéral et le Parti travailliste sont tous deux considérés comme pro-européens. Le SP est lui opposé à l'intégration européenne.

Les libéraux souhaitent ramener le déficit public sous la barre des 3 % dès 2013, comme l'exige Bruxelles, grâce à un vaste programme de coupes budgétaires. Les travaillistes, eux, préfèreraient investir dans la relance de l'économie.

Gouvernement de coalition

Malgré ces différences de position face à l'austérité, les analystes prennent pour acquis que ces deux partis s'associeront pour former la colonne vertébrale d'un gouvernement de coalition favorable à l'Union européenne.

S'ils ont été obligés de durcir le ton vis-à-vis de Bruxelles pour satisfaire un électorat de plus en plus hostile aux plan d'aide à la Grèce et aux "bureaucrates" de Bruxelles, travaillistes et libéraux restent traditionnellement pro-européens.

C'est à la suite d'un désaccord sur la réduction du déficit public avec son allié au parlement, le parti d'extrême droite de Geert Wilders, islamophobe et europhobe, que le gouvernement minoritaire de centre-droit de Mark Rutte avait démissionné en avril.


(Source : Romandie.com)

vendredi, 07 septembre 2012

Vendredi Europe Express : Bernard Cazeneuve, ministre des Affaires européennes, était hier à Amiens

Cazeneuve B..jpgD'accord pour encore financer le monosite hospitalier mais aucune promesse pour le canal Seine-Nord: le ministre des Affaires européennes était au CHU hier.

Le ministre délégué chargé des Affaires européennes, Bernard Cazeneuve, n'est pas venu par hasard hier, sur le chantier du monosite hospitalier d'Amiens, pour évoquer le Pacte européen de croissance, ainsi que le rôle de la Banque européenne d'investissement (BEI).

Cette dernière, en effet, a accordé 250M€ de financements pour ce projet dont le «coût d'objectif» était de 516 M€ en 2003. Problème: le coût prévu est aujourd'hui de... 630M€ en raison de l'augmentation des prix et de la réglementation.

Qu'à cela ne tienne: François Hollande a été élu président de la République, il a négocié un Pacte européen de croissance et la BEI doit être recapitalisée.

Lire la suite de l'article sur le site du quotidien régional Le Courrier Picard : CLIQUEZ ICI.

 

vendredi, 13 juillet 2012

Vendredi Europe Express - Qu'est-ce que le label "Pavillon Bleu d'Europe" ?

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Le Pavillon Bleu est un label à forte connotation touristique, symbole d'une qualité environnementale exemplaire.

Créé par l'Office français de la Fondation pour l'Education à l'Environnement en Europe en 1985, le Pavillon Bleu valorise chaque année les communes et les ports de plaisance, qui mènent de façon permanente une politique de recherche et d'application durable en faveur d'un environnement de qualité.

Cet écolabel permet de sensibiliser et de motiver les collectivités locales ou les gestionnaires de port de plaisance afin qu'ils prennent en compte le critère "environnement" dans leur politique de développement économique et touristique, en complément et en renforcement des directives nationales et/ou européennes obligatoires.

Garant d'une bonne qualité environnementale, le Pavillon Bleu hissé sur une commune ou un port de plaisance, véhicule une image positive dynamique auprès des résidents comme des visiteurs. En ce sens, il favorise aussi une prise de conscience générale envers un comportement plus respectueux de la nature et de ses richesses. Un sondage de l'institut LH2 montre que 65% des français connaissent le Pavillon Bleu et 78% ont envie de passer des vacances dans un lieu Pavillon Bleu.

Le Pavillon Bleu est devenu une référence dans les domaines du tourisme, de l'environnement et du développement durable. Son succès est tel qu'il est désormais présent sur tout le territoire français, et que la FEE travaille d'ores et déjà à l'extension de ce label au reste du monde avec le Programme des Nations Unies pour l'Environnement et l'Organisation Mondiale du Tourisme. Le Pavillon Bleu est actuellement présent dans 41 pays du monde entier.

Pour plus d'informations sur le label Pavillon Bleu ainsi que sur le classement 2012 : CLIQUEZ ICI.

Vendredi Europe Express - Traité anti-contrefaçon Acta: le Parlement européen met son veto

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Le Parlement européen met son veto définitif à la ratification par l'UE du traité international anti-contrefaçon Acta, un vote salué comme une grande victoire par les défenseurs des libertés individuelles qui s'étaient massivement mobilisés contre ce texte.

L'accord - signé par 22 des 27 gouvernements de l'Union européenne, ainsi que par dix autres pays dont les Etats-Unis, le Japon et le Canada - a été rejeté par un vote sans appel : 478 députés européens ont mis leur veto, contre 39 seulement qui voulaient laisser la procédure se poursuivre et 165 qui se sont abstenus.

Ce résultat, qui n'est pas une surprise, constitue un désaveu pour la Commission européenne. Elle avait exhorté cette semaine encore les élus à sauver l'accord, au nom de la défense des intérêts économiques des entreprises.

"La mort d'Acta est une bonne nouvelle pour la démocratie", a commenté l'eurodéputé écologiste français Yannick Jadot, y voyant la preuve que "la culture, la connaissance, l'agriculture, la santé et les libertés publiques peuvent gagner face aux intérêts des grands groupes privés et à la criminalisation des citoyens".

Depuis trois ans, des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre l'accord, et une pétition contre Acta a recueilli 2,8 millions de signatures.

Les détracteurs du texte avaient pointé son caractère "trop vague" qui selon eux pouvait laisser craindre une criminalisation excessive des échanges, notamment sur internet. Ils craignaient également que le texte, sous couvert de lutter contre les médicaments contrefaits, restreigne l'accès aux médicaments génériques.

En outre l'un des points les plus controversés était, selon les opposants, la possibilité offerte aux fournisseurs d'accès à l'internet de donner aux ayants droit des oeuvres culturelles les adresses IP des internautes soupçonnés de téléchargement illégal.

Au nom des conservateurs, la Française Marielle Gallo a expliqué que cette crainte relevait de la "désinformation". Selon elle, l'entrée en vigueur d'Acta n'aurait pas entraîné de "criminalisation des jeunes adolescents qui téléchargent illégalement". Après le vote, elle a fustigé "un manque de courage politique face au fléau de la contrefaçon", qui selon elle fait perdre chaque année 250 milliards d'euros et 100.000 emplois aux entreprises européennes.

Un traité validé en dehors de l'Europe

Lors du débat, plusieurs députés ont souligné que, de toute façon, l'accord semblait mal armé pour atteindre ses objectifs de lutte contre la contrefaçon puisque la Chine et l'Inde, considérés comme les principales sources de produits contrefaits dans le monde, n'en étaient pas signataires.

Le commissaire européen chargé du Commerce, Karel de Gucht, a "pris acte" du choix des eurodéputés. Selon lui, ce vote n'enlève toutefois rien à la nécessité de "protéger partout dans le monde ce qui constitue la colonne vertébrale de l'économie européenne : notre innovation, notre créativité, nos idées et notre propriété intellectuelle".

Le veto européen ne signe pas officiellement la mort de l'accord pour les autres pays qui l'ont signé, à savoir les Etats-Unis, le Japon, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Corée du Sud, la Suisse, le Mexique et le Maroc.

L'accord doit s'appliquer lorsque six Etats au moins l'auront ratifié, ce qu'aucun d'entre eux n'a fait pour le moment.

"La question est de savoir si les autres partenaires ont un intérêt" à continuer la procédure, a souligné le juriste allemand Axel Metzger, spécialiste en droit de la propriété intellectuelle. En outre, le veto européen risque de "faire vaciller le camp des défenseurs de l'accord" dans les autres pays, selon lui.

 

(Source : Libération. Illustration : Des manifestants protestent contre le traité anti-contrefaçon ACTA, à Sofia).

vendredi, 06 juillet 2012

Vendredi Europe Express - La section Somme du Mouvement Européen France relancée : Jean-Marie Cavada était dans la Somme pour confier cette tâche à Brigitte Fouré

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Les activités de la section Somme ont été ravivées au moyen de l'animation d'un Café Europe, lequel avait pour invité Jean-Marie Cavada, Président du Mouvement Européen – France.

(Communiqué de presse en date du mercredi, 4 juillet 2012)

Logo ME-F.jpg"L’Union européenne : une aventure à poursuivre…sans la Grèce ?". C'est sous ce thème que près de 80 personnes se sont réunies le mercredi 20 juin au complexe d’affaires et de loisirs « Le Bowling Mont-Blanc », à Amiens,  autour de Jean-Marie Cavada, député européen et Président du Mouvement Européen - France, dans le cadre des Cafés Europe organisés par le Conseil de la Société Civile Amiens Horizon Europe, la délégation départementale du club politique Femmes au Centre et l'Association des Amis de Brigitte Fouré-Nouvelle Energie pour Amiens.

Il s’agissait du 27ème Café Europe organisé par Brigitte Fouré depuis la création de son association en 2008. Celui-ci a permis de relancer la section Somme du Mouvement Européen, qui sera dès le mois d’octobre la puissance invitante de ce temps fort mensuel, après mise en place d’un nouveau bureau départemental issu de la campagne d’adhésion qui commence.

Ce Café Europe intervenait dans un contexte où le centre-droit et la droite, arrivée en tête des élections législatives grecques le dimanche 17 juin, venaient de former un Gouvernement de coalition avec le PASOK socialiste. Le dirigeant du parti de droite Antonis Samaras, nouveau Premier Ministre, prône d’ailleurs une renégociation du plan de rigueur appliqué depuis deux ans en lien avec l’Union européenne et le Fonds Monétaire International.

Au cours de cette conférence, l’attention  était très soutenue et les échanges furent empreints de curiosité, de profondeur et aussi, parfois, de beaucoup d’émotion, comme lorsque Kaity Herlin, artiste samarienne originaire de Grèce a évoqué la situation que vivent certains membres de sa famille restés au pays.

Les participants sont repartis, avec au cœur le message exhorté par Jean-Marie Cavada : « La crise économique ne doit pas nous laisser aller à la tentation du repli sur soi et de la Haine de l’autre. Etre Européen, c’est être capable du meilleur, même si l’Histoire a vu des heures sombres où notre continent a été coupable des pires choses. Ne laissons pas la Haine ressurgir par les urnes ».

Un lâcher de ballons blancs, symbole du renouveau de la section, a eu lieu peu après la clôture des débats (photo ci-dessus).

 

Pour rejoindre le Mouvement Européen – Somme :

06 47 54 95 47

Vendredi Europe Express - Communiqué d'Hervé Morin : "Hollande a tort : Il faut faire l'union politique avant l'union budgétaire"

logo-ktl.jpgDepuis des mois, les sommets européens se suivent et se ressemblent. Les commentaires et les mesures annoncées sont les mêmes. Il y a toujours un pays à sauver, un déficit à renflouer, un plan de sauvetage à élaborer.

Cette succession d'annonces ne fait que décrédibiliser à chaque fois un peu plus l'Union européenne et ses dirigeants aux yeux des citoyens de l'Union qui regardent, impuissants, ce jeu dont plus personne n'est dupe.

Le dernier sommet européen a certes permis la recapitalisation des banques espagnoles par le MES et le rachat de la dette italienne par le Fonds de secours. Mais ces mesures ne sont que des rustines destinées à cacher une nouvelle fois que le bateau ne cesse de prendre l'eau. Ce ne sont en rien des mesures qui assureront à l'Europe une consolidation de la situation sur le long terme.

Il est temps que nos dirigeants tirent les leçons des différentes crises qui ébranlent notre continent depuis près de 4 ans maintenant, et aient le courage de mettre en place des réformes indispensables et urgentes : des réformes politiques. Certes, la voie du fédéralisme européen demande du courage politique et l'acceptation de s'inscrire dans un jeu collectif où chaque Etat perdra un peu de sa souveraineté nationale. Mais c'est pourtant la seule façon que l'on devienne, ensemble, plus forts et que l'on cesse ces crises à répétition qui affaiblissent chaque fois un peu plus nos économies nationales.

Je demande aux dirigeants européens de lancer une réelle réflexion sur la construction d'une Europe politique qui n'existera que si l'on accepte de mettre sur le métier un certains nombre d'avancées :
•    Un président et un gouvernement de l'Union pour doter l'Europe d'un vrai leadership. La création d'une présidence unique, au lieu des quatre actuelles, plus lisible et plus efficace, est possible immédiatement sans modification du traité de Lisbonne.
•    Un traité de la zone euro entre les 17 Etats qui partagent la monnaie commune.
•    Une politique migratoire européenne pour lever la contradiction entre la liberté de circulation totale au sein de l'Espace Schengen et l'absence de politique commune d'immigration et d'asile.
•    La création d'une communauté européenne de l'énergie – une CECA du 21ème siècle – est un projet aussi vital que le traité de Rome ou l'acte unique.
•    Une politique industrielle européenne pour affronter la concurrence européenne dans les meilleurs conditions et préparer l'avenir. L'instauration d'une préférence communautaire ciblée sur certains secteurs doit contribuer à rétablir des règles du jeu équitables dans le commerce international.

L’Europe est notre destin. Osons l’Union politique. Osons faire ce choix audacieux, seul choix réaliste, d’une intégration européenne. Sans cette intégration nécessaire, sans accord politique, sans courage, nous resteront dans le rafistolage permanent. 

 
Hervé Morin
Président du Nouveau Centre

Vendredi Europe Express - Les changements au Parlement européen suite aux élections législatives françaises

250px-EP_Strasbourg_hemicycle_l-gal.jpgLa large victoire du Parti socialiste, qui remporte à lui seul 291 sièges et peut compter sur une gauche parlementaire forte de 343 sièges, a largement profité aux eurodéputés candidats aux législatives.

Dans les rangs du PS, Kader Arif (57,78 %, Haute-Garonne) et Stéphane Le Foll (59,45 %, Sarthe) remplissent le contrat pour rester au gouvernement et conserver leurs portefeuilles ministériels respectifs aux anciens combattants et à l’agriculture.

Stéphane Le Foll sera remplacé au Parlement européen par Isabelle Thomas, aujourd’hui vice-présidente de la région Bretagne.

Eric Andrieu, conseiller régional du Languedoc-Roussillon, cumulera ses fonctions d’élu local avec son mandat de député européen, en remplacement de Kader Arif. Il siègera au sein de la commission agriculture.

Estelle Grelier, qui s’est particulièrement investie à Bruxelles sur les enjeux budgétaires et la réforme de la pêche, rafle 54,4% des voix dans la 9ème circonscription de Seine Maritime. Déjà élu député européen en 2004, Jean-Louis Cottigny, originaire du Pas-de-Calais, prendra le relais.

Par ailleurs, Pascal Canfin, Ministre délégué au développement, qui ne se présentait pas aux élections législatives, sera remplacé au Parlement européen par Jean-Jacob Bicep, Adjoint au Maire EELV du XXème arrondissement de Paris, qui quitte son mandat local.

Les eurodéputés de droite restent à Bruxelles, sauf Damien Abad

A droite, les succès se font rares. Seul Damien Abad, candidat dans l’Ain investi par l’UMP, se démarque avec 56,40% des voix. Il devrait passer le flambeau à Nora Berra, ancienne ministre UMP.

Vient ensuite l’inventaire des candidats malheureux : Agnès Le Brun (UMP) largement battue à 61,11% dans le Finistère par Marylise Lebranchu, qui conserve donc son poste de ministre en charge de la réforme de l’Etat.

Franck Proust (UMP) est également battu dans la 6ème circonscription du Gard où il récolte 31,84% des suffrages contre 43,09% pour son opposant d’Europe Ecologie-Les Verts Christophe Cavard. 

Marine Le Pen conteste les chiffres

Même bilan pour les extrêmes : le député européen Bruno Gollnisch (FN) est balayé dans la troisième circonscription du Var, avec un très faible score de 21,67%.

Largement distancé à l'issue du premier tour par Elisabeth Guigou en Seine-Saint-Denis, le député européen du Front de Gauche Patrick Le Hyaric avait quant à lui décidé de se retirer. Stratégie identique pour Jean-Luc Mélenchon, dont le parachutage sur les terres de Marine Le Pen a échoué.

La patronne du FN est défaite dans le Pas-de-Calais, mais de justesse. Son opposant socialiste Philippe Kemel l’emporte avec 50,11% des voix. Elle compte déposer un recours et obtenir un recomptage des voix.

Jean Roatta et Yves Cochet élus députés européens sans passer par le suffrage universel

Enfin, le 6 décembre 2011, Jean Roatta a été élu député européen, de même que l'écologiste Yves Cochet, par l'Assemblée Nationale, dans le cadre d'une procédure exceptionnelle visant à faire désigner les deux eurodéputés supplémentaires prévus par le traité de Lisbonne par la Chambre et non par le suffrage universel. À l'approche des élections législatives de juin 2012, leurs sièges étaient restés vacants.

(Avec Euractiv).

Vendredi Europe Express - Les Français, mauvais élèves du Parlement européen

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Entre ceux qui ont été nommés ministres et ceux qui ont brigué un poste à l'Assemblée nationale, environ 20 % des députés européens français préparent leurs valises. L'influence française à Bruxelles en pâtit, alors que le Parlement européen a acquis une place d'importance.

Le chant du départ a été entonné une première fois le 24 mai dernier. Ce jour-là, le Parlement européen est réuni, comme tous les mois, en séance plénière à Strasbourg. Dans le vaste hémicycle, inondé par la lumière blanche des spots, les sujets à débattre ne manquent pas, entre le sort réservé à Ioulia Timochenko en Ukraine, ou l'égalité homme-femme au travail. Vers midi, une courte pause : la présidente de la séance s'échappe un instant de cet agenda surchargé pour officialiser le départ de quatre parlementaires -Kader Arif, Pascal Canfin, Stéphane Le Foll et Vincent Peillon. Ils sont déjà loin : à peine le temps d'un pot de départ pour certains, ils sont depuis une semaine happés par leurs nouvelles responsabilités dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Loin des austères débats européens.

L'annonce suscite quelques applaudissements dans les larges travées. Combien sont-ils, à ce moment-là, dans les rangs des eurodéputés français, à rêver secrètement du même hommage, dans quelques semaines, pour saluer leur propre départ ? Combien s'imaginent déjà quitter la cathédrale moderne de verre et de métal de l'institution européenne pour retrouver les ors prestigieux des palais nationaux ? C'est qu'ils sont nombreux à avoir la tête à Paris en ce printemps électoral. Certes, ils n'ont été élus qu'en 2009. Mais une place à l'Assemblée nationale, c'est si difficile à refuser... En tout, quinze des soixante-quatorze eurodéputés français ont déjà fait leurs valises pour les ministères, ou les préparent pour le Palais-Bourbon. Le calcul est rapide : près de 20 % du corps français au Parlement européen pourrait être renouvelé à mi-mandat.

Un deuxième choix

Ils ne partiront pas tous, c'est vrai. « Mais ça envoie un mauvais signal, ça montre que Bruxelles reste toujours un deuxième choix aux yeux des Français », se désole une habituée des arcanes européennes. L'Italie est elle aussi une habituée de ce genre de pratiques. Mais cela continue d'étonner nos voisins du pays du Nord. « Les députés allemands viennent souvent me demander pourquoi les Français agissent ainsi », relève Evelyne Gebhardt, élue du SPD, qui a fait ses études en France et a même participé à la commission Attali. « En Allemagne, quand vous êtes élu pour cinq ans, vous faites cinq ans, c'est tout », ajoute-t-elle.

Tous les partis ne sont pas à mettre dans le même panier. Les plus pressés de fuir les couloirs interminables de Bruxelles et de Strasbourg sont dans les rangs du Front national et du Front de gauche. Au sein du premier, deux des trois eurodéputés (Marine Le Pen et Bruno Gollnisch) sont candidats aux législatives. Au Front de gauche de Jean-Luc Mélenchon, la proportion est de trois sur quatre. Mais comme les deux leaders s'affrontent à Hénin-Beaumont, il y en aura au moins un des deux qui restera. Vu leur très faible implication dans le travail parlementaire, on ne peut pas dire que ça changera grand-chose à l'influence française en Europe...

La palme de la fidélité revient au Modem et à Europe Ecologie-Les Verts. Ce dernier a seulement vu partir Pascal Canfin. Le tout nouveau ministre délégué au Développement porte désormais une cravate, qu'il n'arborait quasiment jamais à Bruxelles ou Strasbourg. Une promotion éclair qui récompense trois années très intenses où l'écologiste a réussi à devenir un interlocuteur incontournable sur les questions de régulation financière. « C'est une grosse perte pour le Parlement européen », reconnaît Sylvie Goulard, eurodéputé Modem. Le parti de François Bayrou ne connaîtra, pour sa part, aucun mouvement. Ce n'est pas l'envie qui manquait à certains de tenter leur chance aux législatives, comme Jean-Luc Bennhamias. Mais avec le score du leader centriste à l'élection présidentielle, les velléités se sont éteintes d'elles-mêmes.

Entre ces deux tendances opposées, l'UMP et le PS gèrent tous deux un renouvellement partiel de leurs troupes. A chaque fois dans des conditions baroques qui en disent long sur la valeur du Parlement européen vu de Paris. Au Parti socialiste, il s'agit de remplacer les trois ministres partants, voire Estelle Grelier qui se présente aux législatives. A priori, rien de plus simple : les élections européennes se faisant par scrutin de listes, il suffit de prendre les suivants sur la liste pour remplacer les partants. Mais même les suivants ont la tête ailleurs : Isabelle Thomas, la remplaçante potentielle de Stéphane Le Foll ? Candidate aux législatives. Et derrière elle, Yannick Vaugrenard est depuis devenu sénateur. Pour Vincent Peillon, même situation : Karim Zéribi veut entrer au Palais-Bourbon, tout comme la suivante sur la liste. « C'est un vrai sac de noeuds », reconnaît une socialiste. En clair, ceux ayant échoué aux législatives auront un lot de consolation à Strasbourg...

A l'UMP, quatre parlementaires (Damien Abad, Franck Proust, Agnès Le Brun et Arnaud Danjean) préparent leurs valises, même si leur départ est loin d'être assuré compte tenu du contexte électoral. Y en aura-t-il un cinquième sur la liste? Si Rachida Dati avait obtenu l'investiture à Paris, aucun de ses collègues du parti ne l'aurait vraiment regrettée. Les greffiers sont toujours surpris de la voir s'installer quasi systématiquement au fond de la salle en Commission parlementaire, alors qu'elle a une place réservée devant. Il est vrai qu'il est alors beaucoup plus facile pour l'ancienne ministre de s'éclipser discrètement au bout de dix minutes... Pour autant, il y a bel et bien un cinquième partant, qui fait beaucoup moins rire ses collègues. Il faut en effet faire de la place à Nora Berra. Elue députée européenne en juin 2009, elle n'avait jamais siégé puisque nommée aussitôt dans le gouvernement de François Fillon. Comme l'ancienne secrétaire d'Etat à la Santé n'a pas trouvé de point de chute aux législatives, elle veut retrouver son siège à Strasbourg, et pourrait éjecter Michel Dantin, avec la bénédiction de l'UMP. « Ce serait vraiment une catastrophe pour l'influence française à Bruxelles », assure un de ses collègues.

L'affaire illustre le peu de compréhension des arcanes européennes dans les états-majors politiques. Michel Dantin, un ancien agriculteur passé par des cabinets ministériels, est devenu un membre influent de la commission parlementaire Agriculture. La France, qui a déjà perdu Stéphane Le Foll, pourrait donc voir partir son autre personnalité de poids sur les questions agricoles. « Ca arrive au moment même où le Parlement européen devient colégislateur sur les questions agricoles », se désole un élu UMP. En clair, la délégation parlementaire française pourrait se voir décapitée alors que se profile dans les prochains mois une réforme à haut risque de la PAC...

Le tournant de Lisbonne

Le traité de Lisbonne a, d'une manière générale, considérablement élargi le champ d'action des eurodéputés. Une note récente de la Fondation Schuman rappelle que le « nombre de domaines où le Parlement européen est colégislateur a quasiment doublé, passant de 45 à 89 sur les 120 domaines définis dans le traité ». Désormais, il ne se prive pas de jouer pleinement de ces leviers. Récemment, ce sont les eurodéputés qui ont fait plier les Etats membres sur la question de l'itinérance pour les téléphones mobiles, finissant par obtenir que la facture payée par les clients pour leurs appels passés de l'étranger soit encore revue à la baisse par rapport à ce que prévoyait le texte initial. Même chose sur les questions de régulation financière : les Européens se déchirent actuellement sur les nouvelles exigences en matière de fonds propres -les règles dites de « Bâle III » -qui s'appliqueront aux banques dans le futur. Le Parlement veut ajouter au projet législatif un volet qui réduit drastiquement les bonus des banquiers. S'ils veulent conclure, les Etats membres auront nécessairement à trouver un terrain d'entente sur ce point qu'ils n'avaient pourtant pas prévu d'aborder.

Tous les acteurs du jeu communautaire savent que l'hémicycle européen est un lieu à ne pas négliger. Les équipes de BNP Paribas ou de la Société Générale ont fait le siège du bureau de l'eurodéputé Vert belge Philippe Lamberts, qui fait partie de l'équipe de négociation des règles de Bâle III. « Sur ce dossier, j'ai reçu entre 200 et 300 demandes de rendez-vous », s'amuse-t-il. Parmi les Français, Jean-Paul Gauzès (UMP), a acquis une position incontournable sur les questions économiques, en devenant le coordinateur du PPE -le principal parti du Parlement européen -au sein de la commission des Affaires économiques. Sous sa rondeur apparente, l'homme est devenu l'interlocuteur obligé de Bercy -qui peut l'appeler trois fois par semaine -des gouverneurs de banques centrales, de Christine Lagarde...

La connaissance des rouages

Une position comme celle-là est un atout. Mais Paris en a-t-il conscience ? « Les administrations et les ministères le savent désormais parfaitement. Mais c'est loin d'être le cas pour les partis politiques de tous les bords, qui continuent de considérer le Parlement européen comme une Chambre des lords où l'on peut mettre à l'abri des amis », se désole Alain Lamassoure (UMP), l'un des Français les plus chevronnés. Lui-même s'est retrouvé assez loin sur les listes lors de l'élection 2009, n'étant du coup réélu que de justesse.

Alors que les Allemands ont l'habitude de faire plusieurs mandats, les Français, eux, changent régulièrement. Difficile dans ce contexte de faire son trou : on dit qu'il faut généralement un mandat pour bien connaître les rouages du Parlement de Strasbourg et apprendre à travailler avec des personnes qui ne parlent pas nécessairement votre langue. Ce n'est souvent qu'après un long apprentissage qu'arrivent les responsabilités, et notamment la rédaction de rapports parlementaires, qui sont un marqueur d'influence. Un parcours du combattant, ingrat et sans visibilité médiatique, qui peut décourager bien des volontés...

Ces retours vers Paris n'ont toutefois pas que des mauvais côtés. « Les partants ont acquis une expérience des pratiques européennes, et vont pouvoir en faire profiter les institutions françaises », souligne Pervenche Berès (PS). L'eurodéputée -élue depuis 1994 -relève que d'autres pays ont puisé dans leurs délégations nationales au Parlement européen pour constituer récemment leurs gouvernements : c'est le cas de la Roumanie et de l'Espagne, où le ministre des Affaires étrangères vient de Strasbourg. « Le Premier ministre letton est également un ancien de l'hémicycle, et les contacts qu'il a pu y nouer l'ont puissamment aidé dans le contexte actuel », relève Alain Lamassoure. Ce dernier va même jusqu'à dire que « le Parlement européen devient un des lieux où il est bon d'avoir exercé avant un mandat national ». Un peu excessif ? Peut-être qu'un jour, les applaudissements des eurodéputés salueront le départ de l'un des leurs pour l'Elysée...

 

(Source : Les Echos, en date du 8 juin 2012).

Vendredi Europe Express - Chypre, dans l'impasse financière, prend la présidence des Vingt-Sept

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Chypre succède au Danemark pour prendre la présidence tournante de l'Union européenne. Ce moment de fierté nationale est gâché par la nécessité de négocier un plan de sauvetage qui risque d'être sévère pour l'île.

drapeau_chypre-2.gifChypre, la petite île de moins de 1 million d'habitants qui a pris hier la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'à la fin décembre, accueille aujourd'hui comme la Grèce la troïka. Une trentaine de personnes (FMI, BCE et Commission européenne) viennent éplucher ses comptes nuit et jour jusqu'à vendredi afin de dessiner le 5 plan de sauvetage européen. Très discret sur ce chapitre, le vice-ministre aux Affaires européennes, Andreas Mavroyiannis, a affirmé hier à Bruxelles que l'île se préparait depuis longtemps à la présidence de l'Union et que, malgré sa petite taille, elle piloterait au mieux les dossiers européens en cours.

Avec deux préoccupations majeures. La négociation sur les perspectives budgétaires de l'Union européenne pour la période 2014-2020, qui doit déboucher sur un chiffre final à la fin de l'année. Et la surveillance diplomatique de l'évolution en Syrie. Situé à une centaine de kilomètres des côtes syriennes, Chypre craint d'être en première ligne si le conflit dégénère. Alors que le tiers nord-est de son territoire est toujours occupé par la Turquie, seul pays à reconnaître la République turque de Chypre du Nord, le gouvernement de l'île se montre aussi « inquiet » de la manière dont la Turquie gère le dossier syrien.

Pour le reste, Andreas Mavroyiannis a fait preuve d'optimisme : « Avec un endettement de 6,3 % en 2011 et un niveau de dette de 70 % du PIB, notre situation économique n'est pas catastrophique », a-t-il déclaré. Seulement « fragile ».

Un euphémisme ! Les banques chypriotes ont perdu plus de 3 milliards d'euros à la suite de la restructuration de la dette privée souveraine de la Grèce. La première banque du pays, Bank of Cyprus, semble à peu près saine, mais la deuxième, Cyprus Popular Bank, vient d'être recapitalisée par l'Etat chypriote à hauteur de 1,8 milliard d'euros, un minimum pour qu'elle respecte les ratios réglementaires de fonds propres.

Pour le gouvernement, ce renflouement représente un effort équivalent à 10 % de son PIB. Et ce n'est sans doute pas fini : l'agence Fitch a évoqué un besoin minimal de 4 milliards d'euros, tandis que les experts européens parlent d'une fourchette comprise entre 2 et 10 milliards. Enfin, si la situation économique de son voisin empirait, Chypre ne survivrait pas sans une prise en charge de son économie par l'Eurozone, puisque le total de l'exposition de ses banques en Grèce atteint 23 milliards d'euros ! A comparer avec un PIB de 17,3 milliards d'euros en 2003.

La troïka va donc chercher le juste milieu entre une recapitalisation a minima du secteur bancaire et un programme d'ajustement plus global. Les négociations s'annoncent difficiles face au président communiste, Demetris Christofias, qui ne veut pas entendre parler d'austérité à huit mois de la présidentielle, et qui prétend toujours pouvoir obtenir de l'aide à meilleur marché ailleurs. Néanmoins, la Russie, qui avait prêté 2,5 milliards l'an dernier, ne semble pas disposée à prêter davantage, d'où l'appel au secours finalement déposé le 25 juin par Nicosie. Les Chypriotes ont une peur bleue des conditions que risque de leur imposer Bruxelles, alors qu'ils pratiquent l'indexation automatique des salaires et qu'ils battent tous les records avec le plus bas taux d'imposition des entreprises (10 % seulement).

 

(Source : Les Echos).

Vendredi Europe Express - Bilan de la Présidence semestrielle danoise du Conseil de l'Union européenne

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danemark.jpgLe 30 juin 2012, le Danemark a achevé sa présidence du Conseil de l’Union européenne et a passé le témoin à Chypre. Nous saluons le travail accompli par le Danemark et le succès de sa présidence, que reflètent les conclusions du Conseil européen des 28 et 29 juin 2012.

À l’occasion de sa présidence, le Danemark a en effet réussi à mener à bien un certain nombre de priorités comme :

- l’obtention d’un accord complet sur le paquet « brevet européen à effet unitaire » ainsi que sur la directive relative à l’efficacité énergétique ;

- la poursuite des travaux sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020, qui a permis d’engager pleinement les négociations et fournit une base et des orientations pour la dernière phase des négociations au cours de la présidence chypriote.

Au cours de la présidence danoise, un accord a également pu être trouvé sur l’adoption, via une décision des chefs d’Etat ou de gouvernement, d’un pacte pour la croissance et l’emploi qui apporte, comme le souhaitait la France, le complément indispensable au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire.

Sur le plan des relations extérieures, on peut citer :

- s’agissant de l’élargissement, l’acquisition par la Serbie du statut de candidat officiel à l’UE.

- la décision de lancer deux nouvelles opérations de politique de sécurité et de défense commune : Eucap Nestor, destiné à renforcer les capacités en vue de la lutte contre la piraterie dans l’océan indien et l’opération Eucap Sahel-Niger, destinée à renforcer les capacités en vue de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, dans le cadre de la stratégie de l’UE pour le Sahel.

Nous souhaitons que la présidence chypriote puisse continuer à travailler, dans la lignée de la présidence danoise, pour maintenir la crédibilité du processus d’élargissement dans le respect des principes de conditionalité stricte et de prise en compte des mérites propres de chaque candidat, tels qu’agréés par le Conseil européen de décembre 2006.

Nous adressons nos vœux de plein succès à Chypre, qui assume depuis le 1er juillet sa première présidence du Conseil de l’Union européenne. Le principal défi que nous aurons à relever collectivement sera de renforcer l’économie européenne et de la zone euro.

La future présidence aura en particulier la tâche essentielle de veiller à la mise en œuvre du pacte pour la croissance et l’emploi adopté par les chefs d’Etat ou de gouvernement, de contribuer à la mise en place d’une union bancaire selon le calendrier fixé et d’assurer l’utilisation pleine et entière des instruments de stabilité financière que sont le FESF et le MES.

Ce semestre devra également permettre de poursuivre la négociation du prochain cadre financier pluriannuel.

La France apporte dans ce contexte son plein soutien à la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne.

(Source : Site Internet du Ministère français des Affaires Etrangères).

Vendredi Europe Express - La Finlande et les Pays-Bas mettent à mal l'accord de Bruxelles

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L'accord surprise arraché à Bruxelles vendredi 29 juin 2012 a-t-il du plomb dans l'aile ? La Finlande et les Pays-Bas, deux des pays les plus rigoristes en matière de discipline financière, pourraient en effet tenter de s'opposer à des principaux points de cet accord, notamment la possibilité pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter directement des obligations sur le marché secondaire, c'est-à-dire de racheter de la dette des pays de la zone euro en difficulté. Une façon de faire baisser les coûts de financement de l'Espagne et de l'Italie, mais dont les modalités restent à définir.

La déclaration de la Finlande et des Pays-Bas lundi 2 juillet a affaibli l'euro et provoqué un léger tassement des marchés actions, tandis que les emprunts d'Etat allemands regagnaient du terrain.

Opposition en cas de nouvelle ratification

Dans un rapport adressé à une commission parlementaire, le gouvernement finlandais a estimé que des rachats d'obligations par le MES sur le marché secondaire nécessiteraient le feu vert unanime ainsi qu'une nouvelle ratification des Etats membres de la zone euro. Ce qui semble improbable… puisque la Finlande et les Pays-Bas y sont opposés.

Le rapport n'explicite pas la raison de cette apparente volte-face, mais des diplomates de l'Union européenne notent qu'une proposition finlandaise en faveur de l'émission par l'Espagne et l'Italie d'obligations "sécurisées", c'est-à-dire garanties par des actifs ou des recettes fiscales spécifiques, n'a pas été acceptée la semaine dernière. Cette proposition visait à éviter à Helsinki d'exiger des collatéraux pour tout soutien financier à un Etat membre. Un porte-parole du Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que la position exprimée sur le MES n'avait rien à voir avec le rejet de cette proposition.

Helsinki estime tout simplement que des achats de dette sur le marché secondaire ne constituent pas une méthode efficace contre la crise, a-t-il dit à Reuters. De son côté, Niels Redeker, un porte-parole du ministre néerlandais des Finances, a déclaré que les Pays-Bas n'étaient pas favorables à une utilisation du fonds de soutien pour acheter des obligations sur le marché secondaire et qu'ils évalueraient les achats au cas par cas.

Eviter toute décision susceptible de nécessiter une nouvelle ratification

L'accord de vendredi prévoit que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le MES puissent acheter des obligations d'Etat lors de leur émission comme sur le marché secondaire, si le gouvernement de l'Etat émetteur en fait la demande et s'il signe un protocole d'accord prévoyant des conditions d'ordre macro-économique. Un porte-parole de la Commission européenne a souligné que cette possibilité ne nécessitait pas de modifier le traité instituant le MES. Il répondait ainsi aux doutes soulevés par certains experts aux Pays-Bas sur la nécessité éventuelle d'un amendement et donc d'une nouvelle ratification de ce traité.

Des sources proches du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont déclaré que les dirigeants de la zone avaient pris grand soin d'éviter toute décision susceptible de nécessiter une nouvelle ratification. 

(Source : France Télévisions et Reuters).

vendredi, 29 juin 2012

Vendredi Europe Express - Comprendre la crise grecque, par Catherine Mouradian

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C. Mouradian.jpgLes causes profondes de la crise grecque trouvent leurs origines dans l’histoire de la Grèce moderne.

 

 

 

I/ Quelques dates

1827 L’indépendance de la Grèce, une victoire dans la douleur

·         La Grèce, soutenue par la Russie, la France et le Royaume Uni, retrouve son indépendance après 400 ans d’intégration à l’Empire ottoman et 6 ans de guerre contre l’occupant. Le territoire libéré n’est qu'un ensemble de villages sans structures étatiques.

·         Son premier chef d’Etat, Ioannis Capodistria, né à Corfou, partisan actif de l’indépendance et ancien conseiller du tsar de Russie, est choisi, dès 1927, par la jeune Assemblée Nationale grecque siégeant à Epidaure.

·          Ioannis Capodistria met pour la première fois le pied en Grèce en 1928, bien décidé à faire de son pays un état moderne mais il découvre un pays en plein chaos, gangréné par des rivalités locales, une économie à genoux et une situation sanitaire déplorable  (fièvre typhoïde, dysenterie, et choléra). Il est assassiné en 1931.

1832 Un pays reconstruit qu’en apparence grâce aux fonds européens

·         L'Europe donne à la Grèce un roi bavarois, Otton 1er qui gouverne comme il peut avec des conseils allemands !

·         Pour construire l’état moderne grec, la France le Royaume-Uni et la Russie donnent beaucoup d’argent, 60 millions de francs or.

·         Tout est largement dilapidé dans la construction de la nouvelle capitale Athènes (1834) et en dépenses militaires ruineuses dans l'idée de reprendre Constantinople aux ottomans.

·         Les états prêteurs commenceront à se rembourser sur l’ensemble de ce que produit la Grèce.

1893/1897 La première crise de la dette

·         La débâcle économique est due à la crise de surproduction de raisins secs

·         La débâcle politique fait suite à la défaite contre les Ottomans 

·         Une commission internationale regroupant les puissances européennes récolte les droits sur le tabac et ceux du port du Pirée pour payer les créanciers !

1922 La Grèce doit oublier Constantinople !

·         Les investissements militaires contre les ottomans seront vains. La Grèce a combattu au côté des alliés durant la première Guerre mondiale mais le traité de Sèvres est annulé par le traité de Lausanne. La Grèce est en état d'échec face à la Turquie de Moustapha Kemal.

·         Le pays doit absorber l’arrivée en masse des migrants de Turquie fuyant le nouveau régime d’Atatürk.

1933 La Grèce subit de plein fouet la crise mondiale

·         La crise de 1929 est devenue mondiale. Beaucoup de pays européens sont en faillite, cette crise favorise l’émergence du fascisme et porte Hitler au pouvoir en Allemagne.

·         A la veille de la seconde guerre mondiale la Grèce n'a toujours pas les moyens de faire émerger son économie.

 

 

 

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1945 L’Europe renforce sa pression économique sur l’état grec

·         Le Royaume-Uni accorde un emprunt à la Grèce qui sort meurtrie de l’occupation nazi, mais exige d'avoir la tutelle du budget.

·         Des règlements réguliers de taxation des produits grecs sont créés pour payer la dette, 

·         L’incompréhension s’accentue entre le peuple et le gouvernement.

 

1946 à 1949. C’est la guerre civile 

1974 Les  premiers pas vers l’intégration européenne, l’espoir d’une embellie économique !

·         C'est la chute du « Régime des colonels » qui tenait le pays d’une main de fer depuis 1967. Le pays est une république depuis 1973.

·         Malgré les réticences de la Commission européenne, la Grèce va être intégrée à l’Europe.Valérie Giscard d’Estaing dit en 1974 : « On ne claque pas la porte de l'Europe au nez de Platon ».

·         La Grèce est déjà endettée à 100 % de son PIB. La Grèce devient membre de la CEE en 1981.

2000 à 2007 Un pays attractif

L’économie grecque est une des plus dynamiques de la zone euro avec 4,2% de croissance grâce notamment à l’apport de capitaux étrangers.

Depuis 2009 la crise mondiale et la spéculation sur la dette plombent la Grèce

·         Toute la production grecque paye une dette très ancienne de plus de 150 ans, et les intérêts associés.

·          En  2009,  la Grèce ne produit simplement que 15 % de moins que ce qu'elle produisait avant dans ses deux secteurs majeurs du tourisme et du transport maritime mais cela la met dans une faillite noire avec une dette publique d’environ 158%.

·         Le système de la dette s'auto nourrit de catastrophes et de la spéculation sur les dettes (hedge funds ou fonds vautours). On recense aujourd'hui 11 500 hedge funds et 5 % de ces fonds sont à la table des négociations de lutte contre la dette en Grèce !

·         La dette grecque atteint 350 milliards d’euro à fin 2011.

Depuis 1977, la dette américaine est, elle, de 13 000 milliards de dollars le budget militaire américain de 16 000 milliards de dollars. Depuis 1999 les USA ont remboursé seulement 4000 milliards de dollars d'intérêts.

II/ Un contexte politique général confus

·         Dès les années 1830, les états prêteurs se sont remboursés peu ou prou sur tout ce que produisait la Grèce, elle n’a donc jamais pu organiser son budget et son état.

·         On entraînera le peuple grec dans un nationalisme fort, pour justifier les dépenses militaires payées par des emprunts étrangers mais aussi pour lui faire oublier l’absence d’administration du pays.

·         D’un côté, l’Exécutif fonctionnera sur l'illusion d'une richesse et les gouvernements se succèderont au gré de querelles politiques violentes.

·         De l’autre, le peuple fidèle aux habitudes prises depuis l’occupation ottomane gèrera son quotidien dans le cadre de son village ou en petits groupes.  L’administration ottomane n'était pas très impliquée dans la gestion directe des territoires ;  le chef du village, le pope où un représentant local faisait le lien avec l'administration centrale.

De 1827 à nos jours, entre guerre civile, dictatures et bouleversements mondiaux, la Grèce n'a pas pu construire son état, son unité nationale et son économie. Au-delà des rivalités politiques, structurellement les grecs n’ont pas appris à fonctionner ensemble. La Grèce a besoin de temps et d’un contexte plus favorable.

 

Vendredi Europe Express - Ballon d’oxygène surprise pour Madrid et Rome

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 La première ministre danoise Helle Thorning Schmidt, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et le président de la commission européenne Jose Manuel Barroso.
Image: Keystone
Sommet européen Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord surprise pour tenter d’aider l’Italie et l’Espagne à calmer les marchés, et injecter 150 milliards de francs pour relancer l’économie européenne.

Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu’ici à l’opposition de plusieurs pays, en particulier l’Allemagne.

A l’issue d’un sommet de la zone euro qui s’est achevé au petit matin vendredi, le président de l’UE Herman Van Rompuy a annoncé la mise en place d’ici la fin de l’année d’un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES.

Il s’agissait d’une demande forte de l’Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n’alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.

"Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques", a déclaré M. Van Rompuy lors d’une conférence de presse.

Mécanisme unique de supervision

Un mécanisme unique de supervision financière sera établi, dans lequel "la Banque centrale européenne jouera pleinement son rôle", a expliqué le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

La zone euro est également prête à faire un usage plus "souple" des fonds de secours afin de "rassurer les marchés et d’obtenir de la stabilité sur les obligations souveraines de ses membres", a ajouté M. Van Rompuy, une façon d’indiquer que le FESF et le MES pourraient acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés.

"A la demande de l’Italie a été introduit, après une longue discussion, un paragraphe (...) pour des mécanismes de stabilisation des marchés pour les Etats qui respectent les recommandations faites à leur pays ainsi que le pacte de stabilité", et qui peinent malgré tout à se financer sur les marchés en raison de taux prohibitifs, a déclaré le président du conseil italien Mario Monti.

"C’est le cas pour l’Italie en ce moment", a-t-il souligné, tout en assurant que Rome n’entendait pas faire appel à ces mécanismes pour l’instant. M. Monti n’a pas caché sa satisfaction, jugeant l’accord "très important pour l’avenir de l’Union européenne et de la zone euro".

Moment très difficile

Il a reconnu que les discussions avec ses partenaires européens avaient traversé "un moment très difficile". "Il y a eu un peu de tensions", mais "cela a été utile", a-t-il estimé. L’Allemagne notamment, s’était jusqu’ici farouchement opposée au type de mesures finalement adoptées.

Pour obtenir gain de cause, l’Italie et l’Espagne n’ont pas hésité à se lancer dans un bras de fer avec leurs partenaires: alors qu’un pacte de croissance européen d’un montant de 120 milliards d’euros était quasiment bouclé au niveau des 27 membres de l’Union européenne dans la soirée, les deux pays ont conditionné leur accord final à la mise en place de mesures de court terme pour leur venir en aide. Selon un diplomate, M. Van Rompuy s’est même emporté, surpris par la position des deux pays.

Pacte de croissance cher à Hollande

Ce pacte de croissance était cher au président français François Hollande, qui en avait fait un thème de campagne. De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel avait besoin que ce pacte soit signé croissance pour obtenir les voix de l’opposition SPD et verte vendredi lors du vote sur le pacte de discipline budgétaire au Bundestag.

Le pacte de croissance passe par une augmentation de la capacité de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 60 milliards, 55 autres milliards venant de la réaffectation de fonds structurels non utilisés, et 5 milliards de "project bonds" lancés "à l’été" pour financer des infrastructures de transport et d’énergie.

Au final, "en dépit de la difficulté du moment et des débats, nous avons été à même de donner aux marchés financiers un message", a estimé le président de l’eurogroupe, Jean-Claude Juncker. "Si nous donnons une explication cohérente, et conséquente, unie et forte des décisions que nous avons prises, je veux croire que les marchés seront rassurés", a-t-il ajouté.

Feuille de route

A plus long terme, M. Van Rompuy a annoncé que les dirigeants de la zone euro avaient donné leur feu vert à une feuille de route dans le but de renforcer l’union économique et monétaire. Ce renforcement s’appuierait sur "quatre piliers": un cadre financier, un cadre budgétaire, un cadre en matière de politique économique et un renforcement du contrôle démocratique. De premières propositions en ce sens seront présentées en octobre, a-t-il dit.

L’euro a nettement rebondi vendredi à Tokyo immédiatement après les annonces de la zone euro.

 

(Source : Quotidien suisse Le Matin).

vendredi, 22 juin 2012

Vendredi Europe Express - L'Union européenne salue le nouveau Gouvernement grec

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La Commission européenne a salué jeudi la formation du nouveau gouvernement grec et y voit un signe de la "détermination" d'Athènes à "honorer ses engagements" et à rester dans la zone euro. "Je salue chaleureusement l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement en Grèce", a déclaré dans un communiqué le président de la Commission José Manuel Barroso.

Se disant "particulièrement rassuré" par le "large soutien parlementaire" dont disposera le nouveau gouvernement dirigé par le conservateur grec Antonis Samaras, M. Barroso ajoute penser que "cela envoie un signal clair de la détermination de la Grèce à honorer ses engagements et à rester dans l'euro".

Le banquier Vassilis Rapanos, un vieux routier de la gestion économique grecque, proche des socialistes, a été nommé au poste crucial de ministre des Finances du nouveau gouvernement grec.

La Grèce a d'emblée fait savoir qu'elle entendait "réviser" le plan de rigueur, sans "risquer" la sortie de l'euro. "Dans les prochains jours, la troïka (qui rassemble les experts de l'UE, de la Banque centrale européenne et du FMI) va retourner à Athènes pour un échange de vues avec le nouveau gouvernement et commencer à évaluer ce qui a été fait, et ce qui a encore besoin d'être fait par rapport aux réformes essentielles prévues" en échange de l'aide des créanciers internationaux à la Grèce, a précisé M. Barroso.

Faute de majorité absolue pour la droite sortie en tête des législatives de dimanche, M. Samaras et ses partenaires, le socialiste Evangélos Vénizélos (Pasok) et Fotis Kouvelis, de la Gauche démocratique (Dimar), avaient convenu d'un gouvernement de coalition disposant du coup d'un large soutien parlementaire.

 

(Source : Le Figaro).

vendredi, 15 juin 2012

Vendredi Europe Express - Angela Merkel met en garde contre la "médiocrité" en Europe

A Merkel.jpgTrès attaquée, en particulier en France, pour sa défense à tous crins de la rigueur, la chancelière allemande, Angela Merkel, a réagi vivement [aujourd'hui] vendredi 15 juin. Elle a déploré un "manque de confiance" entre dirigeants de la zone euro et mis en garde contre la "médiocrité".

 

Selon la chancelière, ce "manque de confiance entre les acteurs" de la zone euro, ne peut être résolu qu'en s'attaquant "aux racines de la crise", à savoir "l'endettement et les écarts de compétitivité". "Il y a un faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire. C'est n'importe quoi", a-t-elle tempêté. "Et la médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" en zone euro, s'est emportée Mme Merkel, très applaudie.

 Mentionnant le prochain sommet du G20 au Mexique, elle a martelé, comme elle l'avait déjà fait la veille, que l'Allemagne "ne se laissera[it] pas convaincre par des solutions rapides comme les euro-obligations" ou l'introduction d'un fonds commun de garanties bancaires en Europe.

 

LE FUTUR DE L'EUROPE "SE DÉCIDE DANS CES PROCHAINS MOIS"


"Il n'y aura pas de bonne union économique et monétaire sans union politique", synonyme d'abandon de souveraineté, a-t-elle par ailleurs affirmé. Elle a rappelé qu'elle plaidait pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone euro, permettant à la Cour européenne "d'invalider" des budgets nationaux déséquilibrés, "mais cela ne [plaît] pas à certains Etats". Le futur de l'Europe "se décide dans ces prochains mois, cette année".

Au passage, elle a égratigné la France, appelant à observer "l'évolution du coût du travail en France et en Allemagne", une manière de louer les efforts de réforme faits par l'Allemagne, et l'avantage de cette dernière en termes de compétitivité.

 

(Source : Le Monde).

vendredi, 08 juin 2012

Vendredi Europe Express - La Commission européenne tacle le nouveau président serbe: un génocide a bien eu lieu à Srebrenica

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tomislav-nikolic.jpgUn "génocide" a bien eu lieu à Srebrenica en Bosnie en 1995, a rappelé lundi la Commission européenne, en dénonçant les tentatives de "réécriture de l'Histoire" après des propos du nouveau président serbe, Tomislav Nikolic.

"L'UE rejette fermement toute intention de réécrire l'Histoire. Le massacre de Srebrenica était un génocide, comme l'ont confirmé à la fois le TPIY (Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie) et la CIJ (Cour internationale de Justice)", a affirmé une porte-parole de la Commission après des déclarations du président serbe Tomislav Nikolic niant l'existence d'un génocide dans cette ville.

"Les atrocités de Srebrenica en juillet 1995 ont été un crime contre l'humanité toute entière. Nous ne devons jamais oublier et cela ne devrait jamais pouvoir se reproduire", a insisté la porte-parole au cours d'un point de presse de la Commission à Bruxelles.

"Les dirigeants politiques des Balkans occidentaux doivent en permanence prouver leur adhésion à l'esprit de coopération et de réconciliation dans la région. Comme partout ailleurs en Europe, les politiciens responsables sont tenus d'utiliser une rhétorique responsable, claire et sans équivoque", avait déjà dit vendredi la porte-parole de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.

"Il n'y a pas eu de génocide à Srebrenica", a déclaré le nouveau président serbe, Tomislav Nikolic, un nationaliste populiste qui a prêté serment jeudi, dans une interview à la télévision monténégrine diffusée sur son site web vendredi.

"Un grand crime s'est produit à Srebrenica, commis par des Serbes (...) il faut les trouver, les juger et les punir", a-t-il néanmoins ajouté.

En juillet 1995, vers la fin du conflit intercommunautaire en Bosnie (1992-95), les forces serbes de Bosnie ont massacré environ 8.000 musulmans à Srebrenica, tuerie qualifiée de génocide par la justice internationale.

 

(Source : RTBF).

vendredi, 01 juin 2012

Vendredi Europe Express - Qu'est-ce que le pacte budgétaire européen ?

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Selon son titre officiel, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire compte seulement 16 articles. Il a été signé le 2 mars à Bruxelles par les dirigeants de l’Union européenne, Royaume-Uni et République Tchèque exceptés. Cet accord intergouvernemental, conclu en dehors du cadre européen, est en cours de ratification.

 

« Règle d’or » budgétaire

Les États s’engagent à avoir des budgets équilibrés ou en excédent sur un cycle économique, soit un déficit structurel (hors éléments exceptionnels et service de la dette) représentant au plus 0,5 % du produit intérieur brut (PIB). Ceux dont la dette est « nettement en dessous de 60 % du PIB » auront droit à un déficit structurel toléré de 1 %.

Cette « règle d’équilibre » doit être transposée « de préférence » dans la Constitution d

e chaque État. À défaut, un texte de loi suffit si sa valeur juridique garantit qu’il ne sera pas perpétuellement remis en cause.

La Cour européenne de justice vérifiera la mise en place de la règle d’or budgétaire. Elle pourra infliger une amende allant jusqu’à 0,1 % du PIB au pays retardataire.

Sanctions quasi-automatiques contre les déficits excessifs

La limite tolérée pour les déficits budgétaires annuels reste fixée à 3 % du PIB. Mais désormais un gouvernement qui violera ce seuil sera plus facilement exposé à des sanctions puisqu’elles seront automatiques sauf si les États membres de la zone euro décident de s’y opposer à une majorité qualifiée. Cette automaticité n’est pas déclenchée en cas d’endettement public excessif (addition des déficits budgétaires annuels).

Gouvernance économique

Il est prévu qu’au moins deux sommets des seuls chefs d’États et de gouvernement formant l’union monétaire (actuellement 17) se tiennent par an. Tous les pays signataires du pacte – y compris ceux qui n’utilisent pas encore l’euro – seront toutefois invités « au moins  » une fois par an lorsque des sujets les concernant seront abordés.

Solidarité et responsabilité

À partir du 1er  mars 2013, les pays de la zone euro devront avoir ratifié le pacte budgétaire pour pouvoir bénéficier du Mécanisme européen de stabilité (MES), établi par un traité distinct, lequel entrera en vigueur le 1er  juillet prochain et sera doté d’une capacité de prêt de 500 milliards d’euros.

 

(Source : La Croix).