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mercredi, 25 septembre 2013

Deux mois de travaux sur la ligne SNCF Amiens-Paris, deux mois de retards

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vendredi, 05 juillet 2013

Brigitte Fouré : « Je veux être la candidate qui propose un réel changement de cap sur la politique des déplacements à Amiens »

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Vendredi, 5 juillet 2013

Brigitte Fouré : « Je veux être la candidate qui propose un réel changement de cap sur la politique des déplacements à Amiens  »

 

« A l’heure où s’achève à la fois le premier et le dernier mandat de Gilles Demailly, le constat que je tire de la politique des déplacements à Amiens est un échec sur plusieurs niveaux : Echec sur l’utilisation optimisé des modes alternatifs de déplacements à la voiture. Echec sur les aménagements invraisemblables tant en faveur des transports en commun et des pistes cyclables qu’envers les automobilistes. Echec en matière de concertation des habitants sur la réalisation des grands projets de déplacements, comme l’aménagement de l’axe Barni-Ferry et enfin, échec sur la bonne appréciation des amiénois vis-à-vis de la politique des déplacements.  

Durant ces cinq dernières années, les mécontentements des amiénois n’ont jamais été aussi nombreux et clairement affichés. C’est la raison pour laquelle j’ai créé une commission de réflexion sur les Déplacements urbains  en vue de préparer un programme clair et adapté aux amiénois.

Je veux être la candidate qui propose un réel changement de cap sur la politique des déplacements à Amiens. Cela doit passer par la préparation de nombreux projets comme l’arrivée du TGV à Amiens à l’horizon 2019, grâce à la mise en service du barreau Creil-Roissy, la desserte du CHRU et du futur pôle étudiant de la Citadelle. Pour cela, j’accompagnerai la mise en place du tramway mais je reverrai totalement le projet de Gilles Demailly qui me semble inadapté et incohérent sur de nombreux points. Je crois en effet qu’il faut relier les différents quartiers au centre-ville et permettre de dynamiser les secteurs concernés. Amiens Métropole a besoin de cet équipement structurant et ambitieux. Mais avec un financement maîtrisé et un tracé  efficace.

Ce moyen de transport doit redynamiser le centre-ville, attirer les entreprises et capter des investisseurs potentiels. Enfin, il permettra de créer des emplois grâce aux travaux réalisés, à l’exploitation future et au développement de projets dynamiques autour du projet. Si je suis élue maire, je donnerai la priorité à l’embauche locale sur le chantier.

 

Je souhaite également améliorer la qualité des déplacements pour tous en favorisant l’utilisation de transports en commun rapide, pratique, confortable et accessible tout en réalisant des économies d’énergie (meilleure qualité de l’air, diminution de la pollution sonore).

En outre, il faut intégrer ce projet à une refonte du système actuel : améliorer le plan de circulation des bus et, pourquoi pas, utiliser en grande partie les rails RFF pour faire circuler un tram-train en mettant en exergue l’offre déjà existante et en l’améliorant (gares de Longueau, Boves, quartier Saint-Roch, Dreuil, Saleux, Poix de Picardie, Corbie…)

Se déplacer aisément constitue un atout majeur pour la qualité de notre vie quotidienne, pour notre environnement, notre économie et pour l’attractivité de notre ville. Je veillerai qu’aucun quartier d’Amiens ne soit oublié dans la desserte des transports en commun.

Pour préciser toutes ces idées, je dévoilerai mes idées au cours du dernier trimestre de cette année, en réservant quelques surprises aux amiénois ».

 

 

CONTACT PRESSE - 06 47 54 95 47.

mercredi, 15 mai 2013

Stéphane Demilly lance une page sur Facebook pour défendre le projet de Canal Seine-Nord Europe

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mardi, 30 avril 2013

Canal Seine-Nord : Les requêtes de Brigitte Fouré et d'Hubert de Jenlis auprès de Barbara Pompili

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COMMUNIQUE DE PRESSE

Mardi, 30 avril 2013

Les conseillers généraux Brigitte FOURE et Hubert de JENLIS ont rencontré hier lundi la députée Barbara POMPILI afin de faire connaître leur mécontentement au sujet du Canal Seine-Nord-Europe

 

Brigitte FOURE, Conseillère générale d’Amiens V Sud-Est, et Hubert de JENLIS, Conseiller général d’Amiens VI Sud, ont tous deux rencontré hier la députée de leur circonscription Barbara POMPILI (EELV) afin de leur faire part de leur mécontentement au sujet du projet de Canal Seine-Nord-Europe, malmené par l’actuel gouvernement. En effet, le Canal Seine-Nord, long de 106 kms entre Janville au nord de Compiègne et Oisy-le-Verger au nord de Cambrai,est le chaînon manquant indispensable pour assurer la continuité du transport fluvial entre la France, la Belgique, les Pays-Bas et l’Allemagne et promouvoir un nouveau système durable de transport de marchandises à l’échelle européenne, alternatif à la route. Le projet prévoyait quatre ports intérieurs, dont deux proches de Saint-Quentin, Nesle et Péronne, devant générer à eux seuls plus de 4 000 emplois, en supplément des 5 000 directs pour la construction du canal, perspectives soulageantes qui ne manqueraient pas de rejaillir sur le bassin d’emplois amiénois.

Pour Brigitte FOURE et Hubert de JENLIS « Ce projet, qui a fait jour en 1985 est un atout sur le plan économique mais aussi environnemental. Nous ne pouvons pas passer à côté d’une telle chance pour la Picardie, qui a trop souvent été oubliée des grands schémas d’aménagement du territoire ! De très nombreux parlementaires de l’actuelle Majorité présidentielle soutiennent le projet, notamment dans le Nord Pas de Calais, y compris la Sénatrice EELV Marie-Christine BLANDIN. En tant que co-présidente du groupe EELV à l’Assemblée Nationale et Députée de la Somme, Barbara POMPILI doit soutenir ce projet auprès du gouvernement, Il en va de sa responsabilité. Nous  lui demandons d’agir avant tout auprès du Gouvernement. Il est inconcevable qu’un tel impact sur la lutte contre le réchauffement climatique n’intéresse pas une députée écologiste ! Mme POMPILI doit penser aux intérêts de son territoire qui s’inscrivent parfaitement dans l’objectif de baisse du chômage prôné par le Gouvernement qu’elle soutient »

 

CONTACTS PRESSE : 06 47 54 95 47 (Brigitte FOURE) – 06 78 93 93 97 (Hubert de JENLIS).

mardi, 11 décembre 2012

Grève des bus à Amiens : qu'a fait le maire?

citaro_ametis152.jpgDurant quinze jours, les bus amiénois sont restés au dépôt. Les conducteurs étaient en grève car ils estiment qu'ils se font trop souvent agresser. Dans un premier temps d'ailleurs, Ametis avait décidé de ne plus desservir les quartiers Nord d'Amiens à partir de 17h30. Mais une nouvelle agression avait amené les chauffeurs de bus à se mettre en grève.

Et qu'a fait le maire? Le Courrier Picard l'affirme dans son édition du vendredi 30 novembre: "L'élu se dit excédé, exaspéré" mais la "question des négociations n'est pas de son ressort"...Ah bon? Ces propos laissent pantois...

N'est-ce-pas le rôle du maire de protéger ses administrés, qu'ils soient conducteurs de bus ou simple particulier dépendant des transports en commun pour se rendre à son travail?

N'est-ce-pas le rôle du maire de mettre en place, avec la Préfecture, la Direction Départementale de la Sécurité Publique et Ametis, une cellule de crise pour prendre ensemble les mesures permettant aux autobus de circuler en toute sécurité et facilitant l'arrestation des voyous qui caillassent les bus, mettant en danger la sécurité des conducteurs et des passagers?

N'est-ce-pas le rôle du maire, même s'il a délégué la gestion du réseau de transport en commun, de s'assurer que le service rendu est bien conforme à ce qui est attendu?

Curieusement, il n'utilise plus le sempiternel refrain auquel il nous avait habitués "C'est la faute de l'Etat et du gouvernement". On comprend pourquoi car ses amis sont aux responsabilités...

Alors, il se contente de dire qu'il est excédé...Et les Amiénois n'ont qu'à faire de la marche à pied... Belle publicité pour l'équipe municipale au moment où elle prétend mettre en chantier le tramway! Belles perspectives pour le nouveau réseau de bus qui doit être mis en oeuvre à compter du 7 janvier prochain!

Décidément même après presque cinq ans de mandat, ce maire n'a toujours pas pris la mesure de l'ampleur de sa tache ni des attentes des Amiénois...

mardi, 17 juillet 2012

Stationnement à Amiens: toujours plus cher et toujours plus difficile!

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2 CV.jpgDepuis son arrivée en 2008, l'équipe municipale actuelle a beaucoup agi en matière de stationnement ! Jugez plutôt : 

Ainsi, elle a supprimé les deux parkings relais mis en place au Nord et au Sud d'Amiens, au motif qu'ils étaient peu fréquentés et qu'il fallait en implanter d'autres, en des lieux plus adaptés: lesquels? On l'ignore toujours pour l'instant car les élus réfléchissent...

Elle a transformé le stationnement résidentiel gratuit en stationnement résidentiel payant et elle l'a étendu...

Elle a supprimé des quantités de places de stationnement en ville pour les remplacer par des agraphes pour vélos (suppression d'au moins deux places de stationnement par agraphe) ou pour rétrécir la voie de circulation des automobiles et agrandir les trottoirs aux intersections et dans tout le centre ville.

 

Même si elle se garde bien de le dire, l'équipe municipale actuelle a un seul mot d'ordre: chasser la voiture!


2 CV.jpgEn septembre, une étape supplémentaire sera franchie avec  l'augmentation du coût du stationnement  en surface et dans les parkings souterrains. Pour mieux faire passer cette pilule amère, on l'annonce en début d'été: pour habituer les Amiénois à cette idée avant de l'appliquer réellement en septembre?

La justification de cette augmentation a été donnée par Valérie Wadlow, sur France Bleu Picardie: à Lille, l'heure de stationnement coûte 1,90€, à Reims, 1,50€ et à Rouen 1,20€. Amiens va donc faire passer l'heure de stationnement à 1,20€, en s'alignant sur le tarif de la ville proche la moins chère... L'équipe municipale pourrait-elle aussi comparer son dynamisme en matière économique avec celui de Reims, Rouen et Lille? Mais ne rêvons pas...

Au fond, ce que l'on peut reprocher à la majorité amiénoise, c'est de prendre uniquement des mesures contraignantes pour les habitants, sans leur offrir d'alternative crédible notamment en terme de transport en commun. Ainsi c'est aujourd'hui que la majorité municipale chasse les voitures mais elle annonce que c'est seulement en 2013 que, après avoir réfléchi durant cinq ans, elle dira si elle envisage de créer un tramway à Amiens...


En attendant que la majorité se décide et que des réalisations concrètes voient le jour, j'ai de grandes craintes pour le commerce de centre ville: voilà un sujet sur lequel nous devrons travailler pour l'échéance de 2014!


mardi, 13 décembre 2011

Dossier spécial "Rail" (3/3) : Nouveaux horaires SNCF - "Big Bang" sans difficultés malgré des retards et la grogne

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Véritable test pour les nouveaux horaires des trains SNCF, la journée de lundi a débuté sans incident majeur sur le réseau hexagonal, l'entreprise faisant état de retards de TGV dus à un problème de signalisation et de quelques manifestations d'usagers mécontents.

Le PDG de la SNCF Guillaume Pepy s'est félicité lors d'une conférence de presse lundi en fin d'après-midi du taux de ponctualité de 95% des 7.975 trains ayant circulé dimanche, soit mieux que les 90% de la grille précédente.

La SNCF considère qu'un train est à l'heure lorsque son retard n'excède pas cinq minutes.

Le taux n'était pas disponible à ce stade pour le service de lundi, au cours duquel devaient circuler quelque 15.600 trains, soit 200 de plus par rapport au service qui s'est achevé le 10 décembre (150 TER et 50 TGV de la nouvelle ligne à grande vitesse Rhin-Rhône). Près de 4 millions de passagers circulent chaque jour de semaine sur le réseau ferré français.

Au regard de la situation lundi en fin d'après-midi, "le grand chambardement s'est passé correctement et les oiseaux de mauvais augure seront déçus", a relevé le ministre des Transports Thierry Mariani, lors de la même conférence de presse.

Il a félicité les personnels de la SNCF et du gestionnaire Réseau ferré de France (RFF) pour avoir mené à bien cette "opération délicate" qui a consisté à modifier d'un coup près de 100.000 horaires.

Le responsable du centre de veille national installé par la SNCF près de la Gare de l'Est, à Paris, avait indiqué que la période de pointe matinale s'était "bien passée". "On devait s'assurer que le ballet était bien monté", avait indiqué Alain Garde.

"Les changements ont été digérés", avait-il ajouté, confiant que le prochain test serait au moment des Fêtes de fin d'année et des intempéries hivernales.

Selui lui, l'écart est supérieur à 5 minutes pour seulement 1,5% des 3 millions d'usagers du Transilien.

Pour l'occasion, quelque 30.000 agents ainsi que 2.000 volontaires "gilets rouges" avaient été déployés dans les trains et les gares pour accueillir et renseigner les voyageurs.

"On a les questions habituelles d'orientation en gare ou d'achat de billets. Concernant le changement d'horaires, on nous demande simplement où trouver les fiches", ont expliqué à l'AFP trois "gilets rouges" de la gare du Nord.

Selon la SNCF, une vingtaine de TGV circulant sur la ligne Atlantique ont été retardés lundi matin par un incident de signalisation "sans lien" avec les nouveaux horaires.

Par ailleurs, cinq trains ont été bloqués par des manifestants en gare de Dordive (Loiret), sur l'axe Clermont-Ferrand-Paris, et 2 TGV ont été retardés au départ d'Angoulême où une trentaine d'usagers et une cinquantaine d'élus et syndicalistes ont protesté contre les changements d'horaires et notamment la suppression de trois TGV desservant la ville.

Sur le quai, ils avaient déployé banderoles et pancartes proclamant, entre autres, "SNCF tu dérailles".

Selon un porte-parole de Réseau Ferré de France (RFF), il s'agit des deux seules manifestations ayant perturbé la circulation des trains lundi matin tandis que des "incidents liés à l'exploitation classique" du réseau ont été répertoriés.

Mais des dizaines d'abonnés de la ligne Le Mans-Massy ont observé une "grève" de présentation des billets, a indiqué Michel Pottier, président de l'Association des voyageurs usagers des chemins de fer (Avuc), dont le site internet "bigbang.bigbug" a recueilli "plus de 1.000 doléances".

La SNCF a modifié pas moins de 85% des horaires depuis dimanche 00H01, une révolution pour l'entreprise.

Trois raisons principales sont à l'origine des modifications enclenchées ce week-end: le gigantesque chantier de rénovation de 5.000 kilomètres de voies d'ici 2016 (13 milliards d'euros au total) ; l'ouverture de la LGV Rhin-Rhône, première ligne à grande vitesse de province à province, et la mise en place du cadencement, un dispositif faisant partir les trains aux mêmes horaires.

Selon la SNCF et RFF, plus de 1.000 chantiers sont prévus rien qu'en 2012 sur les 30.000 km de voies ferrées françaises.

 

(Source : Le Point).

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Dossier spécial Rail (2/3) : La Ligne à Grande Vitesse Rhin-Rhône a accueilli ses premiers voyageurs

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TGV.jpgLe TGV Rhin-Rhône est entré en service commercial hier. 140 kilomètres de lignes nouvelles entre Dijon et Mulhouse qui vont aussi bouleverser la vie économique de la Franche-Comté.

La mise en service hier du TGV Rhin-Rhône va bouleverser le paysage économique de la Franche-Comté. La construction de 140 kilomètres de lignes nouvelles sur l'itinéraire Dijon -Mulhouse permettra à 11 millions de passagers de gagner 1 heure à 1 h 30 sur de nombreuses destinations. Un désenclavement attendu depuis des lustres par les acteurs politiques et économiques franc-comtois qui viennent de lancer une campagne de communication, « L'originale Franche-Comté » (2 millions d'euros sur deux  ans).

Entre Belfort et Montbéliard, l'attente est la plus forte. C'est là que le premier TGV fut construit il y a trente ans, et c'est là que le gain de temps est le plus évident : de 3 h 40 à 2 h 16 pour rejoindre Paris. « Une révolution », selon Alain Seid, le président de la chambre de commerce du Territoire de Belfort et du Club TGV de l'Aire urbaine, constitué pour accompagner l'événement. Au menu, un projet de lycée international. « Pour les entreprises de la Vallée de l'énergie qui vient de voir le jour et qui attend beaucoup du TGV, c'est incontournable », affirme-t-il. Dans un bassin d'emploi essentiellement automobile, l'énergie est un secteur de diversification prometteur. Mais une autre diversification se dessine avec l'horlogerie suisse. L'arrivée du TGV et l'achèvement de l'autoroute A16 facilite en effet la création de zones d'activité à la frontière, à quelques kilomètres à Boncourt et Chevenez. Swatch et Tag Heuer implantent des sites de production qui créeront chacun 200 emplois d'ici à 2013. Swatch en annonce 700 à moyen terme, et Sonceboz SA, société microtechnique suisse, prévoit également 300 emplois à Boncourt. « La localisation convient à ces groupes », analyse Thierry Bregnard, chef du service économie de la République et canton du Jura. « Nous avons du foncier disponible, nous avons relancé notre école d'horlogerie et il y a des possibilités de développement avec la main-d'oeuvre frontalière », ajoute-t-il.

Bassin d'emploi pour l'horlogerie

Conjuguée à l'effet TGV, la proximité du bassin d'emploi est une aubaine pour l'horlogerie suisse, qui a déjà saturé le pays horloger, plus au sud. « 700 ou 800 emplois se créent à proximité d'un territoire qui compte 11 % de chômeurs », confirme Gilles Curtit, le président de la CCI de Franche-Comté. Et tout sera encore plus simple fin 2014, lorsque la ligne TER franco-suisse Belfort-Delle-Porrentruy desservira ces zones d'activités et sera connectée à la gare TGV. En Franche-Comté aussi, les aménageurs sont à pied d'oeuvre. Les travaux du parc tertiaire jouxtant la gare de Besançon-Franche-Comté seront lancés en 2012. A terme, l'ensemble pourrait accueillir 3.500 salariés.

Pour la suite, 50 kilomètres de ligne restent à financer de part et d'autre de la première tranche de la branche Est, 35 kilomètres entre Belfort et Mulhouse, et 15 kilomètres entre Petit-Croix et Dijon. Le budget est estimé à plus de 1 milliard d'euros. Après trois mois de discussion entre Etat, RFF et collectivités, un accord politique a été trouvé entre les parties. Les collectivités concernées soumettent cet accord à leurs assemblées en ce moment. Un protocole de financement devrait être signé en 2012, puis les appels d'offres en 2013, pour démarrer les travaux en 2014.

 

 
(Source : Les Echos).

Dossier spécial Rail (1/3) : "Thello", premier train privé de voyageurs, a relié Paris à Venise dimanche dernier

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Le premier train privé de voyageurs en France, concurrent de la SNCF, a quitté la Gare de Lyon à Paris, dimanche à 19h48, pour rallier Venise où il est arrivé à 09h34 lundi matin. Un « changement d’époque » qui n’est pas du goût des cheminots.

Paris-Venise aujourd’hui, Paris-Rome courant 2012

Alors que la SNCF a passé sans trop de heurts l’épreuve du basculement d’horaires, elle fait fasse à la première concurrence d’une compagnie privée pour le transport des voyageurs.

Il s’agit d’un train de la compagnie Thello, co-entreprise nouvellement créée par le groupe Transdev (privé) associé à l’opérateur italien Trenitalia (public).

« Le rail français va changer d’époque maintenant en passant d’un monopole à un système ouvert », s’est félicité son directeur général Albert Alday.

Thello arrive toutefois modestement sur le réseau avec un aller-retour quotidien vers l’Italie, l’objectif étant « d’améliorer le produit et, si les retours sont bons de la part de nos clients, de proposer une liaison de nuit Paris-Rome courant 2012 », a ajouté M. Alday.

Un meilleur service à bord promet Thello

La compagnie compte aussi se démarquer par le service à bord assuré par LSG Sky Chefs, qui a travaillé avec de nombreuses compagnies aériennes. Entre huit et douze personnes seront embarquées pour le service aux voyageurs. « La différence avec nous, c’est que l’équipe qui prend en charge le voyageur au départ le suit jusqu’à son arrivée », a encore expliqué le patron de Thello.

Les trains partent de la Gare de Lyon, où Thello dispose d’un local d’exploitation ainsi que d’une boutique pour la vente de billets. Les places peuvent aussi être réservées sur le site www.thello.com.

Prix attractifs

Les prix des billets sont proposés à partir de 35 € pour une cabine six couchettes jusqu’à 275 € pour une cabine avec un lit. Par exemple, en réservant sur internet aujourd’hui un Paris-Venise pour le 19 janvier, vous paierez en effet 35 € pour une cabine six couchettes (départ 19h45, arrivée 9h34) sur Thello contre 80,40 € avec la SNCF, prix le le plus bas (départ 23h12, arrivée 15h28)

Au détriment des usagers

Une ouverture du rail la concurrence qui n’est pas du goût des cheminots. Ils ont manifesté lundi sur les quais de la Gare de Lyon à l’arrivée de Thello.

« Nous sommes venus interpeller les voyageurs sur les trains privés et leur dire que l’ouverture à la concurrence se fera au détriment des usagers, des missions de service public, des conditions de travail des salariés et de la sécurité ferroviaire », a dit à l’AFP Eric Santinelli, secrétaire régional SUD.

Menace sur la sécurité

L’« unique objectif reste et demeure la rentabilité à tout prix au mépris des conditions de transport des voyageurs et des conditions sociales des salariés », estiment-ils, assurant que l’ouverture à la concurrence du fret en 2006 était un « vrai désastre » qui « bénéficie surtout aux camions ».

Les cheminots ont également cité l’exemple de l’Angleterre où « les grands perdants de la libéralisation du chemin de fer ont été la sécurité et les usagers avec les trois catastrophes meurtrières en 1999, en 2000 et en 2001 ».

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