Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mardi, 09 septembre 2008

Discours d'Hervé Morin aux universités d'été des Jeunes Centristes

re_hmfoule.jpg

 

(Seul le prononcé fait foi)

 

Mes Chers amis,

Avec les parlementaires du groupe, avec André SANTINI, avec Jean-Christophe LAGARDE, je voudrais tout d’abord dire merci à deux ou trois personnes. Je voudrais dire merci à Jean-Pierre COLIN, président de la fédération du Var. Je voudrais dire merci à Mireille BENEDETTI, avec sa conviction, son enthousiasme extraordinaires, nous sommes en train de faire de belles choses dans les Bouches du Rhône ; puisque progressivement nous sommes en train d’élargir la famille, Robert ASSANTE, maire du 11ème et 12ème arrondissement de Marseille et Conseiller général vient de nous rejoindre, Robert est là au premier rang.

Et puis je voudrais surtout dire merci à Damien ABAD, et merci aux jeunes. Pour ceux qui étaient au Congrès fondateur de Nîmes en mai dernier, ils se souviennent des mots que j’avais eu pour Damien : je pense, Damien, que si les petits cochons ne te mangent pas, a priori la destinée des présidents des jeunes centristes devrait te permettre, un jour comme Jean-Christophe avant toi, de gravir les échelons de la vie politique française. Parce que tu as du courage, parce que tu es intelligent, et surtout parce que tu as une force et une détermination extraordinaires : Bravo Damien !

Alors c’est vrai, Mireille, ces 15 derniers jours ont été rudes, ils ont été rudes mais je suis vraiment heureux d’être là parmi vous aujourd’hui. Etre parmi vous pour cette première Université d’été, d’un parti qui n’a même pas un an d’existence. Un parti qui a 10 mois d’existence, puisque les statuts de ce parti ont été rédigés en septembre dernier et qu’ils ont été adoptés en novembre. Et bien moins d’un an après la création de notre parti politique, que les jeunes aient organisé l’Université d’été de notre parti, et que vous ayez réunis 400 personnes, où chacun est venu par ses propres moyens en finançant son déplacement ; c’est la preuve mes chers amis, que notre formation politique en l’espace de dix mois, a beaucoup avancée.

Que de chemin parcouru depuis dix mois !

Un groupe parlementaire autonome à l’Assemblée nationale.
Un congrès fondateur à Nîmes où nous avons réussi à mobiliser pendant deux jours plus de 2 000 militants dans le hall des expositions de Nîmes.
Près de 8000 adhérents, c'est-à-dire plus du tiers de ce que représentait le fichier de l’UDF à la veille de l’élection présidentielle, nous étions 21000 adhérents à jour de cotisation.
Des élus sans cesse plus nombreux à chaque élection. Je vous invite à lire dans une des dernières revues de sciences politiques, une analyse de Pierre MARTIN, indiquant que nous avions fait plus d’élus aux dernières élections municipales et cantonales que le Modem, et que nous avions été en nombre d’élus la troisième force politique du pays.

Et mon cher Damien, au-delà des fédérations de plus en plus nombreuses, de plus en plus constituées, nous avons un mouvement national des Jeunes centristes, dont certains sont ici devant nous, ce mouvement compte aujourd’hui 1000 jeunes. 1000 jeunes qui sont aujourd’hui la pépinière de demain.

Alors, mon cher Damien tu nous dis aujourd’hui : « il nous faut des places », Je ne suis pas contre ! Mais il n’y a pas de droit en la matière, il y a une exigence, celle de vous faire une place en fonction du travail accompli, en fonction de l’effort que vous accomplirez pour participer à la vie politique locale. Parce que quand on est jeune, pour avoir été Conseiller général à 29 ans, on a un atout formidable, c’est que celles et ceux qui sont plus âgés que vous, vous regardent non pas avec un regard de défiance, mais avec un regard extrêmement bienveillant. Ils disent : « voilà des jeunes qui veulent s’investir dans la vie politique », et cela vous procure un atout absolument extraordinaire. Et si vous savez mettre en œuvre cet atout, nous vous ferons la place que vous méritez aux élections européennes, et à coup sûr aux élections régionales dans moins de 18 mois. Investissez vous, prenez vos responsabilités, et je vous garantis que vous aurez la place qui doit être la vôtre.

C’est à vous, la jeunesse d’un parti jeune, que je m’adresse aujourd’hui.
Je compte sur votre enthousiasme,
Je compte sur votre dynamisme,
Je compte sur votre talent,
Je compte sur vos idées,
Je compte sur votre diversité,
Vous l’aurez compris, je compte sur vous pour porter haut et fort nos idéaux et nos combats.
Je compte sur vous pour que nos valeurs et nos convictions irriguent le débat public.
Je compte sur vous pour lancer des idées nouvelles, pour être à l’avant-garde, pour faire avancer la France, pour redonner du souffle à l’Europe.
Je compte sur vous pour inspirer l’évolution du monde et pour être la force d’imagination de notre parti.
Nous comptons sur vous, les Jeunes centristes, sur toi Damien, pour lancer des idées nouvelles, pour vous engager pour que notre parti ait dans les années à venir, la place qui est la sienne, et je pense aux élections présidentielle et législative

Car après la fondation de nos structures, nous voici désormais pleinement mobilisés dans l’élaboration de notre projet politique, dans l’écriture du contrat que nous voulons proposer aux Français.

Notre projet politique, nous devons le penser dans un esprit d’ouverture et de rassemblement de la famille centriste. Sans exclusive. Il nous faut travailler aussi bien avec les réformateurs de l’UMP – dont je rappelle que beaucoup sont d’anciens membres de l’UDF et du centre, du CDS pour Yves BUR, du PR pour Hervé NOVELLI, des Adhérents Directs pour Louis GISCARD d’ESTAING – qu’avec le parti radical de Jean-Louis BOORLO, mais aussi avec Jean-Marie BOCKEL, et avec les anciens centristes réunis autour de Pierre MEHAIGNERIE. Nous devons faire le chemin inverse de celui qui a conduit à la mort de l’UDF, c'est-à-dire par le dialogue refaire le chemin de la reconstruction de notre famille politique, celle qu’était l’UDF.

Notre projet politique, nous devons l’imaginer avec tous ceux avec qui nous partageons les mêmes valeurs et la même volonté d’agir.

C’est dans cet esprit que nous avons installé nos premiers groupes de travail :
L’un sur l’économie autour de Christian SAINT-ETIENNE, et nous aurons un Conseil national dès novembre pour évoquer ensemble les grandes orientations de la politique économique que nous voulons défendre. Une politique économique qui doit assurer le juste équilibre entre liberté d’entreprise, liberté économique, esprit de justice et d’équité.
L’autre sur l’Europe, autour de Brigitte FOURE, dans la perspective de rénover le projet européen qui est au fond de nos cœurs. Et nous lançons avec Jean-Pierre RAFFARIN et Hervé NOVELLI, les Séminaires des Centres. Le premier aura lieu le 18 septembre prochain, à Epaignes, sur l’Europe. Les séminaires des centres ne sont font pas avec nous mais autour de nous.

Ce premier séminaire des centres sur l’Europe sera ouvert par le père fondateur de l’UDF, Valéry GISCARD D’ESTAING, lui qui a su construire ce parti du centre et du centre droit. Lui qui avait eu l’intuition géniale que les centres éclatés devaient se réunir pour permettre au centre de peser face au parti conservateur de l’époque, le RPR.
Si nous avons choisi de consacrer ce premier séminaire à l’Europe, c’est parce que l’Europe est un sujet qui nous réunit depuis toujours, nous les centristes. L’Europe est partie prenante de notre identité politique. Nous les centristes, nous ne sommes pas seulement des Européens de raison ; nous sommes avant tout des Européens passionnés et c’est cette passion là qui nous permettra de nous rassembler.

Des Séminaires des centres, nous en aurons régulièrement, tout au long de l’année. J’ai d’ores et déjà confié à Valérie LETARD la préparation du 2e séminaire que nous tiendrons avant la fin de l’année sur le thème essentiel de l’avenir des solidarités, pour et poser aussi la question de l’humanisme.

Aujourd’hui, nous sommes ainsi en ordre de marche et résolument tournés vers l’action.

Parce que l’action, c’est le mandat que nous ont confié les Français en 2007 pour prendre toute notre part aux réformes nombreuses, courageuses et nécessaires dont le pays a besoin.
Oui, 2007, ce moment où le Nouveau Centre a vu le jour, renonçant à une opposition confortable mais inutile.

Car aux commentaires, nous préférons l’action.
Car à l’imprécation, nous préférons la responsabilité.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de remettre la France en mouvement.
Il s’agit de rattraper notre retard dans la compétition mondiale.
Il s’agit de mieux préparer l’avenir et faisant enfin les réformes structurelles que les gouvernements successifs ont toujours remis à demain.
Car à force de remettre à demain les réformes, les indicateurs de la maison France se sont installés dans le rouge depuis des années et des années.
Je pense à notre déficit budgétaire structurel : songez qu’il faut remonter à 1980 – il y a 28 ans – pour retrouver un budget en équilibre. C’était sous Raymond BARRE… 40 milliards d’euros, c’est devenu notre déficit de croisière. Et 28 ans de déficits cumulés, c’est aujourd’hui 1 300 milliards de dette, qu’il nous faut bien rembourser. Votre impôt sur le revenu suffit à peine à rembourser les seuls intérêts de la dette.

Je pense à notre déficit commercial. Et ce n’est pas l’euro, le coupable ! Avec la même monnaie, nos voisins allemands s’en sortent bien mieux que nous !

Je pense au faible taux d’emploi des jeunes, sensiblement inférieur à celui de nos principaux partenaires européens. De dix points inférieurs en moyenne à nos partenaires européens.

Je pense au trop faible nombre de brevets déposés par nos entreprises. On dépose en France deux fois moins de brevets qu’en Allemagne. Pourquoi ?

Je pense enfin à la difficulté qu’ont nos universités à apparaître dans les grands classements internationaux.

Dès lors, comment ne pas s’engager franchement dans la voie des réformes ? Et nous voulons être le parti de la réforme et de la modernité.

Puis-je rappeler l’ensemble des réformes que nous avons menées dans la majorité présidentielle depuis plus d’un an.
60 projets de loi qui ont été adoptés par Parlement depuis le début de la législature.
L’alignement des régimes spéciaux de retraites sur les autres régimes de retraite : c’était justice que de le faire !
Le service minimum dans les transports : on en parlait depuis 20 ans.
Tout comme l’autonomie des universités que personne n’osait faire !
Et nous avons aussi ouvert le chantier des grandes réformes sociales : le dialogue social, le contrat de travail, la représentativité syndicale et bien sûr, les 35 heures. Voilà 10 ans que nous étions tétanisés sur cette question. Nous avons tenu nos promesses ! Nous avons fait ce que nous avions dit pendant la campagne présidentielle.

La modernisation de l’Etat est notre priorité quotidienne.
La fusion ANPE / Unedic, c’est fait !
La réforme des impôts et de la compatibilité publique, c’est fait !
La fusion DDE-DDA, c’est encore nous !
Et je n’ose parler de la réforme profonde du ministère de la défense dont nous avions absolument besoin pour moderniser notre outil de défense.

Ces réformes, nous les avons voulues. Ces réformes nous les avons portées avec nos différences. Mais ces réformes nous les avons faites.

Ce sont ces réformes structurelles internes qui nous permettront d’avoir à terme un niveau de croissance au moins égal à ceux de nos voisins européens. Depuis 1995 la France connaît en moyenne un point de croissance de moins que nos voisins européens. Parce que nous aurons fait ces réformes structurelles, lorsque la croissance mondiale reviendra, la France sera en mesure d’engranger les bénéfices de ces réformes structurelles.

Voilà pourquoi, à travers toutes ces réformes, j’ai le sentiment que le pari que nous avons fait en 2007, entre les deux tours de l’élection présidentielle, était le bon.

Nous avons refusé d’être dans l’incantation ; nous avons choisi d’être dans l’action.
Nous avons refusé d’être dans l’abstention ; nous avons choisi d’être ceux qui participent à la réforme.

Et s’il y a bien une réforme qui justifie notre choix, c’est la réforme institutionnelle.
Car cette réforme c’était la notre, c’était celle de l’UDF ! Des droits nouveaux pour les citoyens, comme le droit d’initiative populaire que nous avons fait inscrire dans la Constitution, l’impartialité de l’Etat notamment pour éviter que certaines nominations relèvent du copinage politique, le rééquilibrage du pouvoir au bénéfice du Parlement. Cela fait des années que nous voulions cette réforme. Aujourd’hui, nous l’avons !

Dès le 22 septembre prochain se tiendra un débat à l’Assemblée nationale puis au Sénat, suivi d’un vote. Ce débat et ce vote porteront sur l’engagement de nos forces en Afghanistan. Et bien, ce n’est rien d’autre que l’application du nouvel article 35 de la Constitution.
Quoi de plus naturel que de permettre au Parlement de se prononcer régulièrement sur l’envoi de nos soldats dans le cadre d’opérations extérieures ?

Mes Chers amis,

Les réformes sont engagées mais, c’est vrai, les Français restent inquiets. Ils s’interrogent. Beaucoup d’entre eux redoutent les lendemains.
Je sais bien que les motifs de préoccupation ne manquent pas.
Je sais bien que la question du pouvoir d’achat est réelle. Elle est légitime. Les Français ont raison de nous interpeller sur ce point. Nous devons leur répondre.

De même, sur le plan international, incontestablement, la situation est compliquée. Nous devons contenir la prolifération nucléaire, nous devons combattre le terrorisme qui est une menace permanente, nous devons faire face à de nouvelles crises. Les affrontements de cet été entre la Russie et la Géorgie sont venus nous rappeler brutalement qu’à nos portes, les risques de crises n’ont pas totalement disparu.

Mais si les Français sont inquiets, c’est aussi parce que la mondialisation brouille les repères sur lesquels notre société s’est construite depuis un demi-siècle. Elle bouscule nos habitudes et nos certitudes. Elle bouleverse l’ordre du monde en faisant la part belle aux puissances émergentes.

Oui, mes chers amis, le monde change. Il change vite, de plus en plus vite. Et c’est une donnée sur laquelle nous n’avons pas de prise.

Mais la mondialisation, nous y participons. Nous pouvons l’infléchir. Nous pouvons l’inspirer.
Notre projet, c’est la liberté, et pas seulement la liberté économique.
Il est faux de dire que la mondialisation condamne le modèle français. Elle en révèle les faiblesses, ce qui est différent, et elle nous contraint à les corriger.
Elle nous pousse à rechercher les nouveaux gisements de la croissance économique.
Elle nous conduit à réhabiliter le travail, que nous avons découragé à coups de 35 heures et de charges excessives.

C’est pour cette raison que le Revenu de Solidarité Active (RSA) représente une opportunité sans précédent pour sortir de ce cercle vicieux que nous avons tant dénoncé lors de toutes nos campagnes électorales.
Je veux rendre hommage à l’action menée par Martin HIRSCH. Voici en effet une réforme majeure, que je soutiens sans réserve.
Nous qui nous sommes tant battus pour le « i » de RMI,
Nous qui nous sommes tant élevés contre les trappes à pauvreté,
Nous aurons enfin, avec le RSA, un dispositif adapté à la reprise d’activité et une réelle incitation financière au travail.

C’est vrai, mon cher Jean-Christophe, que le financement de cette mesure suscite des interrogations, au sein même de la majorité. C’est le rôle même du débat parlementaire que de répondre à cette interrogation. Si on renforce les droits du Parlement, ce n’est tout de même pas pour considérer que le projet du gouvernement n’est pas amendable C’est au contraire pour considérer que le Parlement doit jouer tout son rôle. Et d’ailleurs, le Parlement n’a-t-il pas d’abord été créé pour voter l’impôt ?

Fallait-il pour autant créer une nouvelle taxe ?
Selon nous – et nous en avons parlé lors de notre dernier comité exécutif – des solutions alternatives méritent d’être étudiées. C’est pour cela que je mets dans le débat, au sein de notre parti, une alternative : soit le plafonnement de niches fiscales, soit la limitation des exonération de charges sociales liées aux 35 heures, pour toute une série de grands groupes dont aucune des décisions d’investissement ne correspond à la problématique de l’exonération de charges sociales ?

Faut-il pour autant prévoir une première exception au bouclier fiscal ?
Dans le contexte de concurrence dans lequel nous nous trouvons, on ne peut pas tenir un double discours : d’une part affirmer qu’un niveau de fiscalité excessif décourage l’investissement, provoque les délocalisations et empêche la création d’activité ; et d’autre part, déroger à la règle du bouclier fiscal un an seulement après sa création. Ceci porterait un coup très dur au pacte de confiance que nous avons conclu avec les contribuables. Il faut au contraire veiller à maintenir ce lien de confiance que nous tentons de créer entre le contribuable et le pouvoir politique.

Je crois ainsi, après ce que je viens de vous dire, qu’il est possible de ne pas toucher au bouclier fiscal tout en mettant en place une mesure dont le financement serait tout à fait équitable. Et c’est un objectif que nous nous sommes fixé.

Mes Chers amis, libérer la croissance, porter la liberté, mais aussi faire en sorte que nous ayons une société plus solidaire, déployée dans toutes ses dimensions : générationnelle, territoriale, culturelle, technologique.
Pour cela, nous avons aussi besoin d’inventer de nouvelles formes de solidarités. Je suis convaincu que nous avons un immense chantier à ouvrir : celui des solidarités intermédiaires. A côté des grands systèmes de solidarité, il existe un grand nombre de solidarités collectives capables de répondre aux préoccupations et aux problématiques de nos compatriotes. Il faut développer ces solidarités intermédiaires. Je pense au mutualisme, au secteur coopératif, aux branches professionnelles, aux fondations, au syndicalisme, au monde associatif, Je souhaite que nous fassions des propositions qui permettent de sortir du « tout distribution » ou des systèmes qui mettent en cause un certain nombre de principes auxquels nous croyons.

Le libéralisme ne doit pas seulement être économique. Il est aussi politique.
Comment vous parler de liberté sans vous faire part de ma réflexion sur « Edvige », ce fameux fichier qui fait tant couler d’encre ces derniers jours.
De quoi s’agit-il exactement ?
Il s’agit d’un nouveau fichier de renseignements qui est la conséquence directe de la fusion des renseignements généraux (les RG) avec la DST. Cette fusion a donné naissance à une nouvelle direction du ministère de l’Intérieur: la direction centrale du renseignement intérieur.
« Edvige » c’est donc le fichier dont disposera l’Etat pour centraliser des informations sur les personnes susceptibles de porter atteinte à l’ordre public.
« Edvige » suscite la colère de nombreuses associations et partis politiques de gauche dont le parti socialiste. Mais je veux rappeler un moment de vérité et d’histoire. Car ce fichier n’est en réalité que la reprise de deux décrets datant de 1991, quand Edith CRESSON était Premier ministre.
Je veux rappeler que nous avons évidemment besoin de fichiers pour assurer la sécurité de nos compatriotes. On sait leur utilité pour lutter contre la délinquance et la criminalité sexuelle. Mais en l’espèce, les informations qui seront collectées, si je me réfère à la lecture du décret du 1er juillet 2008, sont elles toujours bien nécessaires ? Je voudrais poser un certain nombre de questions : est-il utile, pour assurer la sécurité de nos compatriotes, de centraliser les informations relatives aux personnes physiques ayant seulement « sollicité » un mandat politique ou syndical ? Est-il utile que l’on y intègre les coordonnées téléphoniques ? Est-il nécessaire d’y intégrer des éléments relatifs à l’immatriculation des véhicules de personnes ayant exercé des mandats ? Est-il utile d’intégrer des informations d’ordre fiscal et patrimonial ? Est-ce bien nécessaire de ficher les personnes jouant selon les termes même du décret, « un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif »?

N’y a-t-il pas là un curieux mélange des genres ? Voilà en tout état de cause un sujet qui nous interpelle tous. Dans une société où les nouvelles technologies sont partout, la question des nouvelles libertés est fondamentale. Ces libertés, qu’elles soient individuelles ou collectives, il faut définir le cadre juridique et politique de leur expression. Car si Internet est un formidable espace de liberté, c’est aussi une menace permanente sur nos propres libertés individuelles, et sur notre droit à la protection de la vie privée.
Voilà des sujets majeurs sur lesquels nous devons travailler. Je souhaite que sur la question de l’émergence et de la protection des nouvelles libertés individuelles, collectives, politiques, nous soyons fer de lance au sein de la majorité. Pour ma part, je ferai des propositions au début de l’année prochaine sur ces sujets car, me semble-t-il la France a trop longtemps oublié la question de la liberté.

Mes chers amis, la France est le pays de la liberté et l’humanisme. Mais la France est aussi un pays qui doit assumer les responsabilités d’une grande puissance.

Car la France n’est pas un pays comme les autres.

Nous sommes membre permanent du Conseil de sécurité.
Nous sommes membre fondateur de l’Union européenne.
Nous sommes une des 4 ou 5 grandes puissances militaires du monde et nous disposons de l’arme nucléaire.
Nous sommes la 5e puissance économique de la planète, en dépit de nos difficultés.
Tout ceci nous confère une place éminente dans le monde. Tout ceci nous donne une influence majeure. Une singularité qui nous confère des devoirs.

Le premier des devoirs, c’est d’œuvrer activement pour la sécurité et pour la stabilité du monde. C’est tout le sens de notre engagement en Afghanistan.
Dois-je rappeler que c’est Lionel JOSPIN et Jacques CHIRAC, qui dans un élan d’unité nationale si rare dans notre pays, ont décidé, d’un commun accord en 2001, l’envoi de nos troupes en Afghanistan ?
Dois-je rappeler que la communauté internationale intervient dans le cadre d’un mandat des Nations Unies, renouvelé chaque année ?
Dois-je rappeler que 39 pays sont aujourd’hui présents en Afghanistan et parmi eux, 25 des 27 Etats membres de l’Union européenne ?
Dois-je rappeler la terreur pratiquée par le régime taliban et la négation des droits de l’homme et de la femme, avant l’arrivée de la communauté internationale ?
Dois-je rappeler, même si cela n’apparaît pas encore suffisamment, les progrès accomplis depuis 7 ans ? Nous construisons des routes :( 4 000 kilomètres contre 50 en 2001), des écoles ( 6 millions d’enfants scolarisés alors que les jeunes filles n’étaient pas scolarisées en 2001) et des hôpitaux (80 % des Afghans ont aujourd’hui accès au système de santé contre 10 % en 2001) et nous formons l’armée afghane (50 000 hommes aujourd’hui et près de 80 000 hommes à la fin de l’année). Cette mission que nous effectuons, même si elle est à 7000 kilomètres de nos frontières, c’est une mission que nous effectuons par la sécurité de nos propres concitoyens. Car l’Afghanistan en 2001, c’était le foyer du terrorisme international.

Oui, le 18 août, dix de nos soldats ont payé du sacrifice ultime de leur vie dans l’accomplissement de leur devoir. Ils sont morts en combattant contre le terrorisme et pour notre liberté. Je veux, avec vous, ici à nouveau leur rendre hommage et saluer leur courage. Je veux leur témoigner une nouvelle fois ma reconnaissance et notre reconnaissance.

Nous n’avons pas le droit de tomber dans le piège que veulent nous tendre les Talibans : celui de la faiblesses d’opinions publiques occidentales par essence fragiles. Ne tombons pas dans leur piège ! Soyons unis, unis dans le combat contre le terrorisme, unis dans la défense des droits de l’homme, unis derrière nos soldats qui ne comprennent pas ce qui se passe et les débats qui heurtent une grande partie de l’opinion publique.

A ceux qui nous disent qu’il faut changer de stratégie, je leur demande: mais quelle stratégie ? Comment pourrions concevoir un seul instant que la France, membre permanent du Conseil de sécurité, membre fondateur de l’Union européenne et actuellement en charge de la présidence du Conseil de l’Union, puisse du jour au lendemain annoncer son retrait aux 38 autres membres de la Communauté internationale. Ce serait une démission et une faute grave.
Nous n’avons qu’un seul devoir, c’est de continuer une épreuve certes difficile mais qui est indispensable pour notre sécurité et pour la stabilité du monde

Mes Chers amis,

Je voudrais conclure par l’Europe. L’Europe, c’est un idéal pour nous.

Initialement, l’Europe a été pensée pour pacifier notre continent. Ce projet ne sera jamais périmé. Mais la globalisation nous conduit à le compléter ou à penser différemment l’Union.

Aujourd’hui, pour nous, centristes européens, le projet d’une Europe pour le monde demeure. L’Europe doit nous protéger des effets négatifs de la mondialisation : du terrorisme, des nouvelles criminalités, des nouvelles pandémies, du réchauffement climatique, de l’immigration dérégulée, du capitalisme sauvage, et en particulier les délocalisations réalisées à coups de dumping fiscal et social. La compétition, oui. Pas la jungle ! C’est cela, le modèle européen.

Mais l’Europe doit avoir une nouvelle ambition : celle de projeter son modèle et de le faire partager avec le reste du monde. Je souhaite que nous portions cette ambition lors des prochaines élections européennes. Il s’agit de partager les valeurs de liberté, d’humanisme, de solidarité et de tolérance.

Nous devons défendre une Europe conquérante, capable d’emporter des marchés tout en déployant le modèle social qui fonde notre identité : c’est-à-dire la croissance économique et la dignité humaine.
Une Europe qui sache faire entendre sa voix dans les affaires du monde, comme elle vient de le prouver en affichant son unité comme jamais dans la question du Caucase.

L’évolution du monde nous impose de nous regrouper pour peser face aux géants qui se constituent. Quand la France parle seule à la Chine, elle pèse peu. Mais quand l’Europe s’adresse unie à la Russie, elle est alors capable de peser beaucoup plus. Quand l’Europe est unie, quand elle sait porter un projet et une ambition, elle devient alors en mesure de faire bouger les lignes.

En conclusion, je voudrais vous dire une seule chose.

Au printemps 2009, nous participerons à la compétition électorale. Y participer comment ? Soit sur des listes autonomes, soit dans le cadre de listes parfois autonomes ou de listes avec nos camarades de l’UMP, soit pourquoi pas sur des listes complémentaires avec celles de l’UMP et avec des têtes de liste qui seraient Nouveau Centre. Mais ce que je sais, c’est qu’à un moment ou à un autre, nous devrons en effet porter notre ambition électorale, parce qu’un parti politique n’existe que s’il sait aller directement à la rencontre des électeurs et des urnes.

Ce que je vous demande, si ce n’est pas pour les élections européennes, c’est que nous soyons prêts pour les régionales afin de porter là aussi un des grands projets qui est le notre : celui d’une décentralisation rénovée, celui d’une décentralisation modernisée, celui d’une décentralisation qui a enfin fait le ménage dans tous les échelons de nos collectivités locales. Nous allons porter notre contrat et notre projet de société. Il nous reste désormais à nous préparer pour les prochaines échéances électorales, européennes et régionales. C’est à cela que je vous invite pour les prochaines années.

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 06 septembre 2008

Universités d'été des Jeunes Centristes

La Londe Les Maures.jpg

Durant ce week-end, je participe aux Universités d'été des Jeunes Centristes à La Londe Les Maures, dans le Var.

logo_JC.jpg

 

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 02 septembre 2008

Communiqué de presse

Photo n°33.JPG

Européennes 2009 : Brigitte Fouré candidate

 

 La députée européenne ouvrira ce samedi les universités d’été de son parti, Le Nouveau Centre, qui se dérouleront ce week-end, du vendredi 6 au dimanche 8 septembre, à La Londe-Les-Maures, dans le Var.

 

A l’aube d’une année politique qui débouchera sur les élections européennes de juin 2009, le président national des Jeunes Centristes, Damien Abad, a demandé à la députée européenne de prononcer le discours inaugural de ces universités d’été, en présence du Président du Nouveau Centre et Ministre de la Défense Hervé Morin.

Au cours de ce temps fort politique, les adhérents seront invités à réfléchir sur le nouveau nom de leur parti, qui sera choisi dans les prochains mois. Avec Mireille Benedetti, Secrétaire Générale-adjointe du Nouveau Centre, Brigitte Fouré soumettra aux militants l’appellation d’Union des Centristes de France (UCF), accompagné d’un logo.

Par ailleurs, interrogée par Euractiv, quotidien européen sur le net, quant à une éventuelle candidature aux élections européennes, Brigitte Fouré a répondu que, « Bien entendu, je solliciterai l’investiture du Nouveau Centre pour les élections européennes car je souhaite poursuivre l’action insufflée au Parlement européen par mon prédécesseur Jean-Louis Bourlanges  afin de rassembler les électeurs du Centre dans la circonscription Nord-Ouest Europe.»

 

 

CONTACT PRESSE :

Fabrice Hinschberger

Assistant parlementaire

06 75 16 46 87

18:34 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

Changement de nom du Nouveau Centre : avec Mireille Benedetti, nous proposons l'UCF : l'Union des Centristes de France!

UCF_jpeg.jpg

UNIVERSITES D'ETE DE LA LONDE LES MAURES (VAR) DES 5,6 ET 7 SEPTEMBRE 2008

 Nous, Brigitte Fouré, Députée européenne, et Mireille Benedetti, Conseillère régionale de Provence-Alpes Côte d'Azur et Secrétaire Générale-adjointe du Nouveau Centre,

Vu les statuts de notre parti « Le Nouveau Centre » ;

Considérant que la disparition du sigle « UDF » (Union pour la Démocratie Française) du paysage politique français en décembre 2007 a retiré à notre famille de pensée sa lisibilité sur la scène médiatique et dans l’opinion publique ;

Considérant que le Mouvement Démocrate, présidé par François Bayrou, a déplacé les valeurs de l’UDF au centre-gauche de l’échiquier politique français ;

Considérant que notre pays a plus que jamais besoin d’une famille de pensée d’inspiration sociale, libérale, écologique et européenne ;

 

Considérant que l’intitulé « Le Nouveau Centre » n’est pas en mesure de rassembler les Français autour de nos valeurs ;

 

Souhaitons : 

 

Etant donné que le Nouveau Centre représente aujourd’hui réellement les valeurs de l’UDF fondée par le Président Valéry Giscard d’Estaing en 1978, même si le sigle « UDF » est la propriété du Mouvement Démocrate ;

Donner à notre mouvement l’appellation de « Union des Centristes de France » et le sigle « UCF » accompagné d’un logo imaginé par les Jeunes Centristes de Picardie ;

 

Afin de : 

 

Développer une ambition pour la France et pour l’Europe conforme au dessein de notre fondateur Valéry Giscard d’Estaing ;

A savoir le suivant : « Notre projet est celui d’une société démocratique moderne, libérale par la structure pluraliste de tous ses pouvoirs, avancée par un haut degré de performance économique, d’unification sociale et de développement culturel. » (Démocratie Française, Fayard, 1976) et parce que ;

« La nouvelle dimension de la vie sociale, que cherche notre temps, revêtira, de plus en plus, la forme de la solidarité et de la fraternité. » (Démocratie Française, Fayard , 1976) ;

Voir renaître la version authentique, dans l’intérêt de la France et de l’Union européenne, de l’UDF et c’est précisément ce que l'UCF se proposera d’incarner. De ce fait ;

 

Demandons :

 

Au Président du « Nouveau Centre » lors de ces Universités d'été de La Londe Les Maures et aux instances qui en découlent ;

Soumettre notre proposition à discussion et aux votes des militants conformément aux statuts du « Nouveau Centre ».

 

 

La Londe Les Maures, le 7 septembre 2008 ,

Brigitte Fouré, Députée européenne;

Mireille Bendetti, Conseillère régionale et Secrétaire Générale-adjointe du Nouveau Centre.

10:25 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 18 juillet 2008

Hervé Morin au Grand-Jury RTL-Le Figaro-LCI


Je vous propose de revoir l'émission "Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI" qui avait pour invité Hervé Morin, Ministre de la Défense et Président du Nouveau Centre. J'assistais dans le public à cette intervention de très grande qualité.

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

Hervé Morin rencontre des blogueurs


Hervé Morin rencontre des blogueurs au Congrès fondateur du Nouveau Centre à Nîmes. Parmi eux, Sébastien Colombel, Président-délégué des Jeunes Centristes de Picardie et Président des Jeunes Centristes de la Somme.

07:50 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 20 juin 2008

Un séminaire européen des Jeunes Centristes réussi!

Photo Séminaire européen.jpg

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

samedi, 14 juin 2008

Séminaire Européen des Jeunes Centristes à Strasbourg

Seminaire européen.gif

 

300px-EuropeanParliament.jpg
Ce week-end, je participe au séminaire européen des Jeunes Centristes à Strasbourg, autour de Médéric Furon-Kuntzmann, Président des Jeunes Centristes d'Alsace.

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 12 juin 2008

La Ruche Européenne : intervention de Jean-Louis Bourlanges

Je vous fais part de l'intervention de Jean-Louis Bourlanges ce mardi lors de la conférence de presse de lancement de "La Ruche Européenne", commission Europe du Nouveau Centre.

14:59 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 11 juin 2008

Lancement de la "Ruche européenne", la commission Europe du Nouveau Centre

La Ruche.JPG

Introduction

Fidèle à l’âme et au cœur de l’UDF, le Nouveau Centre est, aujourd’hui le parti qui défend le plus ardemment les valeurs de l’Europe en France. Plus que jamais, nous croyons à l’idéal européen de coopération des peuples du continent et à l’impérieuse nécessité de plus d’Europe.

De Robert Schuman, qui en 1950 faisait le premier pas pour créer cette union sans cesse plus étroite entre les peuples d’Europe, à Brigitte Fouré, qui agit au quotidien pour une Europe plus proche des citoyens, en passant par les grandes figures européennes que sont Simone Veil, Valéry Giscard d’Estaing ou encore Jean-Louis Bourlanges, le centre français est depuis cinquante ans de tous les combats en faveur de la construction européenne, qui loin d’être un problème, représente notre avenir.

À 27, nous formons désormais une véritable « communauté de destin » continentale, composée de peuples divers, mais unis par des valeurs humanistes et une volonté commune d'agir pour un meilleur avenir.

Une Ruche pour l’Europe !

C’est fier de cette histoire que le Nouveau Centre lance aujourd’hui une « Commission Europe », appelée « La Ruche ». Ce terme souhaite exprimer aussi bien l’objectif de cette commission que son mode de fonctionnement.

La Ruche comme « Réflexion sur l’Union européenne par les Centristes et leurs Homologues Européens » vise à redonner aux héritiers des pères de l’Europe que sont les centristes français une pensée européenne avant-gardiste, à la fois ambitieuse et réaliste.

« La Ruche » sera une commission ouverte à toutes les contributions, qu’elles viennent des militants du Nouveau Centre, des Jeunes Centristes, d’universitaires, de représentants associatifs ou syndicaux, ou tout simplement de citoyens européens, qu'ils soient de France ou d'un autre Etat membre. Elle assurera un foisonnement d’idées et de débats dans les mois à venir et tâchera de faire en sorte que le miel produit - c'est à dire le résultat de la réflexion - soit une potion magique capable à la fois de rendre l’Europe plus efficace et de la rapprocher des citoyens.

Volontairement innovant dans son mode de fonctionnement, La Ruche organisera régulièrement des ateliers de réflexion, dans plusieurs villes, au second semestre 2008: un débat par mois à Bruxelles et à Paris, avec à chaque fois une thématique de fond, et des réponses à trouver à des dizaines de questions:

ü  Septembre: Quelle construction européenne voulons-nous ?

=> finalité, institutions, alliances, identité, frontières, langues, culture, médias, éducation

ü  Octobre: Quel avenir pour le marché intérieur ?

=> compétitivité, environnement, protection des consommateurs, réglementation, entreprises

ü  Novembre: Quelles nouvelles solidarités au plan européen?

=> diplomatie, défense, relations commerciales, droits de l'homme

ü  Décembre : Synthèse et mise en perspective des travaux

Le miel, produit des travaux de La Ruche, alimentera le programme politique du Nouveau Centre.

La Ruche et ses abeilles

Sous la haute autorité de:

ü  Hervé Morin

=> Ministre de la Défense

Président du Nouveau Centre

ü  Jean-Louis Bourlanges

=> Professeur à l'IEP Paris

=> Député Européen UDF (1989-2007)

=> Président du Mouvement Européen France (1995-2000)

Avec les contributions de:

ü  Brigitte Fouré

=> Députée européenne NC

=> Maire d'Amiens (2002-2007)

ü  Jean Dionis du Séjour

=> Maire d'Agen NC

=> Député NC , Secrétaire de la délégation de l'Assemblée nationale pour l'UE

ü  Yves Pozzo di Borgo

=> Conseiller de Paris NC

=> Sénateur NC, Membre de la délégation du Sénat pour l'UE

ü  François Rochebloine

=> Député NC

=> Vice-président du Conseil général de la Loire

=> Vice-président de la délégation française au Conseil de l'Europe

ü  Claude du Granrut

=> Conseillère régionale de Picardie NC

=> Membre du Comité des régions de l'Union européenne

ü  François Decoster

=> Enseignant aux IEP de Paris et Lille

=> Conseiller municipal de Saint-Omer NC

Avec la participation de:

ü  Damien Abad

=> Conseiller municipal de Vauvert NC

=> Président des Jeunes Centristes

  ü  Romain Bentz

=> Responsable du Pôle Europe des Jeunes Centristes

=> Vice-président des Jeunes Centristes

ü  Gaëtan Claeys

=> Délégué des Jeunes Centristes pour les relations européennes

=> Président-fondateur de l'association Visions d'Europe à l'IEP de Lille.

LogoRucheEuropenne[1].JPG

 

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 06 juin 2008

Les valeurs du Nouveau Centre

Je vous invite à découvrir les valeurs de ma formation politique, Le Nouveau Centre, un parti qui mise d'abord sur l'Homme et sur l'humanisme avant toute chose.

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

jeudi, 22 mai 2008

Nouveau nom du Nouveau Centre : soutenez la NDF!

1514050123.JPG

 

 CONGRES DE NIMES DES 15 ET 16 MAI 2008

 

Nous, Brigitte Fouré, Députée européenne, et les militants de la Fédération de la Somme,

Vu les statuts de notre parti « Le Nouveau Centre » ;

Considérant que la disparition du sigle « UDF » (Union pour la Démocratie Française) du paysage politique français en décembre 2007 a retiré à notre famille de pensée sa lisibilité sur la scène médiatique et dans l’opinion publique ;

Considérant que le Mouvement Démocrate, présidé par François Bayrou, a déplacé les valeurs de l’UDF au centre-gauche de l’échiquier politique français ;

Considérant que notre pays a plus que jamais besoin d’une famille de pensée d’inspiration sociale, libérale, écologique et européenne ;

Considérant que l’intitulé « Le Nouveau Centre » n’est pas en mesure de rassembler les Français autour de nos valeurs ;

Souhaitons : 

Etant donné que le Nouveau Centre représente aujourd’hui réellement les valeurs de l’UDF fondée par le Président Valéry Giscard d’Estaing en 1978, même si le sigle « UDF » est la propriété du Mouvement Démocrate ;

Donner à notre mouvement l’appellation de « Nouvelle Démocratie Française » et le sigle « NDF » accompagné d’un logo imaginé par les Jeunes Centristes de Picardie ;

Afin de : 

Développer une ambition pour la France et pour l’Europe conforme au dessein de notre fondateur Valéry Giscard d’Estaing ;

A savoir le suivant : « Notre projet est celui d’une société démocratique moderne, libérale par la structure pluraliste de tous ses pouvoirs, avancée par un haut degré de performance économique, d’unification sociale et de développement culturel. » (Démocratie Française, Fayard, 1976) et parce que ;

« La nouvelle dimension de la vie sociale, que cherche notre temps, revêtira, de plus en plus, la forme de la solidarité et de la fraternité. » (Démocratie Française, Fayard , 1976) ;

Voir renaître la version authentique, dans l’intérêt de la France et de l’Union européenne, de l’UDF et c’est précisément ce que la NDF se proposera d’incarner. De ce fait ;

Demandons :

Au Président élu à la tête du « Nouveau Centre » lors de ce congrès fondateur de Nîmes et aux instances qui en découleront de ;

Soumettre notre proposition à discussion et aux votes des militants conformément aux statuts du « Nouveau Centre ».

Amiens, le 9 Mai 2008 (Journée de l’Europe)

Brigitte Fouré, Députée européenne,

Et les militants de la Fédération de la Somme.

12:34 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

Samedi dernier à Nîmes, au Congrès fondateur du Nouveau Centre...

602061546.jpg

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 21 mai 2008

Rejoignons la jeunesse du monde

2057843176.jpg

 

Discours de clôture d'Hervé Morin au Congrès du Nouveau Centre ce week-end à Nîmes 

 

Je voudrais vous dire ma joie, mon bonheur à l’issue de ce moment si singulier, si singulièrement important.

C’était un pari un peu fou de faire venir loin de la capitale autant de militants et de nous retrouver plus de 2000 à Nîmes.

 

Retournez vous quelques instants - même si ce qui compte est devant nous - pour constater le chemin parcouru. D’un parti constitué sur un coin de table par des parlementaires refusant la dérive de l’UDF, dont la fonction est de devenir le premier parti d’opposition pour servir un destin personnel. D’une formation constituée dans l’urgence, nous avons, contre tous les pronostics, réussi à créer un parti de plus de 7000 militants avec un mouvement de jeunes centristes de près de 1000 militants et des jeunes qui ont une bonne tête plein d’enthousiasme, de volonté – et permettez moi de faire cette incise – je trouve que les jeunes ont un Président formidable, courageux, intelligent, plein d’inventivité et vous voulez que je vous fasse une confidence, je trouve que c’est une formidable marque, un formidable signe  – comment dire – de générosité, de tolérance, d’ouverture d’esprit que d’avoir un Président qui a surmonté son handicap – je sais que cela ne se dit pas, mais je voulais le dire aux jeunes, car l’image d’un parti se voulant solidaire, ouvert, généreux, trouve là la plus belle de ses expressions.

Voilà c’est dit !

Nous avons donc aujourd’hui un parti, un siège, rue de Grenelle, un groupe parlementaire, des sénateurs, 2000 élus locaux, des Présidents de Départements ; et nous avons réussi un formidable congrès.

Ce congrès de la refondation et de la renaissance montre que nous avons réussi notre premier défi ; ancrer la renaissance d’un parti du centre et de centre droit indépendant et nous y sommes parvenus à une vitesse éclair : 8 mois,  pas même le temps d’une grossesse !
Mais je voudrais revenir sur les raisons plus profondes de notre engagement.

Le monde change et il change vite, très vite. La liberté a gagné et envahi la planète avec ses qualités mais aussi avec ses dérives, on appelle cela la mondialisation.

Le monde change et le pouvoir est en train de changer de rives. Il passe de la rive atlantique à la rive pacifique et à celle de l’océan indien. La  domination du monde atlantique s’achève inexorablement ; nous rentrons au moins en concurrence ou sinon assistons à un transfert des équilibres entre les puissances.

Le monde change et pourtant l’organisation du monde ne change pas : l’ONU perd une partie de sa légitimité, faute de se renouveler et de laisser une place aux nouvelles puissances au sein du conseil de sécurité. Les Etats demeurent régis par le principe de la concurrence et de la rivalité alors que la raréfaction des matières premières, la crise alimentaire, l’épuisement de la ressource en eau, la menace liée au réchauffement et au dérèglement climatique, devraient nous amener à repenser l’organisation du monde vers un système coopératif et solidaire.

Le monde change et notre pays demeure rétif à ce bouleversement même si au fond de lui même, de son inconscient, de ses tripes, il sait qu’il faut bouger sinon le déclin inexorable le guette.

Nous sentons bien la société française à fleur de peau. La marche du monde ne l’enthousiasme pas, elle l’angoisse. Oui, je le sais, elle angoisse littéralement une partie de nos compatriotes !

Que nous dit la petite lucarne par où surgit chaque jour l’actualité ?

Mettons-nous à la place de nos compatriotes et regardons.

Elle nous dit ceci : le monde occidental est en perte de vitesse, même les Etats-Unis, notre grand frère, sont à la peine. L’Amérique est surendettée, l’Etat comme sa population, du jamais vu ! Ici en Europe, nous vieillissons, comme jamais et, pour la première fois le christianisme n’est plus, en nombre, la première religion de l’humanité. Le capitalisme triomphe mais en devenant asiatique. La croissance économique a-t-elle disparu ? Non, répondent les spécialistes, elle s’est déplacée, vers la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie et toutes les puissances que l’on dit « émergentes » comme pour mieux nous expliquer que ces pays n’ont pas fini de nous mener la vie dure. Au moins, sommes-nous en paix penserez-vous. Voyez ces images de terroristes, voyez ces scènes d’attentats. Et la guerre, a-t-elle été évoquée aussi spectaculairement depuis un quart de siècle ? Voyez l’Iran promettre de raser Israël, voyez Beyrouth aujourd’hui ! Voyez le Pakistan et l’Afghanistan.

Ce n’est pas seulement le spectacle du monde nouveau qui préoccupe nos compatriotes, mais bien l’expérience qu’ils en font. Car le tourbillon de l’histoire provoque des remous qui nous atteignent chaque jour. Prenons le cas de la ruée vers les matières premières. C’est le phénomène le plus impressionnant si nous ne devions en retenir qu’un seul.

Quand le prix du litre d’essence dépasse 1,40€ et cela implique pour le plus grand nombre une sérieuse révision du mode de vie : aller au travail, amener ses enfants à l’école, rendre visite à sa famille, prendre des vacances. C’est tout cela qui devient chaque jour plus coûteux. Que penser ? Faut-il renoncer à circuler ? Mais quand le pain, le lait ou le beurre deviennent plus chers, faut-il renoncer à se nourrir ? Et quand l’accès à la propriété devient plus difficile, parce que le prix du m2 est aberrant ou parce que les taux d’intérêt sont dissuasifs, faut-il renoncer à devenir propriétaire ? Faut-il renoncer à fonder une famille ?

Voilà  non seulement ce que voient mais plus encore ce que vivent nos compatriotes aujourd’hui. Dans ce contexte, quel mot les Français peuvent-ils aimer entendre pour être rassurés ? Quelle idée peut les aider à comprendre ce que devient leur monde, à comprendre ce qui leur arrive, pour entrevoir l’espoir de lendemains meilleurs ? Quelques démagogues promettront le retour à l’Etat omniscient et omnipotent. D’autres, souvent les mêmes, à droite comme à gauche, promettront une nation barricadée, fermée au monde, d’autres encore ne voudront pas mentir mais choisiront de se taire. Alors, qui dira la vérité ? Voilà donc notre ligne d’horizon : dire la vérité, soutenir une politique de la vérité.

La vérité c’est de dire que la France décline tranquillement mais sûrement depuis 25 ans ; la vérité c’est rappeler que nous avons un taux de croissance inférieur à la moyenne des pays européens depuis 25 ans ; la vérité c’est de dire que nos régimes de retraites ne sont pas financés sur le long terme ; la vérité c’est de dire que notre système universitaire et de recherche innove moins, crée moins de brevets ; la vérité c’est de dire que le moteur de l’égalité des chances n’est pas reparti comme il aurait du repartir après la crise des banlieues ; la vérité c’est que notre économie souffre d’un déficit de compétitivité ; la  vérité c’est que chaque année 150.000 jeunes sortent du système éducatif en situation d’échec scolaire ; la vérité c’est que notre taux d’emploi des gens de plus de 50 ans est parmi les plus faibles d’Europe et je pourrais continuer comme cela longtemps, trop longtemps.

Mais la vérité c’est que nous avons aussi tout pour réussir ; une main d’œuvre productive et des cadres ingénieux ; un environnement et une situation géographique exceptionnelle, des infrastructures remarquables, des paysages, une histoire, des secteurs économiques où nous sommes parmi les meilleurs sinon les meilleurs.

Mes chers amis, je ne me résigne pas, je ne me résignerai jamais à considérer que notre pays qui a été capable de créer après la seconde guerre mondiale, le TGV, Airbus, les secteurs industriels majeurs où nous sommes parmi les premiers : l’industrie automobile, le nucléaire, le luxe, l’environnement, la sidérurgie, la pharmacie, l’industrie d’armement et bien d’autres secteurs encore. Il n’y a aucune raison qu’un pays qui a su se hisser aussi haut dans la compétition mondiale, avec autant de réussite, ne soit pas capable de relever le gant de la concurrence et de la compétition mondiale. La France serait-elle définitivement en cale sèche ?

Telle est la crise actuelle. Dans un moment historique d’une importance peut-être sans précédent, les Français doutent de leur destin et nous, leurs gouvernants, nous n’avons rien d’autre à leur proposer que des réformes qu’ils jugeront le plus souvent amères. La ligne est ingrate mais il faut la tenir.  Et d’ailleurs dire qu’il faut s’adapter, changer, se réformer en l’annonçant et en le disant haut et fort, est de notre responsabilité.

Soyons le parti de la responsabilité, soyons le parti de la modernité !

Au moment où les conservatismes et les corporatismes montent de toute part, soyons le parti du changement, le parti de ceux qui veulent la réforme, la réforme audacieuse mais aussi de la réforme juste.

Le parti de la modernité, du changement mais du changement juste.

Voilà ce que nous devons être aux yeux des Français.

Voilà ce que je vous propose.

Ce n’est pas facile de soutenir l’obligation de changement, à laquelle notre pays est confronté. 
Je voudrais vous faire cette observation : « Obligation de changement » : pour être vraie, et employée jusqu’à saturation, la formule n’en est pas moins problématique. Ici, l’idée qui condense le problème est celle d’« obligation » et non celle de « réforme ». Lorsque nous parlons de la réforme, nous ne la présentons pas comme une option, mais comme un mouvement nécessaire. Or, qu’est-ce que la nécessité sinon le contraire de la liberté ? Beaucoup de nos problèmes actuels résident dans la perception de cette obligation. Ce qui est nécessaire ne peut faire l’objet d’un choix. Si la réforme est nécessaire, alors l’idée de « réforme » est opposée à celle de liberté ! Voilà un curieux trajet politique accompli ! Tel est, selon moi, le fond de la difficulté aujourd’hui douloureusement ressentie par nos compatriotes. Ils éprouvent cette absence de choix et ils l’éprouvent comme la perte de leur liberté. Pour bien d’entre eux, la « réforme » est devenue l’autre mot pour dire « régression ». Dîtes « réforme » et nombre de Français traduiront déclin de la solidarité nationale, menace sur les services publics, remise en cause de la sécurité sociale, déremboursement, recul de l’âge de la retraite, etc. Dîtes « réforme » et on pensera « globalisation », c’est-à-dire dérégulation, ouverture à la concurrence, compétition planétaire, délocalisation, hausse des prix, baisse du pouvoir d’achat.

Les temps sont durs pour notre vocabulaire politique. Bien des notions, bien des mots d’hier, porteurs d’un espoir formidable, si clairs, si mobilisateurs, parfois même glorieux, aujourd’hui, semblent devenus menaçants, obscurs, ambigus ou redoutables, pour une majorité de nos compatriotes. Le mot « réforme » n’est pas le seul exemple. Regardez ce qu’est devenu le beau mot d’« individualisme » - c’est-à-dire le droit inaliénable d’être maître et possesseur de sa propre personne. N’est-il pas synonyme d’égoïsme ? Regardez ce qu’est devenue la belle idée « libérale ». N’y voit-on pas cette jungle initiale où l’homme n’est qu’un loup pour l’homme ?

La perversion des mots, le retournement de leur sens est le signe d’une crise de notre conscience politique. C’est le drame de notre époque. Dans notre combat, j’y vois l’un de nos problèmes majeurs. Nous qui voulons assurer la renaissance du centrisme, nous ne devons pas compter sur nos vieilles habitudes conceptuelles.

C’est pourquoi, un parti centriste ne suffit pas : nous voulons un grand parti centriste !
 Nîmes 2008 porte cet enjeu. Il faudra forcer un peu notre nature, car, vous le savez, par culture, nous repoussons le dogmatisme dont l’engagement partisan est parfois l’une des expressions. Cela ne nous convient pas. Ce n’est pas nous. Nous, nous sommes pluralistes. Nous, nous sommes ouverts au dialogue, à l’accord. Chez nous, nul ne pense, ni, qu’il est possible, ni, qu’il est désirable de bâtir une société sans compromis. Longtemps nous avons répugné au pur rapport de forces. Nous lui préférions l’équilibre. Mais la politique est un combat.

En 50 ans, sous la Ve république, les centristes ne sont parvenus qu’une seule fois à populariser leurs conceptions. Nous le devons à Valéry Giscard d’Estaing. Permettez-moi aujourd’hui, devant vous, avec vous, de lui rendre hommage, de saluer sa vision et son action. Il a su faire triompher un centrisme de gouvernement, à distance d’une affirmation protestataire. Or, que nous a montré le giscardisme ? Que le centrisme devait être une force politique et pas seulement un mouvement d’idées, une sensibilité. C’est une double leçon. Il n’y a de centrisme qu’indépendant et il n’y a de centrisme qu’organisé. Le parti est la force sans laquelle nos idées ne pèseront jamais. Il faut un grand parti centriste, présent dans tous les combats politiques et notamment électoraux. Ensemble, nous sommes en train de le bâtir ! Le voici, regardez-le : c’est vous !
Que voulons-nous faire, mes chers amis, avec ce parti ?

Nous voulons une société libérale !
Ce parti, notre parti, le Nouveau Centre, a vocation à prendre une part croissante au débat public. Sachons dire ce que nous voulons, pourquoi nous nous engageons. Et commençons par l’essentiel : nous voulons une société libérale !
Vous avez remarqué ? Plus personne ne semble oser revendiquer la liberté, de crainte d’être aussitôt qualifié d’ultra-libéral. « Ultra-libéral » ! C’est une sorte d’équivalent du cynisme absolu quand cela ne vaut pas pour fascisme. Voici venu le temps où les mots ne veulent plus rien dire. Prenons-garde à cela, gardons en mémoire les leçons de George Orwell dans 1984. Cette allergie hexagonale aux idées libérales est choquante si l’on considère la grandeur de l’idée de liberté. Elle est préoccupante si l’on considère l’identité politique de notre nation, car elle confine à une forme d’amnésie. Cette allergie hexagonale aux idées libérales n’est pas moins préoccupante si l’on considère la marche du monde, en ce début de XXIe siècle. 

Nous militons pour une société libre et juste. N’opposons pas la liberté à la justice. Ne laissons pas cette opposition s’installer dans le débat public. Notre vocation est là : aider la France à s’inscrire dans ce temps présent, à retrouver le rythme de l’histoire, à renouer avec la jeunesse du monde. La France ne saurait rester à l’écart. Notre passion pour la liberté a donné les moments qui comptent parmi les plus glorieux de notre histoire et les pages les plus brillantes de notre tradition philosophique. La liberté semble nous inquiéter alors que nous la revendiquons toujours comme notre identité profonde. Ecoutez : « Liberté, égalité, fraternité », mais « liberté » d’abord vous l’entendez ? Regardez aussi, car nous l’écrivons partout. Alors pourquoi semblons nous tentés de l’abandonner, la liberté, quand notre pays, inquiet, paraît vouloir troquer des sécurités contre des libertés ? Encore des sécurités !
Attention aux précautions extrêmes ! Attention au repli sécuritaire !

Ne cherchez pas ! Elle est là notre utilité. Elle est là notre vocation, à nous centristes : dire que la plus haute de toutes les valeurs est celle qui fait l’homme, celle par laquelle il accomplit son humanité. Dire qu’il n’y pas d’autre voie aujourd’hui dans le monde que les chemins de la liberté. Ne vous laissez pas impressionner par ce climat singulier. Il nous appelle. Car c’est à nous de promouvoir la liberté, la liberté économique, la liberté d’entreprendre, les libertés individuelles. Si nous ne le faisons pas, où sont nos convictions ? Si nous ne le faisons pas, qui le fera ?

Nous, nous revendiquons une liberté multidimensionnelle, car la liberté ne se découpe pas.

A distance de la seule dimension mercantile, nous revendiquons une liberté multidimensionnelle : politique, économique et culturelle, collective et individuelle, morale et spirituelle. Aucune de ces libertés n’est assurée de survivre sans une presse libre et responsable. Cet enracinement libéral commande nos options sur les grands sujets politiques.
Notre libéralisme se fonde sur la suprématie du droit. C’est d’abord le droit et non l’Etat qui doit réguler la société. C’est cela le sens de l’expression « Etat de droit ». C’est la passion de la liberté qui commande de soumettre l’Etat au droit. On est d’ailleurs dans un pays fantastique où l’Etat soumet l’ensemble de la collectivité à des règles, des injonctions toujours plus contraignantes et qui ne se les applique pas à lui-même.

De là découle notre conception libérale des institutions politiques. Elle repose sur la recherche d’un équilibre des forces et des pouvoirs. L’équilibre des forces doit être assuré par un multipartisme bipolarisé. Nous rejetons le bipartisme qui contrevient à l’éclosion de pratiques politiques véritablement démocratiques. L’équilibre des pouvoirs ne peut être garanti que par un renforcement sincère du Parlement, permettant d’assurer, au nom des citoyens et des contribuables, un contrôle efficace et redouté de l’exécutif.

L’acceptation d’une évolution présidentielle du régime ne me gêne pas. Elle me paraît conforme à la logique des institutions et, plus encore, fidèle au souhait de nos compatriotes.

En revanche, la présidentialisation doit s’accompagner d’une révolution parlementaire. C’est pourquoi nous devons revendiquer non seulement un accroissement des pouvoirs du Parlement, je l’ai dit, mais aussi une meilleure représentativité de l’Assemblée nationale par l’introduction d’une dose de proportionnelle. On retrouve ici notre principe de justice, notre attachement au pluralisme, notre refus des hégémonies, notre emprise avec la société civile.

Pour les mêmes raisons, nous nous inscrivons dans la tradition girondine des libertés locales, fidèles à notre inspiration première. La décentralisation fait l’objet de polémiques, souvent injustes, qui cesseront lorsque l’on donnera à chaque échelon des compétences clairement définies et exclusives. Ne laissons pas étouffer le mouvement des libertés locales sous le maquis administratif. Elle est l’une des clés de la réforme de l’Etat. La décentralisation favorise le contrôle des citoyens, accroît la responsabilité des élus, intensifie la démocratie, donne le jour à de véritables espaces publics locaux. Comment ne pas voir dans ce mouvement d’émancipation l’une des réponses aux attentes nouvelles de nos compatriotes, à leurs exigences d’autonomie, de responsabilité, de co-décision ? C’est pourquoi nous défendons la clarification radicale de notre empilement insupportable des collectivités locales qui coûte cher, qui est source de complexité, de lenteur, d’inefficacité de l’action publique.

Nous avons une conception libérale de l’autorité. Pour nous, l’autorité est respectable, et donc efficace, si elle résulte d’une source irréprochable. Nous souhaitons que les règles et les procédures de nomination soient placées sous le contrôle du Parlement. Le pouvoir de nomination aux emplois civils que détient en monopole l’exécutif doit être partagé avec le Parlement. Nous le voulons dans la révision constitutionnelle. D’une manière générale, ce sont les modalités d’organisation des pouvoirs publics qui doivent être révisées afin de garantir effectivement l’impartialité de l’Etat. C’est à cette condition que nous restaurerons la confiance de nos compatriotes dans l’Etat, les instances de régulation et l’ensemble de nos services publics.

Mais comme nous défendons les libertés politiques, nous défendons aussi les libertés économiques et elles passent par un système où nous prélevons moins et pour cela nous devons combattre le poids écrasant de la dette, deuxième budget de l’Etat après l’Education. Et pour cela , nous voulions – dans mon discours c’était écrit à l’indicatif – nous voulions que soit inscrite la règle d’or dans la Constitution – l’obligation pour les gouvernements dans un cycle économique de présenter un budget en équilibre et pas seulement le budget de l’Etat, mais aussi celui de la sécurité sociale et celui des collectivités locales. Ne nous trompons pas, c’est une opération de salut public. C’est une victoire extraordinaire que celle qui nous a été annoncée lorsque le Premier ministre nous a appelé hier après midi pour nous indiquer qu’il était favorable à l’adoption de cet amendement lors du débat constitutionnel de la semaine prochaine.
Ne nous y trompons pas c’est une révolution, c’est l’acte le plus important de la constitution. Dans un pays qui depuis 1975 n’a jamais connu un équilibre budgétaire, que désormais pour tous les gouvernements, quelque soient les alternances, nous soyons obligés de présenter un budget en équilibre : c’est une révolution politique, c’est une révolution économique, mais c’est aussi une révolution majeure pour la réforme de l’Etat. Et soyez sûrs que la combat que nous avons mené, à lui seul légitime notre existence, à lui seul légitime le combat que nous menons, parce que cette réforme là est probablement une des réformes les plus importantes depuis le début du quinquennat, et cette réforme là, c’est à nous que nous la devons.

Nous voulons une société solidaire !

Le libéralisme centriste n’est ni une idéologie ni un dogme. Il exprime un humanisme radical, fondé sur une exigence de justice. Par la liberté, nous visons toujours la justice, c’est-à-dire l’accomplissement de l’humanité. C’est pourquoi nous défendons le projet d’une société solidaire, luttant contre les formes montantes d’inégalité. Aujourd’hui, l’inégalité n’est plus seulement sociale. Elle est aussi territoriale, culturelle, technologique ou générationnelle.

Nous voyons trop souvent fonctionner des mécanismes de discrimination dont sont victimes ici les jeunes, en particulier lorsqu’ils sont issus de familles venues de l’immigration, là les personnes âgées, ici les femmes, là les personnes handicapées. Nous pensons que les injustices fragilisent la société en l’opposant à elle-même. Je soutiens qu’il n’y a pas de politique humaniste sans la volonté de promouvoir vigoureusement l’égalité des chances afin d’assurer à chacun la possibilité de maîtriser son destin.

Au nom de l’idéal de justice, le centrisme veut aussi promouvoir une solidarité de proximité en complément de la solidarité administrative.

Il y a une mauvaise pente qui peut conduire à la déresponsabilisation générale. Si nous nous sentions davantage concernés par l’état de notre société, si nous étions davantage sensibles au destin de ceux qui nous entourent, si nous avions la certitude de pouvoir compter davantage sur nos voisins, les fléaux sociaux ne seraient peut-être pas moins nombreux mais ils seraient moins douloureux, moins dramatiques. C’est là le sens des solidarités intermédiaires  que j’appelle de mes vœux. Nous voulons donner à des organisations intermédiaires la capacité de bâtir des solidarités mieux adaptées à chaque communauté humaine : mutualisme, coopération, fondations, syndicats, branches professionnelles.

 Elles contribueraient de deux manières à la cohésion sociale : une première fois, en soutenant les plus faibles d’entre nous ; une seconde fois, en nous invitant à manifester une préoccupation pour autrui qui grandit celui qui l’éprouve et soulage celui qui en est le destinataire.

Nous voulons construire une société plus solidaire mais plus responsable. Notre conception de la philosophie solidariste commande de mobiliser l’effort collectif pour soutenir les plus faibles et les plus démunis d’entre nous. 

Entre le monde et nous, il y a l’Europe. Nous voulons une France libérale et solidaire, humaniste mais aussi une Europe fraternelle, car l’Europe est notre seconde patrie
Le centrisme, c’est l’Europe. Militants de la première heure, nos aînés ont plus que les autres porté le projet historique d’une union entre les peuples du Vieux continent. Nul ne peut contester sans mauvaise foi l’éclatant succès de cette immense entreprise : plus de 60 ans de paix, de démocratie et de prospérité, quoi qu’en disent aujourd’hui quelques esprits ingrats, oublieux de l’histoire, aveugles au travail accompli.

Nous reprenons à notre compte ce précieux héritage Nous voulons aller plus loin, œuvrer au succès d’une Europe pacifique mais puissante, démocratique mais efficace, innovante mais responsable, libérale mais protectrice. Nous voulons en particulier une Europe qui protège davantage ses peuples des effets néfastes de la globalisation. L’Europe de la défense doit donner à notre continent les moyens d’assurer sa propre sécurité face aux nouveaux risques, nombreux et divers.

Mais l’Europe de la défense, c’est aussi de la grande politique. Il s’agit de défendre nos valeurs humanistes, de les promouvoir dans le monde, nous voulons qu’elles se répandent toujours au bénéfice du plus grand nombre et en particulier au bénéfice des plus faibles. L’édification d’une Europe protectrice ne doit pas annoncer un repli sur nous-même. La sécurité est la condition d’une Europe conquérante, à nouveau force agissante dans l’histoire.

C’est parce que nous serons forts face aux périls que nous pourrons mieux promouvoir une politique commune exigeante en matière de diplomatie et de défense, en matière de recherche et d’innovation comme en matière technologique et industrielle, ambitieuse en matière d’environnement, de lutte contre la criminalité et de régulation de l’immigration.

Mais il faut aller au-delà des politiques communes. Il faut aider à l’émergence d’une société civile européenne. J’en appelle à l’affirmation d’une conscience européenne, au déploiement d’une citoyenneté européenne. Accomplissons toutes les promesses du traité de Maastricht. La voie de l’Europe dans le monde n’est pas moins celle des peuples que celle des chancelleries. L’Europe démocratique, l’Europe des valeurs, n’est pas plus celle des Etats que celle des femmes et des hommes libres de notre continent.

La globalisation doit être un humanisme

Plus l’Europe sera forte, plus elle sera démocratique et plus nous pèserons sur la globalisation. Plus nous pèserons sur la globalisation et plus nous pourrons espérer une globalisation à visage humain. Ainsi, le centrisme est attaché à la liberté de commerce. Mais le commerce ne saurait convenir à notre philosophie s’il n’est pas régulé par une éthique de la liberté. Nous voulons préserver notre emploi et nos entreprises. Le dumping social n’est pas plus acceptable que le dumping fiscal ou le dumping monétaire. Le progrès des échanges internationaux ne vaut que s’il accompagne et favorise le progrès des conditions de vie de l’humanité.

Face aux défis du nouveau siècle, nous en appelons à un dépassement des relations internationales et des anciennes diplomaties. Nous revendiquons l’invention d’une politique planétaire, visant à la régulation collective des grands problèmes de notre temps, dans une finalité libérale, progressiste plaçant l’homme au centre de tout. Nous en appelons notamment au développement d’un véritable service public global de la solidarité, permettant de faire face aux crises structurelles, telles que l’aide à l’accès aux matières premières alimentaires, à l’eau potable, à la prévention sanitaire et aux soins médicaux, à l’éducation mais aussi aux technologies de l’information. Ce service public global de la solidarité devra réorganiser les modalités de l’action que nous devons déployer dans le cas de crises conjoncturelles, pour dépasser l’aide humanitaire, qui atteint aujourd’hui ses limites. Il devra mettre en place une véritable institution transnationale chargée de venir en aide aux populations et aux régions frappées par une crise ou exposés à un risque particulier.

Revendiquer une politique globale ne signifie pas seulement pour nous la promotion d’une politique planétaire. Il s’agit également de concevoir une nouvelle forme d’action publique adaptée aux exigences du XXIe siècle. La globalisation c’est à la fois considérer l’humanité dans son ensemble et les problèmes dans leur généralité, en tant qu’ils affectent le sort de l’humanité. Ainsi, œuvrer à la paix dans le monde demeure à nos yeux indissociable de    l’impératif du développement durable. L’humanisme sera un écologisme ou ne sera pas.


Voilà, où nous en sommes aujourd’hui, nous les centristes. Nous sommes forts. Le déclin, peut-être temporaire, du vote d’extrême droite réaffirme notre rôle pivot. Intellectuellement, jamais nos idées n’ont à ce point été en phase avec la marche du monde. C’est à nous qu’il revient de modérer les emportements idéologiques, à droite comme à gauche, d’œuvrer au consensus national sur les questions essentielles, d’assurer la défense et la promotion des valeurs d’humanisme, de liberté, de responsabilité et de solidarité.

Notre avenir sera radieux si nous réapprenons à vouloir.

C’est notre énergie, notre volonté qui nous permettront de devenir le pôle centriste dont le pays a besoin.

Cela ne dépend que de nous, que de nous-même.

Hervé Morin
Président du Nouveau Centre

08:02 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 16 mai 2008

Le Nouveau Centre à Nîmes

  1560292423.jpg
Je pars ce matin pour le congrès de mon parti, Le Nouveau Centre, à Nîmes, avec une délégation issue de Picardie.

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

mercredi, 14 mai 2008

Congrès fondateur du Nouveau Centre à Nîmes

1421469750.gifCongrès fondateur du Nouveau Centre les 16 et 17 mai prochains à Nîmes.

Le congrès se déroule au Parc des Expositions de Nîmes dans le Gard.
- L’accueil sur place débute par un dîner suivi d’une soirée conviviale le vendredi soir à partir de 20 heures.
- L’ouverture officielle du congrès aura lieu le samedi 17 mai à 9 heures.
- Le congrès se termine le samedi 17 mai à 17 heures.

La participation aux frais est de 20 euros par personne. Elle comprend le repas du vendredi soir, un petit déjeuner le samedi matin ainsi que le déjeuner du samedi.

Programme prévisionnel :
Samedi matin :

- Travaux en commission pour la préparation des motions sur le projet du Nouveau Centre
- Présentation des candidats
- Vote pour l’élection du président (pour les adhérents de plus de 2 mois)

Samedi après midi :
- Proclamation du résultat du vote du président    - Débat de politique générale
- Contributions                                                  - Vote des motions et amendements
- Discours du président



TRANSPORTS
Réservation de places dans le « TGV spécial congrès »
- Le Nouveau Centre affrètera un « TGV spécial congrès » au départ de Paris pour rejoindre Nîmes à un tarif préférentiel. Départ vendredi 16 mai vers 17 heures, Gare de Paris Bercy  Retour vers 19 heures le samedi 17 mai au départ de Nîmes.
- Le tarif aller-retour forfaitaire est de 50 €.
- Nous vous conseillons de réserver vos billets dans les meilleurs délais, les places étant limitées.
- Numéro unique pour les réservations: 01 74 03 18 28.

Sur place, des navettes seront mises à disposition des congressistes afin d’assurer les transferts entre la gare, les hôtels, et le Parc des expositions durant les deux jours de congrès..



LE LOGEMENT

- Pour les réservations hôtelières, utilisez le numéro de réservation unique mis à la disposition des congressistes : 01 74 03 18 28



LA CONVENTION DES ELUS LOCAUX

- Les élus participants à cette formations ne pourront pas prendre  le TGV spécial congrès en raison des horaires de la formation.

Cette convention rassemblera tous les élus Nouveau Centre autour du bilan des élections municipales et cantonales.



LA FORMATION DES ELUS

A cette occasion, l’IFD (Institut de Formation Démocrate) propose aux élus des modules de formations.

- Les élus participants à cette formations ne pourront pas prendre  le TGV spécial congrès en raison des horaires de la formation, cependant, Les frais d’enseignement, de séjour et de déplacement sont pris en charge par leurs collectivités locales.

- Pour de plus amples informations, nous vous proposons de contacter dès à présent:
o Carmen PIMENTA au 01.44..39.28.08 ou
o Jean-Loup FLEURET au 06.07.19.96.06


Vous pouvez trouver plus d' informations sur internet http://www.le-nouveaucentre.org/

18:27 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)