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lundi, 19 septembre 2022

Funérailles d'Elizabeth II : hommage à une Reine d'exception

 Reine Elizabeth II.jpgEn ce jour de ses funérailles, c’est une page immense de notre Histoire qui se tourne avec le décès de la Reine Elizabeth II.
 
Couronnée à l’âge de 26 ans, elle aura durant ses 70 années de règne dédié toute sa vie à son pays et à son peuple.
 
Par son sens du devoir, son sens du sacrifice, son sens de l’Etat, mais aussi par sa modernité, elle restera à jamais un exemple.
 
Les drapeaux de l'Hôtel de ville d'Amiens sont en berne et l'édifice se parera, comme c'est le cas depuis vendredi, des couleurs du drapeau britannique à la tombée de la nuit.
 
Pensées émues à l’ensemble du peuple britannique qui a perdu sa reine aimée.

mercredi, 22 juin 2022

Ouverture du congrès d'Amnesty International France

AI France.jpgMesdames et Messieurs, Chers amis de la Paix,

 

« Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains. Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde […] entre Paris et Londres, entre Saint-Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens.

Un jour viendra où l’on verra […] les États-Unis d’Amérique et les États-Unis d’Europe, […] se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies.

Et Français, Anglais, Belges, Allemands, Russes, Slaves, Européens, qu’avons-nous à faire pour arriver le plus tôt possible à ce grand jour ? Nous aimer. Nous aimer ! […]

Il y aura sur le monde un flot de lumière. Et qu’est-ce que c’est que toute cette lumière ? C’est la liberté. Et qu’est-ce que c’est que toute cette liberté ? C’est la paix ».

Ainsi s’exprimait Victor Hugo, le 21 août 1849, au Congrès des Amis de la Paix Universelle, à Paris. Hélas, depuis ce grand discours humaniste, les Hommes n’ont cessé de se faire la guerre. Seule la création de l’Union européenne, dont les prémices se situent en 1950 avec le discours de l’Horloge de Robert Schuman, a apporté une forme d’espérance au monde et à notre continent durant ces dernières décennies.

Pourtant, depuis le 24 février, comme le titrait le journal Libération dès le lendemain, nous assistons à L’impensable. La guerre est de retour aux portes de l’Union européenne, sur le sol de l’Ukraine. Et il ne s’agit pas d’un conflit interne résultant d’un problème national mais d’un procédé que l’on pensait révolu en Europe : l’invasion d’une nation par une autre. Oui, nous assistons avec indignation et inquiétude à la violation, par le gouvernement russe, de la souveraineté nationale et territoriale de l'Ukraine. Cette atteinte, extrêmement grave, aux libertés d'un peuple et d'un Etat démocratique, nous choque et nous affecte profondément. Aussi, nous apportons tout notre soutien au peuple ukrainien et lui exprimons notre plus entière solidarité. Nos pensées vont particulièrement aux responsables politiques et aux habitants des villes d’Ukraine et notamment de Lviv et de Kharkiv avec lesquels les équipes municipales et les associations d'Amiens ont coopéré pendant plusieurs années, dans les domaines de la démocratie locale et de la jeunesse. Pour l'heure, nous nous joignons à la douleur des familles endeuillées par la mort de soldats ou de civils et apportons notre plus complet soutien à  Volodymyr  Zelensky, Président de l'Ukraine, et à son peuple. Plus que jamais, nous sommes animés du désir et de l'ambition de faire de notre Ville une capitale européenne de l'interculturalité et de l'amitié entre les peuples.

C’est dans ce contexte que nous accueillons dans notre belle ville le congrès national d’Amnesty International France. Organisation née en 1961 au Royaume-Uni  d’une première victoire : la libération de prisonniers d’opinion. Cette première victoire fut l’étincelle qui a déclenché un mouvement rassemblant aujourd'hui plus de 10 millions de personnes dans 70 pays.

Ce qu’Amnesty International veut est très simple : le respect des droits humains pour tous.

Par exemple, ces dernières années, Amnesty International a contribué :

-à la libération de centaines de personnes injustement emprisonnées ;

-à l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso, et dans l’État de Washington ;

-à la dépénalisation de l’homosexualité en Inde ;

-à l’adoption d’une loi qui protège les victimes de torture en temps de guerre en Bosnie-Herzégovine ;

-à l’abrogation d’un article dans la constitution irlandaise qui interdisait l’avortement ;

-à la fin du visa de sortie pour les travailleurs migrants au Qatar, qui les empêchait de quitter le pays sans la permission de leur employeur ;

-à l’adoption d’une résolution au Parlement européen sur l’interdiction des “ robots tueurs ”.

Mouvement indépendant de tout gouvernement, de toute tendance politique, de tout intérêt économique et de toute croyance religieuse, Amnesty International ne sollicite aucune subvention des États, des partis politiques ou des entreprises, et finance ses actions essentiellement grâce au soutien de ses membres et de ses donateurs. J’ai moi-même eu recours aux outils de communication de ce mouvement lorsque j’avais, en tant que députée européenne à l’époque, alerté les citoyennes et citoyens de ma circonscription sur le sort de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri.

Merci, chers congressistes d’Amnesty International France,  d’avoir choisi notre belle ville d’Amiens, il s’agit vraiment pour nous d’un honneur. Située au cœur d’une riche région agricole, Amiens offre un cadre de vie attrayant, grâce à l’omniprésence de ses espaces naturels et jardinés. Les plus connus, les hortillonnages arrivent jusqu’au cœur de notre ville. Ces Jardins sur l’eau et ses multiples canaux font de cet environnement, un site unique au monde.

Ces lieux agréables et paisibles, vous les retrouverez aussi dans la beauté du Parc St Pierre, à l’intérieur des rues de St Leu, le quartier traditionnel et festif, ou encore en visitant la maison où a vécu pendant 18 ans Jules Verne, que j’évoquais au début de mon propos.

Vous l’avez donc compris, manquez la visite de notre ville, c’est passer à côté d’une occasion exceptionnelle de vous retrouver avec la nature en ville et la richesse de la culture amiénoise.

Amiens, c’est aussi notre magnifique cathédrale qui ne laisse aucun d’entre nous indifférent. Elle demeure le plus vaste édifice gothique de France, à tel point qu’elle pourrait contenir deux fois la cathédrale Notre-Dame de Paris. Je précise que depuis quelques années, sur la période de juin à septembre, la cathédrale retrouve ses couleurs d’autrefois  lors d’un magnifique spectacle son et lumière intitulé « Chroma », déjà admiré par plus de 2 millions de visiteurs.

Amiens reste la ville de plus de 100 000 habitants la plus jeune de France grâce à sa grande concentration d’étudiants. Avec l’Université de Picardie Jules-Verne et ses laboratoires de recherche, ainsi que ses écoles supérieures de commerce et d’ingénieurs, notre ville revêt un caractère très animé et festif tout au long de l’année.

L’attractivité résidentielle et culturelle d’Amiens est reconnue dans la presse nationale. Cela constitue pour nous un enjeu majeur, tant pour la diversification de notre tissu économique, que pour la création d’emploi.

 Enfin, Amiens est aussi connue pour être une ville qui a de l’ambition. Après avoir été Capitale Européenne de la Jeunesse en 2020, nous sommes candidats au label « Capitale européenne de la Culture 2028 », année du bicentenaire de la naissance de Jules Verne.

Amiens se définit comme étant une « ville verte » comme il y en a peu en France. Amiens est connue pour sa qualité de vie, pour ses réderies, son animation, mais aussi pour sa solidarité envers les plus démunis. L’entraide entre les habitants et les liens de proximité sont aussi des valeurs pratiquées dans nos quartiers.

Je conclurai mon intervention, si vous le voulez bien, par une anecdote personnelle, en rappelant ceci : à l’occasion de l’entrée dans l’Union européenne de la Pologne, le 1er mai 2004, dont la ville allemande de Görlitz est frontalière, le maire avait invité tous ses homologues des villes jumelées avec Görlitz, dont Amiens. Cet événement était très important pour les habitants car, après la seconde guerre mondiale, la vieille ville, coupée par le fleuve Öder, avait séparé la population entre les dictatures de Pologne et d’Allemagne de l’est. Pour l’occasion, une grande fête avait été organisée sur le pont de la ville. Les Allemands y tenaient beaucoup, tant le souvenir du rideau de fer était intolérable pour eux.  L’image qui restera en moi à jamais est celle-ci : pour symboliser leur entrée dans l’Union européenne, les Polonais attendaient d’un côté du pont et les Allemands de l’autre. Et puis, des enfants polonais portant des costumes très fleuris sont venus main dans la main en chantant l’Hymne à la joie, invitant ainsi les deux Peuples à se rejoindre. Quinze ans après la chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagne, je peux vous dire que j’ai eu le sentiment à ce moment-là d’assister plus encore à l’unification de l’Europe et à la naissance de la civilisation européenne du droit et de la paix. Le droit, la justice et la paix, trois valeurs universelles si chères que je partage avec Amnesty International.

 

Chers amis d’Amnesty International France, Bienvenue à Amiens !

 

(Discours prononcé le 18 juin 2022 lors de l'ouverture du congrès d'Amnesty International France, à Amiens).

vendredi, 06 décembre 2013

Hommage à Nelson Mandela

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Dans la nuit qui m'environne,
Dans les ténèbres qui m'enserrent,
Je loue les Dieux qui me donnent
Une âme, à la fois noble et fière.

Prisonnier de ma situation,
Je ne veux pas me rebeller.
Meurtri par les tribulations,
Je suis debout bien que blessé.

En ce lieu d'opprobres et de pleurs,
Je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres
Mais je ne connaîtrai pas la peur.

Aussi étroit soit le chemin,
Bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme
Je suis le maître de mon destin,
Le capitaine de mon âme.

mercredi, 23 octobre 2013

Aung San Suu Kyi était hier à Strasbourg pour recevoir son Prix Sakharov...1990 !

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Aung San Suu Kyi, symbole du combat pour la démocratie en Birmanie, a reçu mardi à Strasbourg le prix Sakharov que leParlement européen lui avait décerné il y a 23 ans, en 1990. L'opposante à la junte militaire, qui est âgée de 68 ans, aura passé quinze années en détention, entre 1989 et 2010, avant d'être libérée puis de se faire élire députée. Les eurodéputés ont réservé une longue ovation à "la femme avec une fleur dans les cheveux", selon les mots du président du Parlement Martin Schulz, et au symbole qu'elle représente. "Vingt-trois ans se sont écoulés. Vingt-trois ans de souffrance, vingt-trois ans d'oppression, vingt-trois années de moments où, comme vous l'avez dit, vous n'aviez plus l'impression de faire partie du monde réel", a-t-il ajouté.

Vêtue d'une robe jaune barrée d'une longue écharpe verte, deux des couleurs du drapeau birman, une fleur jaune dans les cheveux, celle qui fut aussi lauréate du prix Nobel de la paix en 1991 a remercié le Parlement pour son soutien. Elle a aussi évoqué ce qu'avait représenté pour elle le prix Sakharov "pour la liberté de l'esprit". "La liberté de penser, c'est d'abord la liberté de poser des questions, or pendant longtemps, le peuple birman a été privé de ce droit. Beaucoup de jeunes ne savent même plus comment poser des questions", a-t-elle souligné.

"Il faudra consacrer encore beaucoup d'efforts pour que notre loi fondamentale permette une véritable liberté de conscience", a-t-elle ajouté en rappelant que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, demandait une réforme constitutionnelle. Cette réforme constitutionnelle sera aussi nécessaire si Aung San Suu Kyi veut accéder à la présidence de la République, à l'occasion des élections générales prévues dans deux ans. Alors que son parti est aujourd'hui favori dans les sondages, l'opposante, parce que veuve d'un citoyen britannique et mère de deux enfants britanniques, ne peut aujourd'hui prétendre à diriger le pays.

(Source : Le Point).

vendredi, 11 octobre 2013

Le Prix Nobel de la Paix à l'Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques (OIAC)

quiz_1509_7973_q_image_large.jpgPour lire l'article sur le site francophone du Huffington Post, CLIQUEZ ICI.

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mercredi, 14 août 2013

Libérez Didier et Edouard !

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lundi, 15 juillet 2013

14-Juillet : les troupes africaines à l'honneur sur les Champs-Elysées

drapeau-france-europe.jpgPour lire l'article sur le site du quotidien Le Monde, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 03 juillet 2013

Ecoutes par la NSA : L’UE doit enfin devenir une cyberpuissance dans le monde numérique

Vidéo_Catherine-Morin-Desailly240x270.jpgPour lire le communiqué de la Sénatrice UDI-NC Catherine Morin-Desailly : CLIQUEZ ICI.

mardi, 23 avril 2013

Intervention d'Hervé Morin à l'Assemblée Nationale sur la situation au Mali

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Intervention d’Hervé MORIN

Dans le cadre de la Déclaration du Gouvernement sur l'autorisation

de la prolongation de l'intervention des forces françaises au Mali

Assemblée nationale

Lundi 22 avril 2013

Seul le prononcé fait foi

 

Monsieur le Président,

Monsieur le Premier Ministre,

Mes chers collègues,

 

Le Président de la République a décidé le 11 janvier dernier de répondre à l’appel au secours des autorités maliennes en engageant nos troupes sur le continent africain. Nous avons ici même le 16 janvier 2013 approuvé sa décision et nous n’avons pas changé d’avis. Voilà pourquoi nous approuverons le maintien du déploiement français.

Comme disent les Américains, «  the job has been done ». Oui, le travail a été fait, et il a même été bien fait par l’armée française. Notre armée a une fois de plus démontré l’étendue de son savoir-faire et je ne parle pas seulement du militaire stricto sensu mais aussi de sa capacité à fédérer respectueusement  les troupes africaines alliées, à gérer  les populations civiles, à éviter les dommages collatéraux, en définitive en réussissant à ne pas apparaître en quelques semaines comme une armée d’occupation au service d’une politique néocoloniale.

Permettez aussi à l’ancien ministre de la Défense d’avoir une pensée particulière pour les soldats qui ont combattu au Mali et y ont perdu la vie, je pense au  Chef de bataillon Damien Boiteux, à l’Adjudant Harold Vormezeele, au Caporal-chef Cédric Charenton, au Maréchal des Logis Wilfried Pingaud, au Caporal-chef Alexandre Van Dooren. Nous saluons leurs mémoires et pensons à leurs familles.

L’essentiel militaire a donc été fait au Mali. Bamako ne sera pas un faubourg de Kaboul et Tombouctou ne l’est plus depuis sa libération. Je continue néanmoins à regretter que nous soyons intervenus seuls et je continue à penser que la faiblesse de notre action diplomatique à la suite du discours de François Hollande à la tribune des Nations unies y est pour beaucoup. Nous n’avons pas fait de la question malienne une priorité diplomatique et nous l’avons payé en janvier. C’est maintenant de l’histoire ancienne, mais je crois qu’il était bon de le rappeler afin d’en tirer des leçons pour le futur.

La bataille pour l’intégrité du Mali est gagnée ou quasi ; mais la guerre, elle, n’est pas terminée, et ceux qui voudraient nous faire croire à un retrait massif et rapide des troupes françaises nous racontent une fois de plus des histoires et se prennent pour des griots africains au pied de leur palmier-dattier.

D’abord parce que les forces africaines de la Misma ne sont pas prêtes à prendre le relais, si tant est qu’elles le soient un jour. Il y a des questions de formation, de logistique, de nombre mais aussi des questions politiques ; l’engagement, pour quelques Etats faibles voisins de la zone, représente un danger pour eux-mêmes en cas d’investissement militaire trop marqué. On voit d’ailleurs avec la Centrafrique l’extrême fragilité de toute cette grande zone où l’on additionne plutôt les maillons faibles que les noyaux durs.

Dans mon intervention de janvier ici même je disais : « nous devons être en soutien à une opération africaine et non l’inverse ». Et bien clairement, ce qui s’est passé depuis 4 mois nous montre – ce que nous savions d’ailleurs – qu’à l’exception du Tchad, du Sénégal et du Nigeria, il n’existe pas de pays capable de mener une opération militaire structurée car tout simplement leur armée n’existe pas ou presque.

Qui d’autre pourrait donc prendre le relais de l’armée française ?

Les Américains ? Ils ont fait ce qu’il fallait pour nous aider, mais d’une part ils n’ont pas envie de porter sans arrêt l’uniforme de gendarme du monde, et d’autre part leurs priorités sont ailleurs et notamment dans la zone Pacifique.

L’Europe ? Elle a montré une fois de plus son incapacité à avoir un rôle militaire et donc politique.

A quoi bon d’ailleurs continuer à construire des forces européennes diverses et variées et de les annoncer à grand renfort de communication pour in fine ne jamais s’en servir .

L’Otan ? Ce n’est ni son rôle ni son théâtre d’action.

L’ONU ? Elle sera présente pour occuper le terrain mais pas pour faire le coup de feu. Nos forces seront donc nécessaires pour être la force de réaction rapide des troupes de l’ONU et de la Misma, un peu à l’identique de la situation que nous avions connue en Côte d’Ivoire avec la Licorne et l’ONUCI.

Non clairement il n’y a personne à qui passer la main ;  il faut voir la réalité en face. Le seul élan est français, et il le restera, et donc nous serons là aussi longtemps que le Mali ne sera pas capable d’assurer par lui-même sa sécurité. Pour tous ceux qui ont oublié, nous sommes arrivés au Tchad en 1984, et nous y sommes toujours.

La priorité, si un jour nous voulons réduire notre engagement doit donc être à la reconstruction de l’Etat malien, car comme toujours il y a les succès militaires mais il n’y a de victoire pérenne que politique. Et rappelons-le, si les djihadistes sont intervenus au Mali ce n’est pas par hasard, c’est parce qu’ils avaient en face d’eux un Etat failli avec un Président sans légitimité, un Etat à l’abandon sous le contrôle d’un capitaine putschiste. Cette reconstruction passe par le dialogue et notamment le dialogue entre l’Etat central et les Touaregs – Touaregs qui nous ont apporté leur concours durant les premières semaines d’intervention.

Rien ne serait pire qu’ils se sentent roulés dans la farine en étant les grands absents du processus de reconstruction démocratique,

Cette tâche politique sera aussi compliquée sinon plus que notre mission militaire parce qu’évidemment nous ne pouvons rien faire qui apparaisse comme une résurgence de colonialisme ou de tutelle. Et en même temps, nous devons avoir l’assurance que le Mali puisse redevenir un Etat démocratique, qu’il retrouve une croissance économique durable, qu’il ne soit plus le paradis des terroristes et des narco trafiquants.

Du point de vue économique avec 80% de la population sous le seuil de pauvreté, la politique d’aide au développement de l’Europe doit faire du Mali et de la région la priorité des priorités : si les Européens n’ont pas été là malheureusement dans la phase militaire, qu’ils soient au moins là pour la reconstruction économique du pays, et beaucoup plus qu’avec quelques formateurs et quelques millions d’Euros. Il faut un plan d’aide massif, c’est pourquoi j’appelle, au nom de l’UDI, à une vaste conférence européenne, voire internationale à Paris, pour la reconstruction du Mali.

Si nous ne faisons pas cela l’histoire se répètera. Le terrorisme repousse comme du chiendent quels que soient les coups mortels qui ont été portés à quelques centaines de djihadistes. Ne nous leurrons pas, la mort supposée des chefs terroristes est un non sujet car ces groupes se moquent des frontières et évoluent sur la totalité de l’arc sahélien. Ils se font et se défont, se recomposent à l’infini et se retrouvent des chefs à chaque fois que l’un d’eux disparaît.

Enfin, je voudrais pour terminer vous dire que ce qui s’est passé au Mali, et l’engagement à venir qui nous est demandé, pose évidemment la question du budget de notre défense.

Nous connaissons nos faiblesses en transports, en drones, en renseignements, en ravitaillement. Tout seuls, sans les Américains, sans une Europe de la défense, nous ne pouvons plus grand-chose.

La restructuration militaire à venir ne saurait s’accompagner d’une purge budgétaire. Elle devra aussi tenir compte de ce que les expériences présentes ou récentes nous ont enseigné : le caractère stratégique de nos forces pré-positionnées, l’importance de l’aéromobilité et plus largement du conventionnel.

Il y aura des arbitrages vitaux dans les mois qui viennent si tout simplement nous voulons encore exister comme puissance, et éviter que notre siège à l’ONU ne devienne plus que le simple témoignage d’un passé glorieux.

Je vous remercie.

dimanche, 07 avril 2013

Pour un Tibet Libre !

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J'ai participé vendredi soir au Temps Tibet organisé par l'association Aide et Espoir pour le Monde Tibétain, à Amiens (Espace Dewailly). Continuons le combat pour un Tibet Libre !

vendredi, 29 mars 2013

Intervention du Président François Hollande sur France 2 hier soir : le nuage de ses mots

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Historique

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INSTITUTIONS

Pour la première fois dans l'histoire, un pape en exercice, François, rencontre son prédécesseur, Benoît XVI. Le Vatican a fait savoir qu'il n'y aurait aucun compte-rendu de la réunion.

Dix jours après son élection, le pape François est arrivé samedi à la mi-journée, comme il l'avait annoncé dès le 13 mars, en hélicoptère à Castel Gandolfo, la résidence d'été des souverains pontifes. Il n'y va pas en villégiature. Mais en visite : il y rencontre son prédécesseur. Le désormais pape émérite Benoît XVI y vit en effet depuis le 28 février au soir, en attendant de pouvoir emménager dans un monastère installé à l'intérieur même du Vatican.
 
Cette rencontre entre le pape en exercice et son prédécesseur est évidemment une première dans l'histoire de l'Eglise catholique. En dépit de l'extrême curiosité qu'elle suscite dans les médias et chez les fidèles, le Vatican a prévu une communication minimale. Ce que se diront le pape émérite de 85 ans et son cadet de neuf ans de moins restera secret. Tout juste sait-on que François arrivera à 12h15, heure locale (même heure à Paris). L'heure du départ n'est pas fixée, signe que les deux hommes veulent se donner du temps.
 
Quoi qu'il en soit, les sujets de conversation ne manqueront pas : la "nouvelle évangélisation", les persécutions contre les chrétiens, la réforme de la Curie, les contestations, les scandales d'argent et de sexe, notamment le terrible scandale des abus sexuels sur des enfants, ou encore les fuites du "Vatileaks". Selon la presse italienne, Benoît XVI aurait rédigé un memorandum de 300 pages à l'intention de son successeur.

 

(Source : TF1 News).

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vendredi, 22 mars 2013

Journée mondiale de l'eau

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mardi, 12 février 2013

Le Pape Benoît XVI met fin à son pontificat

En tant qu'élue de la République, je n'ai pas à m'exprimer sur la vie des religions et je veux donc simplement dire que je respecte la décision du Pape Benoît XVI. Celle-ci démontre que, dans une société mondialisée en mutation profonde, c'est de nouvelles formes de gouvernance dont nous avons besoin. Par son geste plein d'humanité, le Pape a sans doute permis à l'Eglise de dire au monde que nous avons besoin d'hommes et de femmes de bonne volonté ayant à coeur d'agir pour le Bien commun et de s'arrêter pour transmettre le flambeau à d'autres lorsque leurs forces s'estompent. Et ainsi mieux continuer l'action dans la réflexion....

09:30 Publié dans Europe, Monde | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 27 janvier 2013

Florence Cassez enfin libre et en France !

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La libération de la Nordiste Florence Cassez, qui a travaillé quelques années à Amiens, a constitué la bonne nouvelle de la semaine. Le cas de Florence Cassez revenait souvent dans les débats lorsque je siégeais au Parlement européen.

jeudi, 20 décembre 2012

Hommage à Maurice Herzog

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Pour lire l'article du quotidien Le Monde, CLIQUEZ ICI.

jeudi, 13 décembre 2012

Remise du Prix Sakharov 2012 au Parlement européen : deux chaises malheureusement vides...

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Pour lire l'article de touteleurope.eu, CLIQUEZ ICI.

samedi, 01 décembre 2012

Journée mondiale de lutte contre le sida

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vendredi, 21 septembre 2012

Vendredi Europe Express : Journée mondiale de lutte contre la maladie d'Alzheimer

arton12119-dac0e.pngDe nombreuses manifestations sont organisées à l’occasion de la journée mondiale Alzheimer aujourd'hui 21 septembre 2012 en France et dans le monde.

Le comité de suivi de la lutte contre la maladie d’Alzheimer se tiendra aujourd'hui 21 septembre 2012 à l’hôtel de Marigny, en présence de Mme Marisol Touraine, ministre des affaires sociales et de la santé, Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et de Mme Michèle Delaunay, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, en charge des personnes âgées et de l’autonomie.
Il sera clôturé par le président de la République.

 

(Source : sante.gouv.fr).

mardi, 17 juillet 2012

Oscar Pistorius, premier athlète handisport qualifié aux Jeux Olympiques

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L'athlète handisport Oscar Pistorius a été sélectionné par l'Afrique du Sud pour participer au 400m et au relais 4x400m des Jeux olympiques de Londres.

Pistorius devient ainsi le premier athlète amputé de deux membres à participer aux épreuves d'athlétisme d'un rendez-vous olympique.

Le Sud-Africain, qui est amputé des deux tibias et court sur des lames en fibre de carbone, avait participé l'an dernier aux championnats du monde d'athlétisme de Daegu, en Corée du Sud, où il avait atteint les demi-finales du 400m.

"(Pistorius) va désormais disputer ses premiers Jeux olympiques", dit le Comité olympique sud-africain dans un communiqué.

"Aujourd'hui, c'est vraiment l'un des plus beaux jours de ma vie ! Je serai à Londres 2012", a posté l'athlète, 25 ans, sur son compte Twitter.

Sa présence dans l'équipe de relais signifie que Pistorius peut participer également à l'épreuve individuelle sur la distance, a expliqué un membre du comité olympique sud-africain.

"Etre sélectionné pour représenter l'Afrique du Sud (...) sur le 400m individuel et le relais 4x400m constitue un véritable honneur. Je suis si heureux de voir que des années de dur travail, de détermination et de sacrifice ont abouti à quelque chose", a ensuite déclaré l'athlète dans un communiqué.

 

(Sources : Reuters et Yahoo! Sports - 4 juillet 2012).

8 otages français demeurent actuellement retenus dans le Monde. Ne les oublions pas...

medium_bougie_espoir.jpgPour consulter la liste des otages, CLIQUEZ ICI.

(Source : Otages du Monde).

lundi, 16 juillet 2012

Libye : les libéraux de l'AFN arriveraient en tête face aux islamistes

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Selon les derniers résultats des élections législatives en Libye, l'Alliance des forces nationales (AFN, libéral) arrive en tête face aux islamistes. Huit mois après la fin du conflit armé qui a entraîné la chute puis la mort de Mouammar Kadhafi, quelque 2,8 millions d'électeurs étaient appelés à choisir les 200 membres du "Congrès national général", samedi dernier. Malgré une concurrence rude des islamistes dans une société ultra-conservatrice, l'Alliance des forces nationales (AFN) est en passe de remporter face aux islamistes les élections en Libye. Son leader, Mahmoud Jibril (photo ci-dessus), dit vouloir oeuvrer pour un "Etat civil".

(Source : L'Express).

21:00 Publié dans Monde | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 15 juillet 2012

L'otage français libéré au Yemen, bonne nouvelle du 14 juillet

Drapeaux FE.jpgSain et sauf. Le 21 avril dernier, Benjamin Malbrancke avait été capturé à une trentaine de kilomètres de la ville yéménite d'Hodeida, sur la mer Rouge, alors qu'il se rendait dans un véhicule du Comité international de la Croix-Rouge vers un aérodrome. Il était avec deux chauffeurs yéménites qui ont été libérés peu après par les ravisseurs. Vendredi, il a été libéré, a annoncé samedi l’organisme. «Il a été remis vendredi à des représentants du CICR par Ansar al Charia (ndlr, un groupe islamiste lié à Al Qaïda)», a précisé Hicham Hassan, porte-parole du CICR à Genève. «Nous ignorons qui étaient ses ravisseurs», a-t-il ajouté. (Source : Paris Match).

jeudi, 12 juillet 2012

Les mines du Nord-Pas-de-Calais inscrites au Patrimoine mondial de l'UNESCO

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PARIS (Reuters) - Le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais a été inscrit le samedi 30 juin sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, ont annoncé l'association BMU qui a porté la candidature et l'Unesco.

Le bassin minier, ajouté à l'unanimité sur cette liste par le Comité du patrimoine mondial de l'Unesco qui se réunissait à Saint-Pétersbourg (Russie), figurera dans la catégorie "paysage culturel évolutif vivant", a précisé l'association Bassin minier uni (BMU).

"Le site témoigne de la recherche d'un modèle de ville pour les travailleurs du milieu du 19e siècle jusqu'aux années 1960, et illustre une période importante dans l'histoire de l'Europe industrielle", écrit l'Unesco sur son site internet.

Jean-François Caron, président de BMU, s'est dit "ému" de cette décision qui "élève au rang d'exceptionnelle et d'universelle la vie ordinaire de milliers de mineurs", estime-t-il.

La nouvelle ministre du Logement, l'écologiste Cécile Duflot, a également salué cette inscription. "Belle idée, magnifique succès!", a-t-elle ainsi écrit sur Twitter.

Avec le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la France compte désormais 38 sites inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco, une organisation dont le siège est à Paris.

La liste du Patrimoine mondial comporte 951 biens.

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 (Source : Le Nouvel Observateur).

mercredi, 11 juillet 2012

Pour "Femmes au Centre", la FIFA fait le mauvais choix !

logo_femmes_au_centre.jpgL'International Football Association Board (IFAB), organe garantissant le respect des règles du football, a décidé jeudi 5 juillet à l'unanimité d'autoriser le port du voile pour les joueuses. Cette décision fait suite à la demande de la Confédération asiatique et du Prince Ali Ben al Hussein de Jordanie, un des six vice-présidents de la Fédération Internationale de Football (FIFA).

Sophie Auconie, Présidente de Femmes au Centre s’est déclarée « choquée que les instances internationales aient cédé aux pressions en prenant une décision profondément contraire aux Droits des femmes et aux valeurs sportives». Elle précise d’ailleurs que le Règlement de la FIFA (loi 4) dispose que « l’équipement de base obligatoire ne doit présenter aucune inscription politique, religieuse ou personnelle ».

Présidente de l’Intergroupe informel « les Amis du Sport » au Parlement européen et membre de la Conférence Nationale du Sport (CNS) au nom des députés européens français, la Députée européenne demande aux instances internationales du football d’annuler cette décision portant atteinte aux valeurs universelles et à l’égalité entre les sexes. Elle s’adresse également à la Ministre des Sports, Valérie Fourneyron, qui « doit se positionner contre le port du voile pendant les évènements sportifs pour des raisons évidentes de respect du principe de laïcité de notre République ».

Sophie Auconie conclut en rappelant que « le sport doit rester synonyme d’insertion et ne doit donc laisser transparaitre aucune différence visible sur le terrain qu’elle soit politique ou religieuse.»

mardi, 10 juillet 2012

Hollande et Merkel célèbrent à Reims cinquante ans d'amitié franco-allemande

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François Hollande et Angela Merkel ont célèbré, dimanche 8 juillet à Reims, les 50 ans de la réconciliation franco-allemande, scellée dans la cathédrale de cette ville le 8 juillet 1962 par le général de Gaulle et le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer. Ce moment hautement symbolique - à l'heure où l'Europe est en proie à une grave crise qui atteint le couple franco-allemand -, doit être "l'occasion de réaffirmer la force de l'amitié franco-allemande et de commémorer un événement qui a marqué la mémoire collective de nos deux peuples et de l'Europe", a affirmé l'Elysée.

La rencontre a été assombrie par la découverte samedi de la profanation d'une cinquantaine de tombes de soldats allemands de 14-18 dans un cimetière militaire des Ardennes, un acte qui a suscité l'indignation de la classe politique et auquel François Hollande a souhaité réagir. "Aucune force obscure, et encore moins la bêtise (...), ne pourra altérer le mouvement profond de l'amitié franco-allemande", a-t-il déclaré aux côtés de la chancelière allemande. "Notre amitié inspire l'Europe. Nous ne voulons pas donner la leçon. Nous entendons tout simplement montrer l'exemple", a aussi dit M. Hollande. 

Cette cérémonie survient aussi et surtout après les turbulences du sommet européen de Bruxelles des 28 et 29 juin. François Hollande y a démontré sa volonté de sortir du traditionnel tête-à-tête franco-allemand, en appuyant les revendications de l'Italie et de l'Espagne face à la chancelière Angela Merkel. Samedi, le président français a confirmé cette option en affirmant, dans un entretien au quotidien champenois L'Union, que la relation franco-allemande ne devait pas être "un directoire" retirant tout pouvoir de décision aux autres partenaires européens.

"L'UNE DES AMITIÉS LES PLUS IMPORTANTES"

Le président français a accueilli la chancelière allemande sous une pluie intermittente à une centaine de mètres de la cathédrale, vers laquelle ils se sont dirigés ensemble à pied sous les applaudissements de quelques centaines de personnes. Ils ont ensuite pris la parole sur le parvis de la cathédrale de Reims. 

La chancelière allemande a loué "la relation incontournable" entre la France et l'Allemagne, soulignant qu'elle n'est "pas exclusive" et que chacun peut "s'y associer". L'Europe confrontée à la crise traverse "aujourd'hui une grande épreuve. Nous devons parachever au niveau politique l'union économique et monétaire, c'est un travail d'Hercule mais l'Europe en est capable. (...) Notre chance, c'est d'être unis", a-t-elle assuré. "Es lebe die Deutsche Franzosiche Freundschaft", a conclu la chancelière allemande, reprenant ensuite en français le "Vive l'amitié franco-allemande", lancé par le général de Gaulle lors d'une visite d'Etat en Allemagne en 1962.

Occupée par les Prussiens en 1870, dévastée par les bombardements de 14-18, lieu de reddition des nazis en 1945, la ville de Reims avait été choisie par le général de Gaulle pour sceller la réconciliation franco-allemande, en y accueillant, le 8 juillet 1962, le premier chancelier fédéral de l'après-guerre Konrad Adenauer. Il y a 50 ans, les deux hommes d'Etat "ont osé prendre un nouveau départ, un nouveau départ extraordinaire qui a conduit au niveau international à l'une des amitiés les plus importantes, l'amitité franco-allemande", a dit samedi Mme Merkel dans son message vidéo hebdomadaire sur son site internet.

50 ANS DU TRAITÉ DE L'ELYSÉE

Cette journée initie une série de manifestations organisées pour les 50 ans de la signature du traité de l'Elysée, le 22 janvier 1963, entre le général de Gaulle et le chancelier allemand Konrad Adenauer. Un texte qui fixait les objectifs d'une coopération bilatérale et marquait la réconciliation entre la France et l'Allemagne après la Seconde Guerre mondiale.

"Entre la France et ce peuple allemand, nous voulons qu'il n'y ait désormais, demain, que de la compréhension et de l'amitié", avait déclaré De Gaulle en juin 1962 à Pontarlier (Doubs) en annonçant la visite officielle d'Adenauer en France, quatre ans après leur première rencontre privée dans la maison du général à Colombey-les-deux-Eglises (Haute-Marne).

Le dimanche 8 juillet 1962, les deux hommes d'Etat se retrouvaient à Mourmelon (Marne) où pour la première fois des troupes françaises et allemandes défilèrent ensemble, avant de se rendre dans la même voiture à la cathédrale de Reims où l'archevêque François Marty célébra la "messe pour la paix"

 

(Source : Le Monde).

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dimanche, 08 juillet 2012

Paris félicite le peuple libyen pour sa "forte mobilisation" aux élections

fin-du-vote-en-libye-big.JPGLa France a salué dimanche "le bon déroulement général" des élections en Libye, félicitant le peuple libyen "pour sa forte mobilisation" au scrutin, huit mois après la fin du conflit armé qui a provoqué la chute et la mort de Mouammar Kadhafi. "Huit mois après la chute du régime de Kadhafi, la France salue le bon déroulement général des élections en Libye, en dépit de quelques incidents", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bertrand Valero. "Nous félicitons le peuple libyen pour sa forte mobilisation. Elle témoigne de sa volonté à contribuer à la réussite de la transition et à tourner la page des années de dictature pour construire, aujourd'hui, un Etat de droit", a-t-il ajouté dans un communiqué.

 

(Source : TF1 News).

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vendredi, 06 juillet 2012

Cinquantenaire de l'indépendance de l'Algérie

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Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a lancé mercredi soir une année entière de festivités, sans la France qui n'était pas conviée, mais avec un spectacle historique et des feux d'artifice dans tout le pays.


(Source : Le Figaro).

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dimanche, 01 juillet 2012

Egypte : "Tout le monde peut être inquiet : les hommes et les femmes"

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L’Egypte a élu dimanche dernier son président, le premier depuis l’ère post-Moubarak. Le nouveau dirigeant, Mohamed Morsi, 60 ans est issu des Frères musulmans. De quoi inquiéter bon nombre de féministes et d’Egyptiennes qui redoutent des dérives islamistes. Ces craintes sont-elles justifiées ? Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, se veut prudente face à une réalité complexe. Interview.

ELLE.fr : L’élection de Mohamed Morsi fragilise-t-elle les droits des femmes ?
Agnès Levallois : L’arrivée d’un responsable des Frères musulmans à la tête de l’Egypte inquiète une partie des femmes. Elles craignent que l’aspect très conservateur de ce mouvement pèse sur leurs droits. Il faut rappeler que l’Egypte est une société très conservatrice. Sous Moubarak, quelques mesures en faveur des femmes avaient été prises notamment sous l’impulsion de son épouse, Suzanne, qui avait créé le Conseil national de la femme en 2000. Mais aujourd’hui, ces acquis sont associés à l’ancien régime. Dans une volonté de rupture avec l’époque du raïs, certains peuvent avoir la tentation de revenir sur certains de ces droits, au détriment des femmes.

ELLE.fr : Le soir de sa victoire, Mohamed Morsi a promis d’être le président de « tous les Egyptiens ». Est-ce un signe envoyé aux femmes ?
Agnès Levallois : Oui, aux femmes et aux coptes (NDLR : les chrétiens d’Egypte). Il a pris le soin de leur adresser un message car il est conscient des inquiétudes de ces communautés. Le problème, souligné par certains observateurs, est qu’il peut tenir un double langage. Il peut toujours dire une chose pour rassurer puis faire le contraire. Seuls les mois à venir permettront de le voir.

ELLE.fr : Peut-on le croire quand il affirme, début juin, qu’il n’entend pas modifier les lois existantes qui protègent les droits des femmes, « qu’il s’agisse de l’âge légal du mariage, de la khola (NDLR, divorce sans l’accord du mari) ou de l’excision » ?
Agnès Levallois : Il faut lui accorder le bénéfice du doute. Attachons-nous à cette déclaration sans exclure le fait qu’il puisse donner des gages aux Salafistes plus tard. Un bras de fer entre le président et l’armée va en effet s’engager. Le président Morsi va donc peut-être devoir composer avec les Salafistes pour avoir une assise plus large. Dans ce cas, il pourrait, par exemple, leur concéder une modification des lois existantes, ce qui constituerait un retour en arrière. Il est trop tôt pour savoir ce qui va se passer, de quelle marge de manœuvre il va disposer. Il faudra juger les droits des femmes à l’aune des rapports de force politique. Avec qui Morsi va-t-il gouverner ? Est-ce que ses alliances vont faire bouger ses positions vis-à-vis des femmes ?

ELLE.fr : N’envoie-t-il pas avant tout des gages à l’étranger, aux pays occidentaux ?
Agnès Levallois : En partie. Il sait qu’il est attendu au tournant. Il est aussi conscient que l’une des ressources essentielles de l’Egypte est le tourisme. S’il fait des déclarations radicales ou très conservatrices sur les femmes, cela aura des conséquences sur les chiffres du tourisme. Donc ses messages sont destinés aux Egyptiennes mais aussi à l’étranger.

ELLE.fr : Quel rôle les femmes vont-elles jouer dans cette nouvelle Egypte ?
Agnès Levallois : Il faut être très prudent et vigilant, ce n’est qu’à l’épreuve de la réalité qu’elles vont voir si elles peuvent jouer un vrai rôle. Le cadre théologique de la confrérie des Frères musulmans est très conservateur, la femme doit plutôt rester à la maison à s’occuper des enfants. Mais beaucoup d’associations féministes sont très actives en Egypte. Est-ce qu’elles vont continuer à se mobiliser ? Je le pense. Surtout si elles craignent que les vieux démons reviennent sur le devant de la scène. C’est évident que ce risque existe.
Mais la réalité est plus complexe. Je sais que beaucoup de sœurs ont rejoint la confrérie estimant que leurs intérêts ne seraient pas moins bien défendus si ce n’est mieux par les Frères musulmans. Pour nous Occidentaux, ça peut être choquant. Mais dans cette société égyptienne malade dans son rapport femmes-hommes, pour certaines d’entre elles, les Frères musulmans représentent une possibilité de changement. Elles ont envie d’y participer et d’y croire. Il faudrait suivre dans quelques semaines comment la situation politique va évoluer. La question des femmes est essentielle mais on ne peut pas l’exclure du champ politique. Tout le monde peut être inquiet aujourd’hui, les Egyptiens comme les Egyptiennes. On est dans une période post-Révolution avec ce que ça implique en termes d’incertitude.

 

(Source : Elle).

jeudi, 28 juin 2012

Historique : Aung San Suu Kyi était hier au micro de France Inter


Aung San Suu Kyi a enfin reçu le Prix Nobel de la Paix qui lui avait été décerné en 1991 alors qu’elle était en résidence surveillée. En tournée historique en Europe, l’opposante birmane accorde en exclusivité radio un entretien exceptionnel à France Inter dans le 7/9 (8h20 - 27 juin 2012).