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vendredi, 06 juillet 2012

Vendredi Europe Express - Bilan de la Présidence semestrielle danoise du Conseil de l'Union européenne

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danemark.jpgLe 30 juin 2012, le Danemark a achevé sa présidence du Conseil de l’Union européenne et a passé le témoin à Chypre. Nous saluons le travail accompli par le Danemark et le succès de sa présidence, que reflètent les conclusions du Conseil européen des 28 et 29 juin 2012.

À l’occasion de sa présidence, le Danemark a en effet réussi à mener à bien un certain nombre de priorités comme :

- l’obtention d’un accord complet sur le paquet « brevet européen à effet unitaire » ainsi que sur la directive relative à l’efficacité énergétique ;

- la poursuite des travaux sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020, qui a permis d’engager pleinement les négociations et fournit une base et des orientations pour la dernière phase des négociations au cours de la présidence chypriote.

Au cours de la présidence danoise, un accord a également pu être trouvé sur l’adoption, via une décision des chefs d’Etat ou de gouvernement, d’un pacte pour la croissance et l’emploi qui apporte, comme le souhaitait la France, le complément indispensable au traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire.

Sur le plan des relations extérieures, on peut citer :

- s’agissant de l’élargissement, l’acquisition par la Serbie du statut de candidat officiel à l’UE.

- la décision de lancer deux nouvelles opérations de politique de sécurité et de défense commune : Eucap Nestor, destiné à renforcer les capacités en vue de la lutte contre la piraterie dans l’océan indien et l’opération Eucap Sahel-Niger, destinée à renforcer les capacités en vue de la lutte contre le terrorisme et le crime organisé, dans le cadre de la stratégie de l’UE pour le Sahel.

Nous souhaitons que la présidence chypriote puisse continuer à travailler, dans la lignée de la présidence danoise, pour maintenir la crédibilité du processus d’élargissement dans le respect des principes de conditionalité stricte et de prise en compte des mérites propres de chaque candidat, tels qu’agréés par le Conseil européen de décembre 2006.

Nous adressons nos vœux de plein succès à Chypre, qui assume depuis le 1er juillet sa première présidence du Conseil de l’Union européenne. Le principal défi que nous aurons à relever collectivement sera de renforcer l’économie européenne et de la zone euro.

La future présidence aura en particulier la tâche essentielle de veiller à la mise en œuvre du pacte pour la croissance et l’emploi adopté par les chefs d’Etat ou de gouvernement, de contribuer à la mise en place d’une union bancaire selon le calendrier fixé et d’assurer l’utilisation pleine et entière des instruments de stabilité financière que sont le FESF et le MES.

Ce semestre devra également permettre de poursuivre la négociation du prochain cadre financier pluriannuel.

La France apporte dans ce contexte son plein soutien à la présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne.

(Source : Site Internet du Ministère français des Affaires Etrangères).

Vendredi Europe Express - La Finlande et les Pays-Bas mettent à mal l'accord de Bruxelles

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L'accord surprise arraché à Bruxelles vendredi 29 juin 2012 a-t-il du plomb dans l'aile ? La Finlande et les Pays-Bas, deux des pays les plus rigoristes en matière de discipline financière, pourraient en effet tenter de s'opposer à des principaux points de cet accord, notamment la possibilité pour le Mécanisme européen de stabilité (MES) d'acheter directement des obligations sur le marché secondaire, c'est-à-dire de racheter de la dette des pays de la zone euro en difficulté. Une façon de faire baisser les coûts de financement de l'Espagne et de l'Italie, mais dont les modalités restent à définir.

La déclaration de la Finlande et des Pays-Bas lundi 2 juillet a affaibli l'euro et provoqué un léger tassement des marchés actions, tandis que les emprunts d'Etat allemands regagnaient du terrain.

Opposition en cas de nouvelle ratification

Dans un rapport adressé à une commission parlementaire, le gouvernement finlandais a estimé que des rachats d'obligations par le MES sur le marché secondaire nécessiteraient le feu vert unanime ainsi qu'une nouvelle ratification des Etats membres de la zone euro. Ce qui semble improbable… puisque la Finlande et les Pays-Bas y sont opposés.

Le rapport n'explicite pas la raison de cette apparente volte-face, mais des diplomates de l'Union européenne notent qu'une proposition finlandaise en faveur de l'émission par l'Espagne et l'Italie d'obligations "sécurisées", c'est-à-dire garanties par des actifs ou des recettes fiscales spécifiques, n'a pas été acceptée la semaine dernière. Cette proposition visait à éviter à Helsinki d'exiger des collatéraux pour tout soutien financier à un Etat membre. Un porte-parole du Premier ministre Jyrki Katainen a déclaré que la position exprimée sur le MES n'avait rien à voir avec le rejet de cette proposition.

Helsinki estime tout simplement que des achats de dette sur le marché secondaire ne constituent pas une méthode efficace contre la crise, a-t-il dit à Reuters. De son côté, Niels Redeker, un porte-parole du ministre néerlandais des Finances, a déclaré que les Pays-Bas n'étaient pas favorables à une utilisation du fonds de soutien pour acheter des obligations sur le marché secondaire et qu'ils évalueraient les achats au cas par cas.

Eviter toute décision susceptible de nécessiter une nouvelle ratification

L'accord de vendredi prévoit que le Fonds européen de stabilité financière (FESF) et le MES puissent acheter des obligations d'Etat lors de leur émission comme sur le marché secondaire, si le gouvernement de l'Etat émetteur en fait la demande et s'il signe un protocole d'accord prévoyant des conditions d'ordre macro-économique. Un porte-parole de la Commission européenne a souligné que cette possibilité ne nécessitait pas de modifier le traité instituant le MES. Il répondait ainsi aux doutes soulevés par certains experts aux Pays-Bas sur la nécessité éventuelle d'un amendement et donc d'une nouvelle ratification de ce traité.

Des sources proches du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, ont déclaré que les dirigeants de la zone avaient pris grand soin d'éviter toute décision susceptible de nécessiter une nouvelle ratification. 

(Source : France Télévisions et Reuters).

jeudi, 05 juillet 2012

Demandez les Euros de Picardie !

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La Monnaie de Paris vient de lancer la toute dernière série des Euros des régions, dédiée cette année aux grands personnages historiques français.

L’Euro de Picardie, disponible depuis le lundi 25 juin dans la plupart des bureaux de Poste de la région, est à l’effigie de Jules Verne. L’écrivain, décédé à Amiens en 1905, fait partie des 27 personnalités françaises, au côté d Édith Piaf pour l’Île-de-France, Georges Brassens pour le Languedoc-Roussillon, ou encore Jean-Jaurès pour Midi-Pyrénées, à avoir été sélectionné comme personnage emblématique de sa région.

Lire la suite de l'article sur le site Internet du quotidien régional Le Courrier Picard : CLIQUEZ ICI.

 

mardi, 03 juillet 2012

Tout ce qui a changé depuis le 1er juillet !

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Revalorisation du smic, hausse du prix du gaz, obligation d'avoir un éthylotest dans les véhicules... FTVi a recensé ce qui change pour vous au 1er juillet 2012. 

• Le smic revu à la hausse

Premier changement majeur, qui concerne plus de 2,7 millions de salariés : la revalorisation de 2% du smic, décrétée par le gouvernement en début de semaine. Le salaire minimum horaire brut sera désormais de 9,40 euros, et la hausse de 2% correspondra à près de 21,50 euros net supplémentaires sur la fiche de paie pour un temps plein.

• Les allocations chômage revalorisées

Après une hausse de 1,2% en 2010 et de 1,5% en 2011, les allocations chômage sont revalorisées de 2% cette année, soit un peu plus que l'inflation sur la période de référence (1,9%). L'allocation quotidienne minimale passe à 28,21 euros.

• Flambée attendue des prix du gaz

La revalorisation des prix du gaz, qui intervient habituellement au 1er juillet, devrait cette fois intervenir le 15 juillet. Selon plusieurs sources, la hausse devrait être de l'ordre de 5 à 6% pour les particuliers. Mais le gouvernement pourrait s'y opposer.

• Révision de certains prélèvements sociaux

Les prélèvements sociaux sur les dividendes sont revus à la hausse : les livrets de placement donneront désormais lieu à un paiement à la source de 15,5% sur les intérêts (CSG, CRDS…), au lieu de 13,5% actuellement. Les livrets A, d'épargne populaire et de développement durable ne sont pas concernés.

• Ethylotest obligatoire dans les véhicules

Calé entre le gilet jaune et le triangle, l'éthylotest doit trouver sa place dans la boîte à gants à partir du 1er juillet. Les automobilistes et motards réfractaires s'exposeront à une amende de 11 euros, qui n'entrera cependant en vigueur qu'au 1er novembre. Selon un sondage Ifop publié samedi 30 juin, seuls 37% des automobilistes interrogés déclarent avoir déjà un éthylotest dans leur véhicule.

• Les Belges flashés en France paieront leur amende

Fini l'impunité pour les automobilistes belges auteurs d'excès de vitesse en France. Après les Suisses et les Luxembourgeois, les conducteurs belges flashés par un radar sur le sol français devront à leur tour payer leur amende, en vertu d'un accord entre les deux pays. Réciproquement, un automobiliste français pourra être poursuivi par les autorités belges en cas d'excès de vitesse.

• Couvre-feu pour les enseignes commerciales lumineuses

Enfin, entre 1 heure et 6 heures du matin, les publicités et enseignes commerciales devront désormais être éteintes. Un dispositif qui permettra d'économiser l'équivalent de la consommation annuelle de 260 000 ménages, mais qui ne s'appliquera pas dans les villes de plus de 800 000 habitants.

(Source : France Télévisions).

Zoom sur...le disque bleu européen

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Depuis le 1er janvier 2012, le disque bleu européen est obligatoire. Ce nouveau disque coûte entre 2€ et 3,50€. Il n'a qu'une seule fenêtre dans laquelle l'automobiliste doit indiquer uniquement son heure d'arrivée.


Chaque collectivité détermine le temps maximal autorisé. Des panneaux de signalisation informent l'usager de la durée de stationnement autorisée. Pour ne pas vous tromper, vérifiez bien la signalisation en place qui vous indique la durée de stationnement autorisée.

Pour les personnes utilisant les places handicapées, n'oubliez pas de mettre sur le tableau de bord votre carte européenne de stationnement pour personne handicapée, en plus de votre disque bleu européen.

Le stationnement réglementé permet d'instaurer la rotation du stationnement auprès des commerces sans passer par le stationnement payant. Ce système est adopté dans de nombreuses villes moyennes auxquelles il s'adapte bien.

(Source : Ouest France).

lundi, 02 juillet 2012

Euro 2012 : Félicitations à l'Espagne !

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L'Espagne a remporté hier soir la Coupe d'Europe des Nations en battant l'Italie 4 à 0. Elle réalise ainsi un triplé historique : Euro 2008 - Coupe du Monde 2010 - Euro 2012. Le prochain Euro aura lieu en 2016 en France !

08:00 Publié dans Europe, Sports | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 29 juin 2012

Vendredi Europe Express - Comprendre la crise grecque, par Catherine Mouradian

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C. Mouradian.jpgLes causes profondes de la crise grecque trouvent leurs origines dans l’histoire de la Grèce moderne.

 

 

 

I/ Quelques dates

1827 L’indépendance de la Grèce, une victoire dans la douleur

·         La Grèce, soutenue par la Russie, la France et le Royaume Uni, retrouve son indépendance après 400 ans d’intégration à l’Empire ottoman et 6 ans de guerre contre l’occupant. Le territoire libéré n’est qu'un ensemble de villages sans structures étatiques.

·         Son premier chef d’Etat, Ioannis Capodistria, né à Corfou, partisan actif de l’indépendance et ancien conseiller du tsar de Russie, est choisi, dès 1927, par la jeune Assemblée Nationale grecque siégeant à Epidaure.

·          Ioannis Capodistria met pour la première fois le pied en Grèce en 1928, bien décidé à faire de son pays un état moderne mais il découvre un pays en plein chaos, gangréné par des rivalités locales, une économie à genoux et une situation sanitaire déplorable  (fièvre typhoïde, dysenterie, et choléra). Il est assassiné en 1931.

1832 Un pays reconstruit qu’en apparence grâce aux fonds européens

·         L'Europe donne à la Grèce un roi bavarois, Otton 1er qui gouverne comme il peut avec des conseils allemands !

·         Pour construire l’état moderne grec, la France le Royaume-Uni et la Russie donnent beaucoup d’argent, 60 millions de francs or.

·         Tout est largement dilapidé dans la construction de la nouvelle capitale Athènes (1834) et en dépenses militaires ruineuses dans l'idée de reprendre Constantinople aux ottomans.

·         Les états prêteurs commenceront à se rembourser sur l’ensemble de ce que produit la Grèce.

1893/1897 La première crise de la dette

·         La débâcle économique est due à la crise de surproduction de raisins secs

·         La débâcle politique fait suite à la défaite contre les Ottomans 

·         Une commission internationale regroupant les puissances européennes récolte les droits sur le tabac et ceux du port du Pirée pour payer les créanciers !

1922 La Grèce doit oublier Constantinople !

·         Les investissements militaires contre les ottomans seront vains. La Grèce a combattu au côté des alliés durant la première Guerre mondiale mais le traité de Sèvres est annulé par le traité de Lausanne. La Grèce est en état d'échec face à la Turquie de Moustapha Kemal.

·         Le pays doit absorber l’arrivée en masse des migrants de Turquie fuyant le nouveau régime d’Atatürk.

1933 La Grèce subit de plein fouet la crise mondiale

·         La crise de 1929 est devenue mondiale. Beaucoup de pays européens sont en faillite, cette crise favorise l’émergence du fascisme et porte Hitler au pouvoir en Allemagne.

·         A la veille de la seconde guerre mondiale la Grèce n'a toujours pas les moyens de faire émerger son économie.

 

 

 

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1945 L’Europe renforce sa pression économique sur l’état grec

·         Le Royaume-Uni accorde un emprunt à la Grèce qui sort meurtrie de l’occupation nazi, mais exige d'avoir la tutelle du budget.

·         Des règlements réguliers de taxation des produits grecs sont créés pour payer la dette, 

·         L’incompréhension s’accentue entre le peuple et le gouvernement.

 

1946 à 1949. C’est la guerre civile 

1974 Les  premiers pas vers l’intégration européenne, l’espoir d’une embellie économique !

·         C'est la chute du « Régime des colonels » qui tenait le pays d’une main de fer depuis 1967. Le pays est une république depuis 1973.

·         Malgré les réticences de la Commission européenne, la Grèce va être intégrée à l’Europe.Valérie Giscard d’Estaing dit en 1974 : « On ne claque pas la porte de l'Europe au nez de Platon ».

·         La Grèce est déjà endettée à 100 % de son PIB. La Grèce devient membre de la CEE en 1981.

2000 à 2007 Un pays attractif

L’économie grecque est une des plus dynamiques de la zone euro avec 4,2% de croissance grâce notamment à l’apport de capitaux étrangers.

Depuis 2009 la crise mondiale et la spéculation sur la dette plombent la Grèce

·         Toute la production grecque paye une dette très ancienne de plus de 150 ans, et les intérêts associés.

·          En  2009,  la Grèce ne produit simplement que 15 % de moins que ce qu'elle produisait avant dans ses deux secteurs majeurs du tourisme et du transport maritime mais cela la met dans une faillite noire avec une dette publique d’environ 158%.

·         Le système de la dette s'auto nourrit de catastrophes et de la spéculation sur les dettes (hedge funds ou fonds vautours). On recense aujourd'hui 11 500 hedge funds et 5 % de ces fonds sont à la table des négociations de lutte contre la dette en Grèce !

·         La dette grecque atteint 350 milliards d’euro à fin 2011.

Depuis 1977, la dette américaine est, elle, de 13 000 milliards de dollars le budget militaire américain de 16 000 milliards de dollars. Depuis 1999 les USA ont remboursé seulement 4000 milliards de dollars d'intérêts.

II/ Un contexte politique général confus

·         Dès les années 1830, les états prêteurs se sont remboursés peu ou prou sur tout ce que produisait la Grèce, elle n’a donc jamais pu organiser son budget et son état.

·         On entraînera le peuple grec dans un nationalisme fort, pour justifier les dépenses militaires payées par des emprunts étrangers mais aussi pour lui faire oublier l’absence d’administration du pays.

·         D’un côté, l’Exécutif fonctionnera sur l'illusion d'une richesse et les gouvernements se succèderont au gré de querelles politiques violentes.

·         De l’autre, le peuple fidèle aux habitudes prises depuis l’occupation ottomane gèrera son quotidien dans le cadre de son village ou en petits groupes.  L’administration ottomane n'était pas très impliquée dans la gestion directe des territoires ;  le chef du village, le pope où un représentant local faisait le lien avec l'administration centrale.

De 1827 à nos jours, entre guerre civile, dictatures et bouleversements mondiaux, la Grèce n'a pas pu construire son état, son unité nationale et son économie. Au-delà des rivalités politiques, structurellement les grecs n’ont pas appris à fonctionner ensemble. La Grèce a besoin de temps et d’un contexte plus favorable.

 

Vendredi Europe Express - Ballon d’oxygène surprise pour Madrid et Rome

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 La première ministre danoise Helle Thorning Schmidt, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et le président de la commission européenne Jose Manuel Barroso.
Image: Keystone
Sommet européen Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord surprise pour tenter d’aider l’Italie et l’Espagne à calmer les marchés, et injecter 150 milliards de francs pour relancer l’économie européenne.

Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu’ici à l’opposition de plusieurs pays, en particulier l’Allemagne.

A l’issue d’un sommet de la zone euro qui s’est achevé au petit matin vendredi, le président de l’UE Herman Van Rompuy a annoncé la mise en place d’ici la fin de l’année d’un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES.

Il s’agissait d’une demande forte de l’Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n’alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.

"Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques", a déclaré M. Van Rompuy lors d’une conférence de presse.

Mécanisme unique de supervision

Un mécanisme unique de supervision financière sera établi, dans lequel "la Banque centrale européenne jouera pleinement son rôle", a expliqué le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.

La zone euro est également prête à faire un usage plus "souple" des fonds de secours afin de "rassurer les marchés et d’obtenir de la stabilité sur les obligations souveraines de ses membres", a ajouté M. Van Rompuy, une façon d’indiquer que le FESF et le MES pourraient acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés.

"A la demande de l’Italie a été introduit, après une longue discussion, un paragraphe (...) pour des mécanismes de stabilisation des marchés pour les Etats qui respectent les recommandations faites à leur pays ainsi que le pacte de stabilité", et qui peinent malgré tout à se financer sur les marchés en raison de taux prohibitifs, a déclaré le président du conseil italien Mario Monti.

"C’est le cas pour l’Italie en ce moment", a-t-il souligné, tout en assurant que Rome n’entendait pas faire appel à ces mécanismes pour l’instant. M. Monti n’a pas caché sa satisfaction, jugeant l’accord "très important pour l’avenir de l’Union européenne et de la zone euro".

Moment très difficile

Il a reconnu que les discussions avec ses partenaires européens avaient traversé "un moment très difficile". "Il y a eu un peu de tensions", mais "cela a été utile", a-t-il estimé. L’Allemagne notamment, s’était jusqu’ici farouchement opposée au type de mesures finalement adoptées.

Pour obtenir gain de cause, l’Italie et l’Espagne n’ont pas hésité à se lancer dans un bras de fer avec leurs partenaires: alors qu’un pacte de croissance européen d’un montant de 120 milliards d’euros était quasiment bouclé au niveau des 27 membres de l’Union européenne dans la soirée, les deux pays ont conditionné leur accord final à la mise en place de mesures de court terme pour leur venir en aide. Selon un diplomate, M. Van Rompuy s’est même emporté, surpris par la position des deux pays.

Pacte de croissance cher à Hollande

Ce pacte de croissance était cher au président français François Hollande, qui en avait fait un thème de campagne. De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel avait besoin que ce pacte soit signé croissance pour obtenir les voix de l’opposition SPD et verte vendredi lors du vote sur le pacte de discipline budgétaire au Bundestag.

Le pacte de croissance passe par une augmentation de la capacité de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 60 milliards, 55 autres milliards venant de la réaffectation de fonds structurels non utilisés, et 5 milliards de "project bonds" lancés "à l’été" pour financer des infrastructures de transport et d’énergie.

Au final, "en dépit de la difficulté du moment et des débats, nous avons été à même de donner aux marchés financiers un message", a estimé le président de l’eurogroupe, Jean-Claude Juncker. "Si nous donnons une explication cohérente, et conséquente, unie et forte des décisions que nous avons prises, je veux croire que les marchés seront rassurés", a-t-il ajouté.

Feuille de route

A plus long terme, M. Van Rompuy a annoncé que les dirigeants de la zone euro avaient donné leur feu vert à une feuille de route dans le but de renforcer l’union économique et monétaire. Ce renforcement s’appuierait sur "quatre piliers": un cadre financier, un cadre budgétaire, un cadre en matière de politique économique et un renforcement du contrôle démocratique. De premières propositions en ce sens seront présentées en octobre, a-t-il dit.

L’euro a nettement rebondi vendredi à Tokyo immédiatement après les annonces de la zone euro.

 

(Source : Quotidien suisse Le Matin).

jeudi, 28 juin 2012

Historique : Aung San Suu Kyi était hier au micro de France Inter


Aung San Suu Kyi a enfin reçu le Prix Nobel de la Paix qui lui avait été décerné en 1991 alors qu’elle était en résidence surveillée. En tournée historique en Europe, l’opposante birmane accorde en exclusivité radio un entretien exceptionnel à France Inter dans le 7/9 (8h20 - 27 juin 2012).

vendredi, 22 juin 2012

Vendredi Europe Express - L'Union européenne salue le nouveau Gouvernement grec

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La Commission européenne a salué jeudi la formation du nouveau gouvernement grec et y voit un signe de la "détermination" d'Athènes à "honorer ses engagements" et à rester dans la zone euro. "Je salue chaleureusement l'annonce de la formation d'un nouveau gouvernement en Grèce", a déclaré dans un communiqué le président de la Commission José Manuel Barroso.

Se disant "particulièrement rassuré" par le "large soutien parlementaire" dont disposera le nouveau gouvernement dirigé par le conservateur grec Antonis Samaras, M. Barroso ajoute penser que "cela envoie un signal clair de la détermination de la Grèce à honorer ses engagements et à rester dans l'euro".

Le banquier Vassilis Rapanos, un vieux routier de la gestion économique grecque, proche des socialistes, a été nommé au poste crucial de ministre des Finances du nouveau gouvernement grec.

La Grèce a d'emblée fait savoir qu'elle entendait "réviser" le plan de rigueur, sans "risquer" la sortie de l'euro. "Dans les prochains jours, la troïka (qui rassemble les experts de l'UE, de la Banque centrale européenne et du FMI) va retourner à Athènes pour un échange de vues avec le nouveau gouvernement et commencer à évaluer ce qui a été fait, et ce qui a encore besoin d'être fait par rapport aux réformes essentielles prévues" en échange de l'aide des créanciers internationaux à la Grèce, a précisé M. Barroso.

Faute de majorité absolue pour la droite sortie en tête des législatives de dimanche, M. Samaras et ses partenaires, le socialiste Evangélos Vénizélos (Pasok) et Fotis Kouvelis, de la Gauche démocratique (Dimar), avaient convenu d'un gouvernement de coalition disposant du coup d'un large soutien parlementaire.

 

(Source : Le Figaro).

vendredi, 15 juin 2012

Vendredi Europe Express - Angela Merkel met en garde contre la "médiocrité" en Europe

A Merkel.jpgTrès attaquée, en particulier en France, pour sa défense à tous crins de la rigueur, la chancelière allemande, Angela Merkel, a réagi vivement [aujourd'hui] vendredi 15 juin. Elle a déploré un "manque de confiance" entre dirigeants de la zone euro et mis en garde contre la "médiocrité".

 

Selon la chancelière, ce "manque de confiance entre les acteurs" de la zone euro, ne peut être résolu qu'en s'attaquant "aux racines de la crise", à savoir "l'endettement et les écarts de compétitivité". "Il y a un faux débat qui est apparu, opposant la croissance et la rigueur budgétaire. C'est n'importe quoi", a-t-elle tempêté. "Et la médiocrité ne doit pas devenir l'étalon" en zone euro, s'est emportée Mme Merkel, très applaudie.

 Mentionnant le prochain sommet du G20 au Mexique, elle a martelé, comme elle l'avait déjà fait la veille, que l'Allemagne "ne se laissera[it] pas convaincre par des solutions rapides comme les euro-obligations" ou l'introduction d'un fonds commun de garanties bancaires en Europe.

 

LE FUTUR DE L'EUROPE "SE DÉCIDE DANS CES PROCHAINS MOIS"


"Il n'y aura pas de bonne union économique et monétaire sans union politique", synonyme d'abandon de souveraineté, a-t-elle par ailleurs affirmé. Elle a rappelé qu'elle plaidait pour un contrôle budgétaire beaucoup plus strict en zone euro, permettant à la Cour européenne "d'invalider" des budgets nationaux déséquilibrés, "mais cela ne [plaît] pas à certains Etats". Le futur de l'Europe "se décide dans ces prochains mois, cette année".

Au passage, elle a égratigné la France, appelant à observer "l'évolution du coût du travail en France et en Allemagne", une manière de louer les efforts de réforme faits par l'Allemagne, et l'avantage de cette dernière en termes de compétitivité.

 

(Source : Le Monde).

vendredi, 08 juin 2012

Vendredi Europe Express - La Commission européenne tacle le nouveau président serbe: un génocide a bien eu lieu à Srebrenica

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tomislav-nikolic.jpgUn "génocide" a bien eu lieu à Srebrenica en Bosnie en 1995, a rappelé lundi la Commission européenne, en dénonçant les tentatives de "réécriture de l'Histoire" après des propos du nouveau président serbe, Tomislav Nikolic.

"L'UE rejette fermement toute intention de réécrire l'Histoire. Le massacre de Srebrenica était un génocide, comme l'ont confirmé à la fois le TPIY (Tribunal pénal pour l'ex-Yougoslavie) et la CIJ (Cour internationale de Justice)", a affirmé une porte-parole de la Commission après des déclarations du président serbe Tomislav Nikolic niant l'existence d'un génocide dans cette ville.

"Les atrocités de Srebrenica en juillet 1995 ont été un crime contre l'humanité toute entière. Nous ne devons jamais oublier et cela ne devrait jamais pouvoir se reproduire", a insisté la porte-parole au cours d'un point de presse de la Commission à Bruxelles.

"Les dirigeants politiques des Balkans occidentaux doivent en permanence prouver leur adhésion à l'esprit de coopération et de réconciliation dans la région. Comme partout ailleurs en Europe, les politiciens responsables sont tenus d'utiliser une rhétorique responsable, claire et sans équivoque", avait déjà dit vendredi la porte-parole de la chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton.

"Il n'y a pas eu de génocide à Srebrenica", a déclaré le nouveau président serbe, Tomislav Nikolic, un nationaliste populiste qui a prêté serment jeudi, dans une interview à la télévision monténégrine diffusée sur son site web vendredi.

"Un grand crime s'est produit à Srebrenica, commis par des Serbes (...) il faut les trouver, les juger et les punir", a-t-il néanmoins ajouté.

En juillet 1995, vers la fin du conflit intercommunautaire en Bosnie (1992-95), les forces serbes de Bosnie ont massacré environ 8.000 musulmans à Srebrenica, tuerie qualifiée de génocide par la justice internationale.

 

(Source : RTBF).

vendredi, 01 juin 2012

Vendredi Europe Express - Qu'est-ce que le pacte budgétaire européen ?

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Selon son titre officiel, le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire compte seulement 16 articles. Il a été signé le 2 mars à Bruxelles par les dirigeants de l’Union européenne, Royaume-Uni et République Tchèque exceptés. Cet accord intergouvernemental, conclu en dehors du cadre européen, est en cours de ratification.

 

« Règle d’or » budgétaire

Les États s’engagent à avoir des budgets équilibrés ou en excédent sur un cycle économique, soit un déficit structurel (hors éléments exceptionnels et service de la dette) représentant au plus 0,5 % du produit intérieur brut (PIB). Ceux dont la dette est « nettement en dessous de 60 % du PIB » auront droit à un déficit structurel toléré de 1 %.

Cette « règle d’équilibre » doit être transposée « de préférence » dans la Constitution d

e chaque État. À défaut, un texte de loi suffit si sa valeur juridique garantit qu’il ne sera pas perpétuellement remis en cause.

La Cour européenne de justice vérifiera la mise en place de la règle d’or budgétaire. Elle pourra infliger une amende allant jusqu’à 0,1 % du PIB au pays retardataire.

Sanctions quasi-automatiques contre les déficits excessifs

La limite tolérée pour les déficits budgétaires annuels reste fixée à 3 % du PIB. Mais désormais un gouvernement qui violera ce seuil sera plus facilement exposé à des sanctions puisqu’elles seront automatiques sauf si les États membres de la zone euro décident de s’y opposer à une majorité qualifiée. Cette automaticité n’est pas déclenchée en cas d’endettement public excessif (addition des déficits budgétaires annuels).

Gouvernance économique

Il est prévu qu’au moins deux sommets des seuls chefs d’États et de gouvernement formant l’union monétaire (actuellement 17) se tiennent par an. Tous les pays signataires du pacte – y compris ceux qui n’utilisent pas encore l’euro – seront toutefois invités « au moins  » une fois par an lorsque des sujets les concernant seront abordés.

Solidarité et responsabilité

À partir du 1er  mars 2013, les pays de la zone euro devront avoir ratifié le pacte budgétaire pour pouvoir bénéficier du Mécanisme européen de stabilité (MES), établi par un traité distinct, lequel entrera en vigueur le 1er  juillet prochain et sera doté d’une capacité de prêt de 500 milliards d’euros.

 

(Source : La Croix).

vendredi, 25 mai 2012

Vendredi Europe Express - Interview de Bernard Cazeneuve, nouveau ministre délégué aux Affaires européennes, hier sur France Inter


Bernard Cazeneuve a confirmé la bataille pour la croissance qu'a entamé François Hollande au niveau européen.

«Le président de la République a, avec la Chancelière, ouvert la discussion et a clairement dit que nous souhaitions que la croissance se traduise par des orientations précises et concrètes qui soient conformes aux engagements pris pendant la campagne présidentielle.»

Le ministre délégué aux Affaires européennes a expliqué ce que le président de la République compte mettre en place au niveau européen.

«Nous proposons la mutualisation de la dette de demain pour créer des conditions de financement qui soient acceptables par les pays les plus faibles»

Bernard Cazeneuve a conclu sur l'enjeu fondamental de la croissance

«Sans croissance, nous condamnons les peuples d’Europe à l’austérité, à l'aggravation de l’endettement des pays de l’Union européenne et à la dégradation de leurs comptes publics.»

 

(Sources : France Inter via dailymotion et Blog de Bernard Cazeneuve).

vendredi, 18 mai 2012

Vendredi Europe Express - Premier face à face Merkel / Hollande

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Reportage. Si le style des deux dirigeants est proche, ils divergent fortement sur les options politiques et économiques à suivre en Europe, où l’idée de la croissance fait son chemin.

Cela a commencé par un coup de foudre, un éclair qui a touché l’appareil du nouveau président peu après son décollage le forçant à revenir à Villacoublay. «Un heureux présage» a dit Angela Merkel dont le premier rendez vous avec François Hollande a ainsi démarré avec un sérieux retard sur l’horaire prévu.

Mais la rencontre a finalement eu lieu avec l’image reprise par les télévisions d’un rayonnant nouveau couple franco-allemand. Homer a remplacé Merkozy. Un autre style, un autre genre. Ni bise claquée ostensiblement ou bras pétri longuement comme le faisait son prédécesseur. François Hollande n’est pas un tactile. Angela Merkel non plus. Même réserve et même calme apparent. Même refus de l’esbrouffe et de la pause. Même tenacité. Ils sont faits l’un pour l’autre. «Avec le même sens du dialogue, le même pragmatisme et le même soucis du consensus» note un diplomate.

Pragmatisme

Et c’est sous le signe du pragmatisme qu’a commencé cette première visite en oubliant les différends de la campagne et la claire prise de partie de la chancelière en faveur de Nicolas Sarkozy. Dés le 6 mai au soir, elle fut la première chef d’Etat ou de gouvernement à appeler le vainqueur l’invitant à Berlin dés son investiture. Pour François Hollande aussi la relation franco- allemande est la première de ses priorités. Mais il rappelé vouloir «une relation plus équilibrée et respectueuse des sensibilités des partenaires et des institutions européennes».

L’un et l’autre pendant la conférence de presse finale étaient aussi souriant avant le diner au huitième étage de la chancellerie dans les appartements privés d’Angela Merkel. «Nous avons fait connaissance et établi des methodes de travail» dit le président français. «En 60 minutes il y a eu des convergences et des positions un peu différentes mais sur la place publique on relève plus de différences qu’il n’y en a en réalité» assure de son côté la chancelière.

Pour la croissance

Il s’agit de lancer un message d’unité même si dans les faits les positions restent encore assez distantes. «Je suis pour le sérieux budgétaire et cela veut dire être pour la croissance car sans croissance quelque soient les efforts fournis nous n’atteindrons pas nos objectifs» insiste le président français. Son homologue ne tique pas sur le mot et elle rappelle qu’il figure aussi dans le traité budgétaire accepté par 25 pays de l’Union.

Le gouvernement allemand parle lui aussi maintenant de croissance, même s’il entend par là non pas par la dépense publique, mais des réformes de structure. Le président français lui veut aussi «des politiques tangibles». Des marges existent pour un compromis – notamment avec la création de project-bonds européen pour des investissements productifs, plus d’engagements de la Banque Européenne d’Investissement ou l’instauration d’une taxe sur les transactions financières.

Les lignes ont en effet bougé en Europe où nombre de chefs gouvernements même conservateurs comme l’espagnol Mariano Rajoy ou le britannique David Cameron insistent pour une relance. L’italien Mario Monti se propose même en médiateur entre Paris et Berlin. Et en Allemagne même la chancelière est sur la défensive alors que l’opposition social-démocrate remporte les unes après les autres les élections locales. Les deux capitales ont d’ailleurs annoncé qu’elles allaient «mettre sur la table lors du sommet européen du 23 mai sur la croissance les idées évoquées en commun».

Ayrault, agrégé d'allemand

Le choix de Berlin comme première capitale étrangère visitée par François Hollande président illustre le retour à une certaine normalité dans les relations du couple franco-allemand. A peine élu Nicolas Sarkozy avait en 2007 choisi Londres et il ne cachait pas sa méfiance vis à vis de l’Allemagne avant de faire une totale volte-face notamment avec la crise de l’euro en collant dés lors totalement à Berlin.

Le nouveau président connait un peu l’Allemagne et son premier ministre Jean-Marc Ayrault, agrégé d’allemand est un atout dans les relations avec Berlin. Mais il y a désormais un fossé croissant entre les deux pays. L’Allemagne avec la force de son économie s’affirme toujours plus comme une puissance mondiale et ne regarde plus exclusivement vers l’Europe ni vers une France perçue comme en déclin. A peine 18% des Allemands considèrent désormais ce pays comme le principal ami et partenaire. Ils étaient encore 40% en 2003. Le réequilibrage du couple franco-allemand ne sera pas simple.

 

(Source : Marc Semo - Le Point).

Vendredi Europe Express - Nouvelles élections législatives le 17 juin en Grèce

De nouvelles élections législatives en Grèce auront lieu le 17 juin et seront préparées par un gouvernement intérimaire, dirigé par le président du Conseil d'État, Panayiotis Pikramenos.

grece_pt-019.gif« Les élections législatives auront lieu le 17 juin » , ont déclaré Panos Kammenos, chef du parti populo-nationaliste Grecs Indépendants et celui du parti de la Gauche démocratique, Fotis Kouvelis. Panayiotis Pikramenos, président du Conseil d'État nommé premier ministre par intérim, a indiqué qu'il entendait former « une équipe de 12 à 13 membres en conservant certains des ministres sortants et en leur adjoignant des magistrats » . Il sera chargé de gérer les affaires courantes et de préparer le scrutin.

Ces élections, qui seront les secondes en un peu moins de deux mois, sont cruciales pour le pays après la montée lors du dernier scutin de la gauche et des partis anti-rigueur qui contestent les mesures d'austérité du plan d'aide international à la Grèce. La loi prévaut qu'à défaut d'accord pour un premier ministre de consensus, le président doit choisir entre les présidents de la Cour suprême, de la Cour des comptes ou du Conseil de l'État pour prendre la direction d'un gouvernement de service.

Immédiatement après, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a averti le pays que les engagements pris par la Grèce en échange d'un second plan d'aide ne pouvaient être modifiés. « Il n'y a pas moyen de changer les engagements pris par la Grèce et également par les 16 autres pays faisant partie de l'Union monétaire » , a-t-il déclaré, tout en assurant qu'il souhaite le maintien d'Athènes dans la zone euro.

 «Nous voulons qu'elle reste (dans) la zone euro»

 Seul aménagement envisageable : « il est possible de travailler sur des mesures pour relancer la croissance en Grèce » . « La Grèce fait partie de la famille. Nous voulons qu'elle reste au sein de la famille de la zone euro et de l'Union européenne (...). Nous voulons rester aux côtés de la Grèce mais c'est désormais aux citoyens grecs de décider » , a affirmé José Manuel Barroso.

Pour le président de l'exécutif européen, il n'y aura pas de meilleure solution que le plan d'austérité négocié entre la Grèce et ses créanciers, l'Union européenne et le Fonds monétaire international. « Il n'y a pas de chemin plus facile. Toute autre voie sera plus dure » , a-t-il affirmé, rappelant que le programme négocié ne comprend pas seulement des mesures de réduction des dépenses mais également des réformes structurelles en Grèce.

Le ministre allemand des finances Wolfgang Schäuble, sur la même ligne, a jugé mercredi 16 mai qu'on « ne peut pas renégocier » le programme de l'Union européenne, de la BCE et du FMI pour la Grèce.

Mardi 15 mai au soir, la chancelière Angela Merkel et le nouveau président français François Hollande ont souligné leur volonté commune que « la Grèce reste dans la zone euro » lors d'une première prise de contact à Berlin. Tous deux se sont dits prêts à réfléchir à de nouvelles « mesures de croissance » pour aider le pays, en plein chaos politique.

 

(Source : La Croix - AFP).

vendredi, 11 mai 2012

Vendredi Europe Express - Strasbourg inflige un camouflet à trois agences de l'Union européenne

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Le Parlement européen a voté, jeudi 10 mai en séance plénière, le report des "décharges budgétaires" de trois agences de l'Union : l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), l'Agence européenne du médicament (EMA) et l'Agence européenne de l'environnement (EEA).

Cette décision revient à ne pas leur donner quitus de leur gestion, pour l'exercice 2010. Elle constitue un cuisant camouflet, en particulier pour l'EFSA et l'EMA, épinglées pour une gestion contestable des conflits d'intérêts.

Ce vote intervient au lendemain de la publication d'un communiqué de l'EFSA annonçant le départ de sa présidente, Diana Banati, pour "prendre un poste à l'International Life Science Institute [ILSI]", poste "non compatible avec son rôle de membre et de présidente du conseil d'administration de l'EFSA". Mme Banati devient en effet directrice exécutive pour l'Europe de l'ILSI.

Cette organisation regroupe les principaux industriels de la pharmacie, de la chimie, de l'agroalimentaire et de la cosmétique. Elle se présente comme uniquement soucieuse de "fournir la science qui améliore la santé publique et le bien-être", mais les ONG la considèrent comme un lobby avant tout soucieux des intérêts de ses membres (PepsiCo, Monsanto, Unilever, BASF, Bayer, Nestlé, etc.).

CONFLITS D'INTÉRÊTS

Cette nouvelle affaire remet sur le devant de la scène les accusations récurrentes de conflits d'intérêts portées par les ONG et certains parlementaires européens contre l'agence basée à Parme (Italie), chargée d'évaluer la sécurité des éléments entrant dans la chaîne alimentaire (pesticides, additifs, résidus d'emballage, etc.).

L'histoire est en réalité ancienne. En septembre 2010, les liens de Mme Banati avec l'ILSI avaient été dévoilés par le député européen José Bové (Europe Ecologie), au cours d'une retentissante conférence de presse tenue à Bruxelles. Mme Banati, qui venait d'être reconduite à la tête du Conseil d'administration de l'EFSA, avait omis de déclarer qu'elle siégeait au conseil de direction de la branche européenne de l'ILSI. Après les révélations de M. Bové, elle avait quitté ce poste et était demeurée au sein de l'agence européenne.

Cela n'avait pas suffi à éteindre la méfiance. "Aujourd'hui, ce nouvel épisode montre que, au cours des deux années qui se sont écoulées, les liens de Mme Banati avec l'industrie sont demeurés intacts, dit M. Bové. C'est la preuve que nos protestations étaient fondées."

Les ONG ne sont pas en reste. "Il est totalement inacceptable que Mme Banati puisse aller directement d'un poste aussi important au sein d'une autorité de régulation à un poste de lobbyiste", a pour sa part commenté Nina Holland, responsable de Corporate Europe Observatory (CEO).

De son côté, la députée européenne Corinne Lepage (Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe) dit, dans un communiqué, se "féliciter" du départ de Mme Banati, "dont l'implication au sein de l'ILSI est dénoncée depuis deux ans comme un cas flagrant de conflit d'intérêts". "J'encourage l'agence à prendre d'autres mesures pour mettre fin aux situations similaires de conflits d'intérêts impliquant l'ILSI au sein des panels scientifiques et des groupes d'experts", ajoute Mme Lepage.

La directrice générale de l'EFSA, Catherine Geslain-Lanéelle, conteste vivement cette lecture et met en avant les renforcements apportés depuis deux ans à la politique d'indépendance de l'agence. "L'an passé, à 356 reprises, des scientifiques ont été écartés d'une expertise en raison de leurs liens d'intérêts", fait-elle valoir.

Le départ de Diana Banati pour l'ILSI est intervenu au pire moment pour l'agence européenne. Fin mars, la commission du contrôle budgétaire du Parlement européen avait déjà demandé le "report de la décharge budgétaire" de l'EFSA pour l'exercice 2010.

REPORT DE LA DÉCHARGE BUDGÉTAIRE DE L'EFSA

Les griefs formulés par la rapporteure, la députée européenne Monica-Luisa Macovei (Parti populaire européen), tiennent précisément à la question des conflits d'intérêts. Son rapport rappelle ainsi que Mme Banati avait omis de déclarer ses liens d'intérêts avec l'industrie en 2010.

Très sévère, il "rappelle à [l'EFSA] que les règles régissant les déclarations d'intérêts devraient également être accompagnées d'une série de conséquences à appliquer lorsque ces règles ne sont pas respectées", et souligne que l'agence "devrait se concentrer sur l'intérêt public dans sa prise de décision indépendante, en tenant compte de toutes les données et informations pertinentes". Ce "report de la décharge budgétaire" de l'EFSA, a finalement été rendu effectif par le vote du Parlement en séance plénière.

"Je me réjouis du vote du Parlement, dit au Monde Mme Lepage. Il y a deux ans, nous n'étions pas plus d'une vingtaine à avoir coté le report des décharges de l'EFSA, nous étions quelque 150 l'an dernier, aujourd'hui, le report a été adopté à la majorité : cela montre que nous pouvons penser sur les règles du jeu et contribuer à les changer."

"Les conflits d'intérêts au sein d'agences européennes en charge de la santé des citoyens sont devenus une évidence que le Parlement n'accepte plus", a pour sa part commenté M. Bové qui a appelé l'agence à "se réformer en profondeur".

Toutefois, Mme Lepage indique qu'à ses yeux, le report de la décharge budgétaire de l'EEA n'a pas la même valeur que ceux de l'EFSA et de l'EMA, ces deux dernières étant en situation d'émettre des opinions sur des produits (médicaments, additifs alimentaires, OGM, etc.), ce qui n'est pas le cas de l'EEA.

 

(Source : Le Monde).

mercredi, 09 mai 2012

Journée de l'Europe

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mardi, 08 mai 2012

Commémoration de la Victoire du 8 mai 1945

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Il ya tout juste 70 ans débutait l'horreur de la Shoah.

Souviens-toi...

vendredi, 27 avril 2012

Vendredi Europe Express : Des milliers de Norvégiens entonnent une chanson contre le tueur Anders Breivik à Oslo

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Légende photo : En vacances ce jour-là mais ayant regagné son bureau pour imprimer des documents, Harald Foesker, un employé du ministère de la Justice de 67 ans, a quant à lui raconté que son "visage s'était détaché de la tête" sous l'effet de l'explosion.

 

Roses ou parapluie à la main, des milliers de Norvégiens ont interprété jeudi à Oslo une chanson pour enfants haïe par Anders Behring Breivik, un signe de défiance envers le tueur qui a écouté le même jour, imperturbable, les témoignages poignants des survivants de sa bombe.

Malgré la pluie, environ 40.000 personnes, selon la police, ont entonné "Enfants de l'arc-en-ciel" de Lillebjoern Nilsen à quelques centaines de mètres seulement du tribunal où se tient le procès de l'extrémiste de droite, jugé pour le massacre de 77 personnes l'an dernier.

Devant la Cour, Breivik avait affirmé vendredi que le chanteur était "un très bon exemple de marxiste" ayant infiltré les milieux culturels et que son morceau était un texte-type servant au "lavage de cerveau des écoliers norvégiens".

De la personne âgée en fauteuil roulant aux enfants des écoles, des milliers d'anonymes mais aussi les ministres nordiques de la Culture lui ont infligé un cinglant désaveu, en reprenant en choeur les paroles de la chanson sous la conduite de l'artiste lui-même.

"La chanson n'a jamais été aussi belle", a déclaré à l'AFP, Lill Hjoennevaag, une des instigatrices de la campagne lancée sur Facebook.

"La mobilisation a été bien au-delà de mes attentes", a ajouté Mme Hjoennevaag, alors qu'un peu plus de 5.000 personnes avaient annoncé leur participation sur le réseau social.

Des rassemblements similaires ont eu lieu dans d'autres ville de Norvège.

Le 22 juillet 2011, Breivik avait tué 69 personnes en ouvrant le feu sur des centaines de jeunes travaillistes réunis pour un camp d'été sur l'île d'Utoeya, juste après avoir fait exploser une bombe dans le quartier des ministères à Oslo, faisant huit autres victimes.

S'il reconnaît les faits, l'extrémiste de 33 ans refuse de se déclarer coupable au sens pénal, qualifiant son geste d'"attaques préventives contre les traîtres à la patrie" coupables à ses yeux de livrer la Norvège au multiculturalisme et à "l'invasion musulmane".

"C'est nous qui gagnons", a lancé jeudi Lillebjoern Nilsen, tout de noir vêtu, en s'adressant à la foule multicolore.

A peu près au même moment, Breivik écoutait, sans émotion apparente, les témoignages très forts de personnes ayant survécu à l'attentat dans le quartier des ministères.

Jeune femme pétillante de 24 ans, Anne Helene Lund a raconté comment on l'avait retrouvée, projetée en dehors de la tour abritant les bureaux du Premier ministre et où elle travaillait alors comme réceptionniste pour l'été.

Très grièvement blessée, la jeune femme a expliqué avoir subi d'importantes pertes de mémoire: de ses trois années d'études politiques, elle ne se rappelle quasiment plus rien et elle doit aujourd'hui suivre des cours de niveau collège.

Lui aussi appelé à la barre, son père, Jan Henrik Lund, médecin de profession, a détaillé les atroces blessures subies par sa fille, passée seulement "à quelques millimètres de la mort" et surnommée "la miraculée" par les secouristes.

"C'était comme vivre le meilleur et le pire simultanément", a témoigné M. Lund, en évoquant le moment où il a retrouvé Anne Helene, gisant dans le coma, dans la soirée du 22 juillet.

"C'était fantastique de la retrouver en vie mais effroyable de la voir blessée à ce point", a-t-il ajouté.

A plusieurs reprises pendant son témoignage, il a dû ravaler des larmes. La procureur Inga Bejer Engh et des membres du public aussi. Mais pas Breivik qui regardait droit devant lui.

En vacances ce jour-là mais ayant regagné son bureau pour imprimer des documents, Harald Foesker, un employé du ministère de la Justice de 67 ans, a quant à lui raconté que son "visage s'était détaché de la tête" sous l'effet de l'explosion.

Après d'importantes interventions chirurgicales, il a repris partiellement le travail. "C'est à moi de décider quand je veux arrêter de travailler. A personne d'autre", a-t-il dit, tournant son regard, l'acuité de sa vue étant réduite de plus de 80%, vers l'accusé.

 

(Source : Le Point).

A noter : Pas de rubrique Vendredi Europe Express la semaine prochaine.

vendredi, 20 avril 2012

Vendredi Europe Express - Présidentielle française : pour qui roulent les dirigeants étrangers ?

UE.jpgPour lire l'article, CLIQUEZ ICI.

 

(Source : Le Nouvel Observateur).

vendredi, 06 avril 2012

Vendredi Europe Express - L'initiative citoyenne européenne est entrée en vigueur le 1er avril

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Grâce à une pétition réunissant un million de signatures, les Européens peuvent demander à la Commission européenne d’initier une procédure législative sur les sujets relatif à sa compétence.

La démocratie, l’intégration économique, l’environnement, les droits sociaux et le développement durable devraient être les principaux enjeux dont s’empareront les citoyens pour que les institutions européennes puissent construire une Europe meilleure.

« Fier de son long attachement à l’ICE et de son lobbying actif, la JEF-Europe se réjouit de son adoption permettant de rapprocher l’UE, des citoyens et de réaliser des réformes fédéralistes. Il est maintenant important de s’assurer de l’intégration de cette réforme dans les juridictions nationales, dans le but de donner à chacun la possibilité de participer et de travailler à des projets concrets pour réunir un million de signatures » déclare Pauline Gessant, Présidente de la JEF-Europe.

« Les organisations fédéralistes et pro-européennes, tout comme les syndicats et les ONG doivent travailler ensemble pour mettre à l’agenda politique européen les enjeux les plus urgents comme le chômage des jeunes, le déficit démocratique et la responsabilité des institutions européennes devant les citoyens » explique Luca Lionello, responsable du groupe ICE.

« Conscient de la désaffection croissante des citoyens pour le projet européen, il est important de ne pas laisser cet outil aux mains des organisations eurosceptiques, mais au contraire d’essayer de créer un cercle vertueux où les citoyens et les organisations européennes puissent travailler ensemble pour réduire les déficits de l’UE. Il faut mettre l’accent sur l’importance fondamentale de l’intégration politique du continent pour le futur des prochaines générations » conclut Pauline Gessant.

 

Pour plus d’informations sur la campagne de la JEF sur l’ICE :

http://jef.eu/activities/campaigns/…

 

(Source : Le Taurillon).

mardi, 03 avril 2012

Elue députée, Aung San Suu Kyi entre dans l'Histoire

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L'opposante birmane Aung San Suu Kyi a été élue députée de la chambre basse du parlement birman, selon les médias d'Etat, au terme d'élections partielles dimanche observées par le monde entier, qui se sont transformées pour elle en triomphe historique.

3354126.jpgLa télévision d'Etat, citant la commission électorale, a confirmé lundi ce que son parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), avait annoncé dès dimanche soir: la lauréate du prix Nobel de la paix intègre l'appareil politique légal de son pays, pour la première fois de sa vie.

La LND a remporté au moins 40 des 44 sièges qu'elle briguait. Les résultats dans les cinq autres circonscriptions, sur les 45 en jeu, seront annoncés plus tard.

Le parti avec lequel Mme Suu Kyi a fait toute sa carrière politique comptera donc au moins 35 députés, sur un total de 440, ainsi que trois représentants à la chambre haute et deux dans les chambres régionales.

L'annonce n'a fait qu'entériner une réalité déjà connue des partisans de l'opposante, devant qui elle s'est exprimée lundi.

Un discours de victoire, bref et solennel. "Nous espérons que cela va être le début d'une nouvelle ère, dans laquelle le rôle du peuple dans la politique au quotidien sera accentué", a-t-elle déclaré aux centaines de militants qui l'attendaient avec des fleurs.

"Ce n'est pas tant notre triomphe que le triomphe de ceux qui ont décidé qu'ils devaient participer au processus politique de ce pays".

"Ce qui importe n'est pas le nombre de sièges remportés, bien que nous soyons bien sûr extrêmement satisfaits d'en avoir gagné autant, (mais) le fait que les gens montrent autant d'enthousiasme dans leur participation au processus démocratique".

Dès dimanche, des milliers de partisans avaient hurlé leur joie et chanté jusque tard dans la soirée devant le quartier général du parti, au centre de la capitale économique du pays.

La Ligue a estimé lundi qu'un siège pourrait lui échapper dans le Nord de l'Etat Shan, où le Parti national démocratique shan (SNDP), deuxième force du parlement actuel, a assuré que son candidat avait remporté la victoire.

La "Dame", qui prône la non-violence contre l'oppression depuis près de 25 ans, a pour autant lancé un appel à l'union. "Nous espérons que tous les partis qui ont participé aux élections seront en mesure de coopérer avec nous afin de créer une atmosphère véritablement démocratique dans notre nation".

Dans un message diffusé tard dimanche soir, elle avait déjà appelé ses partisans à la mesure, exigeant que "la victoire du peuple soit une victoire digne".

Quarante-cinq sièges étaient à pourvoir lors de ces partielles: 37 à la chambre basse du parlement, six à la chambre haute et deux dans des chambres régionales. La LND présentait des candidats dans 44 de ces circonscriptions et pouvait encore espérer un incroyable grand chelem.

Le gouvernement n'a rien à craindre dans l'immédiat.

Le Parti de la solidarité et du développement de l'Union (USDP), créé de toutes pièces par l'ancienne junte, avait revendiqué environ 80% des sièges en 2010. Et un quart des parlementaires sont, en vertu de la Constitution, des militaires d'active désignés en marge du processus électoral.

Mais Mme Suu Kyi va désormais tenter d'influencer l'appareil de l'intérieur, d'ici les législatives de 2015 qui, au vu de ce résultat, pourraient voir l'opposition devenir majorité.

Les anciens militaires réformateurs arrivés au pouvoir il y a un an tentent de prouver que leurs réformes justifient la levée des sanctions occidentales. Dans le cadre de ce processus de transition sous contrôle de l'armée, ils avaient même intérêt, selon les analystes, à voir l'opposante triompher sous le regard de la communauté internationale.

Avant même l'annonce des résultats officiels, le régime de Naypyidaw, la capitale birmane, semblait d'ailleurs avoir réussi son opération de séduction. Il a reçu le soutien de ses voisins de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean), qui a salué des élections "libres, justes et transparentes".

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a de son côté salué "le courage" du président birman Thein Sein, tout en demandant au gouvernement de "redoubler d'efforts pour assurer une véritable réconciliation nationale".

La Maison Blanche a adressé ses "félicitations au peuple birman pour sa forte participation à ce processus électoral, ainsi qu'à Aung San Suu Kyi et la Ligue nationale pour la démocratie pour leur succès".

"Nous récompenserons chaque action (des Birmans) par une action", a expliqué pour sa part la porte-parole du département d'Etat américain, Victoria Nuland. "Nous sommes en train d'évaluer les résultats de ces élections", a-t-elle ajouté.

L'Union européenne a évoqué la possibilité d'envoyer un "signal positif" au régime birman, laissant entrevoir un possible allègement de ses sanctions à l'occasion d'une réunion qui doit réévaluer ces restrictions fin avril.

Le président de l'UE, Herman Van Rompuy, et le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, ont adressé leur "félicitations aux autorités et au peuple de Birmanie" dans des communiqués.

Le président français Nicolas Sarkozy a salué une "victoire de la démocratie" en Birmanie, tout en se disant conscient que "le chemin de la réconciliation nationale est encore long", dans une lettre rendue publique par l'Elysée.

Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a félicité l'opposante pour sa "victoire personnelle" et salué un "résultat historique" pour ce pays.

 

(Source : Le Nouvel Observateur).

vendredi, 30 mars 2012

Vendredi Europe Express - "Elections en Europe" : le site qui vous dit tout sur les récents scrutins de l'UE !

2012-europe-A.jpgPour tout savoir sur les derniers scrutins qui se sont déroulés dans l'UE grâce au site Elections en Europe :  CLIQUEZ ICI.

vendredi, 23 mars 2012

Vendredi Europe Express - Qu'est-ce-que le RAID ?

police-merah-faille.jpgSuite à l'assaut du RAID contre Mohammed Merah, responsable des tueries de Toulouse et Montauban, voici une présentation de cette unité d'élite qu'est le RAID : CLIQUEZ ICI.

Vendredi Europe Express - Joachim Gauck, nouveau Président allemand

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L’ancien pasteur de RDA a été élu dimanche au premier tour de scrutin.

A 72 ans, Joachim Gauck est devenu dimanche président d’Allemagne, une fonction principalement honorifique, mais qui incarne une forme d'autorité morale. Elu par l’assemblée fédérale, cet ancien pasteur, défenseur des droits de l’Homme, a battu sans difficulté sa seule adversaire, l’ancienne "chasseuse de nazis" Beate Klarsfled, à 991 voix contre 126 voix.

Cette victoire était attendue, puisque Joachim Gauck avait reçu le soutien des principaux partis du pays. Il succède ainsi à Christian Wulff, poussé à la démission en février par un scandale de corruption.

Confronté à l'injustice

Né en 1940 à Rostock, dans le nord-est de l’Allemagne, Joachim Gauck se confronte très tôt aux injustices de l’époque : alors qu’il n’a que onze ans, son père est arrêté par les autorités communistes et déporté au goulag, en Sibérie.

Quelques années plus tard, le jeune homme tente de devenir journaliste. Un poste impossible à obtenir sans adhérer aux associations des jeunesses communistes, ce qu’il se refuse à faire. Il se lance alors dans des études de théologie. Et devient, en 1965, pasteur protestant.

Apprécié des Allemands

Joachim Gauck se sert de cette nouvelle tribune pour prêcher en faveur des droits de l’Homme et dénoncer le régime communiste est-allemand, comme de nombreux membres du clergé protestant. Il fonde, avec d’autres, le Nouveau Forum, un mouvement de défense des droits civiques créé en 1989, quelques mois avant la chute du mur de Berlin

Après la réunification, il est chargé de superviser les archives de la Stasi et met au jour des crimes de l’ancienne police secrète, gagnant ainsi la reconnaissance des Allemands.

Après avoir échoué à devenir président en 2010, le nom de Joachim Gauck est de nouveau proposé par l’opposition pour remplacer Christian Wulff. Un choix auquel se rallie, cette fois ci, Angela Merkel, ouvrant la voie à un mandat de cinq ans.

 

(Source : Europe 1).

mercredi, 21 mars 2012

Funérailles des victimes des tueries de Montauban et Toulouse ainsi que du drame du car belge en Suisse

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dimanche, 18 mars 2012

La Belgique a observé vendredi une journée de deuil national en mémoire des victimes du car accidenté en Suisse

(Source : BFM TV).

vendredi, 16 mars 2012

Belgique : les condoléances du Président de l'Union européenne

(Source : RTL TVI).

Vendredi Europe Express - Déficit excessif : l'UE vote le gel de 495 millions d'euros pour la Hongrie

Argent-des-billets-de-banque_scalewidth_630.jpgSi l'Espagne a obtenu un répit dans sa course à la réduction du déficit, la Hongrie, elle, est sanctionnée. Les ministres des finances de l'Union européenne ont voté, mardi 13 mars, le gel de 495 millions d'euros de fonds de cohésion destinés à la Hongrie, en raison de déficits excessifs répétés de Budapest, a annoncé la ministre des finances danoise, Margrethe Vestager.

La décision qui constitue une première suit une recommandation de la Commission européenne. Le gel des fonds prendra effet en janvier 2013.

Néanmoins, la sanction sera levée "immédiatement" si la Hongrie présente des mesures correctives d'ici au 22 juin, a précisé Mme Vestager. Un compromis en ce sens a été trouvé entre ministres des finances, selon une source proche des discussions.

 

UNE "INCITATION FORTE"

 

Cette somme correspond à un peu moins d'un tiers des 1,7 milliard d'euros auquel le pays pouvait prétendre en 2013 de la part du Fonds de cohésion, qui fournit de l'aide aux régions défavorisées de l'Union européenne, et notamment aux ex-pays communistes d'Europe de l'Est ayant adhéré au bloc en 2004 et 2007.

La proposition de geler des fonds, faite en vertu de nouvelles prérogatives de l'exécutif européen, doit être vue comme "une incitation forte pour que la Hongrie mène de solides politiques budgétaires" pour ramener ses comptes dans les limites définies par le pacte de stabilité, soit un déficit public n'excédant pas 3 %, avait expliqué le commissaire aux affaires économiques, Olli Rehn, en proposant la mesure le 22 février.

 

(Source : Le Monde).