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vendredi, 06 décembre 2013

Hommage à Nelson Mandela

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Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

mercredi, 23 octobre 2013

Aung San Suu Kyi était hier à Strasbourg pour recevoir son Prix Sakharov...1990 !

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Aung San Suu Kyi, symbole du combat pour la démocratie en Birmanie, a reçu mardi à Strasbourg le prix Sakharov que leParlement européen lui avait décerné il y a 23 ans, en 1990. L'opposante à la junte militaire, qui est âgée de 68 ans, aura passé quinze années en détention, entre 1989 et 2010, avant d'être libérée puis de se faire élire députée. Les eurodéputés ont réservé une longue ovation à "la femme avec une fleur dans les cheveux", selon les mots du président du Parlement Martin Schulz, et au symbole qu'elle représente. "Vingt-trois ans se sont écoulés. Vingt-trois ans de souffrance, vingt-trois ans d'oppression, vingt-trois années de moments où, comme vous l'avez dit, vous n'aviez plus l'impression de faire partie du monde réel", a-t-il ajouté.

Vêtue d'une robe jaune barrée d'une longue écharpe verte, deux des couleurs du drapeau birman, une fleur jaune dans les cheveux, celle qui fut aussi lauréate du prix Nobel de la paix en 1991 a remercié le Parlement pour son soutien. Elle a aussi évoqué ce qu'avait représenté pour elle le prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit". "La liberté de penser, c'est d'abord la liberté de poser des questions, or pendant longtemps, le peuple birman a été privé de ce droit. Beaucoup de jeunes ne savent même plus comment poser des questions", a-t-elle souligné.

"Il faudra consacrer encore beaucoup d'efforts pour que notre loi fondamentale permette une véritable liberté de conscience", a-t-elle ajouté en rappelant que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, demandait une réforme constitutionnelle. Cette réforme constitutionnelle sera aussi nécessaire si Aung San Suu Kyi veut accéder à la présidence de la République, à l'occasion des élections générales prévues dans deux ans. Alors que son parti est aujourd'hui favori dans les sondages, l'opposante, parce que veuve d'un citoyen britannique et mère de deux enfants britanniques, ne peut aujourd'hui prétendre à diriger le pays.

(Source : Le Point).

vendredi, 11 octobre 2013

Le Prix Nobel de la Paix à l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC)

quiz_1509_7973_q_image_large.jpgPour lire l'article sur le site francophone du Huffington Post, CLIQUEZ ICI.

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mercredi, 14 août 2013

Libérez Didier et Edouard !

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lundi, 15 juillet 2013

14-Juillet : les troupes africaines à l'honneur sur les Champs-Elysées

drapeau-france-europe.jpgPour lire l'article sur le site du quotidien Le Monde, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 03 juillet 2013

Ecoutes par la NSA : L’UE doit enfin devenir une cyberpuissance dans le monde numérique

Vidéo_Catherine-Morin-Desailly240x270.jpgPour lire le communiqué de la Sénatrice UDI-NC Catherine Morin-Desailly : CLIQUEZ ICI.

mardi, 23 avril 2013

Intervention d'Hervé Morin à l'Assemblée Nationale sur la situation au Mali

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Intervention d’Hervé MORIN

Dans le cadre de la Déclaration du Gouvernement sur l'autorisation

de la prolongation de l'intervention des forces françaises au Mali

Assemblée nationale

Lundi 22 avril 2013

Seul le prononcé fait foi

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier Ministre,

Mes chers collègues,

 

Le Président de la République a décidé le 11 janvier dernier de répondre à l’appel au secours des autorités maliennes en engageant nos troupes sur le continent africain. Nous avons ici même le 16 janvier 2013 approuvé sa décision et nous n’avons pas changé d’avis. Voilà pourquoi nous approuverons le maintien du déploiement français.

Comme disent les Américains, «  the job has been done ». Oui, le travail a été fait, et il a même été bien fait par l’armée française. Notre armée a une fois de plus démontré l’étendue de son savoir-faire et je ne parle pas seulement du militaire stricto sensu mais aussi de sa capacité à fédérer respectueusement  les troupes africaines alliées, à gérer  les populations civiles, à éviter les dommages collatéraux, en définitive en réussissant à ne pas apparaître en quelques semaines comme une armée d’occupation au service d’une politique néocoloniale.

Permettez aussi à l’ancien ministre de la Défense d’avoir une pensée particulière pour les soldats qui ont combattu au Mali et y ont perdu la vie, je pense au  Chef de bataillon Damien Boiteux, à l’Adjudant Harold Vormezeele, au Caporal-chef Cédric Charenton, au Maréchal des Logis Wilfried Pingaud, au Caporal-chef Alexandre Van Dooren. Nous saluons leurs mémoires et pensons à leurs familles.

L’essentiel militaire a donc été fait au Mali. Bamako ne sera pas un faubourg de Kaboul et Tombouctou ne l’est plus depuis sa libération. Je continue néanmoins à regretter que nous soyons intervenus seuls et je continue à penser que la faiblesse de notre action diplomatique à la suite du discours de François Hollande à la tribune des Nations unies y est pour beaucoup. Nous n’avons pas fait de la question malienne une priorité diplomatique et nous l’avons payé en janvier. C’est maintenant de l’histoire ancienne, mais je crois qu’il était bon de le rappeler afin d’en tirer des leçons pour le futur.

La bataille pour l’intégrité du Mali est gagnée ou quasi ; mais la guerre, elle, n’est pas terminée, et ceux qui voudraient nous faire croire à un retrait massif et rapide des troupes françaises nous racontent une fois de plus des histoires et se prennent pour des griots africains au pied de leur palmier-dattier.

D’abord parce que les forces africaines de la Misma ne sont pas prêtes à prendre le relais, si tant est qu’elles le soient un jour. Il y a des questions de formation, de logistique, de nombre mais aussi des questions politiques ; l’engagement, pour quelques Etats faibles voisins de la zone, représente un danger pour eux-mêmes en cas d’investissement militaire trop marqué. On voit d’ailleurs avec la Centrafrique l’extrême fragilité de toute cette grande zone où l’on additionne plutôt les maillons faibles que les noyaux durs.

Dans mon intervention de janvier ici même je disais : « nous devons être en soutien à une opération africaine et non l’inverse ». Et bien clairement, ce qui s’est passé depuis 4 mois nous montre – ce que nous savions d’ailleurs – qu’à l’exception du Tchad, du Sénégal et du Nigeria, il n’existe pas de pays capable de mener une opération militaire structurée car tout simplement leur armée n’existe pas ou presque.

Qui d’autre pourrait donc prendre le relais de l’armée française ?

Les Américains ? Ils ont fait ce qu’il fallait pour nous aider, mais d’une part ils n’ont pas envie de porter sans arrêt l’uniforme de gendarme du monde, et d’autre part leurs priorités sont ailleurs et notamment dans la zone Pacifique.

L’Europe ? Elle a montré une fois de plus son incapacité à avoir un rôle militaire et donc politique.

A quoi bon d’ailleurs continuer à construire des forces européennes diverses et variées et de les annoncer à grand renfort de communication pour in fine ne jamais s’en servir .

L’Otan ? Ce n’est ni son rôle ni son théâtre d’action.

L’ONU ? Elle sera présente pour occuper le terrain mais pas pour faire le coup de feu. Nos forces seront donc nécessaires pour être la force de réaction rapide des troupes de l’ONU et de la Misma, un peu à l’identique de la situation que nous avions connue en Côte d’Ivoire avec la Licorne et l’ONUCI.

Non clairement il n’y a personne à qui passer la main ;  il faut voir la réalité en face. Le seul élan est français, et il le restera, et donc nous serons là aussi longtemps que le Mali ne sera pas capable d’assurer par lui-même sa sécurité. Pour tous ceux qui ont oublié, nous sommes arrivés au Tchad en 1984, et nous y sommes toujours.

La priorité, si un jour nous voulons réduire notre engagement doit donc être à la reconstruction de l’Etat malien, car comme toujours il y a les succès militaires mais il n’y a de victoire pérenne que politique. Et rappelons-le, si les djihadistes sont intervenus au Mali ce n’est pas par hasard, c’est parce qu’ils avaient en face d’eux un Etat failli avec un Président sans légitimité, un Etat à l’abandon sous le contrôle d’un capitaine putschiste. Cette reconstruction passe par le dialogue et notamment le dialogue entre l’Etat central et les Touaregs – Touaregs qui nous ont apporté leur concours durant les premières semaines d’intervention.

Rien ne serait pire qu’ils se sentent roulés dans la farine en étant les grands absents du processus de reconstruction démocratique,

Cette tâche politique sera aussi compliquée sinon plus que notre mission militaire parce qu’évidemment nous ne pouvons rien faire qui apparaisse comme une résurgence de colonialisme ou de tutelle. Et en même temps, nous devons avoir l’assurance que le Mali puisse redevenir un Etat démocratique, qu’il retrouve une croissance économique durable, qu’il ne soit plus le paradis des terroristes et des narco trafiquants.

Du point de vue économique avec 80% de la population sous le seuil de pauvreté, la politique d’aide au développement de l’Europe doit faire du Mali et de la région la priorité des priorités : si les Européens n’ont pas été là malheureusement dans la phase militaire, qu’ils soient au moins là pour la reconstruction économique du pays, et beaucoup plus qu’avec quelques formateurs et quelques millions d’Euros. Il faut un plan d’aide massif, c’est pourquoi j’appelle, au nom de l’UDI, à une vaste conférence européenne, voire internationale à Paris, pour la reconstruction du Mali.

Si nous ne faisons pas cela l’histoire se répètera. Le terrorisme repousse comme du chiendent quels que soient les coups mortels qui ont été portés à quelques centaines de djihadistes. Ne nous leurrons pas, la mort supposée des chefs terroristes est un non sujet car ces groupes se moquent des frontières et évoluent sur la totalité de l’arc sahélien. Ils se font et se défont, se recomposent à l’infini et se retrouvent des chefs à chaque fois que l’un d’eux disparaît.

Enfin, je voudrais pour terminer vous dire que ce qui s’est passé au Mali, et l’engagement à venir qui nous est demandé, pose évidemment la question du budget de notre défense.

Nous connaissons nos faiblesses en transports, en drones, en renseignements, en ravitaillement. Tout seuls, sans les Américains, sans une Europe de la défense, nous ne pouvons plus grand-chose.

La restructuration militaire à venir ne saurait s’accompagner d’une purge budgétaire. Elle devra aussi tenir compte de ce que les expériences présentes ou récentes nous ont enseigné : le caractère stratégique de nos forces pré-positionnées, l’importance de l’aéromobilité et plus largement du conventionnel.

Il y aura des arbitrages vitaux dans les mois qui viennent si tout simplement nous voulons encore exister comme puissance, et éviter que notre siège à l’ONU ne devienne plus que le simple témoignage d’un passé glorieux.

Je vous remercie.

dimanche, 07 avril 2013

Pour un Tibet Libre !

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J'ai participé vendredi soir au Temps Tibet organisé par l'association Aide et Espoir pour le Monde Tibétain, à Amiens (Espace Dewailly). Continuons le combat pour un Tibet Libre !

vendredi, 29 mars 2013

Intervention du Président François Hollande sur France 2 hier soir : le nuage de ses mots

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Historique

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INSTITUTIONS

Pour la première fois dans l'histoire, un pape en exercice, François, rencontre son prédécesseur, Benoît XVI. Le Vatican a fait savoir qu'il n'y aurait aucun compte-rendu de la réunion.

Dix jours après son élection, le pape François est arrivé samedi à la mi-journée, comme il l'avait annoncé dès le 13 mars, en hélicoptère à Castel Gandolfo, la résidence d'été des souverains pontifes. Il n'y va pas en villégiature. Mais en visite : il y rencontre son prédécesseur. Le désormais pape émérite Benoît XVI y vit en effet depuis le 28 février au soir, en attendant de pouvoir emménager dans un monastère installé à l'intérieur même du Vatican.
 
Cette rencontre entre le pape en exercice et son prédécesseur est évidemment une première dans l'histoire de l'Eglise catholique. En dépit de l'extrême curiosité qu'elle suscite dans les médias et chez les fidèles, le Vatican a prévu une communication minimale. Ce que se diront le pape émérite de 85 ans et son cadet de neuf ans de moins restera secret. Tout juste sait-on que François arrivera à 12h15, heure locale (même heure à Paris). L'heure du départ n'est pas fixée, signe que les deux hommes veulent se donner du temps.
 
Quoi qu'il en soit, les sujets de conversation ne manqueront pas : la "nouvelle évangélisation", les persécutions contre les chrétiens, la réforme de la Curie, les contestations, les scandales d'argent et de sexe, notamment le terrible scandale des abus sexuels sur des enfants, ou encore les fuites du "Vatileaks". Selon la presse italienne, Benoît XVI aurait rédigé un memorandum de 300 pages à l'intention de son successeur.

 

(Source : TF1 News).

14:22 Publié dans Europe, Monde | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 22 mars 2013

Journée mondiale de l'eau

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mardi, 12 février 2013

Le Pape Benoît XVI met fin à son pontificat

En tant qu'élue de la République, je n'ai pas à m'exprimer sur la vie des religions et je veux donc simplement dire que je respecte la décision du Pape Benoît XVI. Celle-ci démontre que, dans une société mondialisée en mutation profonde, c'est de nouvelles formes de gouvernance dont nous avons besoin. Par son geste plein d'humanité, le Pape a sans doute permis à l'Eglise de dire au monde que nous avons besoin d'hommes et de femmes de bonne volonté ayant à coeur d'agir pour le Bien commun et de s'arrêter pour transmettre le flambeau à d'autres lorsque leurs forces s'estompent. Et ainsi mieux continuer l'action dans la réflexion....

09:30 Publié dans Europe, Monde | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 27 janvier 2013

Florence Cassez enfin libre et en France !

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La libération de la Nordiste Florence Cassez, qui a travaillé quelques années à Amiens, a constitué la bonne nouvelle de la semaine. Le cas de Florence Cassez revenait souvent dans les débats lorsque je siégeais au Parlement européen.

jeudi, 20 décembre 2012

Hommage à Maurice Herzog

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Pour lire l'article du quotidien Le Monde, CLIQUEZ ICI.

jeudi, 13 décembre 2012

Remise du Prix Sakharov 2012 au Parlement européen : deux chaises malheureusement vides...

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Pour lire l'article de touteleurope.eu, CLIQUEZ ICI.

samedi, 01 décembre 2012

Journée mondiale de lutte contre le sida

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vendredi, 21 septembre 2012

Vendredi Europe Express : Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer

arton12119-dac0e.pngDe nombreuses manifestations sont organisées à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer aujourd'hui 21 septembre 2012 en France et dans le monde.

Le comité de suivi de la lutte contre la maladie d’Alzheimer se tiendra aujourd'hui 21 septembre 2012 à l’hôtel de Marigny, en présence de Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et de Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, en charge des personnes âgées et de l’autonomie.
Il sera clôturé par le président de la République.

 

(Source : sante.gouv.fr).

mardi, 17 juillet 2012

Oscar Pistorius, premier athlète handisport qualifié aux Jeux Olympiques

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L'athlète handisport Oscar Pistorius a été sélectionné par l'Afrique du Sud pour participer au 400m et au relais 4x400m des Jeux olympiques de Londres.

Pistorius devient ainsi le premier athlète amputé de deux membres à participer aux épreuves d'athlétisme d'un rendez-vous olympique.

Le Sud-Africain, qui est amputé des deux tibias et court sur des lames en fibre de carbone, avait participé l'an dernier aux championnats du monde d'athlétisme de Daegu, en Corée du Sud, où il avait atteint les demi-finales du 400m.

"(Pistorius) va désormais disputer ses premiers Jeux olympiques", dit le Comité olympique sud-africain dans un communiqué.

"Aujourd'hui, c'est vraiment l'un des plus beaux jours de ma vie ! Je serai à Londres 2012", a posté l'athlète, 25 ans, sur son compte Twitter.

Sa présence dans l'équipe de relais signifie que Pistorius peut participer également à l'épreuve individuelle sur la distance, a expliqué un membre du comité olympique sud-africain.

"Etre sélectionné pour représenter l'Afrique du Sud (...) sur le 400m individuel et le relais 4x400m constitue un véritable honneur. Je suis si heureux de voir que des années de dur travail, de détermination et de sacrifice ont abouti à quelque chose", a ensuite déclaré l'athlète dans un communiqué.

 

(Sources : Reuters et Yahoo! Sports - 4 juillet 2012).

8 otages français demeurent actuellement retenus dans le Monde. Ne les oublions pas...

medium_bougie_espoir.jpgPour consulter la liste des otages, CLIQUEZ ICI.

(Source : Otages du Monde).

lundi, 16 juillet 2012

Libye : les libéraux de l'AFN arriveraient en tête face aux islamistes

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Selon les derniers résultats des élections législatives en Libye, l'Alliance des forces nationales (AFN, libéral) arrive en tête face aux islamistes. Huit mois après la fin du conflit armé qui a entraîné la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi, quelque 2,8 millions d'électeurs étaient appelés à choisir les 200 membres du "Congrès national général", samedi dernier. Malgré une concurrence rude des islamistes dans une société ultra-conservatrice, l'Alliance des forces nationales (AFN) est en passe de remporter face aux islamistes les élections en Libye. Son leader, Mahmoud Jibril (photo ci-dessus), dit vouloir oeuvrer pour un "Etat civil".

(Source : L'Express).

21:00 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 15 juillet 2012

L'otage français libéré au Yemen, bonne nouvelle du 14 juillet

Drapeaux FE.jpgSain et sauf. Le 21 avril dernier, Benjamin Malbrancke avait été capturé à une trentaine de kilomètres de la ville yéménite d'Hodeida, sur la mer Rouge, alors qu'il se rendait dans un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge vers un aérodrome. Il était avec deux chauffeurs yéménites qui ont été libérés peu après par les ravisseurs. Vendredi, il a été libéré, a annoncé samedi l’organisme. «Il a été remis vendredi à des représentants du CICR par Ansar al Charia (ndlr, un groupe islamiste lié à Al Qaïda)», a précisé Hicham Hassan, porte-parole du CICR à Genève. «Nous ignorons qui étaient ses ravisseurs», a-t-il ajouté. (Source : Paris Match).

jeudi, 12 juillet 2012

Les mines du Nord-Pas-de-Calais inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO

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PARIS (Reuters) - Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais a été inscrit le samedi 30 juin sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, ont annoncé l'association BMU qui a porté la candidature et l'Unesco.

Le bassin minier, ajouté à l'unanimité sur cette liste par le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco qui se réunissait à Saint-Pétersbourg (Russie), figurera dans la catégorie "paysage culturel évolutif vivant", a précisé l'association Bassin minier uni (BMU).

"Le site témoigne de la recherche d'un modèle de ville pour les travailleurs du milieu du 19e siècle jusqu'aux années 1960, et illustre une période importante dans l'histoire de l'Europe industrielle", écrit l'Unesco sur son site internet.

Jean-François Caron, président de BMU, s'est dit "ému" de cette décision qui "élève au rang d'exceptionnelle et d'universelle la vie ordinaire de milliers de mineurs", estime-t-il.

La nouvelle ministre du Logement, l'écologiste Cécile Duflot, a également salué cette inscription. "Belle idée, magnifique succès!", a-t-elle ainsi écrit sur Twitter.

Avec le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la France compte désormais 38 sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco, une organisation dont le siège est à Paris.

La liste du Patrimoine mondial comporte 951 biens.

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 (Source : Le Nouvel Observateur).

mercredi, 11 juillet 2012

Pour "Femmes au Centre", la FIFA fait le mauvais choix !

logo_femmes_au_centre.jpgL'International Football Association Board (IFAB), organe garantissant le respect des règles du football, a décidé jeudi 5 juillet à l'unanimité d'autoriser le port du voile pour les joueuses. Cette décision fait suite à la demande de la Confédération asiatique et du Prince Ali Ben al Hussein de Jordanie, un des six vice-présidents de la Fédération Internationale de Football (FIFA).

Sophie Auconie, Présidente de Femmes au Centre s’est déclarée « choquée que les instances internationales aient cédé aux pressions en prenant une décision profondément contraire aux Droits des femmes et aux valeurs sportives». Elle précise d’ailleurs que le Règlement de la FIFA (loi 4) dispose que « l’équipement de base obligatoire ne doit présenter aucune inscription politique, religieuse ou personnelle ».

Présidente de l’Intergroupe informel « les Amis du Sport » au Parlement européen et membre de la Conférence Nationale du Sport (CNS) au nom des députés européens français, la Députée européenne demande aux instances internationales du football d’annuler cette décision portant atteinte aux valeurs universelles et à l’égalité entre les sexes. Elle s’adresse également à la Ministre des Sports, Valérie Fourneyron, qui « doit se positionner contre le port du voile pendant les évènements sportifs pour des raisons évidentes de respect du principe de laïcité de notre République ».

Sophie Auconie conclut en rappelant que « le sport doit rester synonyme d’insertion et ne doit donc laisser transparaitre aucune différence visible sur le terrain qu’elle soit politique ou religieuse.»

mardi, 10 juillet 2012

Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande

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François Hollande et Angela Merkel ont célèbré, dimanche 8 juillet à Reims, les 50 ans de la réconciliation franco-allemande, scellée dans la cathédrale de cette ville le 8 juillet 1962 par le général de Gaulle et le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer. Ce moment hautement symbolique - à l'heure où l'Europe est en proie à une grave crise qui atteint le couple franco-allemand -, doit être "l'occasion de réaffirmer la force de l'amitié franco-allemande et de commémorer un événement qui a marqué la mémoire collective de nos deux peuples et de l'Europe", a affirmé l'Elysée.

La rencontre a été assombrie par la découverte samedi de la profanation d'une cinquantaine de tombes de soldats allemands de 14-18 dans un cimetière militaire des Ardennes, un acte qui a suscité l'indignation de la classe politique et auquel François Hollande a souhaité réagir. "Aucune force obscure, et encore moins la bêtise (...), ne pourra altérer le mouvement profond de l'amitié franco-allemande", a-t-il déclaré aux côtés de la chancelière allemande. "Notre amitié inspire l'Europe. Nous ne voulons pas donner la leçon. Nous entendons tout simplement montrer l'exemple", a aussi dit M. Hollande. 

Cette cérémonie survient aussi et surtout après les turbulences du sommet européen de Bruxelles des 28 et 29 juin. François Hollande y a démontré sa volonté de sortir du traditionnel tête-à-tête franco-allemand, en appuyant les revendications de l'Italie et de l'Espagne face à la chancelière Angela Merkel. Samedi, le président français a confirmé cette option en affirmant, dans un entretien au quotidien champenois L'Union, que la relation franco-allemande ne devait pas être "un directoire" retirant tout pouvoir de décision aux autres partenaires européens.

"L'UNE DES AMITIÉS LES PLUS IMPORTANTES"

Le président français a accueilli la chancelière allemande sous une pluie intermittente à une centaine de mètres de la cathédrale, vers laquelle ils se sont dirigés ensemble à pied sous les applaudissements de quelques centaines de personnes. Ils ont ensuite pris la parole sur le parvis de la cathédrale de Reims. 

La chancelière allemande a loué "la relation incontournable" entre la France et l'Allemagne, soulignant qu'elle n'est "pas exclusive" et que chacun peut "s'y associer". L'Europe confrontée à la crise traverse "aujourd'hui une grande épreuve. Nous devons parachever au niveau politique l'union économique et monétaire, c'est un travail d'Hercule mais l'Europe en est capable. (...) Notre chance, c'est d'être unis", a-t-elle assuré. "Es lebe die Deutsche Franzosiche Freundschaft", a conclu la chancelière allemande, reprenant ensuite en français le "Vive l'amitié franco-allemande", lancé par le général de Gaulle lors d'une visite d'Etat en Allemagne en 1962.

Occupée par les Prussiens en 1870, dévastée par les bombardements de 14-18, lieu de reddition des nazis en 1945, la ville de Reims avait été choisie par le général de Gaulle pour sceller la réconciliation franco-allemande, en y accueillant, le 8 juillet 1962, le premier chancelier fédéral de l'après-guerre Konrad Adenauer. Il y a 50 ans, les deux hommes d'Etat "ont osé prendre un nouveau départ, un nouveau départ extraordinaire qui a conduit au niveau international à l'une des amitiés les plus importantes, l'amitité franco-allemande", a dit samedi Mme Merkel dans son message vidéo hebdomadaire sur son site internet.

50 ANS DU TRAITÉ DE L'ELYSÉE

Cette journée initie une série de manifestations organisées pour les 50 ans de la signature du traité de l'Elysée, le 22 janvier 1963, entre le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer. Un texte qui fixait les objectifs d'une coopération bilatérale et marquait la réconciliation entre la France et l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.

"Entre la France et ce peuple allemand, nous voulons qu'il n'y ait désormais, demain, que de la compréhension et de l'amitié", avait déclaré De Gaulle en juin 1962 à Pontarlier (Doubs) en annonçant la visite officielle d'Adenauer en France, quatre ans après leur première rencontre privée dans la maison du général à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne).

Le dimanche 8 juillet 1962, les deux hommes d'Etat se retrouvaient à Mourmelon (Marne) où pour la première fois des troupes françaises et allemandes défilèrent ensemble, avant de se rendre dans la même voiture à la cathédrale de Reims où l'archevêque François Marty célébra la "messe pour la paix"

 

(Source : Le Monde).

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dimanche, 08 juillet 2012

Paris félicite le peuple libyen pour sa "forte mobilisation" aux élections

fin-du-vote-en-libye-big.JPGLa France a salué dimanche "le bon déroulement général" des élections en Libye, félicitant le peuple libyen "pour sa forte mobilisation" au scrutin, huit mois après la fin du conflit armé qui a provoqué la chute et la mort de Mouammar Kadhafi. "Huit mois après la chute du régime de Kadhafi, la France salue le bon déroulement général des élections en Libye, en dépit de quelques incidents", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bertrand Valero. "Nous félicitons le peuple libyen pour sa forte mobilisation. Elle témoigne de sa volonté à contribuer à la réussite de la transition et à tourner la page des années de dictature pour construire, aujourd'hui, un Etat de droit", a-t-il ajouté dans un communiqué.

 

(Source : TF1 News).

16:38 Publié dans France, Monde | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 06 juillet 2012

Cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a lancé mercredi soir une année entière de festivités, sans la France qui n'était pas conviée, mais avec un spectacle historique et des feux d'artifice dans tout le pays.


(Source : Le Figaro).

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dimanche, 01 juillet 2012

Egypte : "Tout le monde peut être inquiet : les hommes et les femmes"

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L’Egypte a élu dimanche dernier son président, le premier depuis l’ère post-Moubarak. Le nouveau dirigeant, Mohamed Morsi, 60 ans est issu des Frères musulmans. De quoi inquiéter bon nombre de féministes et d’Egyptiennes qui redoutent des dérives islamistes. Ces craintes sont-elles justifiées ? Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, se veut prudente face à une réalité complexe. Interview.

ELLE.fr : L’élection de Mohamed Morsi fragilise-t-elle les droits des femmes ?
Agnès Levallois : L’arrivée d’un responsable des Frères musulmans à la tête de l’Egypte inquiète une partie des femmes. Elles craignent que l’aspect très conservateur de ce mouvement pèse sur leurs droits. Il faut rappeler que l’Egypte est une société très conservatrice. Sous Moubarak, quelques mesures en faveur des femmes avaient été prises notamment sous l’impulsion de son épouse, Suzanne, qui avait créé le Conseil national de la femme en 2000. Mais aujourd’hui, ces acquis sont associés à l’ancien régime. Dans une volonté de rupture avec l’époque du raïs, certains peuvent avoir la tentation de revenir sur certains de ces droits, au détriment des femmes.

ELLE.fr : Le soir de sa victoire, Mohamed Morsi a promis d’être le président de « tous les Egyptiens ». Est-ce un signe envoyé aux femmes ?
Agnès Levallois : Oui, aux femmes et aux coptes (NDLR : les chrétiens d’Egypte). Il a pris le soin de leur adresser un message car il est conscient des inquiétudes de ces communautés. Le problème, souligné par certains observateurs, est qu’il peut tenir un double langage. Il peut toujours dire une chose pour rassurer puis faire le contraire. Seuls les mois à venir permettront de le voir.

ELLE.fr : Peut-on le croire quand il affirme, début juin, qu’il n’entend pas modifier les lois existantes qui protègent les droits des femmes, « qu’il s’agisse de l’âge légal du mariage, de la khola (NDLR, divorce sans l’accord du mari) ou de l’excision » ?
Agnès Levallois : Il faut lui accorder le bénéfice du doute. Attachons-nous à cette déclaration sans exclure le fait qu’il puisse donner des gages aux Salafistes plus tard. Un bras de fer entre le président et l’armée va en effet s’engager. Le président Morsi va donc peut-être devoir composer avec les Salafistes pour avoir une assise plus large. Dans ce cas, il pourrait, par exemple, leur concéder une modification des lois existantes, ce qui constituerait un retour en arrière. Il est trop tôt pour savoir ce qui va se passer, de quelle marge de manœuvre il va disposer. Il faudra juger les droits des femmes à l’aune des rapports de force politique. Avec qui Morsi va-t-il gouverner ? Est-ce que ses alliances vont faire bouger ses positions vis-à-vis des femmes ?

ELLE.fr : N’envoie-t-il pas avant tout des gages à l’étranger, aux pays occidentaux ?
Agnès Levallois : En partie. Il sait qu’il est attendu au tournant. Il est aussi conscient que l’une des ressources essentielles de l’Egypte est le tourisme. S’il fait des déclarations radicales ou très conservatrices sur les femmes, cela aura des conséquences sur les chiffres du tourisme. Donc ses messages sont destinés aux Egyptiennes mais aussi à l’étranger.

ELLE.fr : Quel rôle les femmes vont-elles jouer dans cette nouvelle Egypte ?
Agnès Levallois : Il faut être très prudent et vigilant, ce n’est qu’à l’épreuve de la réalité qu’elles vont voir si elles peuvent jouer un vrai rôle. Le cadre théologique de la confrérie des Frères musulmans est très conservateur, la femme doit plutôt rester à la maison à s’occuper des enfants. Mais beaucoup d’associations féministes sont très actives en Egypte. Est-ce qu’elles vont continuer à se mobiliser ? Je le pense. Surtout si elles craignent que les vieux démons reviennent sur le devant de la scène. C’est évident que ce risque existe.
Mais la réalité est plus complexe. Je sais que beaucoup de sœurs ont rejoint la confrérie estimant que leurs intérêts ne seraient pas moins bien défendus si ce n’est mieux par les Frères musulmans. Pour nous Occidentaux, ça peut être choquant. Mais dans cette société égyptienne malade dans son rapport femmes-hommes, pour certaines d’entre elles, les Frères musulmans représentent une possibilité de changement. Elles ont envie d’y participer et d’y croire. Il faudrait suivre dans quelques semaines comment la situation politique va évoluer. La question des femmes est essentielle mais on ne peut pas l’exclure du champ politique. Tout le monde peut être inquiet aujourd’hui, les Egyptiens comme les Egyptiennes. On est dans une période post-Révolution avec ce que ça implique en termes d’incertitude.

 

(Source : Elle).

jeudi, 28 juin 2012

Historique : Aung San Suu Kyi était hier au micro de France Inter


Aung San Suu Kyi a enfin reçu le Prix Nobel de la Paix qui lui avait été décerné en 1991 alors qu’elle était en résidence surveillée. En tournée historique en Europe, l’opposante birmane accorde en exclusivité radio un entretien exceptionnel à France Inter dans le 7/9 (8h20 - 27 juin 2012).

mardi, 03 avril 2012

Elue députée, Aung San Suu Kyi entre dans l'Histoire

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L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a été élue députée de la chambre basse du parlement birman, selon les médias d'Etat, au terme d'élections partielles dimanche observées par le monde entier, qui se sont transformées pour elle en triomphe historique.

3354126.jpgLa télévision d'Etat, citant la commission électorale, a confirmé lundi ce que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait annoncé dès dimanche soir: la lauréate du prix Nobel de la paix intègre l'appareil politique légal de son pays, pour la première fois de sa vie.

La LND a remporté au moins 40 des 44 sièges qu'elle briguait. Les résultats dans les cinq autres circonscriptions, sur les 45 en jeu, seront annoncés plus tard.

Le parti avec lequel Mme Suu Kyi a fait toute sa carrière politique comptera donc au moins 35 députés, sur un total de 440, ainsi que trois représentants à la chambre haute et deux dans les chambres régionales.

L'annonce n'a fait qu'entériner une réalité déjà connue des partisans de l'opposante, devant qui elle s'est exprimée lundi.

Un discours de victoire, bref et solennel. "Nous espérons que cela va être le début d'une nouvelle ère, dans laquelle le rôle du peuple dans la politique au quotidien sera accentué", a-t-elle déclaré aux centaines de militants qui l'attendaient avec des fleurs.

"Ce n'est pas tant notre triomphe que le triomphe de ceux qui ont décidé qu'ils devaient participer au processus politique de ce pays".

"Ce qui importe n'est pas le nombre de sièges remportés, bien que nous soyons bien sûr extrêmement satisfaits d'en avoir gagné autant, (mais) le fait que les gens montrent autant d'enthousiasme dans leur participation au processus démocratique".

Dès dimanche, des milliers de partisans avaient hurlé leur joie et chanté jusque tard dans la soirée devant le quartier général du parti, au centre de la capitale économique du pays.

La Ligue a estimé lundi qu'un siège pourrait lui échapper dans le Nord de l'Etat Shan, où le Parti national démocratique shan (SNDP), deuxième force du parlement actuel, a assuré que son candidat avait remporté la victoire.

La "Dame", qui prône la non-violence contre l'oppression depuis près de 25 ans, a pour autant lancé un appel à l'union. "Nous espérons que tous les partis qui ont participé aux élections seront en mesure de coopérer avec nous afin de créer une atmosphère véritablement démocratique dans notre nation".

Dans un message diffusé tard dimanche soir, elle avait déjà appelé ses partisans à la mesure, exigeant que "la victoire du peuple soit une victoire digne".

Quarante-cinq sièges étaient à pourvoir lors de ces partielles: 37 à la chambre basse du parlement, six à la chambre haute et deux dans des chambres régionales. La LND présentait des candidats dans 44 de ces circonscriptions et pouvait encore espérer un incroyable grand chelem.

Le gouvernement n'a rien à craindre dans l'immédiat.

Le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé de toutes pièces par l'ancienne junte, avait revendiqué environ 80% des sièges en 2010. Et un quart des parlementaires sont, en vertu de la Constitution, des militaires d'active désignés en marge du processus électoral.

Mais Mme Suu Kyi va désormais tenter d'influencer l'appareil de l'intérieur, d'ici les législatives de 2015 qui, au vu de ce résultat, pourraient voir l'opposition devenir majorité.

Les anciens militaires réformateurs arrivés au pouvoir il y a un an tentent de prouver que leurs réformes justifient la levée des sanctions occidentales. Dans le cadre de ce processus de transition sous contrôle de l'armée, ils avaient même intérêt, selon les analystes, à voir l'opposante triompher sous le regard de la communauté internationale.

Avant même l'annonce des résultats officiels, le régime de Naypyidaw, la capitale birmane, semblait d'ailleurs avoir réussi son opération de séduction. Il a reçu le soutien de ses voisins de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui a salué des élections "libres, justes et transparentes".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a de son côté salué "le courage" du président birman Thein Sein, tout en demandant au gouvernement de "redoubler d'efforts pour assurer une véritable réconciliation nationale".

La Maison Blanche a adressé ses "félicitations au peuple birman pour sa forte participation à ce processus électoral, ainsi qu'à Aung San Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie pour leur succès".

"Nous récompenserons chaque action (des Birmans) par une action", a expliqué pour sa part la porte-parole du département d'Etat américain, Victoria Nuland. "Nous sommes en train d'évaluer les résultats de ces élections", a-t-elle ajouté.

L'Union européenne a évoqué la possibilité d'envoyer un "signal positif" au régime birman, laissant entrevoir un possible allègement de ses sanctions à l'occasion d'une réunion qui doit réévaluer ces restrictions fin avril.

Le président de l'UE, Herman Van Rompuy, et le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, ont adressé leur "félicitations aux autorités et au peuple de Birmanie" dans des communiqués.

Le président français Nicolas Sarkozy a salué une "victoire de la démocratie" en Birmanie, tout en se disant conscient que "le chemin de la réconciliation nationale est encore long", dans une lettre rendue publique par l'Elysée.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a félicité l'opposante pour sa "victoire personnelle" et salué un "résultat historique" pour ce pays.

 

(Source : Le Nouvel Observateur).

dimanche, 01 avril 2012

Macky Sall, nouveau Président de la République du Sénégal

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Jacky Sall est né le 11 décembre 1961 à Fatick, ville située à 150 km au sud de Dakar. Deuxième fils d’une famille de cinq enfants (quatre garçons et une fille), le désormais président de la République du Sénégal est élevé dans sa région natale de Fatick puis dans le Fouta par son père Amadou Abdoul Sall, parti vivre dans le Sine pour des raisons professionnelles. Sa mère Coumba Timbo qui a suivi son époux en 1956, décide de faire du commerce pour aider son époux à subvenir aux besoins de la famille. De l’enfance de Macky Sall, on retient (d’après son oncle Samba Hamet Timbo), un jeune garçon discipliné, respectueux de ses aînés, calme et très attiré par les études. Macky Sall a fait ses premiers pas à l’école dans la ville de Foundiougne où était affecté son père, avant de revenir à Fatick quelques années plus tard où son père est réaffecté.


 

Parcours scolaire et professionnel

 

Contrairement à ses prédécesseurs (Abdoulaye Wade et Léopold Senghor qui ont fait une bonne partie de leurs études à l’étranger), Macky Sall est un pur produit du système éducatif sénégalais. Sur ce point il rappelle un plus l’ancien président Abdou Diouf qui a effectué toutes ses études au Sénégal pour devenir administrateur civil avant de se lancer dans la vie politique. Après son baccalauréat, Macky Sall a suivi des études à l’Institut des Sciences de la Terre de Dakar (IST) pour obtenir le diplôme d’ingénieur, géologue et géophysicien. Doté d’un leadership inné, Macky Sall s’ouvrit très tôt aux associations nationales et internationales de géologues et de géophysiciens. Il exerça dans son domaine jusqu’en mai 2001 date à partir de laquelle il fût repéré par le président Wade qui décide de lui confier le poste de Ministre des mines, de l’Industrie et de l’Hydraulique. C’est le début d’une ascension politique très rapide. Mais comme bon nombre d’étudiants de son âge, Macky était un passionné dès son plus jeune âge. Il côtoie ses camarades étudiants marxistes et sympathise avec Landing Savané leader d’And Jëf.

 

Carrière politique

 

Á la fin des années 1980, Macky Sall commence ses premiers pas de militants au Parti Démocratique Sénégal (PDS), dont le fondateur est Abdoulaye Wade en 1974 lors d’un fameux sommet de l’OUA (Organisation de l’Unité Africaine) qui avait réuni à Addis-Abeba en Éthiopie plusieurs chefs d’États et de gouvernements africains.
En 1998, Macky Sall est nommé secrétaire général de la Convention Régionale du PDS de Fatick puis président de la Cellule Initiatives et Stratégies. Son charisme et son ouverture d’esprit font de lui un leader incontesté et il finit par devenir le président des cadres du PDS. Á partir de ce moment il commence à jouer les rôles de premier plan au côté du Président Wade en participant activement à la campagne du SOPI (changement en langue wolof, slogan utilisé par Wade pour attirer le potentiel électoral que constitue la jeunesse sénégalaise). Son engagement paie car Abdoulaye Wade est élu le 18 mars 2000 à la tête du Sénégal réussissant à déboulonner le Parti Socialiste au pouvoir depuis 40 ans.

 

Proche collaborateur du président Wade, fidèle parmi les fidèles, Macky Sall accepte la décision de Wade de ne pas le nommer ministre. Il continue son travail et finit par avoir une récompense en décembre 2000, date à partir de laquelle il devient directeur général de la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) jusqu’en juillet 2001. Pendant la même période, il se voit confier les postes de chef de division Banque de données pendant plusieurs années et Conseiller Spécial du Président de la République, chargé de l’Énergie et des Mines. Puis il occupe le poste de ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Hydraulique à partir de mai 2001 en remplacement du professeur Abdoulaye Bathily désigné comme Vice-président de l’Assemblée Nationale. Á partir d’août 2002, il monte d’un cran dans le même ministère qu’il dirige en obtenant le prestigieux grade de ministre d’État sous la primature de Mame Madior Boye, l’unique femme première ministre du Sénégal indépendant. Son ascension continue puisqu’à partir d’août 2003, il se voit confier le poste du stratégique ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales. Dans ce ministère, il apprend à mieux connaître son pays à tous les niveaux et étudie en profondeur le système électoral sénégalais. En avril 2004, il se positionne davantage au sein de l’équipe gouvernementale du président Wade qui le nomme Vice-président du Comité Directeur du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) en avril 2004.

Son ascension au côté du président Wade atteint son niveau le plus élevé le 21 avril 2004 date à partir de laquelle il est nommé Premier ministre de la République du Sénégal. Il occupe ce poste pendant plus de trois ans, ce qui fait de lui le record de la longévité des Premiers ministres de Wade. Durant sa primature, Sall se distingue par son efficacité, son sérieux et son pragmatisme. Peu connu de l’opinion publique sénégalaise, Macky Sall réussit à s’imposer lors de son premier discours de politique générale face aux ténors de l’opposition. Il réactive les projets présidentiels mis en sommeil par Idrissa Seck devenu enfant banni du PDS. Macky Sall accélère les travaux d’autoroute de la Corniche, multiplie les échangeurs à Dakar et soutient activement le président Wade dans son projet de construction d’un nouvel aéroport. Durant les élections présidentielles de 2007, il dirige la campagne électorale du président Wade et réussit à faire réélire ce dernier dès le premier avec près de 55% de voix. Dès lors, il est perçu comme le successeur potentiel du président Wade. Mais la rupture interviendra lorsque que ce dernier, manipulé par des soi-disants proches collaborateurs le convainc pour désigner son fils Karim pour lui succéder.

Macky Sall est ainsi envoyé à l’Assemblée nationale, dont seul candidat, il fut élu le 20 juin 2007 par 143 voix sur 146. Mais la rupture avec son idole politique Abdoulaye Wade est consommée quand Macky Sall décide de convoquer Karim Wade « le prince des princes » à l’Assemblée nationale pour une audition sur les travaux de l’ANOCI (Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique). Devant son refus de démissionner de ses fonctionner, Macky Sall se voit son poste de numéro du PDS supprimé, son mandat à l’Assemblée Nationale réduit de cinq à un an. Pour en finir avec lui, le président Wade l’accuse de blanchissement d’argent, dossier pour lequel il a obtenu un non-lieu. Dès lors, la rupture est consommée. Macky Sall doit désormais se débrouiller tout seul et compter sur sa propre force. Blessé dans son orgueil de « torodo », il s’émancipe au lieu de se soumettre à Wade. Le 9 novembre 2008, il annonce quitter le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et abandonner tous les postes qu’il occupe grâce à ce parti. Mais avant de quitter définitivement Wade et ses alliés, Macky avait réussi à graver son nom dans les annales politiques du Sénégal et à se faire connaître dans tout le pays.

 

La revanche de celui qu’on a voulu humilier

 

Sans tarder, Macky Sall décide de prendre son destin en main refusant tout contact avec ses humiliateurs du PDS.

 Il créé le 1er décembre 2008 son parti politique qu’il dénomme APR Yakaar (Alliance pour la République). Á peine né, son parti remporte avec la coalition Benno Siggil Senegaal (une alliance avec d’autres partis de l’opposition) le 22 mars 2009 les élections locales dans toutes les localités de Fatick, son fief, mais aussi la ville de Gossas, douze autres collectivités locales au nord du pays et trois dans le sud. Une fois la victoire acquise, Macky décide de pratiquer ce qu’on appelle la Real Politik, concept qui consiste à faire une politique de proximité. Il visite le pays d’est en ouest, du nord au sud, village en village, famille religieuse par famille religieuse, ville par ville, etc. Il n’oublie pas aussi d’intégrer la diaspora sénégalaise dans son programme. Il effectue des visites dans les grandes capitales européennes, américaines et africaines pour rencontrer ses militants et mettre en place une stratégie commune de lutte. En l’espace de trois ans Macky Sall réussit ainsi à gagner le cœur d’une partie de la population sénégalaise.


Sûr de sa base, de ses soutiens à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, il décide d’aller aux élections affronter le président qui a violé la constitution pour prétendre à un 3e mandat. Pendant que les autres opposants décident de boycotter la campagne, Macky silionne une seconde fois l’ensemble du Sénégal. Le travail finit par payer car il obtient 26% des suffrages et réussit à empêcher le président Wade avec 34% des voix à gagner les élections au premier tour. Le pragmatisme, le réalisme et la stratégie ont été efficaces pour le natif de Fatick. Pour affronter Gorgui (le vieux en langue wolof) au second tour, le très populaire Macky Sall obtient le soutien de la totalité des 12 candidats malheureux de l’élection présidentielle, puis celui du très populaire chanteur Youssou Ndour dont la candidature a été injustement refusé par le pouvoir en place. Il réussit aussi à obtenir le soutient de la société et des mouvements d’action contre la candidature de Wade (M3, Mouvement Y’en a Marre, etc.). Il forme avec ses partenaires une alliance baptisée Benno Bokk Yakar (BBY). C’est dans ce contexte que l’élève affronte son maître pour le seconde tour des présidentielles le 25 mars 2012. Fier du comportement de Macky, de la fédération de toutes les forces vives de l’opposition, les Sénégalaises et Sénégalaises votent massivement pour Macky Sall. La victoire du désormais homme du 25 mars était tellement claire, que le président Wade lui-même a pris son téléphone pour le féliciter et reconnaître sa défaite.

 
 
(Source : Leral.net).