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dimanche, 27 novembre 2011

Hervé Morin sur RTL le 22 novembre

RTL-LOGO.jpgHervé Morin était jeudi soir l'invité "fil rouge" de l'émission RTL Soir, présentée par Christophe Hondelatte.

Pour l'écouter ou la réécouter, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 23 novembre 2011

Discours d'Hervé Morin au Conseil national du Nouveau Centre autour du projet centriste le 20 novembre 2011

 Chers amis,


Merci de votre présence, merci de votre amitié, merci de votre soutien.
Alors pour commencer un immense merci à Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier pour le travail  titanesque qu’ils ont réalisé. Merci aussi à François Xavier Priollaud, qui non seulement gère le parti, organise la campagne, répond aux sollicitations des fédérations, et a été la cheville ouvrière de ce document.
Merci pour la méthode utilisée.
Et je vous le garantis ce ne fut pas un travail en chambre, mais ce projet est le fruit d’un vrai travail d’équipe au niveau national, mais aussi dans chaque fédération.
Tout ce qui pouvait être fait a été fait. Des réunions d’experts, des débats, des retours de terrain auprès des militants, dix conventions thématiques avec des centaines de participants, les contributions des fédérations, mon tour de France depuis un an.
Et Dieu sait si tout ce travail était difficile. C’est facile de s’indigner, c’est plus dur de proposer.
Je sais toutes les idées que vous avez éliminées ! Je sais tous les projets que vous avez écartés ! Je sais toutes les promesses que vous n’avez pas voulu faire. Vous avez eu raison.
Le Nouveau Centre, ce n’est pas le Parti Socialiste, nous ne sommes pas dans le rêve, nous sommes dans la vérité. La campagne électorale de 2012, vous pouvez en être sûr ce ne sera pas Hollande au pays des merveilles.
Certains m’ont même dit, un projet, est-ce-que cela vaut la peine d’en faire un avec la situation financière qui est la nôtre ?
Pardon, mais c’est tout sauf une question stupide. Dans une famille, quand les découverts s’accumulent, quand les fins de mois deviennent impossibles, le seul projet c’est de regarder tout ce qu’on peut couper comme dépenses ou récupérer comme recettes. Ce n’est pas de tirer des plans sur la comète.
D’autres m’ont dit. Un projet pour cinq ans est-ce que c’est bien sérieux alors que l’Europe, la France, les entreprises, les ménages vivent dans l’incertitude totale du lendemain. On voit très bien que la contagion de la crise grecque à l’Italie, la perte du triple A français, ou la faillite du système bancaire provoquerait l’effondrement de toutes nos certitudes et très probablement de pans entiers de l’organisation de notre pays.
Et pourtant je vais vous dire, oui il fallait faire un projet, oui il faut regarder vers l’avenir.
Soyez rassurés, on ne fera pas l’impasse sur notre situation financière, sous prétexte que c’est une campagne présidentielle. Celui qui  essaiera, je lui souhaite bien du plaisir.
Les Français ne sont pas idiots, ils voient bien ce qui se passe autour d’eux. En Italie, en Grèce. Au Portugal.  Ils voient bien ce qui se passe près de chez eux, chez Sea France, chez Findus, chez Paru Vendu, chez Peugeot. Ils voient bien les salaires diminués, les emplois supprimés, les impôts augmentés. Et je crois qu’ils sont aujourd’hui majoritairement convaincus que trente ans de facilité budgétaire de gauche et de droite nous ont conduits au bord du gouffre.
François Hollande, sa proposition sur les 60 000 enseignants, je peux vous dire  il va la traîner comme un boulet toute sa campagne. C’est tout dire, même les enseignants, ils n’ont pas compris comment il avait pu dire ça.
Pardon pour cette digression mais arrêtons-nous un seul instant sur l’une de nos priorités politiques, c'est-à-dire l’éducation. Qui peut croire qu’il suffit d’injecter 60 000 enseignants dans le système pour qu’ils permettent comme par magie de mettre fin à ce suicide collectif que représentent ces vingt pour cent d’enfants ne sachant ni lire, ni écrire, ni compter à l’arrivée en sixième. On a doublé les crédits par élève en trente ans et pourtant chaque année l’écart  se creuse un peu plus entre enfants de milieux culturels favorisés  et enfants issus des familles les plus défavorisées. Deux cent mille jeunes sans diplôme, deux cent mille jeunes sur le chemin de l’exclusion et de la précarité, deux cent mille jeunes au tapis, voila le triste bilan d’un système qui rend malheureux les élèves, malheureux les enseignants et malheureux les parents.
Et vous croyez qu’avec cette situation là, il suffit de créer  soixante mille postes !
Et il y a d’ailleurs un coté méprisant parce que c’est tellement facile de dire « je vous file soixante mille postes et vous me foutez la paix, et surtout vous n’oubliez pas de voter pour moi ».
Et bien oui, sur l’éducation il faut des idées neuves pour que les jeunes de la zone urbaine sensible de Metz, les enfants de mon village d’Epaignes et les élèves du septième arrondissement de Paris puissent avoir autant que possible la même chance de réussir et de donner le meilleur d’eux-mêmes.
Et cela passe pour moi par une révolution copernicienne qui accorde l’autonomie aux établissements comme on l’a fait pour les universités afin d’adapter le programme, la pédagogie, l’accompagnement tant des enfants que des familles à la situation de chaque public scolaire.
Un contrat entre chaque école et le rectorat, une évaluation annuelle avec un objectif : cent pout cent des jeunes sachant lire, écrire et compter à l’entrée en sixième. Oui, Monsieur Hollande il y a besoin d’argent pour l’éducation. Mais pas n’importe comment.
La deuxième révolution éducative inscrite dans notre projet c’est la modification en profondeur de nos rythmes scolaires. C’est une année scolaire plus longue, des journées moins chargées et des programmes allégés. On en est arrivé à un système où l’obsession de l’enseignant c’est de finir  le programme alors que sa seule mission devrait être de faire réussir l’élève. C’est pourquoi nous proposons d’allonger le calendrier scolaire et de réserver intégralement l’après midi aux pratiques culturelles, artistiques et sportives ainsi qu’au soutien individualisé. Oui, je revendique une large  place à la culture et à l’art dans nos écoles comme moteur de confiance, comme facteur d’énergie individuelle et collective, comme moteur d’innovation, comme outil de cohésion sociale, comme moyen de donner du sens.
 Je ferme la parenthèse et je reviens sur la situation financière de notre pays.
Charles de Courson proposait de résumer la lutte pour la restauration de notre équilibre budgétaire par la formule de société du désendettement.
C’est la belle idée d’une société durable, une société qui invente un modèle de croissance  plus efficace, plus juste et en même temps plus économe en argent public et en biens publics.
Oui, il faudra réduire la dépense publique. J’ai montré au ministère de la Défense qu’en regroupant, en mutualisant, en professionnalisant certaines fonctions on pouvait effectuer des centaines de millions d’euros d’économie sans renoncer à l’ ambition.
Oui on peut réduire la dépense publique, oui il reste de vraies marges d’économie notamment dans les collectivités locales et sur les dépenses de sécurité sociale.
 Par exemple est-il normal que quel que soit votre niveau de revenu vous vous fassiez rembourser au premier euro vos dépenses de santé. Je défendrai l’idée d’une franchise proportionnelle au revenu pour le remboursement des dépenses de santé.
Compte tenu des hypothèses de croissance, le retour à l’équilibre budgétaire passera nécessairement aussi par des hausses d’impôts, et je dis à la majorité, pas des hausses d’impôts qui relèvent du colmatage ou du bricolage, mais des hausses d’impôts correspondant à un double principe : faire évoluer notre fiscalité pour la rendre plus efficace économiquement, c’est à dire frappant moins la production et les salariés et plus la consommation,
et une politique fiscale juste, qui demande plus d’efforts à ceux qui gagnent le plus.

Mais la réduction de la dépense et la hausse des impôts ont une limite.
La réduction de la dépense par ce que c’est un long chemin qui produit des effets sur le long terme, et surtout parce que la demande de service public est immense et qu’elle est déjà mal satisfaite.
Dans les zones rurales, les services publics ont déserté, et dans les quartiers nord de Marseille, c’est tout simplement la République qui a disparu : plus de commissariats, une école qui a démissionné, des terrains vagues et trente minutes pour accéder à un bureau de poste.
La hausse des impôts a aussi ses limites lorsqu’on est dans le pays d’Europe ou les prélèvements obligatoires sont les plus élevés.
Moi je vous propose une troisième voie alternative à la baisse de la dépense publique et à la hausse des impôts.
Cette troisième voie c’est celle de l’effort, de l’effort partagé, de la lucidité. Cet effort, il a un nom : la semaine de 37 heures.
Je suis persuadé qu’aujourd’hui, compte tenu de la gravité de la situation budgétaire, de la dégradation de notre économie, du chômage de plus en plus élevé,  les Français sont prêts à accepter un discours qui, reprenant celui de Kennedy,  leur dirait : « ne demandez pas ce que la France peut faire pour vous mais ce que vous pouvez faire pour la France ».
Mer chers amis, plutôt que l’effilochage continu de notre trame publique, plutôt que l’atteinte permanente au pouvoir d’achat par les hausses d’impôts, je propose aux français de nous retrousser les manches et comme les Allemands l’ont fait au début des années 2000 de travailler deux heures de plus par semaine, tous ensemble, fonctionnaires comme salariés du secteur privé. 2 heures par semaine : est-ce si insurmontable ? Est-ce si insupportable ? Je ne le crois pas.
Vous voyez, j’en suis arrivé là parce que je me suis dit qu’un peuple, qui dans toute son histoire a su relever des situations tellement plus difficiles que celle-là, est capable de relever ce défi.
Quand on a été effondré physiquement, moralement, matériellement en 1945, et que l’on a été capable de devenir la troisième puissance économique du monde trente ans plus tard, on doit être capable de bosser deux heures de plus par semaine pour tirer son pays de l’ornière dans lequel il est tombé.
Mes chers amis, cela impose une chose : que l’exemple soit donné aussi par le sommet.
Les Français n’accepteront pas l’effort si le fonctionnement de l’Etat ne devient pas sobre et irréprochable. J’ai déjà longuement développé l’idée d’un Etat sobre.
Sobre dans le comportement, sobre dans le discours, sobre dans l’exercice du pouvoir. Et je suis heureux que notre projet en fasse une de ces priorités avec plusieurs propositions applicables sans délais.
Et cette République irréprochable qui fait partie des échecs de ce quinquennat, ou tout du moins pendant les 4 premières années, doit reposer sur des règles extrêmement strictes pour protéger la sphère publique du  conflit d’intérêt avec le privé, mettre la presse à l’abri de sociétés qui ont des intérêt directs avec l’Etat, et prévoir un régime de sanctions extrêmement simple : tout homme public ayant été condamné à un délit politico-financier doit être inéligible à vie.
Tout ça pour dire que notre projet, il n’est pas un exercice purement technique, mais il est d’abord le miroir de notre conception de l’homme, de notre idéal démocratique et de notre vision  de la société. Une économie au service des hommes. Les intérêts particuliers au service de l’intérêt général. Et l’Europe bien sûr, comme destin.
 Pendant des siècles nous nous sommes rassemblés autour de ces valeurs. 
Certains m’objecteront que nous avons changé de siècle, que le monde change comme jamais.
Oui, c’est vrai, le monde change, et il nous faut des idées neuves, mais les valeurs auxquelles nous croyons sont éternelles.
Moi je pense que justement c’est lorsque tout chavire, quand tout semble fragile, quand tout semble instable, qu’il faut réaffirmer, avec plus de forces que d’habitude, notre projet de société, nos convictions premières, nos racines les plus profondes.
Et permettez moi de dire que dans ce monde qui est en train de basculer des rives de l’Atlantique vers les rives du Pacifique, dans ce monde inexorablement ouvert, la réponse ne sera ni la démondialisation, ni le protectionnisme, mais une nouvelle politique économique et fiscale fondée sur un principe simple : ne plus construire notre croissance sur la consommation financée à crédit dont on voit bien les limites, mais sur une croissance portée par l’appareil productif.
Et donc en concentrant notre politique sur les PME, l’artisanat, le commerce, on ne s’adresse pas aux patrons comme certains le caricaturent pour nous dénigrer, mais aux ouvriers, aux ingénieurs, aux techniciens qui chaque jour font tourner l’entreprise France

L’entreprise, et en particulier la PME, c’est un sujet qui me touche particulièrement. Comme vous le savez, la PME, c’est mon enfance, c’est mon père, c’est presque j’ai envie de vous dire une part de moi-même.
Avec mon père qui a commencé maçon à 15 ans avec son seul certificat d’études pour ensuite monter sa boîte de bâtiment, j’ai tout connu, les périodes fastes pendant les 30 glorieuses  comme les heures les plus sombres au moment des années Mitterrand.
Et je le vois bien quand je sillonne la France on me pose les mêmes questions : les charges trop élevées, les complications administratives, la formation des jeunes, les contentieux, les banques qui traînent les pieds, etc…
En tous cas, moi je voudrais vraiment que le Nouveau Centre dans la prochaine campagne soit le parti des PME, de leurs patrons comme de leurs salariés.
Je n’ai rien contre les grands groupes au contraire. Mais ils ont moins besoin de nous. Xavier Darcos disait souvent «  les bons élèves, ils n’ont pas besoin du ministre » ; et bien les grandes entreprises, c’est pareil. En revanche, les PME, les TPE, elles ont besoin des politiques, et les politiques, ils ont aussi besoin d’elles.
Et si nos déficits commerciaux sont là où ils en sont, et si notre croissance est là où elle en est, c’est très largement parce que nos PME on ne les a pas considérées comme on aurait dû.
Et pourtant on ne parle pas d’un sujet mineur. 70 % des emplois, 60 % de la TVA, ce n’est pas rien. Et les ¾ des TPE et PME situées dans des communes de moins de 100 habitants !
Mais nous en France on continue à avoir l’obsession des très grandes entreprises.
C’est frappant quand on est ministre d’un ministère très exportateur comme la Défense. On voit nos grands groupes remporter des beaux marchés, on les soutient, on défend leur cause. On a l’impression du coup que, dans le pays où on va, on doit faire un malheur au niveau exportation.
Alors on pose la question et on vous dit « ah non vous n’êtes pas les premiers, il y a les Allemands », « alors on vient juste après ?», on vous répond, « ah non il y a les Italiens devant vous », et là on commence à avoir un sourire crispé parce qu’on se dit, mais elles sont où les boîtes italiennes, on devrait les connaître ? Et alors l’ambassadeur ou le chef de la mission économique vous dit : « les Allemands, les Italiens, ce sont des dizaines de PME, souvent de taille intermédiaire parfois toutes petites qui ramassent des dizaines de marchés ».
Mes Chers amis,
Le décrochage de l’économie française ne s’explique pas seulement par la montée en puissance des émergents, Chine ou Inde : les parts de marché de la France régressent aussi au sein de la zone euro.
Notre déficit commercial atteint des sommets, avec l’Allemagne bien sûr – 13 milliards, mais aussi avec l’Italie ou les Pays-Bas, 7 milliards avec la Belgique, 500 millions, avec la Suède – C’est bien simple, à part le Royaume-Uni et la Grèce, nous sommes en déficit avec quasiment tous les pays importants de la zone euro.
C’est pourquoi Mr Montebourg, Mr Mélenchon, Mme Le Pen, la question ça n’est pas les herses et les barricades du protectionnisme ou la sortie de la zone Euro, la question c’est comment être compétitif au sein de l’Union Européenne face à des pays ayant les mêmes niveaux de salaires et de protection sociale que nous.
Premier levier à mon avis essentiel, nous devons donner aux PME les moyens de leur développement, avec par exemple un mécanisme fiscal d’investissement très puissant comme peuvent en avoir deux très grands pays d’innovation comme l’Allemagne ou Israël.
Deuxième levier de cette reconquête, le défi de la protection réciproque du patron et du salarié. C’est l’idée du contrat de travail unique à droits progressifs, un contrat qui efface la barrière si pénalisante entre CDD et CDI. Oui, nous avons tellement rigidifié le droit du travail que nous sommes arrivés au résultat inverse de celui que nous recherchions, la précarisation de plus en plus forte du salarié français au lieu de sa protection et sans pour autant lever les freins à l’embauche. 
Vous vous rendez compte, 80% des déclarations uniques d’embauche sont des CDD de moins d’un mois. Et encore, au mieux des CDD, car combien d’artisans n’embauchent tout simplement pas, ne voyant pas comment ils pourraient gérer un éventuel licenciement dans l’hypothèse d’un carnet de commandes un peu moins bon. 
C’est pourquoi moi en matière de contrat de travail, notre idée est de remplacer un système où tout le monde est perdant par un système où tout le monde est gagnant.
Troisième levier de croissance pour nos entreprises, la stabilité juridique. 
Dans mon Tour de France, j’ai dû entendre des dizaines de fois de la part des chefs d’entreprise comme d’ailleurs des acteurs du champ social ou de la réinsertion, cette critique sur ces lois et ces textes qui changent tous les jours.
La stabilité législative et règlementaire  doit reposer sur un engagement simple: quand la loi a été changée une fois, elle ne le sera plus jusqu’à la fin de la législature.
4e levier , le poids des charges sociales est anormalement élevé en France – 20% d’écart avec l’Allemagne. Il  bride la compétitivité de nos entreprises, empêche l’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et nuit à la création d’emplois.
Alors, basculons la totalité des cotisations familiales sur la TVA et procédons dans un Grenelle de la fiscalité à un partage entre augmentation  les salaires et amélioration de la compétitivité des entreprises.
Pour finir sur le projet, un petit mot sur l’Europe si vous le permettez mais un mot important, « fédéralisme ».
C’est drôle ce mot. On le dénigrait. On le méprisait. On le trouvait ridicule. Nous centristes, nous en étions réduits à le murmurer, à le chuchoter.
Un mot oublié et soudain un mot qui renaît.
Oui, il s’est passé quelque chose d’important à Leipzig cette semaine lors du Congrès de la CDU. "L'heure est venue pour une percée vers une nouvelle Europe", a dit Madame Merkel. «L’Europe n’est pas achevée, il faut développer les structures de l’Union, et ça veut dire plus d’Europe», a-t-elle dit ensuite.
Ces paroles, je vais vous dire, j’aurais voulu les entendre aussi à Paris. M. le Président de la République, que répondez-vous à Mme Merkel ?  Monsieur le Président de l’UMP, répondrez- vous à cet appel de Leipzig, si seulement vous l’avez entendu, tout occupé que vous étiez à promettre des représailles aux députés du Nouveau Centre.
En tous cas, nous au Nouveau Centre, nous répondrons à l’appel de Leipzig, nous dirons à nos amis de la CDU que leur vision est aussi la nôtre et que leur chemin est aussi le nôtre.
Nous leur dirons que nous sommes prêts pour un nouveau traité qui fera de l’Europe non seulement une puissance mais aussi un exemple.
Nous leur dirons que nous sommes prêts à coopérer et à partager non seulement sur notre budget, notre fiscalité mais aussi sur notre énergie, sur notre défense, sur notre politique étrangère, et sur de grandes questions communes, comme la recherche ou la biodiversité.
Voici l’Europe fédérale que nous voulons. Le temps est venu de passer des discours aux actes car rien ne serait pire que de ne pas profiter de la fenêtre historique qui s’ouvre devant nous.
Mes Chers amis,
Le Président de la République élu en Mai prochain devra dès le lendemain de son élection se rendre à Berlin pour dire aux Allemands qu’il est prêt à s’engager dans une intégration politique et économique poussée car si au sein de la zone Euro nous n’allons pas vers le fédéralisme, l’Euro et l’essentiel de la construction européenne sombrera.

Voilà, maintenant pour conclure, je vais vous poser une question toute simple. Votre travail, votre projet, vos propositions, que voulez-vous en faire ?
Voulez-vous comme certains le suggèrent que j’aille le porter, dès la première heure, au petit matin, rue de la Boétie, au siège de l’UMP ?
Voulez-vous que je frappe à la porte du bureau de son secrétaire général, que j’entre et que je lui dise, « tiens Jean-François, voici le projet du Nouveau Centre, nos militants et nos élus y ont mis tout leur cœur, toute leur intelligence, est-ce que tu peux-maintenant  le remettre à votre candidat ?
Vous souriez mais ce que je décris, c’est exactement ce que réclament certains d’entre nous.
Ce scenario il a nom, le renoncement. Et d’ailleurs je vous le demande : qu’est-ce que vous faites là un dimanche matin, venus de toute la France ?
Ouvrez la porte. Rentrez chez vous. Passez par le siège de la fédération Nouveau Centre, fermez la lumière, coupez le chauffage et mettez la clé sous le paillasson.
Certains me disent, « il faut peser a priori ». Peser a priori, en politique ça n’existe pas. La politique c’est d’abord un rapport de forces au service de ses convictions. Et ce rapport de forces il n’existe pas quand dés le mois de novembre on annonce qu’on soutiendra Nicolas Sarkozy au premier tour.
Qu’on le fasse à titre individuel pourquoi pas, chacun est libre ? Mais qu’on en fasse une stratégie collective, c’est accepter d’être immédiatement dissous.
Et d’ailleurs, croyez- vous un seul instant qu’il y aurait aujourd’hui des medias dans la salle si nous avions d’ores et déjà indiqué que Nicolas Sarkozy était notre candidat de premier tour. Personne ne s’intéresserait à ce que nous pourrions dire puisque nous ne le portons pas.
On ferait trois lignes dans les journaux, et d’ailleurs, je le dis à mes amis qui me veulent du bien, quel autre message politique de leur part a été retenu par la presse à l’exception de ceux concernant ma candidature. Quand je disparaitrai, je les invite à en trouver très vite un autre pour exister médiatiquement. 
D’autres me disent il faut négocier sans tarder ton retrait contre notre investiture et des circonscriptions supplémentaires pour sauver le groupe à l’Assemblée Nationale.
Mais, mes chers amis, qui peut croire que nous aurons, la légitimité politique de revendiquer 20 ou 30 circonscriptions nouvelles, bénéficiant bien entendu de l’investiture commune du Nouveau centre et de l’UMP, si nous ne démontrons pas, avant, que nous représentons une voix, une force et une espérance, soutenus par des français.
Vous croyez que cela se passe comme ça ?
Le secrétaire général de l’UMP  a d’ailleurs tellement de respect pour nous, il nous considère tellement, que d’ores et déjà il est dans le registre de l’intimidation. Et d’ailleurs, si on cède à cette intimidation au mois de novembre, c’est que l'on a décidé de se faire piétiner quand quelques mois.
Je dis à ceux-là : imaginons que ce soir, j’aille sur le plateau du 20 h de TF1 sans avoir prévenu personne,  et que j’annonce  que je n’irai pas plus loin. 
Je vous laisse deviner le sort que réserveraient nos amis de l’UMP à notre demande des 20 ou 30 circonscriptions supplémentaires en février ou mars au moment des négociations. Quelle capacité de négociation incroyable, nous aurons entre les mains !
Bien entendu aucune !...
… A moins de considérer que notre parti a vocation à être seulement un club d’élus locaux et nationaux, comme peut l’être le Parti radical de gauche.
Mais ne demandez plus alors aux militants de s’engager, d’être présents aux universités d’été, aux conseils nationaux, aux conventions et aux congres !
On me dit aussi, Hervé, ta candidature menace l’existence de notre parti ! Tu te rends compte, tu es à un pour cent dans les sondages. Si ta candidature ne décolle pas c’est une catastrophe pour toi et surtout pour le parti. Je sais qu’une campagne présidentielle, c’est difficile. J’en ai mené 2 aux côtés de François Bayrou dans des contextes assez similaires. Pour autant, ce n’est pas parce que c’est difficile qu’il faut renoncer. J’ai appris une chose de ma mère : elle n’était pas allée au-delà de l’école primaire, était d’une constitution fragile, mais elle m’a appris une chose : c’est que la volonté, la détermination et la ténacité finissaient toujours par être reconnu.
Je vous le dis, si nous abandonnons tout de suite, c’est que nous avons décidé de ne pas être des acteurs mais des spectateurs des débats politiques de 2012.
Qui peut penser un seul instant que l’armada UMP a besoin de nous pour mener la campagne électorale ? Dans le meilleur cas nous serons un alibi, une simple petite teinture centriste. En clair, renoncer maintenant, c’est décider de disparaitre, sans fleurs ni couronnes.
Et je vous le dis encore plus directement. Nous n’avons pas fait tout cela depuis 2007 pour en arriver là. Partis de rien, construisant brique après brique un parti.
Pardon d’être immodeste, mais je pense que je ne me suis pas beaucoup trompé. Et encore dernièrement, lorsque dans l’enthousiasme que certains mettaient à rejoindre Jean Louis Borloo, sans arrière-pensées bien entendu… et avant même la décision de notre parti, et que je demandais simplement un peu de prudence, de retenu et de recul pour tester la solidité de cette candidature, on me racontait que je n’avais rien compris. On a vu !
Non, mes chers amis, nous n’avons pas construit tout cela pour devenir des supplétifs de la majorité sous le regard amusé d’un François Bayrou, apparaissant comme le seul détenteur du message centriste.
Je n’ose d’ailleurs même pas imaginé le sort qui pourrait nous être fait dans cette hypothèse.
 Et bien moi, je ne ferai pas partie de ceux qui écriront cette histoire là. A ce compte, il vaut mieux rejoindre nos amis centristes de l’UMP, puisque c’est à peu près la même chose qu’on vous propose, et on voit bien à quel point ils ont pesé dans la majorité ces cinq dernières années. 

Notre projet, il est ce que nous sommes, il est ce que nous voulons. Oui tout donner au présent, ne pas calculer, c’est le pacte que je vous propose.
Pour cela, j’ai besoin de vous. J’ai besoin de vos mains, j’ai besoin de votre énergie, j’ai besoin de vos cœurs, j’ai besoin de votre engagement.
Merci à tous et vivement dimanche prochain.

samedi, 22 octobre 2011

Le livre de Richard Honvault est sorti !

276449_193654954041620_201232969_n.jpgQue l’on soit Boulonnais ou non, intéressé par la politique ou non, au détour des pages chacun trouvera un angle d’approche, une motivation pour se plonger dans ce livre !

Conseiller municipal à Boulogne-sur-Mer, Richard Honvault, 36 ans, a fêté en 2011 ses dix ans de mandat électif et d'opposition face aux barons socialistes du Pas-de-Calais. Après 15 ans d’engag...ement politique et associatif, membre du bureau politique national du Nouveau Centre, il se livre ici sans détour sur son engagement, celui d’un jeune cheminant dans la vie politique.

Sans misérabilisme sans angélisme, il témoigne.

Son livre nous invite ainsi à découvrir une ville du Nord-Pas de Calais, Boulogne-sur-Mer, le Boulonnais, la Côte d’Opale soit une région dont l’image a souvent été mise à mal au cours des dernières années dans les médias. Et pourtant, l’histoire de cette région est surprenante, très riche. Tellement riche qu’il est difficile de comprendre la dépression de cette ville. D’ailleurs, la réalité sociale et économique est tellement loin des idées reçues…tellement plus complexe… Ce livre est saisissant….

Ce livre montre à l’ensemble des citoyens, rebutés ou non par « la politique » et au plus néophytes d’entre eux, l’impressionnant pouvoir d’action des élus locaux. Car l’exemple de Boulogne-sur-Mer c’est le cas de toutes les communes et intercommunalités de France. Il met les citoyens devant leurs responsabilités.
En pleine période charnière (2012-2014) pour notre vie démocratique, ce témoignage apporte des clés de compréhension, des enseignements sur le fonctionnement et l’histoire des partis de centre, de droite, de gauche, sur la fin de l’UDF, sur l’UMP, sur une campagne électorale dans une ville de province.

Pragmatique et bâtisseur, Richard Honvault a d’ailleurs, créé, un cadre politique limité au local, NEB, une oasis de quiétude où chacun au-delà des étiquettes est protégé dans son engagement politique et peut porter des valeurs, des projets, loin des turpitudes de la politique nationale.

Quant à la droite marionnette ? Un concept politique purement local ?… Réponse dans ce livre…

 

Jeune Centriste au pays de la droite marionnette : Mon engagement pour Boulogne-sur-Mer, par Richard Honvault. Préface de Brigitte Fouré et postface de Sophie Auconie. (Editions Autres Talents). 15€ TTC.

dimanche, 09 octobre 2011

Hervé Morin sur RTL


Mardi 4 octobre 2011, Hervé Morin répondait aux questions de Jean-Michel Apathie sur RTL.

 

Pour les personnes qui lisent mon blog via Facebook, les vidéos sont consultables uniquement sur www.brigittefoure.eu

mercredi, 05 octobre 2011

"Les Jeunes avec Hervé Morin" appellent à se rassembler sur le projet et à soutenir Hervé Morin

Herve-Morin-et-Jean-Louis-Borloo_scalewidth_630.jpgAprès les multiples réactions à la déclaration de Jean-Louis Borloo de ne pas se porter candidat à l’élection présidentielle, les Jeunes avec Hervé Morin, mouvement indépendant et libre de tout parti, par la voix de leur animateur national, Médéric Furon, souhaitent affirmer qu’une candidature à l’élection présidentielle n’a de sens que dans le rassemblement, les idées et la cohérence.


En effet, il paraît important de souligner que l’Alliance républicaine, écologique et sociale (Ares) a été créée pour rassembler des courants de pensés qui corrélaient leurs idées dans le but d’apporter une vision nouvelle de la France en 2012. Que ces idées s’attachent à cette Alliance et non à un homme. Si Borloo n’est pas candidat l’Ares doit continuer à travailler son projet et rassembler ses militants dans le dialogue et la diversité.  Les Jeunes avec Hervé Morin souhaitent proposer à toutes les personnes qui croient au projet de l’Alliance, à cette famille politique reconstruite qui portera, il faut en être certain, un projet pour 2012, de s’impliquer dans la construction de ce projet au seins de l’Ares.


Enfin, les Jeunes avec Hervé Morin, qui n’ont jamais dévié de leur but, et qui n’ont jamais voulu être dans les petites phrases, les guerres de clans ou d’écuries, proposent simplement, à toutes les personnes qui veulent porter un candidat centriste à l’élection présidentielle, au delà de toutes logiques de parti, de personnes, de stratégies ou de ralliement, de rejoindre la dynamique d’un candidat du renouveau, un Nick Cleggs à la française, déterminé et courageux : Hervé Morin.
Et cela parce que Jean Monnet disait : « En politique il y a ceux qui veulent devenir quelqu’un et ceux qui veulent faire quelque chose ». Soyez certains qu’Hervé Morin est là pour faire de grandes choses.
 

Médéric Furon-Kuntzmann
06 78 92 22 82

dimanche, 02 octobre 2011

Hervé Morin sur Radio France

Emission Dimanche Soir Politique, diffusée en simultané sur les antennes de Radio France (sauf France Musiques) le dimanche 25 septembre dernier.

 

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dimanche, 25 septembre 2011

Hervé Morin sera ce soir l'invité de l'émission politique la plus écoutée de la radio

herve-morin-sakineh.jpgHervé Morin sera l'invité ce soir de l'émission Dimanche Soir Politique, le nouveau rendez-vous politique du groupe Radio France, à 18H30. C'est en simultané sur France Inter, France Info, France Culture, Le Mouv' et les 43 stations locales de France Bleu.

dimanche, 18 septembre 2011

Discours d'Hervé Morin, Président du Nouveau Centre, aux Universités d'été de La Grande Motte

ARES = Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale.

 

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jeudi, 15 septembre 2011

Brigitte Fouré pas candidate aux législatives « que ce soit en tant que titulaire ou même en tant que suppléante »

logo-nouvelle-energie-amien.jpgA l'occasion de la réouverture de sa permanence cantonale (Le 29 août NDLR), la Conseillère générale Brigitte Fouré a confié à son équipe, réunie pour la rentrée, qu'elle ne serait pas candidate aux élections législatives de juin 2012, que ce soit en tant que titulaire ou même en tant que suppléante.

Elle a en effet déclaré : « J'ai été candidate aux élections municipales de 2008 sur la liste de Gilles de Robien. En 2009, j'ai mené campagne pour les élections européennes en tant que Députée européenne sortante, même si je ne figurais sur aucune liste. Puis, j'ai consacré toutes mes forces aux élections régionales de mars 2010 avant de me présenter deux fois avec succès aux élections cantonales à Amiens V Sud-Est Cagny. Aujourd'hui, j'entends me consacrer pleinement à mes mandats de Conseillère générale de la Somme et de Conseillère municipale d'Amiens. La Ville et le Département sont en effet le bon niveau et les bonnes instances pour résoudre les problèmes des Amiénoises et des Amiénois ».

« A l'heure où le Gouvernement reporte le projet de loi sur la dépendance des personnes âgées, je souhaite plus que jamais être au côtés des Amiénoises et des Amiénois et ne pas être tenue de relayer des décisions que j'estime injuste. Je ne veux plus être amenée à me déplacer pour exercer un mandat à Paris ou dans une autre ville, et ce pour être Amiénoise à 100%. Récemment, j'ai lu dans la presse que Gilles Demailly ne serait pas candidat à ces législatives pour être Maire d'Amiens à plein temps ! Eh bien, il aura aussi une opposante à plein temps ! » a ajouté l'ancien Maire d'Amiens sur un ton amusé.

 

(Communiqué en date du 2 septembre)

 

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samedi, 10 septembre 2011

Brigitte Fouré va phosphorer sur la dette et l’Europe aux universités d’été de son parti

 

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A l’occasion des premières Universités d’été de l’Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale qui ont lieu ce week-end à La Grande Motte (Hérault), Brigitte Fouré participera à une table ronde organisée par le député européen Jean-Marie Cavada sur le thème suivant : Europe et Dette – quelles réponses face aux crises ?

 

Brigitte Fouré a déjà participé la semaine dernière au pique-nique organisé le samedi 3 septembre pour les adhérents du Nouveau Centre (composante d’ARES) par Hervé Morin à Epreville-en Lievin, dans l’Eure.

 

 

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mercredi, 20 juillet 2011

Brigitte Fouré appelle au rassemblement des Centres

 Communiqué de presse

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En marge des festivités du 14 juillet, auxquelles elle a participé dans la commune de Cagny, la conseillère générale de la Somme Brigitte Fouré* a appelé au rassemblement des centres et a souhaité une candidature de centre-droit à l’élection présidentielle.

 

L’ancien maire d’Amiens a notamment déclaré : « Je suis fière d’être aux cotés d’Hervé Morin et de Jean-Louis Borloo dans cette nouvelle aventure de l’Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale.

 

Je rends hommage à Hervé Morin qui, dès 2007, n’a pas accepté la disparition de l’UDF et a, coûte que coûte, fait vivre la famille centriste en créant Le Nouveau Centre.

 

Aujourd’hui, Le Nouveau Centre entre dans cette nouvelle confédération centriste tout en gardant son identité propre. Cette confédération centriste aura un candidat à l’élection présidentielle car la majorité parlementaire doit pouvoir marcher sur ses deux jambes."

 

Et d’ajouter : « J’approuve de toutes mes forces cette nouvelle formation politique que constitue L’Alliance, version moderne de l’UDF, car j’ai à cœur de faire vivre les fibres européennes, écologistes et sociales de la famille centriste ».

 

 

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*Brigitte Fouré a été réélue Conseillère Générale de la Somme le 27 mars dernier (canton Amiens V Sud-Est Cagny). Avec son suppléant Olivier Mira (photo ci-dessus), ils interviennent dans leur canton à chaque fois qu’une situation d’urgence se fait ressentir, comme ce fut le cas notamment à propos des projets de réaménagements de l’axe Barni-Ferry ou de la caserne Dejean.

dimanche, 17 juillet 2011

Discours d'Hervé Morin lors du lancement de l'Alliance

Herve-Morin_pics_180.jpgPour lire le discours prononcé par Hervé Morin lors du lancement de l'Alliance Républicaine Ecologiste et Sociale (ARES), le 25 juin dernier à Epinay-sur-Seine, CLIQUEZ ICI.

mercredi, 13 juillet 2011

Convention d'étape du projet centriste

Convention d'étape du projet centriste, à laquelle j'ai assisté le 4 juillet dernier à Paris dans les locaux de l'Assemblée Nationale, autour d'Hervé Morin.

dimanche, 26 juin 2011

Je participe aujourd'hui au lancement de la confédération des centres, à Epinay-sur-Seine

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dimanche, 22 mai 2011

Retour en images sur le Conseil National du Nouveau Centre

Conseil National du Nouveau Centre, le 7 mai dernier à Versailles.

mercredi, 13 avril 2011

Le Bureau politique du Nouveau Centre apporte son soutien unanime à la création de la Confédération centriste

BP3.jpgLe Bureau politique du Nouveau Centre s’est tenu mardi 12 avril à Paris, sous la présidence d’Hervé Morin.
 
Au cours de cette réunion, le Bureau politique a apporté son soutien unanime à la participation du Nouveau Centre à une Confédération centriste, appelant de ses vœux sa création effective au plus tard le 1er juillet prochain. 

Le Bureau politique a rappelé la vocation de la Confédération à présenter un candidat à l’élection présidentielle de 2012. Le choix de ce candidat devra être effectué à l’automne.

Affirmant son appartenance à l’actuelle majorité, la Confédération – dans une démarche de rassemblement la plus large possible – devra être en capacité de proposer une alternative centriste crédible au pays.

Le Nouveau Centre tiendra un Conseil national le samedi 7 mai prochain à Versailles pour se prononcer sur les statuts de cette confédération.

 

(Site Internet du Nouveau Centre).

mercredi, 02 février 2011

Hervé Morin à Amiens et dans la Somme aujourd'hui

herve-morin-defense-cout.jpgHervé Morin, ex-ministre de la Défense et président du Nouveau Centre est dans la Somme aujourd'hui. Tour d'horizon avec un probable candidat à l'élection présidentielle.

Hervé Morin, quelle est la place du Nouveau Centre dans le paysage politique français?

Je défends l'idée d'une formation politique qui a les yeux ouverts sur le monde et qui propose des réponses à la fois nationales et européennes. Sur le pan national, il faut réduire les prélèvements sociaux, les cotisations sur le travail qui affaiblissent la compétitivité de nos entreprises. Il faut transformer en profondeur notre fiscalité.

Deuxième idée; il faut construire une Europe qui devienne une puissance pour porter une politique économique commune, avec une convergence fiscale, une politique industrielle. Il faut que nous soyons capables aussi de porter une politique étrangère, une politique de défense pour que le monde ne se fasse pas sans nous.

Ce discours, d'autres le tiennent. Où est votre spécificité ?

Un des malaises de notre société, c'est ce sentiment qu'ont nos compatriotes de ne pas être reconnus. Je veux donc porter une nouvelle idée de la fraternité, une société de la reconnaissance.

Vous avez choisi de ne plus jouer les supplétifs de l'UMP. Quoi qu'il arrive, il y aura un candidat centriste en2012 ?

Toute ma mission en tant que président du Nouveau Centre, c'est cela.

Vous ne redoutez pas un manque de lisibilité, avec une multiplication des candidatures centristes issues de l'ex-UDF?

L'année 2011 sera une période de décantation, de clarification. À l'automne nous verrons qui sera sur la ligne de départ. L'idée c'est que nous soyons assez forts et audibles pour porter certains messages. Il faut regarder la situation avec lucidité; notre pays est très endetté et c'est un facteur d'atteinte à notre souveraineté. Que fait-on pour se remettre à l'équilibre?

Vous avez, vous aussi, le sentiment que le gouvernement s'est nettement droitisé?

Pas plus qu'avant. Sa composition est très RPR mais la politique reste la même.

Vous ne pensez pas qu'il chasse sur les terres du FN, notamment sur le créneau sécuritaire?

La demande de sécurité est très forte, il ne faut pas la négliger. Or on voit bien que nous avons des failles dans nos dispositifs.

Vous pensez que c'est en légiférant à tour de bras qu'on règle la question?

Non. Le meilleur moyen de lutter contre l'insécurité c'est d'abord l'éducation, et malheureusement notre système éducatif produit 20% d'illettrés. Il y a là un gros danger pour notre société. L'éducation doit être une priorité absolue.

On y arrivera en supprimant 16000 postes dans l'Éducation nationale?

Ce n'est pas seulement une question quantitative, il y avait 20% d'illettrés avant. Mais au-delà de cette question, il faut un système judiciaire qui marche mieux avec plus de moyens. Un système dans lequel les sanctions sont appliquées mais dans lequel on donne une deuxième chance, avec des mécanismes de réadaptation et de réinsertion efficaces.
Les élections cantonales seront un test national ou juste une élection locale comme le dit l'UMP?

 

Lisez la suite sur le site du quotidien régional Le Courrier Picard : CLIQUEZ ICI !

dimanche, 30 janvier 2011

Hervé Morin à la rencontre des Français, en Savoie

dimanche, 23 janvier 2011

Conseil national extraordinaire du Nouveau Centre hier à Vincennes

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Vote de la motion présentée par Hervé Morin "Notre ambition pour le centre".

Discours d'Hervé Morin.

samedi, 22 janvier 2011

Brigitte Fouré est au Conseil national extraordinaire du Nouveau Centre à Vincennes

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dimanche, 09 janvier 2011

Les voeux "épicuriens" d'Hervé Morin

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mercredi, 15 décembre 2010

Les Centristes implosent de bonheur

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En colère contre le remaniement qui, avec deux ministres, ne leur accorde qu’une petite place, les centristes espèrent en profiter pour se rassembler.

 

Je cherche à mettre de la colle et pas de la poudre », martèle le député maire de Drancy Jean-Christophe Lagarde, président exécutif du Nouveau Centre. Depuis l’annonce du remaniement, les centristes veulent y croire : « C’est un électrochoc qui sonne l’heure de notre refondation », assure le sénateur Jean Arthuis. « Un moment historique », ajoute le député Nouveau Centre Philippe Vigier, proche d’Hervé Morin. Et un de ses collègues d’annoncer : « En démontrant que les centristes n’avaient plus de poids dans le parti majoritaire, le remaniement a recréé le clivage UMP/UDF. Cet épisode va beaucoup contribuer à refonder le centre ! »

Le constat est dressé par tous : en 2002, lors de la constitution de l’UMP, si le président de la République (Chirac) comme celui du parti (Juppé) étaient RPR, le Premier ministre (Raffarin) et le patron des députés (Barrot) venaient de l’UDF. Aujourd’hui, aucun centriste n’occupe ces postes : ils sont trop divisés pour peser. Tous lorgnent donc vers Borloo et ses élus dans l’espoir qu’ils quittent l’UMP, comme l’ancien ministre de l’Ecologie le laisse entendre. « Les trois quarts de ses parlementaires sont prêts à le faire. Si on les ajoute à nos forces, cela en ferait environ 70 », compte un responsable du Nouveau Centre. Au lendemain du remaniement, ils étaient une soixantaine d’ex-UDF à s’être retrouvés autour de Borloo : radicaux valoisiens, centristes de l’UMP, membres du Nouveau Centre, ou électrons libres comme Jean-Louis Bourlanges. Même Jean-Marie Bockel pour la Gauche moderne en était et Dominique Paillé, porte-parole de l’UMP, est passé. La feuille de route est claire : « Nous avons mandaté Jean-Louis Borloo pour organiser la coordination entre les centristes afin de recréer la deuxième jambe de la majorité », détaille la Nouveau Centre Valérie Létard, ex-secrétaire d’Etat à l’Ecologie. Une nouvelle réunion est programmée sous quinze jours.

Tous lorgnent vers Borloo et ses élusdans l’espoir qu’ils quittent l’UMP

Reste encore à en définir les modalités. Déjà, des divergences apparaissent. Surtout sur le départ des radicaux de l’UMP. François Sauvadet, président des députés Nouveau Centre, en fait un préalable : « La première étape, c’est une clarification politique de Borloo. » ­Laurent Hénart, secrétaire général des radicaux, n’en voit pas l’urgence : « Il faut prendre les choses dans le bon ordre : d’abord se coordonner, défendre des positions communes, notamment au Parlement. » Les radicaux discuteront de leur place dans l’UMP lors de la réunion de leurs instances dirigeantes le 24 novembre. La question est loin d’être réglée. Car, comme le souligne le sénateur Jean Arthuis, « derrière la présidentielle, il y a les législatives ». Pas sûr que les députés prennent le risque de quitter l’UMP. « N’oubliez pas que l’on ne peut pas faire confiance à la girouette Borloo », rappelle un centriste. Même si espère un autre : « En sortant du gouvernement, il a enfin montré qu’il pouvait prendre des décisions courageuses. »

Reste aussi le problème du leader : Hervé Morin rêve d’être le rassembleur, mais face à la popularité de Borloo, il est de plus en plus seul, y compris dans son camp : « Ils sont dans une situation ­similaire vis-à-vis du gouvernement, mais différente vis-à-vis de la structure partisane », affirme l’un de ses lieutenants. Les deux ont déjeuné ensemble mardi 16 novembre pour tenter d’aplanir leurs différences. L’heure est au rassemblement. Mais déjà le feu couve… Quant à François Bayrou, fort d’un sondage de l’Ifop pour « France Soir » le donnant « personnalité qui incarne le plus les idées et les valeurs du centre » à 41 % devant Borloo à 24 % et Morin à 9 %, il assure ne pas s’intéresser à ce « panier de crabes » : « Deux éléments créent la confiance en politique : une analyse juste et le courage d’en tirer les conséquences jusqu’au bout. » Quelque chose dont il ne semble pas croire Borloo capable...

 

(Source : Caroline Fontaine - Paris Match).

dimanche, 12 décembre 2010

Hervé Morin, invité de Ruth Elkrief le 6 décembre sur BFM TV

mercredi, 08 décembre 2010

Hervé Morin ce matin dans le quotidien La Provence

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logo_laProvence.jpgFaites-vous ce tour de France pour vous compter ?
Depuis des mois, je vais à la rencontre des Français. Il y a en France des forces d’innovation, d’anticipation qu’il faut écouter. Je souhaite m’imprégner de tout cela.

Cela ressemble à une démarche de présidentiable !
Je souhaite que les valeurs que défend la famille centriste soient portées au moment de l’élection présidentielle. Cela doit s’appuyer sur un projet politique que je construis progressivement. Il faut un candidat centriste à la présidentielle, celui-ci sera désigné à l’automne 2011. Ma détermination est absolument totale pour que l’expression centriste se fasse entendre.

Qui est le leader du centre, Jean-Louis Borloo ou vous-même ?
Nous verrons bien qui sera sur la ligne de départ à l’automne prochain. Je ne suis pas en concurrence, ni dans une compétition. Pour moi, il n’y a pas de rivalité mais d’abord la volonté de porter un message politique qui a une pertinence absolue. Compte tenu de nos valeurs, les centristes doivent être associés à un parti de la droite républicaine.

Ce qui revient à dire que François Bayrou n’est pas un centriste ?
Une des conditions de cette expression centriste, c’est qu’il faut clairement savoir où on habite. Quand on est au centre, on n’est pas au milieu de nulle part! Etre indépendant ne signifie pas être seul. François Bayrou confond indépendance et démarche solitaire.

Pas de stratégie de rupture avec l’UMP pour exister ?
Lorsque l’on est centriste, on porte le principe de responsabilité individuelle, de liberté d’entreprise, de tempérance fiscale. Des valeurs qui nous amènent à être associés à la majorité actuelle. Mais il faut qu’on soit assez fort pour peser sur le cours des choses. Mon objectif est donc de créer une coalition des partis de droite et du centre où ces sensibilités de la vie politique française puissent être entendues. Toutes les démocraties européennes sont sous le régime de la coalition, de gauche comme de droite, ce n’est pas un hasard. On a besoin d’équilibre.

Les centristes ont été les grands perdants du remaniement. La rumeur d’un réajustement au profit du centre vous réjouit-elle ou vous vexe-t-elle ?
Nous avons très clairement assisté à l’occasion du remaniement à la constitution d’une équipe de campagne à base RPR. C’est un message de plus pour que les centristes prennent conscience qu’il doit exister une expression politique indépendante. Quant à l’entrée de centristes lors d’un réajustement, ce n’est pas significatif.

N’est-ce pas acrobatique de jouer l’alliance avec l’UMP pour les cantonales alors que vous êtes exclus des ministères ?
Lorsqu’il s’agit d’élections locales, les gens votent pour un homme davantage que pour un parti. Il faut donc choisir le meilleur.
 
Vous prônez une réforme fiscale qui s’engage à peine aujourd’hui. Etes-vous amer ?
Nous demandons la suppression du bouclier fiscal depuis trois ans. C’est un sparadrap, une mauvaise réponse à un vrai problème. Par ailleurs nous sommes favorables à la suppression de l’ISF qui serait compensé par la création d’une tranche marginale d’impôt sur les hauts revenus. Une solution économiquement efficace et socialement juste.

Les divisions qui se dessinent au PS vous seront-elles profitables ?
Il vaut mieux miser sur sa propre force que sur la faiblesse des autres.

Recueilli par Marjory CHOURAQUI

jeudi, 25 novembre 2010

Jean-Marie Cavada et Philippe Vigier nommés porte-paroles du Nouveau Centre

logo_nouveau_centre.jpgSur proposition d’Hervé Morin, Président du Nouveau Centre,  le Comité exécutif a nommé conjointement M. Jean-Marie Cavada, député  européen, Vice-président du Nouveau Centre , et M. Philippe Vigier, député d’Eure-et-Loir, Secrétaire général adjoint du Nouveau Centre, à la fonction de porte-parole du Nouveau Centre.

Ils succèdent à M. Maurice Leroy, ministre de la ville.

dimanche, 21 novembre 2010

Hervé Morin sur Europe 1 le lundi 15 novembre

dimanche, 14 novembre 2010

Hervé Morin quitte le gouvernement et dénonce un manque de pluralisme et d'équilibre

1343d3ea-f02d-11df-9975-c3aab8dcf462.jpgPARIS (AP) — A quelques minutes de l'annonce de la composition du nouveau gouvernement Fillon, Hervé Morin a déclaré dimanche soir qu'il n'en ferait pas partie, accusant la future équipe d'être "une équipe de campagne électorale UMP". "Je ne pouvais pas rester au gouvernement", a annoncé le président du Nouveau centre, qui occupait le poste de ministre de la Défense dans la précédente équipe. Hervé Morin a expliqué sur i>télé et France-Info qu'il avait espéré "une représentation plus équilibrée des sensibilités de la majorité". "Au lieu de ce geste de rassemblement dans la composition du gouvernement, j'ai vu apparaître une équipe de campagne", a-t-il déploré, avant de renchérir: "j'ai vu apparaître une équipe de campagne électorale UMP". Et de confier: "Je le regrette". Souhaitant "rassembler la famille centriste", il a annoncé qu'il allait à présent "entamer un tour de France pour partager mes convictions (avec les Français) et pour les écouter". Hervé Morin a conclu en appelant "tous les centristes à rejoindre la seule formation politique indépendante de la majorité, c'est-à-dire le Nouveau centre". AP

Maurice Leroy nommé Ministre de la Ville

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PARIS, 14 novembre (Reuters)- Nommé ce soir ministre de la Ville, le député du Loir-et-Cher Maurice Leroy est l'un des centristes enfin récompensés pour avoir préféré Nicolas Sarkozy à François Bayrou au lendemain de l'élection présidentielle.

"Momo", comme l'appellent ses proches, remplace à ce poste Fadela Amara, symbole de la diversité.

Il n'a pas que des amis au Palais-Bourbon. Certains lui reprochent ses fidélités successives et surtout de tenir des propos acerbes à l'égard de ses amis de la veille.

Âgé de 51 ans, Maurice Leroy a longtemps oeuvré au Parti communiste avant de devenir un des fidèles lieutenants du président de l'UDF, après quelques années passées dans l'entourage de Charles Pasqua.

Maurice Leroy a commencé sa carrière politique comme directeur de cabinet du maire alors communiste d'Orly, dans la banlieue parisienne, avant d'occuper le poste de secrétaire général du groupe communiste du Sénat, de 1984 à 1990.

Il retournera ensuite dans des cabinets d'élus communistes, celui du conseil général du Val-de-Marne puis de la mairie de Nanterre (Hauts-de-Seine), avant de passer chez le très RPR Charles Pasqua comme chargé de mission au ministère de l'Intérieur et au conseil général des Hauts-de-Seine.

Il rejoindra ensuite le cabinet du RPR Eric Raoult, devenu ministre délégué à la Ville et à l'Intégration.

En 1997, Maurice Leroy est élu député UDF de la troisième circonscription du Loir-et-Cher. Il sera réélu en juin 2002 et choisira de rester à l'UDF au moment de la création de l'UMP.

Il était l'un des porte-parole de François Bayrou lors de la campagne présidentielle, où le candidat centriste a obtenu 18,6% des voix au premier tour. Longtemps thuriféfaire du dirigeant centriste, il deviendra du jour au lendemain l'un de ses adversaires les plus acharnés.

Rallié au lendemain du premier tour de l'élection présidentielle à la candidature de Nicolas Sarkozy, comme la majorité des députés UDF sortant, il est réélu député du Loir-et-Cher en juin 2007.

Maire du Poislay, dans ce même département de 1989 à 2001, Maurice Leroy est conseiller général depuis 1994. Il préside l'instance départementale depuis mars 2004.

D'un contact facile, Maurice Leroy, qui a su garder de bonnes relations avec certains de ses anciens amis communistes, n'avait jamais raté une occasion de pourfendre "l'hégémonisme" d'une UMP dont il s'est pourtant rapproché et avec laquelle il entretient d'excellentes relations.

Il est titulaire d'une maîtrise de sciences économiques et d'un diplôme de technologie de gestion des entreprises et des administrations obtenu après des études au lycée Montaigne, puis à Paris I-Panthéon Sorbonne et à l'Institut universitaire de technologie de Saint-Denis.

Marié et père de trois enfants, Maurice Leroy, qui pratique le tennis et la natation, est un passionné de cinéma et de littérature. Il est incollable sur Stendhal.

 

(Par Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse)

dimanche, 10 octobre 2010

Discours de clôture d'Hervé Morin lors de la convention du Nouveau Centre sur l'Europe

Ces conventions thématiques seront désormais mensuelles. Celle-ci avait lieu lundi dernier 4 octobre.

mercredi, 22 septembre 2010

Rentrée politique de Brigitte Fouré : "Oeuvrer à une société apaisée"

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(Communiqué de presse en date de ce jour)

Après avoir participé samedi dernier à l’émission La voix est libre, sur France 3 Picardie, Brigitte Fouré, Conseillère Générale de la Somme et Conseillère municipale d’Amiens, revient sur les dossiers forts de cette rentrée politique, au niveau local comme à l’échelle nationale.

Election au Conseil Général

 Je me sens désormais « responsable d’une partie importante de la population d’Amiens et ancrée sur un territoire.

De plus, ma permanence, située en centre-ville et ouverte au public, est un lieu de vie et désormais aussi le seul lieu de contre-pouvoir dans la capitale picarde, avec un conseil général, un conseil régional et une mairie 100% à gauche !

Dossiers du canton

La Démocratie locale. J’aimerais obtenir de la mairie des réunions régulières de concertation avec les habitants sur tous les sujets forts qui les concernent, tels le stationnement résidentiel ou le devenir de la caserne Dejean.

Politiques du Conseil Général

Ma priorité première concerne la formation des jeunes. Mon canton d’Amiens V Sud-Est Cagny comprend 3 collèges publics et 2 collèges privés. C’est très important.

Action du Maire d’Amiens et de sa majorité

Ils reprennent à leur compte des actions qui ont été menées avec succès et sans éprouver le besoin de les valider. Simplement en les changeant de nom !

Ainsi, le Marché de Noël devient « Parfums d’hiver » ou les Rencontres d’automne sont rebaptisées « Rencontres d’octobre « !

Le problème des crèches n’est pas réglé.

Tout comme le problème des parkings-relais : il faut les réhabiliter. Des gens se désintéressent de notre centre-ville et préfèrent aller faire leurs courses dans les grandes zones commerciales comme celle d’Hénin-Beaumont (62).

L’accessibilité au centre-ville devient un casse-tête. Cela change tellement souvent que les GPS ne sont pas mis à jour et les automobilistes qui ne connaissent pas Amiens et entrent dans notre ville commettent des infractions au code de la route et se font verbaliser. Il y a mieux comme comité d’accueil !

Il faut également rénover la démocratie locale à tout prix. Les comités de quartiers sont sur le terrain, contrairement aux personnes qui constituent les « conseils d’habitants », dont la démarche est louable mais inappropriée à notre ville.

Opposition municipale

L’opposition est forcément groggy car, après 19 ans d’action, il y a forcément un temps d’abattement et de recul sur les choses, qui est nécessaire dans ce que nous vivons dans nos vies personnelles. Je ne vois pas pourquoi il en serait différent dans la vie publique.

Il ya un club, Imagine Amiens, autour d’Olivier Jardé, Alain Gest, Benoît Mercuzot et moi-même, qui travaille et qui a rencontré récemment Guillaume Pépy, Président de la SNCF, à propos de la question du TGV.

Il ya aussi une association, Présence pour Amiens, qui rassemble autour de Claudine Alexandre des colistiers de 2008 qui ont voulu continuer à réfléchir sur l’avenir de leur ville.

Le groupe d’opposition est en fait là pour sanctionner et contrôler la politique de l’équipe en place. Il gère davantage le quotidien.

Après ces différents constats, je considère qu’il est temps que nous changions de braquet, à l’approche de la mi-mandat.

Mon association, l’association des Amis de Brigitte Fouré, propose différentes activités  (Café Europe, sorties…). Nous avons crée en son sein un espace de réflexion intitulé « Ensemble, pensons l’avenir ! ». Mon association aura donc à cœur de démontrer, dans les mois et les années qui viennent, l’inefficacité de la politique du maire et de son équipe.

Quel leader pour 2014 ?

La question est prématurée. Il y a encore des échéances électorales en 2012 qui peuvent changer la donne.

D’un point de vue personnel, je peux d’ores et déjà vous dire que je serai candidate aux élections cantonales en mars 2011 et que je ne serai pas candidate aux élections législatives de 2012, que ce soit en tant que titulaire tout comme en tant que suppléante.

Car il ya un temps pour les élections et un autre pour le terrain. Après les élections cantonales, je ne serai candidate à rien jusqu’en 2014.

Candidature aux élections municipales

Je prendrai ma décision le moment venu. Nous sommes un peu dans le même cas de figure que le PS au niveau national : nous avons beaucoup de personnes compétentes dans l’opposition amiénoise, ce qui est normal car, lorsque l’on travaille avec une personnalité comme celle de Gilles de Robien pendant près de 20 ans, cela développe forcément une expertise particulière chez de nombreuses personnes.

Pour ma part, je reste persuadée que le prochain leader sera celui ou celle que la population reconnaîtra le moment venu pour l’incarner et défendre ses intérêts.

Roms

Nous devons œuvrer à une société apaisée et non diviser les Français. Il est du devoir des hommes et femmes politiques de voir les problèmes en face, mais aussi de notre responsabilité de rechercher les voies de l’apaisement, de trouver des solutions concrètes et efficaces plutôt que de se livrer à de vaines surenchères. Pour moi, comme pour Le Nouveau Centre, la lutte contre la délinquance ne peut se résoudre à une simple politique de sanction, décidée après l’émotion des événements et du  discours de Grenoble.

Roms : Crise avec l’Europe

Arrêtons les polémiques franco-françaises inutiles, parlons en Européens d'une question européenne appelant une réponse européenne.

Comme le rappelait récemment mon amie la députée européenne NC Sophie Auconie (qui sera à Amiens le 25 octobre dans le cadre d’un Café-Europe) : « La construction européenne est d'abord la mise en commun de certaines valeurs, desquelles découlent certaines libertés, dont la liberté de circulation, et certains devoirs, dont celui de respecter les conditions applicables à l'exercice du droit de séjour. Aujourd'hui, nous devons répondre à la détresse d'une population, qui est en mal d'intégration. Une détresse exploitée par certains réseaux mafieux et qui ne laisse comme moyen de subsistance que la mendicité, le vol et la prostitution. Telle est la question principale à régler aujourd'hui ».

J’ajoute que, si j’ai regretté l’amalgame de la commissaire à la Justice Viviane Reding avec la Shoah, je dois dire que sa colère résidait dans le fait que le Gouvernement lui avait menti sur l’existence de la circulaire sur les Roms, maladroite et indigne. Car Viviane Reding était Commissaire en charge de la Communication lorsque j’étais au Parlement européen et elle est une femme très mesurée. L’Union européenne ne reconnaît pas les expulsions collectives, il faut faire du cas par cas.

Je tiens aussi à dire que les Roms sont pourchassés pour le seul fait de leur appartenance à cette communauté. C’est en cela que cela rappelle la condition des Juifs en 1940 même si, et la différence est de taille, les Roms ne sont pas exterminés au bout de leur voyage, mais rentrent tout simplement dans leur pays, où le pouvoir en place les discrimine.

Ce qui m’inquiète aussi de plus en plus est l’image de la France à l’étranger. Notre pays prend la Présidence du G20 en novembre pour 18 mois. Dans un tel climat d’agitation, on peut se demander si nous sommes prêts.

Les retraites

Il faut dire la vérité aux Français. Je suis pour le relèvement de l’âge légal de départ à la retraite, pour l’alignement des systèmes privé et public, et l’évolution vers un régime par répartition individualisé grâce au principe de compte notionnel. Il n’est pas normal qu’il soit si difficile pour un Français de connaître avec exactitude à tout âge de sa vie active, ce qu’il percevra au moment de sa retraite. En parallèle, rappelons l’importance de la réflexion sur la pénibilité qui doit dépasser le seul cadre de la réforme des retraites.

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