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vendredi, 04 novembre 2011

Vendredi Europe Express - L'Europe se prépare à une zone euro sans la Grèce

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Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont affiché leur fermeté, mercredi soir, face au Premier ministre grec Georges Papandréou, en marge du G20 de Cannes. À l'issue d'une réunion de crise qui s'est prolongée jusque tard dans la nuit, le couple franco-allemand a réaffirmé que l'aide européenne à la Grèce était suspendue à l'approbation par le pays du plan d'aide adopté le 27 octobre dernier. "Nous ne voulons pas engager l'argent du contribuable européen, du contribuable français, du contribuable allemand, si les règles adoptées le 27 octobre ne sont pas respectées", a martelé Nicolas Sarkozy, lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière.

Pas question donc pour l'UE de débourser un centime de la sixième tranche d'aide de huit milliards d'euros prévue dans le premier plan de soutien avant la tenue d'un référendum, annoncé sans concertation par Georges Papandréou. En cas de "non" des Grecs, un défaut de paiement paraît donc inévitable, car Athènes a besoin de ces liquidités avant mi-décembre pour payer ses fonctionnaires et ses pensions de retraite.

Concessions grecques

Mais Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont tout fait pour diminuer les chances de voir ce scénario se concrétiser. Ils ont exigé et obtenu que la consultation du peuple grec, qui devait se tenir début janvier, soit avancée au 4 décembre. Un point crucial pour protéger le reste de la zone euro de la panique des investisseurs.

Surtout, ils ont reçu l'assurance que la question qui lui sera posée lors de ce référendum portera sur le maintien ou non de son pays dans la zone euro, et non sur les mesures décidées le 27 octobre. Il s'agit d'augmenter les chances d'un vote positif : à en croire les sondages d'opinion, une majorité de la population grecque y est, en effet, favorable. Georges Papandréou s'est d'ailleurs montré confiant sur l'issue du scrutin : "Les Grecs sont sages et sont capables de prendre les bonnes décisions", a-t-il assuré devant la presse.

Sauver l'euro

Il n'empêche que, pour la première fois, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont été obligés d'envisager une sortie de la Grèce de la zone euro, la renvoyant à sa propre responsabilité : "Il y a des règles qui fondent le pacte de solidarité européen, c'est aux Grecs de dire s'ils veulent continuer la route avec nous", a expliqué le président français. La priorité de la chancelière allemande semble maintenant ailleurs : il faut protéger la monnaie unique. "Quelle que ce soit l'issue du référendum, nous ferons ce qu'il faut pour l'euro. (...) Nous ne voulons pas laisser détruire l'euro, nous ne voulons pas laisser détruire l'Europe", a prévenu Nicolas Sarkozy.

Mais ni elle ni Nicolas Sarkozy n'ont apporté de solution miracle pour éviter le déclenchement de l'effet domino dévastateur que pourraient provoquer un défaut désordonné de la Grèce et sa sortie consécutive de la monnaie unique. L'Italie, dont la dette atteint la somme vertigineuse de 1 900 milliards d'euros, est pourtant déjà dans l'oeil du cyclone. Ses obligations à 10 ans ont plongé et s'échangent à un taux d'intérêt de plus de 6 %, un seuil pratiquement insoutenable en cas de nouvelle émission de dette.

Participation des pays émergents

Face à ce danger, les deux dirigeants se sont simplement engagés à accélérer la mise en oeuvre effective des décisions du 27 octobre, en particulier le renforcement du Fonds de stabilité financière, le fameux FESF, censé jouer le rôle de pare-feu contre un risque de contagion aux autres pays en difficulté. Signe de l'urgence à avancer sur ce sujet, les ministres des Finances franco-allemands vont se réunir dès samedi, avant la tenue d'un sommet de l'Eurogroupe dès lundi.

Pour réussir, les grands pays européens représentés au G20 devront convaincre leurs homologues des pays émergents de mettre la main à la poche pour augmenter les moyens du FESF. Mais le petit jeu personnel du Premier ministre grec pourrait inciter la Chine, le Brésil ou encore la Russie à la prudence. Pourquoi risquer de l'argent dans une zone dont l'avenir va se jouer sur un coup de dés ?

 

(Source : Le Point).

vendredi, 21 octobre 2011

Vendredi Europe Express - Jean-Claude Trichet fait ses adieux à la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE). Mario Draghi lui succède.

Trichet-Draghi_pics_180.jpgPas de répit pour les indignés malgré les adieux de Jean-Claude Trichet à la Banque Centrale Européenne. Le mouvement “Occupy Francfort” a bel et bien pris ses quartiers devant le siège de la BCE.

Pendant ce temps, à l’opéra, se déroulait la cérémonie organisée pour le départ de Jean-Claude Trichet. Ce changement à la tête de la BCE intervient à quelques jours d’un sommet jugé crucial pour l’avenir de l’euro.

“Ce qu’il faut maintenant, c’est résoudre la crise de gouvernance de trois façons” a déclaré Jean-Claude Trichet, lors de son discours d’adieux.“Il faut renforcer la capacité du fonds de sauvetage à garantir la stabilité financière, renforcer le bilan des banques européennes; négocier une solution appropriée pour l’ajustement à moyen terme de la Grèce. Cette clarification est certainement urgente.”

C’est l’italien Mario Draghi qui succèdera au français à la tête de l’institution. Présents lors de la cérémonie, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel en ont profité pour tenir une réunion informelle, afin de préparer le sommet de dimanche prochain.

 

(Source : Euronews).

vendredi, 14 octobre 2011

Vendredi Europe Express - M. Barroso demande la recapitalisation des banques européennes

Pour José Manuel Barroso, Président de la Commission européenne, qui s'exprimait ce mercredi dans l'hémicycle du Parlement européen à Bruxelles, l'Union européenne doit recapitaliser ses banques d'urgence.

 

(Source : Euronews).

 

Pour les personnes qui lisent mon blog via Facebook, les vidéos sont consultables uniquement sur www.brigittefoure.eu

Vendredi Europe Express - La banque franco-belgo-luxembourgeoise Dexia démantelée

images.jpgLe démantèlement ou la faillite. Pour Dexia, les gouvernements français et belges ont opté pour la première solution, après un week-end de négociations qui s’est terminé à 3 heures du matin lundi 10 octobre. Le plan de sauvetage comprend trois étages. D’abord la reprise par l’Etat belge de la filiale de banque de détail en Belgique pour 4 milliards d’euros. Ensuite, la mise en place par les états belge et français d’une garantie de 90 milliards d’euros, sur des actifs obligataires qui plombent le bilan. Enfin, si les négociations aboutissent avec la Caisse des Dépôts et la Banque Postale, la création d’une nouvelle banque dédiée aux collectivités locales françaises.

Certains administrateurs sont restées bouche bée lors de la présentation du plan au conseil. Dexia n’avait-elle pas déjà été "sauvée" par les états français, belge et luxembourgeois, fin 2008? En échange d’une injection de capitaux de 6 milliards d’euros et d’une garantie apportée sur le financement, la Commission européenne avait imposé à la banque une restructuration drastique. Menée par le flamand Jean-Luc Dehaene, le président, et le corse Pierre Mariani, l’opérationnel, cette cure a abouti à une diminution de 73 milliards d’euros du bilan et à une baisse sensible des besoins de financement à court terme. De 265 milliards d’euros fin 2008, ils s’élèvent aujourd’hui à 96 milliards. Une amélioration qui suscitait en avril dernier une bouffée d’optimisme de Pierre Mariani: "nous avons retrouvé notre pleine autonomie de financement, attestant de la solidité des progrès accomplis en termes de structure financière."

Mais la structure est resté plombée par des actifs à risque. "Le stock est passé de 40 milliards en 2006 à 265 milliards fin 2008, mais aucun des titres de ce portefeuille n’a été acquis après cette date", précise Pierre Mariani. Aujourd’hui réduit à 125 milliards l’encours est constitué de 96 milliards d’euros d’obligations, dont 24,5 d’obligations du secteur public local, 15,8 milliards de dettes souveraines, 15,6 milliards d’obligations bancaires. Le problème est que Pierre Richard et Axel Miller, les prédécesseurs des dirigeants actuels, ont acheté ces titres à long terme grâce à des ressources collectées à court terme. Pour les garder au bilan, il fallait renouveler ces ressources fréquemment, en allant les chercher auprès d’autres banques. Ce financement s’étant tari ces derniers mois, la Banque Centrale Européenne (BCE) est venue à la rescousse. "Dexia ne disposait plus d’actifs pouvant être apportés à la BCE en échange de liquidités, raconte un banquier d’affaires parisien. Les banques centrales belges et françaises ont dû jouer les pompiers début septembre."

Dommage que ce problème de liquidité, vrai talon d’Achille du groupe, n’ait pas été traité plus tôt. "La recapitalisation de fin 2008 était une solution inappropriée, juge aujourd’hui Pierre Mariani. Nous avions un problème de liquidité, pas de solvabilité." La banque a en effet passé haut la main les stress tests européens en juillet 2011, ceux-ci ne mesurant ni le risque de liquidité, ni le risque de défaut de la Grèce qui représente une exposition de 3,5 milliards d’euros pour Dexia.

Jean-Luc Dehaene et Pierre Mariani mettent clairement en cause l’héritage du passé et la crise de la zone euro pour expliquer la chute de la banque. "Au bout de trois ans, on ne peut pas s’exonérer de toute responsabilité dans la gestion de la situation, juge Christophe Nijdam, analyste chez AlphaValue, Dexia a changé plusieurs fois la présentation comptable de ses métiers depuis 2009, ce qui a nuit à la visibilité sur la stratégie." De plus, le combat larvé pour la prise de pouvoir entre Français et Belges n’a pas facilité la conduite du groupe. Plusieurs poids lourds de Dexia Belgique ont quitté le bateau en septembre, notamment en raison de désaccords avec Pierre Mariani. "J’assume la situation et je ne suis pas du genre à fuir mes responsabilités en cas de difficultés", répond celui-ci lorsqu’on évoque son éventuel départ.

 

(Source : Irène Inchauspé - Challenges).

Vendredi Europe Express - Donald Tusk remporte les législatives polonaises

donald-tusk.jpgLe parti pro-européen de Donald Tusk, Plateforme civique a obtenu 39% des voix dimanche dernier aux élections législatives. Pour les commentateurs, la réélection de Tusk révèle surtout un besoin de stabilité politique et d’intégration européenne, même si le Premier ministre devra aussi relever de nouveaux défis.

 

(Source : Café Babel).

vendredi, 07 octobre 2011

Un Strasbourgeois Prix Nobel de médecine

Il partage le prix avec l'Américain Bruce Beutler et le Canadien Ralph Steinman, décédé vendredi dernier.

2489391.jpgLe prix Nobel de médecine 2011 a été décerné à l'Américain Bruce Beutler, au Français Jules Hoffmann et au Canadien Ralph Steinman, pour leurs travaux sur le système immunitaire, a annoncé lundi 3 octobre le comité Nobel. 

On a appris après l'annonce que Ralph Steinman était décédé vendredi d'un cancer du pancréas.

"Les lauréats du Nobel de cette année ont révolutionné notre compréhension du système immunitaire en découvrant les principes clef de son activation", selon un communiqué du comité.

"MM. Beutler et Hoffmann se partagent une moitié du prix pour leurs travaux sur le système immunitaire inné. M. Steinman est récompensé pour ses travaux sur le système immunitaire adaptatif", précise le comité.

 

Des avancées pour l'asthme entre autres

 

Le système immunitaire permet à l'organisme de se défendre en libérant des anticorps et des cellules tueuses en réponse à des virus ou des germes.

Ces recherches ouvrent la voie à de nouveaux médicaments et permet de combattre des déficiences immunitaires comme l'asthme, la polyarthrite rhumatoïde et la maladie de Crohn.

"Leurs travaux ont ouvert de nouvelles voies pour le développement de la prévention et pour des thérapies contre les infections, les cancers et les maladies inflammatoires", explique le jury.

 

Cérémonie le 10 décembre

 

Bruce Beutler, 55 ans, et Jules Hoffmann, 70 ans, "ont découvert les protéines réceptrices qui reconnaissent les micro-organismes (nocifs) et activent le système immunitaire, première étape de la réponse immunitaire de l'organisme", explique le comité Nobel.

Ralph Steinman, 68 ans, "a découvert les cellules dendritiques du système immunitaire et leur capacité unique à activer et réguler l'immunité adaptative, dernière étape de la réponse immunitaire de l'organisme au cours de laquelle les micro-organismes sont évacués du corps", ajoute le comité.

Les trois lauréats recevront leur prix lors d'une cérémonie officielle à Stockholm le 10 décembre, date anniversaire de la mort du fondateur du prix, l'industriel suédois Alfred Nobel.

Le prix est doté de 10 millions de couronnes (1,08 million d'euros): une moitié sera partagée entre Bruce Beutler et Jules Hoffmann et l'autre moitié sera pour Ralph Steinman.

 

(Source : Le Nouvel Observateur - AFP).

vendredi, 30 septembre 2011

Suite à l'article sur le Génocide arménien, quelques précisions

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Le drapeau actuel de l'Arménie, inspiré du blason des Lusignan (ci-dessous)

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Léon VI de Lusignan (1342 † 1393), roi d'Arménie (1373-1375)

parti de deux, en 1 d'or au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'azur, en 2 d'argent, à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même et en 3 burelé d'argent et d'azur de huit pièces, au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.

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Le drapeau de l'Arménie Soviétique (1920 - 1990)

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Avant le Traité de Sèvres

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Après le Traité de Sèvres

 

(Merci à Catherine Mouradian pour son aide).

vendredi, 23 septembre 2011

Retour sur le génocide des Arméniens

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Par Catherine Mouradian, membre du Conseil d'Administration de l'association des Amis de Brigitte Fouré - Nouvelle Energie pour Amiens.

Aujourd'hui, les trois quarts des 8 millions d'Arméniens vivent hors de la République d'Arménie (env 2, 5 millions d’hab.), répartis entre une diaspora "intérieure" de l'ex-URSS (Caucase, Ukraine, Russie, Asie Centrale) et une diaspora "extérieure" éparpillée sur cinq continents en une cinquantaine de communautés, avec trois zones principales : les Etats-Unis (env. 900 000), l'Union Européenne (env. 550 000 dont 450 000 en France), le Proche et le Moyen-Orient (400 000 à 500 000) et 70000 Arméniens vivent à Istanbul.

Catherine Mourdian.jpgLa République d’Arménie, en arménien Hayastan, (la terre des  HAY ou Haik), indépendante depuis  le 23 Septembre 1991, ne correspond qu’à 10% du territoire historique arménien dont  le cœur se situe autour du Mont Ararat sur lequel l’Arche de Noé se serait posé… L’Arménie, première nation à adopter le Christianisme comme religion d'État en 301, est un pays constitutionnellement séculier mais où la religion chrétienne reste une marque identitaire.

 

L’Arménie a servi de refuge aux croisés, dès lors la culture arménienne est restée très ouverte sur l’Europe et les États latins d’Orient. En 1374, Léon VI de Lusignan, dernier Roi arménien, avant l'invasion par les Mamelouks en 1375, est enterré à la Basilique des Rois de France à Saint Denis. L’Arménie, située sur une des routes de la soie, sera un carrefour majeur d’échanges commerciaux entre l’Orient et l’Occident. L’actuel drapeau d’Arménie est resté "Rouge, Bleu et Or" aux couleurs de la Maison de Lusignan.

 

A la fin du XIVe siècle, les Arméniens sont répartis entre l’Empire Ottoman à majorité chrétienne, et l’Empire russe. Les Chrétiens, soumis à de lourds impôt, ne devaient pas de porter d’armes.  Néanmoins les Arméniens ont vécu près de 500 ans en bonne entente avec les Ottomans, occupant souvent des postes importants dans l’administration. Vers la fin du XIXe siècle, les Arméniens réclament des réformes mais le pouvoir ottoman, vacillant malgré des efforts de modernisation sociale et menacé sur ses frontières par les Russes, finit par se durcir. De 1894 à 1896, Le Sultan Abdul-Hamid II ordonne des massacres contre les populations arméniennes des provinces orientales considérées proches des russes ; près de 300 000 Arméniens périront. En 1909, Les « Jeunes Turcs » déposent  le Sultan Rouge. Après un semblant de démocratisation, ils ordonnent, dès 1909, le massacre de 30 000 Arméniens près d'Adana (Cilicie) au nom d’un  panturquisme exacerbé. Le Comité Jeune-Turc « Union et Progrès » constitué par Enver, ministre de la guerre, Talaat, ministre de l'intérieur et Djemal, ministre de la marine, s'érige en dictature en 1913. En janvier 1915, les soldats arméniens de l'armée ottomane sont désarmés, le génocide commence le 24 avril 1915 par l'arrestation de l'élite arménienne d’Istanbul et 650 notables arméniens sont assassinés. Un ordre général de déportation est donné, au prétexte d'éloigner les populations arméniennes du front russe. La plupart des déportés périront de faim et de soif lors de marches forcées ou seront massacrés dans les déserts de Syrie. Ceux parqués dans des camps de concentration seront tués. Au total, 1 500 000 Arméniens auront été éliminés, dont 1 200 000 en 1915, à savoir 50% d’une population et des territoires, arméniens depuis plus de 3000 ans, qui auront été vidés de leurs habitants ancestraux en  3 vagues de massacre.

 

En 1918, l’Empire ottoman capitule, le traité de Sèvres accorde l’existence d’un Etat arménien sur une bonne partie de ses terres légitimes. En 1919, il y eut un « Nuremberg » avec le « Procès des Unionistes » à Constantinople. Les responsables du génocide s’étaient enfuis en Allemagne mais furent condamnés à mort par contumace, y compris Talaat Pacha, assassiné à Berlin le 16 mars 1921 par un jeune Arménien  qui sera acquitté par la justice de Weimar. Entre temps, battus par Kemal Ataturk les Arméniens acceptent la protection des Bolchéviques et le 29 novembre 1920 nait la République Socialiste Soviétique d’Arménie.

 

La Turquie vaincue ne fut pas démobilisée et face au danger bolchevique, les Alliés se montrèrent bienveillants. Le sursaut nationaliste de Moustafa Kémal (en 1922, à Smyrne, les Arméniens furent massacrés (ainsi que les Grecs) pour la dernière fois en Turquie) entraîne une amnistie générale le 31 mars 1923, au nom de la réconciliation nationale. En 1923, la Conférence de Lausanne annulera les accords de Sèvres. Winston Churchill écrira: « Dans le traité qui établit la paix entre la Turquie et les Alliés, l’histoire cherchera en vain le mot Arménie. »

 

Drapeau arménien.jpgDepuis, les gouvernements turcs s'obstinent à ne pas vouloir reconnaître le génocide arménien. La question arménienne était retirée des manuels turcs et la population est mal ou pas informée. Une circulaire du Ministère turc de l'Education Nationale du 14 avril 2003 demande aux directeurs des établissements scolaires d'organiser des épreuves dans lesquels les élèves doivent nier l'extermination des Arméniens, des Assyro-Chaldéens et des Grecs du Pont au début du XXème siècle. La Turquie reste un état autoritaire et construit sur l’idéal panturquiste, la reconnaissance du Génocide arménien, en dehors des craintes de demande de réparation remet en cause ce sur quoi la Turquie moderne s’est construite. Néanmoins, l’immense courage de certains habitants en Turquie donne de l’espoir. En 2005, Orhan Pamuk  est trainé en justice à Istanbul et passible de prison pour ses propos considérés comme une « insulte à l'identité nationale turque » ; en  2006  la justice turque abandonnera les poursuites. Le 19 janvier 2007, Hrant Dink, rédacteur en chef d’une revue arménienne et promoteur de la reconnaissance du génocide en Turquie, est assassiné par un jeune nationaliste. Près de cent mille manifestants descendent dans les rues d'Istanbul à l'occasion de ses funérailles, brandissant des pancartes proclamant « nous sommes tous des Arméniens » ! Une volonté de relire l’histoire arméno-turque émerge de la part de certaines hautes instances turques mais des questions diplomatiques brouillent le débat comme la question du Karabagh, une terre arménienne réclamée par les Azeris, la réouverture de la frontière Arméno-turque (annoncée mais toujours pas effective), l’entrée éventuelle de la Turquie dans l’Union Européenne car, même si la reconnaissance du génocide n’est pas un critère d’entrée, elle reste d’un poids diplomatique fort. Les Arméniens exigent la reconnaissance du génocide par la Turquie mais pas à n’importe quel prix, certains Turcs veulent bien accepter l’idée de l’existence de massacre mais refuse la notion de génocide ; un génocide étant, entre autres, un crime d’Etat.

 

Le procès  des Unionistes, en  1919, resta sans suite, mais démontre (si besoin était) la véracité du génocide, même si le mot ne fut inventé qu’en  1945. Les minutes ont été publiées dans le «Journal officiel» ottoman et confirment tout un ensemble de témoignages laissés par des diplomates étrangers basés à l’époque en Turquie. La France a accueilli les premiers réfugiés arméniens vers 1920, qui ont bénéficié, en reconnaissance de leur malheur du statut de « réfugié Nansen » dès 1935.  En 1939 le Haut Commissariat sous l’égide de la Société Des Nations (SDN, ancêtre de l'ONU) remplace l’Office Nansen. L’ONU a reconnu le génocide arménien comme tel en 1985 et certains pays, comme la France en 2001, ont officiellement fait acte de reconnaissance, rappelant que la définition onusienne de « génocide » datant de 1948 s’applique clairement aux Arméniens.  Le Parlement européen a reconnu le génocide arménien le 18 Juin 1987.

 

En  1939, Adolf Hitler aurait lancé «Qui se souvient encore de l'extermination des Arméniens ?» à la veille de massacrer les handicapés de son pays (l'extermination des Juifs viendra deux ans plus tard). Au XXe siècle Juifs et Arméniens ont vu 50% de leur population exterminée dans des conditions atroces. Le gouvernement turc ne peut continuer à s’enfermer dans le négationnisme .

 

 

Le 24 avril 2015 on commémorera les 100 ans du génocide.

 

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Vue de la capitale, Erevan.

dimanche, 18 septembre 2011

Journées du patrimoine : Profitez-en encore ce dimanche !

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mercredi, 14 septembre 2011

Après un été mouvementé, que nous réservera cette année?

Cette semaine, c'est la rentrée universitaire après la rentrée scolaire de la semaine dernière...       

Que nous réservera cette année?

On savait depuis longtemps qu'elle serait politiquement mouvementée avec l'élection présidentielle puis les élections législatives. Mais elle risque de l'être encore davantage...         

 strauss-kahn_dominique.jpgD'un côté, les rebondissements de l'affaire DSK, sur lesquels je ne veux pas épiloguer (...), qui éclaboussent quoi qu'il en soit toute la classe politique, d'autre part et surtout la crise boursière et financière dont on ne voit pas l'issue..., auront des répercussions sur le débat politique.     

On constate avec stupéfaction que l'Europe est absente de cette crise et que ce sont toujours les États qui réagissent, chacun de leur côté. J'avais espéré pourtant que la dernière crise servirait de leçon et que des règles, que tous les États européens respecteraient, seraient prises à l'échelle de l'Europe pour réguler les marchés et réagir.         

 

Certes  les États européens sont venus au secours de la Grèce, tant mieux, mais j'aurais préféré que l'Union européenne, en tant que telle, réagisse...         

bourse1.jpgIl y a encore beaucoup à faire pour permettre à l'Europe de nous protéger vraiment!     

 

 

 

norvege.jpgL'été a été marqué aussi par le terrible massacre en Norvège. Que d'un pays aussi démocratique surgisse un monstre capable d'assassiner de sang-froid des jeunes au seul motif qu'ils militent dans un parti, en l'espèce le Parti Social-Démocrate, cela fait froid dans le dos...         

 

34104095_jpeg_preview_large.jpgHeureusement cet été a vu aussi deux jeunes Picards couronnés aux championnats du monde de natation en juillet. Jérémy Stravius et Mélanie Hénique , deux purs produits du cru, rayonnaient d'un bonheur qui faisait plaisir à voir. Et, grâce à eux, on était fiers d'être Amiénois!                   

 

JMJ-Madrid1.jpgPuis en août, ce furent les Journées Mondiales de la Jeunesse de Madrid: des centaines de milliers de jeunes se rassemblaient en un même lieu pour réfléchir ensemble, se rencontrer, s'écouter et partager leur foi! Encore une fois, la "magie" des JMJ a montré une belle image des jeunes...   

 

Herve-Morin-et-Jean-Louis-Borloo_scalewidth_630.jpgEnfin ce week-end, les premières Universités d'été de l'Alliance Républicaine, Écologiste et Sociale se sont tenues à La Grande Motte et ont jeté les fondations d'un rassemblement des Centres!       

 

 

Alors oui, l'année à venir sera politiquement mouvementée mais elle sera d'abord ce que nous voudrons en faire!

Bonne rentrée à tous!

mardi, 13 septembre 2011

La première phase du TGV Rhin-Rhône est entrée en service

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sarkozy-pour-un-futur-tgv-entre-paris-et-le-havre-42901-1-normal.jpg« Le TGV, c’est la France », a lancé le président de la République en inaugurant la première phase de la LGV Rhin-Rhône, dans la gare nouvelle de Belfort-Montbéliard, le 8 septembre. Et comme cette inauguration a eu lieu, à quelques jours près, trente ans après celle du premier TGV, Nicolas Sarkozy a rappelé l’importance historique du programme TGV, et confirmé la deuxième phase de la branche Est tout juste achevée. Rappelant qu’en 2009 il avait demandé que près de 70 millions soient débloqués pour achever les études et engager les acquisitions foncières inhérentes à la construction de cette 2e phase, il a annoncé, comme le souhaitaient les élus régionaux, « le commencement des travaux au plus tard en 2014 ». Par ailleurs, nouvelle qui intéresse particulièrement la Suisse, la réouverture de la ligne Belfort - Delle est promise à l’horizon de 2015. Au-delà de la LGV Rhin-Rhône, ce sont quatre lignes, a rappelé le chef de l’Etat, qui sont dès aujourd’hui lancées, dont trois sont en travaux (SEA, BPL et 2e phase du TGV Est), tandis que le chantier du contournement de Nîmes et Montpellier devra commencer début 2012.
Le président de la République a aussi rappelé l’effort de renouvellement de voies en cours, qui se traduit par un doublement, avec 1 000 km par an, au lieu des 500 km qui ont été la règle entre 1994 et 2005. Effort indispensable, faute de quoi, si l’on en était resté au rythme précédent, « les experts prédisaient qu’il faudrait fermer à la circulation les deux tiers du réseau français d’ici à 2025 », a-t-il affirmé.

 

(Source : La Vie du Rail et des Transports).

mardi, 19 juillet 2011

Week-end à Brighton !

184a40d3f7815e82a9a2d5aee7b56777.jpgJ'ai eu la chance de découvrir la ville de Brighton, au Royaume-Uni, le week-end dernier. Ce superbe week-end a pu être rendu possible grâce à Sandra Mercier et François Miramont, deux de mes anciens étudiants devenus des amis.

Expatriés depuis plusieurs années, leur témoignage est très intéréssant. Sandra a d'ailleurs fait partie du Conseil de la Société Civile Amiens Horizon Europe, qui avait rédigé le livre bleu "Amiens à l'horizon 2050" lorsque j'étais députée européenne.

N'hésitez pas à traverser la Manche vous aussi pour aller découvrir Brighton & Hove !

 

vendredi, 15 juillet 2011

UE : Magnifique clip de promotion de la présidence polonaise

Une jeune fille un peu froide, personnifiant l'Union européenne, se laisse entrainer dans une danse par un jeune garçon polonais. Il ya bien longtemps que la grâce et la beauté ne s'étaient pas ainsi invitées dans un clip de promotion d'une présidence tournante du Conseil de l'Union européenne.

Bravo la Pologne !

vendredi, 08 juillet 2011

Otto de Habsbourg, mort d'un grand Européen

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Le fils du dernier empereur d'Autriche-Hongrie est décédé lundi à l’âge de 98 ans.

L'Europe a perdu l'un de ses plus fervents défenseurs lundi. Militant convaincu de l'intégration européenne, Otto de Habsbourg, l'héritier du dernier empereur d'Autriche-Hongrie, est mort en Bavière, en Allemagne, où il résidait. Il avait 98 ans.

Ecrivain et homme politique, Otto Habsbourg - Otto de Habsbourg-Lorraine à l'origine - a siégé au Parlement européen de 1979 à 1999. Il sera inhumé en Autriche après une vie d’exil qui l’aura mené en Espagne, en Belgique, au Luxembourg, en France, au Portugal et aux Etats-Unis.

"Il était l'histoire et l'actualité"

Jean des Cars, auteur d’un livre sur La Saga des Habsbourg*, a eu l’occasion de rencontrer de nombreuses fois Otto Habsbourg et de mesurer l’immense stature du fils du dernier empereur d’Autriche-Hongrie.

"Otto de Habsbourg était non seulement l'histoire, il était aussi l'actualité. Il est l'histoire parce qu'il est le descendant de Charles Quint (...). Il ne s'est pas contenté d'être cela. Il est seul représentant d"une dynastie fracassée en 1918 qui soit devenu un personnage de son temps. Il a vu arriver les désastres du Traité de Versailles qui préparait la Seconde Guerre mondiale, il a compris qu'Hitler nous conduirait à la guerre", a raconté à Europe 1 l'écrivain.

 

(Source : Europe 1).

vendredi, 01 juillet 2011

L'actualité européenne en bref

12626.jpg-Mario Draghi, actuel Gouverneur de la Banque d'Italie, va prendre la succession du Français Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque Centrale Européenne (BCE).

-La Française Christine Lagarde succède à Dominique Strauss-Kahn en tant que Directeur Général du Fonds Mondial International (FMI). Il est de "coutume" qu'un Européen gère ce fonds mondial.

-Suite à cette nomination, un remaniement gouvernemental a eu lieu en France. Le radical Jean Leonetti est le nouveau ministre des Affaires européennes, provoquant une instabilité sans précédent à cette fonction.

-La Pologne préside depuis aujourd'hui 1er juillet le Conseil de l'Union européenne, et ce jusqu'au 31 décembre inclus.

-Le Prince Albert de Monaco épouse ce week-end la Sud-Africaine Charlène Winstock.

vendredi, 24 juin 2011

"Défendons l'Union européenne", par les 3 principaux présidents de groupe du Parlement européen

ue.jpgDepuis quelques temps, l'Europe est en proie à des querelles incessantes.

 Chacun reporte sur l'autre la responsabilité de la crise de l'euro, jette l'anathème sur un peuple ou une partie de l'Europe, créant les conditions des divisions, des rancœurs, et finalement du repli sur soi.

Ces virevoltes inquiètent les marchés, et risquent de mener à une crise de confiance et d'action. Pour y faire face, les chefs d'Etat et de gouvernement doivent faire preuve de courage politique et de vision : ils doivent clairement afficher leurs convictions européennes.

Au-delà de nos divergences politiques, nous, les présidents des groupes PPE (Parti populaire européen) et S&D (socialistes et démocrates) et ALDE (Alliance des démocrates libéraux pour l'Europe) nous voulons tirer la sonnette d'alarme sur la crise de confiance que traversent nos pays.

Nous voulons réaffirmer haut et fort que les 500 millions d'Européens ne sortiront gagnants de la crise qu'en renforçant leur cohésion, et non en jouant chacun pour soi.

Si les Européens veulent sauver, puis renforcer, ce qu'ils ont fait de mieux depuis longtemps, à savoir travailler et vivre toujours plus et mieux ensemble, ils doivent accepter quelques vérités.

Première vérité : pas d'euro sans intégration économique.

Les Européens sont confrontés à un choix clair : s'ils souhaitent conserver l'euro, ils doivent se décider à faire converger leurs politiques économiques, c'est-à-dire leurs politiques budgétaires, fiscales et sociales.

Il s'agit de nous doter d'une gouvernance capable de neutraliser les déséquilibres macroéconomiques au sein d'un espace économique encore hétérogène. Pour éviter que cette gouvernance soit perçue comme un "diktat de Bruxelles",  comme c'est le cas actuellement dans les rues de Grèce ou d'Espagne, il faut en renforcer la dimension parlementaire, à la fois européenne et nationale.

Deuxième vérité : il faut jouer cartes au tables, et non pas au poker-menteur.

Alors que sévit la crise la plus profonde que l'Europe ait connu depuis sa création, la tentation est grande de se contenter de solutions au jour le jour, voire de renvoyer à demain ce qui serait résolu aujourd'hui à moindre coût. Or, nous ne pouvons plus nous payer le luxe d'ignorer les problèmes.

Pendant des années, et même des décennies, les gouvernements de nos pays, de droite comme de gauche, ont laissé filer les déficits, et promis davantage qu'ils ne pouvaient tenir. Dans certains cas, ils ont même occulté la réalité des comptes publics. Il est temps de revenir à des solutions durables.

Dans cette optique, il faut dire haut et fort que le prix à payer pour une faillite de l'union monétaire et économique serait très élevé, en particulier pour l'Allemagne.

Troisième vérité: l'Union fait la force.

L'Union européenne est la meilleure arme possible pour que l'Europe politique devienne réalité et influence la mondialisation. Pour réguler les marchés financiers, combattre le changement climatique et préserver notre niveau de vie, un continent qui unit sa souveraineté et ses ressources dispose d'atouts bien supérieurs à ceux de n'importe quel Etat national.

Dire cela, cela n'est pas très populaire. De nos jours, il faut du courage pour se dire pro-européen.

Ceux qui jouent la carte nationale, avec l'aide d'une presse souvent euro-sceptique, quand elle n'est pas carrément anti-européenne, remportent la mise dans les urnes. En entretenant l'illusion qu'un retour à l'Etat nation, perçu comme idyllique, serait faisable et souhaitable, certains politiciens nationaux mettent en danger l'avenir même des Européens.

Oui, le moment est venu de parler de nouveau en bien de l'Europe. Les raisons ne manquent pas.

Nous avons réussi à réaliser un projet politique unique en son genre, que le monde nous envie et dont nous devrions être fiers. En nous fondant sur les valeurs de solidarité, de justice sociale, d'égalité des chances et de développement durable, nous avons créé l'espace économique le plus puissant du monde.

Les Européens partagent, tous les jours un peu plus, les mêmes valeurs et les mêmes espoirs. En Europe, la réussite économique et la cohésion sociale sont considérées comme les deux faces d'une même médaille, car la liberté va toujours de pair avec la responsabilité.

L'Union européenne est une réalité, certes imparfaite, mais qui mérite d'être défendue. Si elle n'existait, pas il faudrait l'inventer.

Pour la renforcer, pour garantir l'avenir de l'euro, les Européens et leurs dirigeants ont besoin du courage visionnaire que les pères de l'Europe.


Joseph Daul, président du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen (PPE) ;

Martin Schulz, président du groupe socialistes et démocrates au Parlement européen (S&D) ;

Guy Verhofstadt, président du groupe de l'Alliance des démocrates libéraux pour l'Europe au Parlement européen (ALDE).

 

(Source : Le Monde).

vendredi, 17 juin 2011

Standard & Poor's abaisse la note de la Grèce

images.jpgStandard & Poor's a abaissé la note de la dette grecque à long terme de trois crans, de B à CCC. "La dégradation reflète notre opinion qu'il y a un risque encore plus élevé d'un ou de plusieurs défauts" selon l'agence.

Standard & Poor's a dégradé lundi la note grecque à long terme de trois crans à CCC. L'agence de notation juge que le pays risque de plus en plus de devoir restructurer sa dette d'une manière que l'agence de notation qualifierait de défaut. La Grèce est donc désormais le pays doté de la plus faible note de crédit au monde.

Il semble de plus en plus probable qu'une restructuration de la dette grecque, par le biais d'un échange de titres ou d'une prorogation des échéances, soit imposée par les dirigeants européens, commente l'agence dans un communiqué. Or un partage de la charge de la dette avec le privé serait considéré comme un défaut de facto, explique S&P. La note grecque n'est désormais plus qu'à trois crans du "D", la note la plus basse attribuée par S&P, qui appartient à la catégorie "défaut".

Avant l'abaissement survenu ce lundi, la note grecque à long terme de S&P était à "B". La perspective est négative, signe qu'un nouvel abaissement est attendu d'ici 12 à 18 mois. S&P précise que ce nouvel abaissement aura sans doute des répercussions sur les notes qu'elle attribue aux quatre principales banques grecques: National Bank of Greece , EFG Eurobank Ergasias , Alpha Bank et Piraeus Bank .

La Grèce a réagi à cette décision, jugeant que S&P ne prenait pas en compte les discussions intenses menées par le Fonds monétaire international et l'Union européenne pour trouver une solution viable à la crise budgétaire. "Cette décision ignore également les efforts du gouvernement pour éviter tout problème relatif aux obligations contractuelles de la Grèce, ainsi que la volonté des Grecs d'envisager leur avenir au sein de la zone euro", a déclaré le ministre des Finances grec dans un communiqué.

 

(Source : La Tribune).

vendredi, 10 juin 2011

La Croatie sera certainement le 28ème membre de l'Union européenne en 2013

ffx01_20.jpgLe président Barroso demande aux Etats européens d'accélerer les dernières négociations pour aboutir à l'entrée de la Croatie dans l'Union. En un an, le pays a concentré tous ses efforts sur les critères d'adhésion.

L'Union européenne pourrait, avec la Croatie, rassembler 28 Etats au 1er juillet 2013. Un souhaitexprimé par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso vendredi 10 juin.

Le président croate, Ivo Josipovic, avait déjà vendu la mèchela veille, en déclarant lors d'une interview accordée à l'AFP que le pays s'apprétait à vivre, "un grand jour, car il ouvre une nouvelle page de notre histoire".

La Croatie deviendrait le deuxième pays issu de l'ex-Yougoslavie à rejoindre l'UE, après la Slovénie, entrée en 2004.

En visite à Zagreb en avril dernier le président Barroso dit avoir constaté les efforts du gouvernement de Jandraka Kosor pour respecter les critères d'adhésion. "Je félicite la volonté politique du gouvernement, a t-il déclaré dans son communiqué de presse. Et j'appelle les Etats à clôturer rapidement les quatre chapitres encore à l'étude sur cette candidature".

Justice

Depuis 2005, l'adhésion croate est sur la table des négociations européennes. Son entrée était d'abord attendue en 2007 en même temps que celles de la Roumanie et de la Bulgarie. Les failles dans l'intégrité et la transparence de son système judicaire avaient alors retardé le processus.  

Conciente de ce problème, la Croatie a engagé depuis 2009 une vaste réforme de son système judiciaire. Le moment fort de cette volonté de changement reste la démission forcée de l'ancien premier ministre, Ivo Sanader, accusé de corruption. Il est aujourd'hui en attente d'extradition par l'Autriche et son procès aura sans doute valeur de test sur la volonté du gouvernement d'assainir sa classe politique."La Croatie continuera ses réformes", a assuré le président Croate après les déclarations de Bruxelles.

"Le pari était de taille et je ne pensais pas que la Croatie y parviendrait aussi rapidement", a reconnu la commissaire européenne à la Justice, Viviane Redding. "En l'espace d'un an, ils ont totalement réformé leur espace judiciaire", a t-elle ajouté.

Suivi

Mais la partie n'est pas encore gagnée. 

La France, suivie par l'Allemagne et les Pays-Bas, a proposé la création d'un "dispositif de suivi" confié à la Commission européenne. Il permettrait de s'assurer que la Croatie continue de respecter ses engagements, depuis le bouclage des pourparlers jusqu'à la ratification du traité.

Si le suivi s'avérait décevant, Bruxelles pourrait lancer des avertissements, geler certaines aides, voir reporter l'entrée du pays sur avis conforme des Vingt-Sept. "L'objectif n'est pas de retarder l'adhésion, mais au contraire de la faciliter sur la base d'un processus sérieux et solide", a cependant assuré Laurent Wauquiez ministre français des Affaires européennes au Figaro

Le traité d'adhésion pourrait être signé dès l'automne et nécessitera ensuite une ratification par chacun des Etats de l'Union européenne. En France, un vote du Parlement ou un référendum pourront valider l'entrée de ce nouveau pays dans l'UE. En Croatie, un référendum aura lieu.

 

(Source : euractiv.fr).

vendredi, 03 juin 2011

Ex-Yougoslavie : Ratko Maldic sera jugé par La Haye

pict_20110518PHT19623.jpgRatko Mladic, accusé de génocide, crimes de guerre et crimes contre l'humanité lors de la guerre en Bosnie dans les années 1990, a été arrêté récemment en Serbie. L'ancien chef de l'armée de la république serbe de Bosnie a depuis été déféré devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie à La Haye. Le Président du Parlement européen s'est réjoui de cette arrestation.

« L'arrestation de Ratko Mladic est une bonne nouvelle pour la Serbie et la stabilité de la région. Elle donne un nouvel élan au processus d'adhésion de la Serbie à l'Union européenne », a réagi Jerzy Buzek. « Elle prouve les efforts et la coopération du pays avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie ».

Ratko Mladic est mis en cause pour son rôle dans le massacre de Srebrenica et d'autres crimes commis entre 1992 et 1995 en Bosnie-Herzégovine.
(Source : Site Internet du Parlement européen).

mercredi, 01 juin 2011

Pour Brigitte Fouré, « Léon Lamotte nous laisse une œuvre au message impressionnant »

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Brigitte Fouré, Conseillère Générale de la Somme et ancien Maire d’Amiens, fait part de sa très grande tristesse suite au décès de l’artiste Léon Lamotte, survenu le 22 mai dernier dans sa 100ème année.

 

« J’ai eu la chance de le revoir deux jours avant son décès. Malgré la souffrance de la maladie, il avait gardé toute sa lucidité et était très préoccupé par la situation économique et sociale de notre pays. Ses dernières paroles à mon encontre résonnent en moi comme un testament pour la femme publique que je suis » a déclaré Brigitte Fouré.

 

L’œuvre de Léon Lamotte se matérialise dans des collections particulières et aussi sur des édifices et places publiques. Beaucoup de rues de notre ville d’Amiens et de lieux du Nord de la France abritent à jamais ses créations. Rappelons aussi que Léon Lamotte a notamment, au cours de sa longue carrière artistique, restauré les dosserets des stalles de la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens, plusieurs façades de la Grand-Place d’Arras ou la statue de Napoléon Ier à Boulogne-sur-Mer.

 

Citons enfin, à Amiens, la statue de Saint-Antoine que l’on peut apercevoir dans la rue de Noyon ou celle en hommage aux mutilés du travail, dans un square situé Place Joffre, qui est une œuvre d’une force incroyable et que l’association des Amis de Brigitte Fouré fleurit chaque 1er Mai, jour de la fête du Travail.

 

Brigitte Fouré tient à ajouter : « Par son œuvre foisonnante, Léon Lamotte aura permis de faire se  rapprocher les hommes et les femmes de bonne volonté.

En 2007, animé du souci de transmettre son savoir et son savoir-faire, il avait fait donation de sa maison à Amiens Métropole afin que celle-ci soit comme le reflet vivant de son œuvre pour les générations futures.

Puissions-nous désormais être à la hauteur de l’impressionnant message qu’il nous laisse ».

 

Léon Lamotte était membre de l’association des Amis de Brigitte Fouré et avait participé, entre 2007 et 2009, au conseil « Amiens Horizon Europe », instance composée d’une quinzaine de membres issus de la société civile et chargée de rédiger un livre bleu « Amiens à l’horizon 2050 », lorsque Brigitte Fouré exerçait le mandat de députée européenne. Ce livre bleu avait été remis le 25 mars 2009 à Hans-Gert Pöttering, alors Président du Parlement européen. Dans ce livre bleu, il écrivait notamment : « Récemment, une dame m’a dit : « L’Europe, on s’en fiche ! » J’ai vécu les deux guerres mondiales. Je lui ai répondu : « Madame, grâce à l’Europe, cela fait soixante ans que nous sommes en paix ! »

 

Les obsèques de Léon Lamotte ont eu lieu dans la plus stricte intimité.

Un hommage public lui sera rendu ultérieurement en la Cathédrale Notre-Dame d’Amiens.

 

 

CONTACT PRESSE

06 47 54 95 47

vendredi, 20 mai 2011

Le « .eu » fête son cinquième anniversaire

Eu_flag_0_0.jpgCinq ans après son lancement, la terminaison « .eu » des sites internet se porte à merveille. Trois millions et demi de noms de domaines ont été déposés, ce qui en fait la neuvième extension la plus populaire au monde, et la quatrième en Europe. Le scepticisme concomitant à son lancement a bel et bien disparu.

Le 7 avril 2006 naissait l'extension « .eu » pour les sites internet. « Je n'oublierai jamais ce jour », souligne, ému, le directeur général d'EURid, le bureau qui gère ce domaine. Le mois dernier, à l'occasion du cinquième anniversaire du lancement, la députée européenne Arlene McCarthy (Socialistes et démocrates) a rappelé les difficultés initiales et le chemin parcouru depuis : « Les gens étaient sceptiques sur la nécessité d'ajouter ce domaine aux domaines nationaux. En cinq ans, nous avons démontré son efficacité et son utilité pour l'économie ».

Les institutions européennes ont été parmi les premières à passer du « .int » au « .eu ». Entreprises, organisations ou particuliers leur ont emboîté le pas. Aujourd'hui, plusieurs centaines de noms de domaines sont déposées chaque jour. En Allemagne, le « .eu » croît plus rapidement que le traditionnel « .de » et a dépassé le million de sites internet. On en dénombre près de 300 000 en France, 100 000 en Belgique et 25 000 au Luxembourg. En Estonie, en Pologne, en Slovaquie et en Lituanie, le « .eu » est même au coude-à-coude avec le « .com ».

Comment enregistrer son nom de domaine en « .eu » ?

Vous pouvez vérifier la disponibilité de votre nom de domaine sur le site de l'EURid. Les enregistrements fonctionnent sur la base du « premier arrivé, premier servi ». Si le nom est disponible, vous pouvez le réserver pour une période allant jusqu'à dix ans dans un des très nombreux bureaux d'enregistrement (la liste est disponible sur le site de l'EURid). Ce dernier service est payant.

 

(Source : Site Internet du Parlement européen).

mercredi, 18 mai 2011

DSK... et après ?

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L'analyse de Brigitte Fouré

 

Depuis dimanche, tout le monde ne parle que de lui : Dominique Strauss-Kahn est-il coupable?

La juriste que je suis réagit d'abord en disant qu'il faut que la justice passe. Et cela suppose du temps, pour rechercher les preuves, du recul, pour ne pas se laisser emporter par les a priori et impressions, de la sérénité enfin, pour juger les faits et non les personnes.

Et à la fin du procès qui vient de s'ouvrir, on sera confronté, quoi qu'il en soit, à l'horreur : l'horreur face à une accusation sans fondement qui aura détruit un homme et sa famille, ou l'horreur face à une victime qui aura eu le courage de dénoncer l'abjection la plus totale...

Mais au-delà des faits, c'est tout ce qu'il est convenu d'appeler la classe politique qui est atteinte : les 36 000 maires, les adjoints et conseillers municipaux. Tous ces élus locaux sont salis par le fait, réel ou supposé, d'un seul ! Et cela me fait mal car c'est injuste ! C'est injuste pour tous ces élus locaux qui ne comptent pas leur temps, au service de ceux qu'ils représentent! C'est injuste pour tous ceux qui ne savent pas ce que signifie un week-end sans manifestations officielles, assemblées générales, décorations ou remise de gerbes... au détriment de leur famille!

Et j'ai peur que ces évènements ne profitent aux populistes de tous poils, à commencer par les extrémistes!

Paris (ou Washington) rend fou : c'est très probablement vrai (j'ai des noms!) mais les élus, ce sont aussi des hommes et des femmes qui, forts de leurs convictions, cherchent à créer des ponts et des passerelles pour mieux vivre ensemble...

Alors je souhaite que se lèvent de nouvelles générations d'hommes et de femmes politiques impliqués dans la vie de la Cité, qui ne comptent pas leur temps, qui ont un idéal et des idées et veulent se mettre au service de leurs concitoyens dans l'intérêt général.

 

Notre ville d'Amiens, notre pays ont besoin de tels citoyens!


vendredi, 06 mai 2011

Le Parlement européen ouvre ce week-end les portes de son siège et de ses deux sites de travail à l'occasion de la Fête de l'Europe

patrick-le-hyaric-pe-logo.jpgComme tous les ans, les institutions européennes ouvrent leurs portes ce week-end. Le Parlement européen ne déroge pas à la règle et ouvre ses bâtiments au public, à Bruxelles et Luxembourg le samedi 7 mai et à Strasbourg le dimanche 8 mai. Débat avec les députés dans l'hémicycle, quizz, concerts, expositions, karaoké géant, dégustation de spécialités régionales : retrouvez ici le programme du week-end.

 

Samedi à Bruxelles, de 10h à 18h

 

Les différents services du Parlement et les groupes politiques tiendront des stands dans les bâtiments. A chaque stand, vous devez répondre à des questions et vous pourrez recevoir un cadeau à la fin de votre visite. Un karaoké géant sera organisé place du Luxembourg. Acrobates et graffeurs participeront par ailleurs à l'ambiance de la journée.

 

Comment faire pour trouver votre chemin dans le quartier européen ? Téléchargez une application spécifique si vous possédez un iPhone ! Par ailleurs, un chat' sur Facebook sera organisé en direct avec Marian Harkin, députée européenne (Libéraux et démocrates), de 10h15 à 10h45.

 

Samedi à Luxembourg, de 11h à 18h

 

Un « village européen » sera organisé place Clairefontaine. S'y dérouleront des débats, des concerts, des danses traditionnelles… Pour les gourmands, un énorme gâteau sera partagé à 13h30.

 

Dimanche à Strasbourg, de 10h à 18h

 

En plus des traditionnels stands des groupes politiques, un grand débat public sera organisé dans l'hémicycle sur le thème du volontariat (2011 étant l'Année européenne du volontariat). Enfin, le film lauréat du Prix LUX du Parlement pour le cinéma, «Die Fremde», sera projeté au cinéma l'Odyssée.

 

Et dans les Etats membres…

 

Le film « Die Fremde » sera projeté dans chaque pays au cours du mois. A Paris, le bureau d'information du Parlement pour la France sera présent place de l'hôtel de ville, au sein du « village de l'Europe », tout le week-end de 11h à 18h.

 
(Source : Site Internet du Parlement européen).

vendredi, 14 janvier 2011

L'actu européenne en bref

drapeaux-europe.jpg-La Hongrie préside le Conseil de l'Union européenne depuis le 1er janvier pour une durée de six mois.

-C'est le Français Pierre Vimont qui dirige le nouveau Service Européen d'Action Extérieure. Le Service européen pour l'action extérieure sera un service unique placé sous l'autorité du haut représentant. La décision fixant l'organisation et le fonctionnement du service européen pour l'action extérieure (SEAE) prévoit que ce dernier est "un organe de l'Union européenne fonctionnant de manière autonome (...) distinct du secrétariat général du Conseil et de la Commission". Il aura pour mission principale d'aider le haut représentant à veiller à la cohérence et à la coordination de l'action extérieure de l'Union européenne, mais également à élaborer des propositions relatives à la politique à mener et à les mettre en oeuvre après leur approbation par le Conseil européen.

-La députée européenne française Pascale Gruny (Nord-Ouest) a démissionné du Parlement européen pour rejoindre l'Assemblée Nationale, où elle est la suppléante de Xavier Bertrand, devenu Ministre dans le gouvernement de François Fillon. Pascale Gruny est aussi Conseillère municipale de Saint-Quentin, ville dont Xavier Bertrand est le maire. C'est Philippe Boulland qui lui succède à Strasbourg et Bruxelles. Ce membre de l'UMP est aussi Conseiller Général du canton de Betz (Oise).

-Le député européen français Christophe Béchu (Ouest), atteint par le cumul des mandats, a quitté le Parlement européen. C'est Agnès Le Brun (UMP), également Maire de Morlaix, qui lui succède. Christophe Béchu est Président du Conseil Général du Maine-et-Loire et Conseiller régional des Pays de la Loire.

vendredi, 07 janvier 2011

Guillermo Farinas, Prix Sakharov 2010

Guillermo-Farinas-tres-affaibli-par-ses-greves-de-la-faim-hier-a-Santa-Clara-ou-il-reside_-(Photo-AFP).jpgLe dissident cubain Guillermo Fariñas, lauréat du Prix Sakharov du Parlement européen pour la liberté de l'esprit de cette année a été représenté, par une chaise vide lors de la cérémonie de remise du prix, n'ayant pas reçu les autorisations nécessaires pour quitter le pays.

"Le Prix Sakharov symbolise la lutte du Parlement pour les droits de l'homme européen partout dans le monde. La chaise vide du lauréat de cette année, Guillermo Fariñas, est le meilleur exemple de l'importance de ce combat", a rappelé le président du Parlement européen, Jerzy Buzek.

S'adressant au Parlement par un discours enregistré, Guillermo Fariñas a critiqué le gouvernement de La Havane : "Pour l'infortune de ceux qui nous gouvernent mal dans notre propre patrie, je considère que le fait de ne pas pouvoir sortir de cette île dans laquelle je suis né et y revenir de façon volontaire est déjà en soi la preuve la plus aveuglante de ce que, malheureusement, rien n'a changé dans le système autocratique de mon pays". Il a appelé les députés à "ne pas écouter le chant des sirènes d'un régime cruel de "communisme sauvage'", lors de l'analyse de la politique de l'UE à l'égard de Cuba.

Pour lire l'intégralité du discours de Guillermo Farinas, CLIQUEZ ICI.

Guillermo Fariñas en quelques mots :

Docteur en psychologie et journaliste, 48 ans, Guillermo Fariñas a dénoncé le régime de Castro. Il est le fondateur de "Cubanacán Press," une agence de presse indépendante visant à sensibiliser au sort des prisonniers politiques à Cuba.
Guillermo Fariñas a passé des années en isolement et a entamé, jusqu'à présent, 23 grèves de la faim, un moyen non-violent de lutte contre l'oppression à Cuba. Ses efforts pour sécuriser un Internet gratuit pour tous lui ont valu le Cyber-Prix de la liberté de Reporters sans frontières en 2006.
En juillet 2010, M. Fariñas a failli mourir après une grève de la faim d'une durée de cinq mois commencée le 24 février, après la mort d'Orlando Zapata Tamayo, un militant politique décédé après 80 jours de grève de la faim. Il a terminé la grève après que le gouvernement cubain ait cédé à son plaidoyer et libéré 52 prisonniers politiques.

(Source : Blog Génération 112).

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Brigitte Fouré a assisté à la remise du Prix Sakharov à Guillermo Farinas, à Strasbourg, accompagnée de Marie-Josée Budynek, coordinatrice générale de l'association des Amis de Brigitte Fouré, et de l'artiste Fabienne Schmitt, qui a réalisé sa carte de voeux 2011.

dimanche, 07 novembre 2010

La rentrée des Cafés Europe !

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"A quoi sert l'argent de l'Union européenne ?". C'est sous ce thème qu' environ 50 personnes se sont réunies le lundi 25 octobre dernier au bar L'Antidote, à Amiens, autour de Sophie Briard Auconie , députée européenne, dans le cadre des Cafés Europe organisés par le Conseil de la Société Civile "Amiens Horizon Europe", Femmes au Centre 80 et l'Association des Amis de Brigitte Fouré.

Le grand témoin de ce Café Europe était Emmanuel Maquet, Maire de Mers-les-Bains, Conseiller Général de la Somme et Suppléant du Député Jérôme Bignon. 

Prochain Café Europe le mercredi 17 novembre, de 18 à 20 heures, avec Margie Sudre.

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vendredi, 29 octobre 2010

L'Union européenne : vers Lisbonne II ?

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Les Etats membres de l'UE ont accepté la proposition franco-allemande de réviser le traité, mais de façon "limitée", pour pérenniser le mécanisme financier de sauvetage de la zone euro après 2013.

 

Les dirigeants européens ont entériné, jeudi 28 octobre, le principe d’une modification du traité de Lisbonne. Le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, devra examiner les options possibles pour effectuer une révision «limitée» du texte. Les 27 lui ont donné jusqu’au mois de décembre pour leur faire part de ses conclusions. L'objectif pour les Européens est de graver dans le marbre le mécanisme mis en place pour sauver la zone euro au mois de mai. Cette décision des Etats revient à adopter la méthode franco-allemande, définie lors de la réunion de Deauville, le 19 octobre.

La quasi-totalité des membres a approuvé cette possibilité. Quelques pays ont néanmoins exprimé des «réticences», selon des sources européennes. L’Autriche fait partie de ceux-là. En 2008, Vienne avait eu de grandes difficultés pour ratifier le traité de Lisbonne. Une pétition réclamant un référendum populaire avait recueilli plus de 100 000 signatures.

La privation des droits de vote des Etats qui ne respectent pas le pacte de stabilité est l'une des questions les plus sensibles. Les dirigeants européens ont remis leur décision sur ce sujet à plus tard. Herman Van Rompuy devra examiner la possibilité de mettre en place cette sanction. Mais dans tous les cas, elle ne fera pas partie de la réforme «limitée» du traité, et pourrait intervenir dans un deuxième temps.

Sanctions politiques

«Les dirigeants européens n’ont pas voulu alléger cette possibilité pour ne pas froisser l’Allemagne», indique une source diplomatique. Dès son arrivée à Bruxelles, la chancelière allemande a affirmé tenir à cet élément de la réforme. La France soutient également que les sanctions politiques sont bien plus appropriées que les amendes financières pour remettre un Etat dans le droit chemin, défini par le pacte de stabilité et de croissance (PSC).

Mais plusieurs diplomates font valoir que l’introduction d’une telle sanction engagerait une réforme du traité de grande ampleur, dont la majorité des Etats ne veulent pas entendre parler. Autrement dit, l’UE pourrait passer par une procédure simplifiée pour franchir ce cap institutionnel.

Cette procédure allégée permettrait au Conseil européen de modifier le traité, sans être forcé de convoquer une conférence intergouvernementale. Chaque pays devra ensuite faire ratifier ces modifications selon sa propre méthode nationale. Par ailleurs, les 27 devraient recueillir l’avis des eurodéputés. «Nous devons être présents dans tout le processus visant à modifier le traité», a déclaré le président du Parlement européen, Jerzy Buzek, au cours d’une conférence de presse. 

Deux options

Sur un plan juridique, les dirigeants européens disposent de deux options pour ancrer le mécanisme de sauvetage de la zone euro dans la durée. 

Première piste: ils peuvent modifier l’article 122 du traité, qui précise qu’un Etat peut être secouru financièrement s’il est confronté à des «événements exceptionnels échappant à son contrôle». A l’origine, cet article vise surtout à prémunir les membres de l’UE de catastrophes naturelles ou de ruptures d’approvisionnement dans le domaine énergétique. Mais ils pourraient choisir d’inclure les difficultés économiques. C’est l’option défendue par l’Allemagne.

Deuxième possibilité: les 27 peuvent retoucher l’article 125 qui interdit à l’Europe de renflouer un Etat qui connaît de graves difficultés financières. C’est la fameuse clause de «no bail out», ou «non renflouement», selon laquelle l’UE «ne répond pas des engagements (...) des autorités publiques (...) d’un Etat membre, ni ne les prend à sa charge».

Craintes nationales

Les discussions se sont prolongées jusque tard dans la nuit. Le temps pour certains dirigeants d’exprimer des craintes sur la renégociation du traité de Lisbonne, qui risque d'ouvrir une "boîte de Pandore". Les Tchèques les Polonais ont par exemple déjà évoqué d'autres amendements au texte. 

En théorie, si le nouveau rapport d’Herman Van Rompuy est entériné lors du Conseil européen du mois de décembre, la procédure pour réformer les traités sera immédiatement engagée. La modification devra entrer en vigueur avant l'été 2013. Après cette date, le mécanisme de sauvetage de la zone euro ne sera plus valable, et l’Europe sera de nouveau soumise à la forte pression des marchés financiers.

CALENDRIER:

  • 16-17 Décembre 2010: Conseil européen. Herman Van Rompuy doit faire part de ses propositions pour modifier le traité de Lisbonne
  • Eté 2013: Fin de la période de validité du mécanisme de sauvetage de la zone euro

dimanche, 10 octobre 2010

Discours de clôture d'Hervé Morin lors de la convention du Nouveau Centre sur l'Europe

Ces conventions thématiques seront désormais mensuelles. Celle-ci avait lieu lundi dernier 4 octobre.

jeudi, 15 juillet 2010

Jean-Marie Cavada sur l'Europe et la crise grecque

Intervention au Congrès du Nouveau Centre à Tours le 12 juin dernier.

L'actu européenne en bref

europa.jpg-Suite à la démission de Horst Köhler, c'est Christian Wulff qui a été élu Président de la République fédérale d'Allemagne (Bundespräsident).

 

-Les négociations visant à trouver un accord avant l'été entre eurodéputés et Etats membres sur la régulation des hedge funds ont échoué et le texte ne sera pas voté avant fin septembre, selon le député européen Jean-Paul Gauzès (UMP - PPE). Les hedge funds, contrairement à leur nom qui signifie "couverture", sont des fonds d'investissement non cotés à vocation spéculative.

 

-Bronislaw Komorowski est le nouveau Président de la République de Pologne. Son predécesseur, Lech Kaczynski, a péri dans la tragique catastrophe aérienne du 10 avril dernier.

 

-Le socialiste francophone Elio Di Rupo a été choisi par le roi des Belges Albert II pour tenter de former un gouvernement, malgré la poussée des séparatistes flamands du NV-A de Bart de Wever lors des élections du 13 juin dernier.

 

-Le Prince Albert II de Monaco a annoncé ses fiançailles avec l'athlète Sud-Africaine Charlène Wittstock tandis que la Princesse héritière Victoria de Suède a épousé Daniel Westling.

 

-Christian Philip a été élu le 25 juin Président du Mouvement Européen France.

 

-Les rémunérations des banquiers limitées par le Parlement européen. Rémunérés majoritairement avec des bonus indexés sur les performances à court terme de leurs établissements financiers, les banquiers ont été enclins à des prises de risques excessives… Ce qui, entre autres, a facilité la crise. Les députés européens ont demandé à ce que ces bonus soient limités et strictement encadrés.

 

-La Belgique préside le Conseil de l'Union européenne depuis le 1er juillet. Elle succède à l'Espagne.

 

-Lena Meyer-Landrut, 19 ans, a remporté, avec son titre Satellite, le 55ème Concours Eurovision de la Chanson le 29 mai dernier à Oslo. C'est la deuxième victoire de l'Allemagne dans l'histoire de la compétition.

 

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