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jeudi, 21 juillet 2022

Les temps forts récents de la vie politique concernant le Gouvernement

Drapeau national français.jpg-Pour consulter la composition du nouveau Gouvernement de la Première Ministre Elisabeth Borne (remanié le 4 juillet), CLIQUEZ ICI.

-Pour consulter le Discours de Politique Générale de la Première Ministre Elisabeth Borne, prononcé le 6 juillet à l'Assemblée Nationale, CLIQUEZ ICI.

Les temps forts récents de la vie politique concernant l'Assemblée Nationale

Drapeau national français.jpg-Pour consulter la composition de la nouvelle Assemblée Nationale, élue le 19 juin dernier, CLIQUEZ ICI.

-Pour consulter la composition du nouveau bureau de l'Assemblée Nationale, CLIQUEZ ICI.

-Pour consulter la composition des groupes politiques de la Nouvelle assemblée Nationale, CLIQUEZ ICI.

-Pour consulter les développements autour de la motion de censure (rejetée) le 11 juillet contre le Gouvernement, CLIQUEZ ICI. 

Les temps forts récents de la vie politique concernant le Président de la République

Drapeau national français.jpg-14-Juillet : retrouvez l'interview d'Emmanuel Macron en intégralité, CLIQUEZ ICI.

-Pour revoir la cérémonie d'investiture d'Emmanuel Macron, Président de la République, le 7 mai dernier, CLIQUEZ ICI.

jeudi, 14 juillet 2022

Fête Nationale

Drapeau national français.jpg

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vendredi, 01 juillet 2022

Yaël Braun-Pivet, première femme Présidente de l'Assemblée Nationale

EYBP.jpglection de Yaël Braun-Pivet à la Présidence de l'Assemblée Nationale : CLIQUEZ ICI.

21:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 27 juin 2022

Résultats officiels des élections législatives dans les 1ère et 2ème circonscriptions de la Somme (qui contiennent Amiens)

Dépouillement.jpgRésultats du 1er tour :

1ère circonscription de la Somme. Inscrits : 84040. Abstentions : 45452 (54,08% des inscrits). Votants : 38588 (45,92% des inscrits). Blancs : 675 (1,75%). Nuls : 292 (0,76%). Exprimés : 37621. Mathilde Roy (LR-UDI-LC) : 2636 voix (7,01%). Pascal Rifflart (Ensemble, Renaissance) : 7640 voix (20,31%). Pascal Fradcourt (DVC) : 1222 voix (3,25%). Noé Boxoen (DLF) : 332 voix (0,88%). Pascal Scribe (Reconquête !) : 1025 voix (2,72%). Nathalie Ribeiro-Billet (RN) : 8495 voix (22,58%). Jean-Patrick Baudry (LO) : 432 voix (1,15%). Thierry Vandeplassche (PA) : 758 voix (2,01%). François Ruffin (NUPES, LFI) : 15081 voix (40,09%).

2ème circonscription de la Somme. Inscrits : 77978. Abstentions : 40693 (52,19% des inscrits). Votants : 37285 (47,81% des inscrits). Blancs : 586 (1,57%). Nuls : 192 (0,51%). Exprimés : 36507. Dominique Reitzman (POID) : 344 voix (0,94%). Aurélien Caron (DVD) : 2278 voix (6,24%). Bernard Borel (MR) : 483 voix (1,32%). Aurélie Soyer (Reconquête !) : 1337 voix (3,66%). Sandrine L'Aminot (PA) : 782 voix (2,14%). Nadia Hermans (RN) : 5780 voix (15,83%). Valérie Devaux (LR-UDI-LC) : 3217 voix (8,81%). Bruno Paleni (LO) : 445 voix (1,22%). Barbara Pompili (Ensemble, Renaissance) : 10895 voix (29,84%). Zahia Hamdane (NUPES, LFI) : 10946 voix (29,98%).

 

Dépouillement.jpgRésultats du 2nd tour

1ère circonscription de la Somme.  Inscrits : 84051. Abstentions : 46401 (55,21% des inscrits). Votants : 37650 (44,79% des inscrits). Blancs : 4039 (10,73%).  Nuls : 1271 (3,38%). Exprimés : 32340.  Nathalie Ribeiro-Billet (RN) : 12609 voix (38,99%). François Ruffin (NUPES, LFI) : 19731 voix (61,01%). 

2ème circonscription de la Somme. Inscrits : 77992. Abstentions : 40967 (52,23% des inscrits). Votants : 37025 (47,47% des inscrits). Blancs : 2017 (5,45%). Nuls : 821 (2,22%). Exprimés : 34187. Barbara Pompili (Ensemble, Renaissance) : 18162 voix (53,13%). Zahia Hamdane (NUPES, LFI) : 16025 voix (46,87%).

 

 

Lexique des abréviations, par ordre alphabétique : 

DVC : Divers Centre. DVD : Divers Droite. DLF : Debout La France. LFI : La France Insoumise. LC : Les Centristes.  LO : Lutte Ouvrière. LR : Les Républicains. MR : Mouvement de la Ruralité. NUPES : Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale. PA : Parti Animaliste. POID : Parti Ouvrier Indépendant et Démocratique. RN : Rassemblement National. UDI : Union des Démocrates et Indépendants.

vendredi, 24 juin 2022

Allocution du Président de la République suite aux élections législatives

Drapeau national français.jpgPour revoir l'allocution du Président de la République du mercredi 22 juin dans son intégralité, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 22 juin 2022

Ouverture du congrès d'Amnesty International France

AI France.jpgMesdames et Messieurs, Chers amis de la Paix,

 

« Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains. Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde […] entre Paris et Londres, entre Saint-Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens.

Un jour viendra où l’on verra […] les États-Unis d’Amérique et les États-Unis d’Europe, […] se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies.

Et Français, Anglais, Belges, Allemands, Russes, Slaves, Européens, qu’avons-nous à faire pour arriver le plus tôt possible à ce grand jour ? Nous aimer. Nous aimer ! […]

Il y aura sur le monde un flot de lumière. Et qu’est-ce que c’est que toute cette lumière ? C’est la liberté. Et qu’est-ce que c’est que toute cette liberté ? C’est la paix ».

Ainsi s’exprimait Victor Hugo, le 21 août 1849, au Congrès des Amis de la Paix Universelle, à Paris. Hélas, depuis ce grand discours humaniste, les Hommes n’ont cessé de se faire la guerre. Seule la création de l’Union européenne, dont les prémices se situent en 1950 avec le discours de l’Horloge de Robert Schuman, a apporté une forme d’espérance au monde et à notre continent durant ces dernières décennies.

Pourtant, depuis le 24 février, comme le titrait le journal Libération dès le lendemain, nous assistons à L’impensable. La guerre est de retour aux portes de l’Union européenne, sur le sol de l’Ukraine. Et il ne s’agit pas d’un conflit interne résultant d’un problème national mais d’un procédé que l’on pensait révolu en Europe : l’invasion d’une nation par une autre. Oui, nous assistons avec indignation et inquiétude à la violation, par le gouvernement russe, de la souveraineté nationale et territoriale de l'Ukraine. Cette atteinte, extrêmement grave, aux libertés d'un peuple et d'un Etat démocratique, nous choque et nous affecte profondément. Aussi, nous apportons tout notre soutien au peuple ukrainien et lui exprimons notre plus entière solidarité. Nos pensées vont particulièrement aux responsables politiques et aux habitants des villes d’Ukraine et notamment de Lviv et de Kharkiv avec lesquels les équipes municipales et les associations d'Amiens ont coopéré pendant plusieurs années, dans les domaines de la démocratie locale et de la jeunesse. Pour l'heure, nous nous joignons à la douleur des familles endeuillées par la mort de soldats ou de civils et apportons notre plus complet soutien à  Volodymyr  Zelensky, Président de l'Ukraine, et à son peuple. Plus que jamais, nous sommes animés du désir et de l'ambition de faire de notre Ville une capitale européenne de l'interculturalité et de l'amitié entre les peuples.

C’est dans ce contexte que nous accueillons dans notre belle ville le congrès national d’Amnesty International France. Organisation née en 1961 au Royaume-Uni  d’une première victoire : la libération de prisonniers d’opinion. Cette première victoire fut l’étincelle qui a déclenché un mouvement rassemblant aujourd'hui plus de 10 millions de personnes dans 70 pays.

Ce qu’Amnesty International veut est très simple : le respect des droits humains pour tous.

Par exemple, ces dernières années, Amnesty International a contribué :

-à la libération de centaines de personnes injustement emprisonnées ;

-à l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso, et dans l’État de Washington ;

-à la dépénalisation de l’homosexualité en Inde ;

-à l’adoption d’une loi qui protège les victimes de torture en temps de guerre en Bosnie-Herzégovine ;

-à l’abrogation d’un article dans la constitution irlandaise qui interdisait l’avortement ;

-à la fin du visa de sortie pour les travailleurs migrants au Qatar, qui les empêchait de quitter le pays sans la permission de leur employeur ;

-à l’adoption d’une résolution au Parlement européen sur l’interdiction des “ robots tueurs ”.

Mouvement indépendant de tout gouvernement, de toute tendance politique, de tout intérêt économique et de toute croyance religieuse, Amnesty International ne sollicite aucune subvention des États, des partis politiques ou des entreprises, et finance ses actions essentiellement grâce au soutien de ses membres et de ses donateurs. J’ai moi-même eu recours aux outils de communication de ce mouvement lorsque j’avais, en tant que députée européenne à l’époque, alerté les citoyennes et citoyens de ma circonscription sur le sort de l’avocat franco-palestinien Salah Hamouri.

Merci, chers congressistes d’Amnesty International France,  d’avoir choisi notre belle ville d’Amiens, il s’agit vraiment pour nous d’un honneur. Située au cœur d’une riche région agricole, Amiens offre un cadre de vie attrayant, grâce à l’omniprésence de ses espaces naturels et jardinés. Les plus connus, les hortillonnages arrivent jusqu’au cœur de notre ville. Ces Jardins sur l’eau et ses multiples canaux font de cet environnement, un site unique au monde.

Ces lieux agréables et paisibles, vous les retrouverez aussi dans la beauté du Parc St Pierre, à l’intérieur des rues de St Leu, le quartier traditionnel et festif, ou encore en visitant la maison où a vécu pendant 18 ans Jules Verne, que j’évoquais au début de mon propos.

Vous l’avez donc compris, manquez la visite de notre ville, c’est passer à côté d’une occasion exceptionnelle de vous retrouver avec la nature en ville et la richesse de la culture amiénoise.

Amiens, c’est aussi notre magnifique cathédrale qui ne laisse aucun d’entre nous indifférent. Elle demeure le plus vaste édifice gothique de France, à tel point qu’elle pourrait contenir deux fois la cathédrale Notre-Dame de Paris. Je précise que depuis quelques années, sur la période de juin à septembre, la cathédrale retrouve ses couleurs d’autrefois  lors d’un magnifique spectacle son et lumière intitulé « Chroma », déjà admiré par plus de 2 millions de visiteurs.

Amiens reste la ville de plus de 100 000 habitants la plus jeune de France grâce à sa grande concentration d’étudiants. Avec l’Université de Picardie Jules-Verne et ses laboratoires de recherche, ainsi que ses écoles supérieures de commerce et d’ingénieurs, notre ville revêt un caractère très animé et festif tout au long de l’année.

L’attractivité résidentielle et culturelle d’Amiens est reconnue dans la presse nationale. Cela constitue pour nous un enjeu majeur, tant pour la diversification de notre tissu économique, que pour la création d’emploi.

 Enfin, Amiens est aussi connue pour être une ville qui a de l’ambition. Après avoir été Capitale Européenne de la Jeunesse en 2020, nous sommes candidats au label « Capitale européenne de la Culture 2028 », année du bicentenaire de la naissance de Jules Verne.

Amiens se définit comme étant une « ville verte » comme il y en a peu en France. Amiens est connue pour sa qualité de vie, pour ses réderies, son animation, mais aussi pour sa solidarité envers les plus démunis. L’entraide entre les habitants et les liens de proximité sont aussi des valeurs pratiquées dans nos quartiers.

Je conclurai mon intervention, si vous le voulez bien, par une anecdote personnelle, en rappelant ceci : à l’occasion de l’entrée dans l’Union européenne de la Pologne, le 1er mai 2004, dont la ville allemande de Görlitz est frontalière, le maire avait invité tous ses homologues des villes jumelées avec Görlitz, dont Amiens. Cet événement était très important pour les habitants car, après la seconde guerre mondiale, la vieille ville, coupée par le fleuve Öder, avait séparé la population entre les dictatures de Pologne et d’Allemagne de l’est. Pour l’occasion, une grande fête avait été organisée sur le pont de la ville. Les Allemands y tenaient beaucoup, tant le souvenir du rideau de fer était intolérable pour eux.  L’image qui restera en moi à jamais est celle-ci : pour symboliser leur entrée dans l’Union européenne, les Polonais attendaient d’un côté du pont et les Allemands de l’autre. Et puis, des enfants polonais portant des costumes très fleuris sont venus main dans la main en chantant l’Hymne à la joie, invitant ainsi les deux Peuples à se rejoindre. Quinze ans après la chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagne, je peux vous dire que j’ai eu le sentiment à ce moment-là d’assister plus encore à l’unification de l’Europe et à la naissance de la civilisation européenne du droit et de la paix. Le droit, la justice et la paix, trois valeurs universelles si chères que je partage avec Amnesty International.

 

Chers amis d’Amnesty International France, Bienvenue à Amiens !

 

(Discours prononcé le 18 juin 2022 lors de l'ouverture du congrès d'Amnesty International France, à Amiens).

dimanche, 19 juin 2022

Soirée électorale : Elections législatives 2022 - 2nd tour

Dépouillement.jpgVous pouvez suivre les résultats des élections législatives en Picardie sur : 

-France 3 Hauts-de-France, CLIQUEZ ICI.

-France Bleu Picardie, CLIQUEZ ICI.

-Le Courrier Picard, CLIQUEZ ICI.

-Weo, CLIQUEZ ICI.

 

dimanche, 12 juin 2022

Soirée électorale : Elections législatives 2022 - 1er tour

Dépouillement.jpgVous pouvez suivre les résultats des élections législatives en Picardie sur : 

-France 3 Hauts-de-France, CLIQUEZ ICI.

-France Bleu Picardie, CLIQUEZ ICI.

-Le Courrier Picard, CLIQUEZ ICI.

-Weo, CLIQUEZ ICI.

 

vendredi, 03 juin 2022

Composition du nouveau Gouvernement

Elisabeth Borne.jpgPour consulter la composition du nouveau Gouvernement de la Première ministre Elisabeth Borne, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 11 mai 2022

Voter est un droit, c'est aussi un devoir civique !

Vote.jpgSur votre carte électorale, vous pouvez lire notre devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité. La Liberté, valeur essentielle sans laquelle – justement – nous ne pourrions nous exprimer et choisir notre avenir. L’Égalité, car chaque citoyen dispose des mêmes droits et devoirs devant la Nation, et chaque voix compte. La Fraternité, qui nous rappelle que nous sommes tous des êtres humains qui doivent se respecter, s’écouter et s’entraider. Le droit de vote inscrit dans la Constitution est également un devoir, nécessaire au bon fonctionnement démocratique de notre pays, puisque c’est grâce aux différents scrutins auxquels nous sommes convoqués que nous choisissons nos représentants, donc les orientations politiques qui président à leur action.

Des orientations qui sont déterminantes dans la vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous. Le suffrage universel fut toujours une bataille. D’abord contre l’argent, puisqu’il y avait le cens qu’il fallait respecter pour pouvoir voter. Puis ensuite, après 1848, le combat des femmes jusqu’en 1944. Puis encore après pour que les jeunes de 18 ans et plus puissent enfin voter en 1974. L’histoire n’est pas linéaire. L’histoire n’est pas radieuse. Il faut toujours du combat. Et même dans un grand pays comme la France, le pays des droits de l’Homme, on avait oublié un moment les femmes. Alors nous devons toujours nous mobiliser pour que les droits conquis soient des droits assurés, exercés, respectés. Le droit de voter, c’est le droit de façonner son destin. Le droit d’être éligible, c’est la capacité de le changer. Prenons les unes et les autres notre destin en mains, dans la perspective des élections législatives des 12 et 19 juin, le prochain rendez-vous démocratique du pays.

 

(Tribune politique du groupe Amiens ensemble au conseil municipal d'Amiens, parue dans le JDA 1011 daté du 27 avril 2022)

lundi, 09 mai 2022

C'est la Journée de l'Europe !

Drapeau europeen.jpg

mercredi, 04 mai 2022

Discours prononcé lors du Concert de soutien au Peuple Ukrainien*

Ukraine.jpgMesdames et Messieurs, Chers amis de la Paix,

 

« Un jour viendra où les armes vous tomberont des mains. Un jour viendra où la guerre paraîtra aussi absurde […] entre Paris et Londres, entre Saint-Pétersbourg et Berlin, entre Vienne et Turin, qu’elle paraîtrait absurde aujourd’hui entre Rouen et Amiens.

Un jour viendra où l’on verra […] les États-Unis d’Amérique et les États-Unis d’Europe, […] se tendant la main par-dessus les mers, échangeant leurs produits, leur commerce, leur industrie, leurs arts, leurs génies.

Et Français, Anglais, Belges, Allemands, Russes, Slaves, Européens, qu’avons-nous à faire pour arriver le plus tôt possible à ce grand jour ? Nous aimer. Nous aimer ! […]

Il y aura sur le monde un flot de lumière. Et qu’est-ce que c’est que toute cette lumière ? C’est la liberté. Et qu’est-ce que c’est que toute cette liberté ? C’est la paix ».

Ainsi s’exprimait Victor Hugo, le 21 août 1849, au Congrès des Amis de la Paix Universelle, à Paris. Hélas, depuis ce grand discours humaniste, les Hommes n’ont cessé de se faire la guerre. Seule la création de l’Union européenne, dont les prémices se situent en 1950 avec le discours de l’Horloge de Robert Schuman, a apporté une forme d’espérance au monde et à notre continent durant ces dernières décennies.

Pourtant, depuis le 24 février, comme le titrait le journal Libération dès le lendemain, nous assistons à L’impensable. La guerre est de retour aux portes de l’Union européenne, sur le sol de l’Ukraine. Et il ne s’agit pas d’un conflit interne résultant d’un problème national mais d’un procédé que l’on pensait révolu en Europe : l’invasion d’une nation par une autre. Près d’un mois après, le bilan est déjà très lourd à ce jour : 19 000 morts, 2000 blessés, 10 millions de personnes déplacées, 1700 bâtiments détruits et 108 milliards d’euros de dommages matériels.

Oui, nous assistons avec indignation et inquiétude à la violation, par le gouvernement russe, de la souveraineté nationale et territoriale de l'Ukraine. Cette atteinte, extrêmement grave, aux libertés d'un peuple et d'un Etat démocratique, nous choque et nous affecte profondément. Aussi, par notre présence ici ce soir, nous apportons symboliquement tout notre soutien au peuple ukrainien et lui exprimons notre plus entière solidarité. Nos pensées vont particulièrement aux responsables politiques et aux habitants des villes d’Ukraine et notamment de Lviv et de Kharkiv avec lesquels les équipes municipales et les associations d'Amiens ont coopéré pendant plusieurs années, dans les domaines de la démocratie locale et de la jeunesse. Pour l'heure, nous nous joignons à la douleur des familles endeuillées par la mort de soldats ou de civils et apportons notre plus complet soutien à  Volodymyr  Zelensky, Président de l'Ukraine, qui doit s’exprimer demain par visio devant l’Assemblée Nationale française, et à son peuple. Plus que jamais, nous sommes animés du désir et de l'ambition de faire de notre Ville une capitale européenne de l'interculturalité et de l'amitié entre les peuples.

C’est pourquoi je remercie tous les partenaires qui ont rendu possible le temps fort que nous vivons ce soir : merci aux élèves du Conservatoire à Rayonnement Régional, à l’Agence régionale du livre et de la lecture ainsi qu’à l’Orchestre de Picardie, mené par Arie van Beek. Je n’oublie pas à cette occasion de mentionner que notre orchestre régional comprend des musiciennes et musiciens de toutes nationalités, y compris russes, qui n’ont toutes et tous qu’un seul dessein pour notre monde : l’établissement de la Paix et du vivre-ensemble, sans lesquels rien n’est possible.

Merci également à Pierre Savreux, Vice-président d’Amiens Métropole délégué à la Culture et au Patrimoine ainsi qu’à Sébastien Auchart, directeur de l’action culturelle et du patrimoine et à l’ensemble des services de la Ville, de la Métropole et du Cirque Jules-Verne, pour leur précieuse aide technique et logistique.

J’ajoute que les Amiénoises et les Amiénois sont mobilisés pour aider les Ukrainiens. Vous pouvez retrouver toutes ces initiatives et y apporter votre soutien sur le site Internet de la Ville et de la Métropole : amiens.fr. Je signale à ce propos que le concert de ce soir est organisé en soutien à la Croix-Rouge.

Je conclurai mon intervention, si vous le voulez bien, par une anecdote personnelle, en rappelant ceci : à l’occasion de l’entrée dans l’Union européenne de la Pologne, le 1er mai 2004, dont la ville allemande de Görlitz est frontalière, le maire avait invité tous ses homologues des villes jumelées avec Görlitz, dont Amiens. Cet événement était très important pour les habitants car, après la seconde guerre mondiale, la vieille ville, coupée par le fleuve Öder, avait séparé la population entre les dictatures de Pologne et d’Allemagne de l’est. Pour l’occasion, une grande fête avait été organisée sur le pont de la ville. Les Allemands y tenaient beaucoup, tant le souvenir du rideau de fer était intolérable pour eux.  L’image qui restera en moi à jamais est celle-ci : pour symboliser leur entrée dans l’Union européenne, les Polonais attendaient d’un côté du pont et les Allemands de l’autre. Et puis, des enfants polonais portant des costumes très fleuris sont venus main dans la main en chantant l’Hymne à la joie, invitant ainsi les deux Peuples à se rejoindre. Quinze ans après la chute du mur de Berlin et la réunification des deux Allemagne, je peux vous dire que j’ai eu le sentiment à ce moment-là d’assister plus encore à l’unification de l’Europe et à la naissance de la civilisation européenne du droit et de la paix.

Car seules deux choses peuvent faire émerger un monde de Paix :

-En premier lieu, une société administrée par le droit, un droit soucieux du bonheur des citoyennes et citoyens et qui respecte les Droits de l’Homme.

-Et en second lieu, la culture. Car, comme le disait Albert Camus : « Sans la culture, et la liberté relative qu'elle suppose, la société, même parfaite, n'est qu'une jungle. C'est pourquoi toute création authentique est un don à l'avenir ».

 

 

Je vous remercie pour votre attention et pour votre présence ce soir.

Vive la France, vive l’Ukraine, vive l’Europe !

 

 

*22 mars 2022, Cirque Jules Verne, Amiens.

jeudi, 24 novembre 2016

Primaires ouverte de la droite et du centre : je ne donne pas de consigne de vote au second tour

brigitte-foure_1_1.jpgPour lire mon communiqué de presse, CLIQUEZ ICI.

15:22 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 14 août 2013

Libérez Didier et Edouard !

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lundi, 05 août 2013

Championnats du monde de Natation à Barcelone : Bilan exceptionnel pour la France

camille-lacourt-jeremy-stravius-fabien-gilot-et-giacomo_333924_800x600.jpgPour lire l'article sur le site de Sport.fr, CLIQUEZ ICI.

Un bravo tout particulier à Jérémy Stravius (2ème en partant de la gauche sur la photo), originaire de Friville-Escarbotin et licencié à Amiens Natation !

mardi, 16 juillet 2013

La nouvelle effigie de Marianne sur les timbres de La Poste

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Conception : Olivier Ciappa et David Kawena.

Le saviez-vous ? L'effigie de Marianne sur les timbres est une prérogative du président de la République, qui peut en choisir une nouvelle à chaque début de mandat. Cette Marianne restera donc comme celle choisie par François Hollande.

07:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

lundi, 15 juillet 2013

Réaction de Jean-Louis Borloo, Président de l'UDI, suite à l'entretien télévisé du Président de la République



14-Juillet : les troupes africaines à l'honneur sur les Champs-Elysées

drapeau-france-europe.jpgPour lire l'article sur le site du quotidien Le Monde, CLIQUEZ ICI.

La Monnaie de Paris édite des pièces d'euros à l'effigie des valeurs de la République

page_1_rubrique_article_une (1).jpgPour lire l'article sur le site Votre Argent, CLIQUEZ ICI.

14:52 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

dimanche, 14 juillet 2013

Frehel : "La Java Bleue"

Bonne soirée à toutes les personnes qui se rendent dans les bals populaires !

Bonne Fête Nationale à toutes et à tous !

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mercredi, 26 juin 2013

UDI : Jean-Louis Borloo veut des "états generaux" de l'opposition

epu9mpbh.jpgPour lire l'article sur le site du Lab d'Europe 1, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 19 juin 2013

Discours d'Hervé Morin au Conseil National de l'UDI ce week-end

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CONSEIL NATIONAL DE L’UDI
Samedi 15 juin 2013
Discours d’Hervé MORIN
Président du Conseil national

Seul le prononcé fait foi
Mes chers amis
Bienvenue à tous pour ce premier conseil national de l’UDI et surtout merci d’être venu si nombreux. Vous êtes 1500 à être venus de toute la France pour l’installation de ce qui est maintenant notre Parlement.
Comme c’est l’époque du mariage pour tous je voudrais d’abord vous donner des nouvelles du notre, je veux dire de celui que nous avons célébré il y a presque un an entre toutes nos chapelles. C’était à la Mutualité vous vous en souvenez tous. Najat Vallaud-Belkacem n’était pas là mais ça reste quand même un beau souvenir. Donc cela fait presque un an et je trouve que ça ne se passe si mal pour un mariage entre centristes qui comme vous le savez avaient la réputation d’être des gens assez volages. 
Qu’est-ce qui me fait dire que cette première année est positive ?   D’abord je constate que les réunions de famille se passent bien, en tous cas de ce que j’en vois chaque semaine à Paris ou dans mes déplacements. Secundo, je trouve que nous avons peu de divergences de fond. Nous parlons très souvent de la même voix. Je crois que l’une des raisons de la réussite de notre famille recomposée c’est aussi que chacun des époux a pu préserver son indépendance, son jardin secret, j’allais dire. D’ailleurs vous avez vu mesdames et messieurs de la presse que nous avons tous gardé notre nom de jeune fille à côté du nom de l’UDI. UDI nouveau centre, UDI radical, UDI-Alliance centriste, etc.Il y a autre chose qui me fait dire que c’est un couple qui peut durer c’est qu’il y a aussi des engueulades. Ici parce qu’un radical n’a pas compris qu’il n’était plus un célibataire endurci mais un jeune marié et qu’il ne devait pas laisser sa jeune épouse toute seule à la maison. Ailleurs parce qu’un nouveau centre veut tellement bien faire avec sa nouvelle compagne qu’il se brouille avec ses anciens camarades.
Je dois dire aussi que lorsque je compare notre couple aux autre, c’est encore le bonheur absolu. La famille Copé-Fillon, ça reste très très chaud paraît-il. Chez les Montebourg-Ayraut, là on se méprise et on ne se parle plus. Entre Marine et la petite nièce Maréchal ce n’est pas non plus la grande entente. Et je ne parle pas de Hollande et du cousin Mélenchon parce que là on frôle la guerre nucléaire à chaque repas de famille. Quoi ? Ah oui j’oubliais Bayrou. Bah lui il est tout seul donc il s’engueule avec lui-même ! 
Alors à côté de tout de ça, à côté de tant de rivalités et surtout de haines, vous voyez la grande famille UDI est sacrément soudée. C’est l’avantage quand on se marie sans que ce soit a priori le grand amour, au moins il n’y a pas de terribles désillusions et finalement le mariage est capable de devenir une longe et belle histoire d’amour car elle est passée par une longue construction.
Au final, j’ai le sentiment que notre UDI commence vraiment à ressembler à quelque chose. Des instances nationales et locales, notre premier Conseil national, deux groupes parlementaires, un président que tout le monde aime bien, moi le premier. Oui, ça prend tournure. Le centre est en situation de revenir sur les écrans radars.  Le printemps a peut être été pluvieux mais pour nous, il est source d’espoir car le ciel centriste a vu apparaître un certain nombre d’hirondelles, qu’il s’agisse d’élections ou de sondages.
Meyer Habib est depuis dimanche dernier notre 31ème député à l’Assemblée nationale. Il a réalisé un remarquable score en Israël et même dans les pays de sa circonscription où il n’était pas majoritaire, il a néanmoins dépassé les 40% ce qui lui a permis de s’imposer devant la candidate de l’UMP. Qui aurait pu croire, moins d’un an après notre naissance, que nous serions dans un tel rapport de forces ?
Et ce n’est pas tout.  Dans deux grandes villes de France où nous avons réalisé des sondages, dont un a été rendu public hier soir – celui d’Amiens – et bien que voit-on : que les candidats UDI s’imposent en primaire au premier tour face à l’UMP. Et qu’ils  sont les seuls à l’emporter au second tour face au maire sortant. Oui l’opposition a besoin de l’UDI pour gagner et l’UDI peut gagner sur certaines terres quand l’UMP ne le peut pas.
Certes, une ou même plusieurs hirondelles ne font pas le printemps mais j’en tire quand même une conclusion : en dépit de notre notoriété et notre image encore en constructions ; un candidat de l’UDI s’il est bon – et je dis bien s’il est bon - est capable de gagner face à n’importe quel candidat. Et cela, nous le devons d’abord à notre unité retrouvée qui doit nous faire, vous faire, relativiser les tensions qui peuvent apparaître ici et là dans quelques départements ;
Ne perdez jamais de vue cela. Notre crédibilité électorale est intimement liée à notre volonté et à notre capacité à nous rassembler.
Mes chers amis,
Nous avons choisi de consacrer ce premier Conseil national à la situation économique de notre pays et aux moyens de redresser une compétitivité fortement dégradée. 
C’est drôle, j’ai presque envie de m’excuser d’avoir choisi ce thème.  Ah bon, il y a encore des politiques qui s’intéressent au chômage ? Ah bon il y a encore des politiques qui s’intéressent à l’entreprise, qui se demandent comment améliorer notre commerce extérieur et réduire notre dette ? 
Et bien oui, aujourd’hui nous ne parlerons pas de Jérôme Cahuzac, de Liliane Bettencourt, de Claude Guéant ou de Bernard Tapie mais simplement du moyen de redonner de l’optimisme à nos compatriotes tellement inquiets par la situation de notre économie.
Un mot seulement sur les affaires et notamment celle de l’arbitrage de Bernard Tapie. Quelles que soient les turpitudes  ou les petits arrangements entre amis il y a derrière cela un sujet de fond que nous devrons traiter : comment une telle chose peut-elle arriver ? Moi je vous le dis, la cause profonde c’est la concentration absolue des pouvoirs entre les mains d’un monarque républicain. Dans une démocratie faite de contrôles et de contre-pouvoirs, dans une démocratie où les fonctionnaires ne se sentent pas obligés de plaire au prince pour leurs futures promotions, de telles choses ne se produiraient pas ou tout du moins seraient arrêtés à temps.
J’en ai fini avec cette incidente sur les affaires pour nous concentrer maintenant sur les vrais sujets, ceux qui concernent le quotidien des Français : le pouvoir d’achat, les retraites, la croissance, l’emploi.
Je mesure à chacun de mes  déplacements l’énorme effort de pédagogie que nous devons produire si nous voulons réussir les réformes et les changements dont la France a besoin. Ce que droite et gauche devraient dire chaque jour aux Français au lieu de les bercer d’illusions, c’est que nous ne sommes pas dans un crise ; nous affrontons un monde qui change  et qui change sous nos yeux.  Ce changement de monde, il n’est pas seulement économique ; il est aussi sociétal, il est démographique,  il est écologique, et il est bien entendu technologique.
Les qataris ne sont plus les bédouins de Tintin au pays de l’or noir. Ils achètent le PSG et le Printemps. On ne fait plus d’opérations bols de riz dans nos écoles pour les petits chinois, ce sont eux qui rachètent le Club Med et les grands crus de Bordeaux. Les produits made in Corée ce ne sont plus des T-shirts qui rétrécissaient au premier lavage mais des Smartphones ou des tablettes dernier cri. 
Hier, ma mère me disait quand je ne finissais pas mon assiette :  «  pense aux petits Indiens qui meurent de faim », Aujourd’hui, je dis à mes enfants : si vous continuez à empiler les mauvaises notes vous allez vous faire bouffer vos boulots par les petits Indiens, les petits Chinois, les petits Brésiliens  et même bientôt les petits Africains ».
Cette situation de profonde mutation, comparable à l’émergence de la Renaissance ou de l’ère industrielle, cette situation de clair-obscur avec ses conséquences sur l’emploi et le social, c’est ce qu’on a résumé souvent par la phrase de Gramsci : « La crise, c'est quand le vieux se meurt et que le jeune hésite à naître ». Cette phrase, elle est peut-être encore vraie pour la France mais clairement elle ne marche plus en Asie, en Amérique du sud ou aux Etats-Unis car eux ils sont à fond dans le neuf. Même le Japon est en train de repartir avec un rythme de croissance annuelle de plus de 3%. Il n’y a que les socialistes français pour refuser de voir cette révolution et surtout d’en tirer toutes les conséquences. Par idéologie, par aveuglement et surtout par manque de courage. 
Mes Chers amis,  ce que je vous propose c’est de prendre le chemin inverse des socialiste tant sur la méthode que sur le fond.
Vous serez cet après-midi appelés à voter sur un document d’orientation économique qui ambitionne d’apporter de vraies réponses au décrochage de l’économie française. et non pas des demi-mesures comme le CICE ou des recettes éculées comme contrats de génération. Ce que nous proposons est un vrai choc de compétitivité pour sortir la France d’un enlisement et d’un déclin qui mine nos compatriotes.
Rendez-vous compte qu’aujourd’hui nos jeunes issus des belles écoles financées par nos impôts se disent que pour aller trouver du boulot ,il faut partir à l’étranger. Moi, je ne me résouds pas à l’idée que les Français deviennent les immigrés du 21e siècle. 
Mes chers amis, les socialistes ont tué la confiance des forces créatrices. Entre les dispositifs fiscaux ahurissants sur l’investissement dans les entreprises, les déclarations de guerre d’un certain nombre de ministres sur Mittal ou pire encore sur la famille Peugeot dont la principale erreur a été en fait de maintenir une trop grande partie de sa production en France. Je veux que nous adressions un message de confiance aux pigeons au poussins au moineaux et à tous les volatiles qui tentent d’échapper aux chasseurs fous du Gouvernement. 
Oui nos mesures sont parfois brutales. Oui elles vont vous paraître parfois trop libérales. Mais il y urgence car la maison brûle. 
Qu’est-ce qui est finalement le plus important pour les Français ? 
Travailler quatre heure de plus par semaine pour redresser la compétitivité de l’économie française et donc lui donner les moyens de recréer massivement de l’emploi, ou se résoudre à ce que chaque mois 30 000 français perdent leur boulot ?
- Qu’est-ce qui est le plus important : 
Moderniser l’Etat et l’administration avec ses conséquences sur les agents publics  ou constater chaque année que son pouvoir d’achat ou sa liberté sont rognés par des prélèvements confiscatoires  ?  
-  Qu’est-ce qui est le plus important : 
Assouplir le droit du travail pour faciliter l’embauche et passer d’une logique de protection de l’emploi à une logique de protection des personnes, ou s’arc-bouter sur un droit du licenciement qui laisse les plus fragiles sur le bord de la route et freine la création d’emplois ?
Mes chers amis, il y a urgence car même des PME qui jusqu’alors passaient à travers les gouttes commencent à être touchées.  
C’est dur à entendre par une famille qui est frappée par le chômage et qui du jour au lendemain s’inquiète de son avenir, mais il faut revenir aux fondamentaux et dire aux Français que l’économie c’est un phénomène de création et de destruction, comme l’ont dit Nicolas Bouzou et Christian Saint-Etienne.
Un seul exemple, souvenez-vous : on déposait il y a vingt-cinq ans sa pellicule photo chez le photographe et on espérait la récupérer au mieux une semaine après. Ensuite, on a eu les photo shop : on récupérait le tirage le jour même et on trouvait cela formidable. Et aujourd’hui, à part pour les passionnés de photos, votre appareil c’est devenu votre téléphone portable. Kodak est mort et Apple triomphe. Et le solde d’emplois est largement positif. Tout cela, en vingt ans.
Pourquoi chaque dépôt de bilan est-il vécu comme un drame en France ? D’une part, parce que nous n’avons pas suffisamment de Google ou de Samsung national pour offrir un nouvel emploi. D’autre part, parce que quand nous en avons, nous les vilipendons plus souvent qu’à leur tour. Et enfin, parce qu’une très grande partie des personnels des entreprises appartenant à l’ancienne économie n’ont pas la formation qui leur permettrait de se reclasser plus facilement.
C’est pourquoi, avec Jean-Louis Borloo, nous défendons un système de formation professionnelle enfin efficient. Un système qui s’adresse à ceux qui en ont le plus besoin : les salariés les moins qualifiés qui seront un jour où l’autre touché par les mutations de l’économie.  
Nous proposons donc de mettre fin au paritarisme de gestion et au millefeuille administratif de la formation professionnelle pour la confier à un interlocuteur unique  qui s’appuiera bien entendu sur les partenaires sociaux pour construire les plans de formation. Certains souhaitent une agence nationale, moi je dis que nous devons confier cette mission aux régions pour en faire des acteurs essentiels du développement régional.
Second sujet où nos propositions vont faire date. Les 39 heures et ce choc de compétitivité d’au moins 50 milliards lorsque l’allongement de la durée du travail est couplée avec une TVA compétitivité qui permet d’alléger massivement le cout du travail et aussi d’améliorer le pouvoir d’achat des salariés par la réduction des cotisations sociales salariales. Comme le dit jean Arthuis, taxer les produits plutôt que la production. 
Sur la question des 35 heures, sujet que je connais bien pour avoir été le porte parole de l’UDF contre les lois Aubry, nous n’avons cessé de dénoncer cette erreur historique de les mettre en place dans un continent où tous les pays travaillent davantage. Au minimum 37 heures, et souvent 40 heures.
Oui, historiquement le temps de travail est appelé à se réduire au fur et à mesure de l’accroissement de la productivité. Mais non , il ne fallait pas réduire brutalement et de façon généralisée le temps de travail dans un seul pays quand aucun autre de nos concurrents n’empruntait le même chemin.
Reconnaissons-le aussi, nous n’avons cessé de les dénoncer mais nous n’avons jamais véritablement osé remettre en cause les 35 heures : le paiement des heures supplémentaires façon Sarkozy était certes une bonne mesure pour améliorer le pouvoir d’achat des salariés et faciliter l’augmentation de la production quand l’activité l’exigeait. Mais elle ne résolvait en rien la question fondamentale de la compétitivité des entreprises françaises.
Oui c’est audacieux de dire aux Français qu’on va travailler 4 heures de plus pour le même salaire. Mais très franchement, quand il y a dix ans,  on travaillait 39 heures par semaine, est-ce que c’était autant le bagne que cela ?
Est-ce que le bagne pour les Français, cela n’est pas plutôt des enfants sans boulot, des chiffres du chômage chaque mois plus déprimants, des impôts toujours plus élevés et des entreprises qui ferment les unes après les autres? Les Français, dans leur histoire, ont démontré leur capacité à rebondir et à produire tous les efforts nécessaires pour que notre pays se redressent. 
Je suis certain que si cet effort collectif était couplé à un vrai effort dans la gestion publique et aussi à une exemplarité du politique, les Français l’accepteraient. 
Pour sauver les retraites, il va falloir travailler davantage de semestres dans sa vie active.
Pour sauver notre économie et notre pouvoir d’achat, il va falloir aussi travailler davantage chaque semaine.
Mes chers amis, je sais que ce n’est pas très populaire mais je suis fier que notre formation politique soit capable d’affronter ces sujets sans fard, sans trompe-l’œil et avec une exigence de vérité.
Revaloriser la politique, ce n’est certainement pas permettre à chaque Français d’aller consulter le patrimoine de votre député à la préfecture. Non revaloriser la politique c’est d’abord avoir le courage de dire aux Français la vérité et d’entreprendre des réformes vitales pour notre pays même si elles sont dures à entendre et non pas comme Monsieur Hollande raconter cyniquement des bobards aux Français pour se faire réélire et ensuite inventer une autre histoire.
Et ce courage, qui finira par être reconnu par les Français, nous l’avons aussi quand nous abordons une des questions centrales de l’économie française : le niveau excessif de nos prélèvements obligatoires lié à un niveau de dépenses publiques sans équivalent en Europe. D’ailleurs, quand j’entends le Front de gauche nous dire que la France est dans les mains du capitalisme et de l’ultra-libéralisme, cela me fait sourire quand plus de 56% de la richesse produite chaque année transite par les budgets publics.
Vous voyez, cela ne me dérangerait pas de payer beaucoup d’impôts et d’avoir un niveau de dépenses publiques aussi élevé si j’avais le sentiment que c’est efficace et que j’en ai pour mon argent. Mais qui oserait dire que les autres  pays européens sont sous-administrés, que la France souffre moins de précarité et de pauvreté ? Qu’ils ont une école moins bonne que la nôtre ou une justice qui fonctionne moins bien ? Personne n’oserait dire cela. Et pourtant , ils ont trois, quatre, cinq, sept points de dépense publique de moins que nous . L’Australie dont la dépense publique représente 35% du PIB soit 21 points de moins que la France, a même le second indice de développement humain au monde.
C’est donc bien que nous avons un vrai problème d’organisation de notre système public et d’efficacité des politiques publiques. Vous avez lu ce que nous proposons. Je suis convaincu que cet effort là est possible, car je l’ai fait au ministère de la défense où nous avons réalisé 1 milliard 600 millions d’euros d’économies de fonctionnement. Un tout petit exemple : rien qu’en regroupant l’achat du mobilier et de la téléphonie mobile, nous avons réalisé 50 millions d’euros d’économies. Au moment où les fins de mois sont de plus en plus difficile, la réorganisation de la sphère publique est un devoir, une exigence à l’égard des Français.
Mes Chers amis, 
Ce monde nouveau, trop de français le voient comme un monde hostile. Comme une agression. Comme une régression. Je veux vous dire, et je veux leur dire que  le recroquevillement, les barricades aux frontières et les herses sur les plages c’est le déclin garanti. 
L’histoire de l’humanité nous l’enseigne : toutes les nations qui se sont refermées sont des sociétés qui ont fini par mourir. 
Ce monde nouveau, il est fait pour nous. Des centaines de millions de consommateurs accèdent au rang de classe moyenne. Ils veulent consommer comme nous.   
Ce monde nouveau fait de matière grise, d’intelligence, d’innovation, de marketing, de créativité, de réseaux, c’est notre monde.
Nous avons les laboratoires, les chercheurs, les grandes écoles de commerce et d’ingénieurs, les centres de formation. Et en plus, nous avons des fondations solides : notre culture, notre art de vivre, notre géographie, nos infrastructures, notre présence sur les cinq continents, de grandes entreprises mondiales.
Nous avons tout pour gagner. Il nous suffit d’y croire et d’engager quatre ou cinq politiques qui nous permettraient de préserver notre modèle et de redevenir une nation conquérante. 
Moi, vous l’avez compris je voudrais que nous imaginions des lendemains que nous pourrions aimer. La vocation de l’UDI n’est pas de regarder en arrière. Elle est de regarder loin devant. Elle est d’éclairer ce début de siècle comme nos prédécesseurs ont éclairé le siècle précédent. « Regarder l’avenir c’est déjà le changer », dit-on souvent. C’est ce à quoi je vous appelle aujourd’hui. Oui soyons disponibles à toutes les idées même à celles qui dérangent, oui soyons disponibles à toutes les interrogations même à celles encore sans réponses.
Grâce à vous, grâce à votre présence et à votre enthousiasme, nous pouvons lancer à toute la France un message très clair qui, n’en doutez pas, sera entendu : oui l’UDI avance, oui l’UDI travaille, oui il faudra compter avec l’UDI dans tous les scrutins à venir.

 

Je vous remercie.


Hervé Morin

lundi, 20 mai 2013

Qui travaille le lundi de Pentecôte ?

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dimanche, 19 mai 2013

Portes ouvertes au Parlement européen de Strasbourg toute la journée !

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vendredi, 10 mai 2013

Projet de loi relatif à la moralisation de la vie politique : Hervé MORIN dénonce une surenchère démagogique inacceptable

13e4dfe0ba_HMorin2012ok-133.jpgLe gouvernement a présenté ce matin en Conseil des ministres son projet de loi relatif à la moralisation de la vie politique. Faute d’une vraie réflexion sur le sujet et d’une véritable concertation avec la représentation politique nationale, le gouvernement souhaite s’acheter une nouvelle virginité à bon compte, après le scandale de l’affaire Cahuzac. Hervé Morin, président du Nouveau Centre et président du Conseil national de l’UDI, estime que ces pseudo-mesures chocs ne sont que le symbole d'une surenchère démagogique inacceptable, qui ne va servir qu'à stigmatiser un peu plus des élus qui ne sont que des serviteurs de la République.
 
Démagogie, parce qu'obliger les élus à étaler leurs patrimoines et ceux de leurs proches ne répondra en rien ni au choc créé dans l'opinion publique par l'affaire Cahuzac, ni aux problèmes des Français. Ce n'est qu'une immense fumisterie destinée encore une fois à masquer l'incapacité du gouvernement à s'attaquer aux vrais enjeux, avec en tête un chômage qui ne cesse de s'aggraver et une économie totalement en panne. En quoi une telle mesure serait-elle une réponse à l'affaire Cahuzac? Un fraudeur ne déclare pas ses fraudes par nature. Alors cessons de prendre les Français pour des idiots.
 
En croyant taper fort, le gouvernement ne fait que passer à côté du sujet. La moralisation de la vie politique ne doit pas être une course à la médiocrité, une course à la pauvreté pour nos élus. La compétence d'un député va-t-elle être inversement proportionnelle à son compte en banque ? Cette stigmatisation des riches et de la réussite et inacceptable, et peuvent créer des dégâts à la fois dans l'opinion, mais aussi dans la classe politique : a jouer avec le feu, ce sont des professions entières qui vont disparaître de la représentation nationale qui n'aura de représentation que le nom. 
 
Ajoutons enfin que ces mesures absurdes ont été décidées sans la moindre concertation avec la représentation nationale, contrairement à l'esprit de dialogue et au respect du Parlement que François Hollande avait soi-disant érigés comme principes fondamentaux de sa façon de gouverner.  
 
Mettre en place des mesures efficaces et nécessaires :

A rebours de l’antiparlementarisme ambiant, Hervé Morin propose quelques mesures de moralisation beaucoup plus sérieuses qu’une simple déclaration de patrimoine : il faut d’abord « rendre inéligible toute personne condamnée pour un scandale financier, quelle que soit la gravité de la faute ». Ensuite, à l’instar de ce qui est exigé des fonctionnaires, « il est urgent d’interdire de candidature toute personne dont le casier judicaire n’est pas vierge ». Et enfin, aucun progrès ne sera possible sans un véritable renforcement des moyens de contrôle et d'investigation de la Commission pour la transparence financière de la vie politique. Par ailleurs, il serait temps qu'une véritable réflexion s'ouvre pour interdire aux groupes vivant des commandes de l'Etat de détenir des titres de presse. Ceci constituerait un gage de vrai courage politique.


(Communiqué de presse en date du 24 avril 2013).
 

jeudi, 09 mai 2013

Journée de l'Europe

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Les Jeunes centristes appellent de leurs vœux un engagement sincère et déterminé des politiques sur la question européenne.

Alors que les symboles de paix que sont la réconciliation franco-allemande et la déclaration Schumann, vont être célébrés respectivement le 8 et 9 mai, les Jeunes centristes invitent les hommes politiques à se saisir de la question européenne sans démagogie.

Les Jeunes centristes déplorent la position ambigüe que la classe politique dans sa grande majorité entretient vis-à-vis de l’Europe. Ils ne veulent pas se contenter d’un discours sur l’Europe prononcé à la hâte avant les échéances électorales.

 

En effet, les responsables politiques doivent prendre conscience du danger que constitue l’utilisation opportune de l’’Europe comme bouc émissaire. Si le prix Nobel de la Paix a été décerné à l’Union Européenne pour l’année 2012, ce n’est certainement pas grâce à notre personnel politique actuel.

Les associations pro-européennes passent le plus clair de leur temps à lutter contre les inepties faites à l’encontre de l’Union Européenne. Où sont les Schuman, les Veil et les Monnet de notre temps ? Quel nouvel horizon proposent aujourd’hui nos politiques ?

Mouvement de Jeunesse présidé par Thomas Elexhauser, rattaché au Nouveau centre et à l’UDI, les Jeunes centristes rappellent que l’UDI est la seule formation politique à s’engager clairement en faveur de la construction d’une Europe fédérale.

Mais cela n’est pas suffisant. Les responsables politiques doivent prendre conscience que l’Europe est l’unique bonne réponse aux problématiques du XXIème siècle. C’est une construction ambitieuse et porteuse d’avenir pour porter la voix de la paix à travers le Monde, pour protéger les peuples européens, pour faire entendre nos intérêts au niveau mondial, pour imaginer une nouvelle façon de faire de la politique.

Aujourd’hui les exigences des Jeunes centristes sont les suivantes :

  • Nous appelons le Président de la République à un discours courageux et engagé sur l’Union Européenne, faisant du mois de mai, le mois de l’Europe.
  • Dès les prochaines élections européennes, nous souhaitons que la Commission européenne envisage une campagne menée directement par les partis politiques européens plutôt qu’au nom de leurs équivalents nationaux.
  • Nous exhortons les medias d’adopter une véritable attitude pédagogique sur les enjeux actuels de l’Union européenne.

La France doit se mobiliser massivement pour relever le défi européen qui nous permettra de proposer un nouvel espoir aux Français.


(Communiqué des Jeunes Centristes en date du 7 mai 2013).

mercredi, 08 mai 2013

Armistice 1945 : Souviens-toi...

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