dimanche, 04 juillet 2010
Hommage à Laurent Terzieff
Le célèbre comédien est décédé vendredi à l'âge de 75 ans (Source : BFM TV).
13:38 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 03 juillet 2010
Discours de Daniel Dubois, Président du groupe du Centre et des non-inscrits, hier au Conseil Général de la Somme
Monsieur le Président,
Mes Chers Collègues,
Nous voici au terme de l’examen du budget supplémentaire 2010 qui ne nous laissera pas de bons souvenirs.
Plus le temps passe, plus nous constatons une détérioration de l’esprit démocratique qui régnait autrefois dans cette assemblée.
J’en veux pour preuve les propos de monsieur Maisse laissant entendre, sans aucune preuve, que notre collègue et ami Philippe Cheval serait responsable du déficit de l’Historial. De telles affirmations sont d’une particulière gravité. Elles émanent en plus d’un vice-président sensé connaître ses dossiers. Elles laissent planer des doutes insupportables. C’est ainsi que des rumeurs nauséabondes partent. Nous vous demandons, monsieur le président, de condamner publiquement les propos de Monsieur Maisse. Si vous ne le faites, pas, nous serions amenés à considérer que vous n’assurez pas le respect du règlement intérieur et nous saurons bien entendu en tirer les conclusions qui s’imposent.
Une autre preuve, nous avons déposé des vœux pour assurer la sécurité juridique de nos décisions. L’un concerne le fonds exceptionnel pour les services à domicile, l’autre vise le fonds social cantine. Dans un cas comme dans l’autre, les élus que nous sommes, vous comme nous, sur tous les bancs, n’avons pas eu la possibilité de voter des critères. Non, monsieur le président, ces critères ne sont pas du pouvoir de l’exécutif, mais du pouvoir du délibératif. Je rappelle la règle datant de 1982 : les services préparent et exécutent, les élus décident. Or là, les élus sont priés de ne pas décider. Et quand le délibératif est privé volontairement de ses pouvoirs propres, comment appelle t’on ces régimes politiques ? Je sais que vous êtes un démocrate, monsieur le président, mais là, vous vous devez, à ce titre et au nom de la démocratie, d’intervenir pour rétablir la légalité.
Une troisième preuve, et celle ci n’est malheureusement pas nouvelle. Quand nous présentons des vœux ou des observations sur les conséquences des décisions de la région sur les politiques du conseil général, vous nous dites que ce n’est pas de notre compétence et vous refusez de les faire étudier, ou alors, vous les cuisinez à votre sauce piquante. Dans le même temps, sans que ce soit plus de notre compétence, vous n’avez de cesse de présenter des motions contre le gouvernement. Deux poids, deux mesures. Nous le vivons comme une profonde injustice pour ne pas dire du mépris à l’égard de notre travail et des habitants de nos cantons.
Une quatrième preuve, le débat intéressant sur les éoliennes off-shore. Un vœu du groupe Somme à gauche qui était en fait un amendement, un rapport sur l’économie, une réunion de travail et un débat épique mercredi. Quel dommage que sur un sujet aussi important, que vous n’ayez pas entendu les avis de nos collègues du littoral ne serait-ce qu’en prenant le temps de la concertation comme cela vous a été suggéré par les élus divers gauche. Ce n’est pas ainsi que vous obtiendrez l’unanimité sur des sujets d’une telle importance. C’est vraiment dommage. Encore une fois, monsieur le président, vous n’avez pas fait ce qu’il fallait pour obtenir le consensus nécessaire. Quel dommage pour le département de la Somme et pour ses habitants !
A mon avis, à notre avis, tout ceci a sans doute une explication, celle d’une majorité divisée. J’en veux pour preuve toutes les interrogations de notre collègue Stoter sur les rapports du social. Je ne vais pas m’en plaindre ! J’en veux aussi pour preuve notre collègue Têtu qui dénonce le canal Seine Nord défigurant les paysages et dans le même temps, vote le contournement de Péronne parallèle au canal ! Encore un grand écart et il n’est pas le seul !
Tout cela éclipse totalement les rapports du budget supplémentaire. Il n’y avait déjà pas grand chose à en dire, à quelques exceptions près. Mais je crois qu’il est plus important de parler du fonctionnement démocratique de notre assemblée, qu’il est plus important de vous alerter sur sa détérioration. Et, à chaque fois, ce n’est pas de notre fait ! Cela augure mal, vraiment mal, des travaux qui nous attendent au DOB et au BP pour 2011.
Alors, nous avons recherché dans les 3 schémas, dans la délégation des aides à la pierre et quelques autres rapports, des motifs pour changer d’opinion sur vos choix budgétaires. Nous n’avons rien trouvé !
Par conséquent, nous sommes contraints de voter contre ce budget supplémentaire.
18:08 Publié dans Au service du canton Amiens V Sud-Est Cagny | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 02 juillet 2010
En Europe, des armées à la diète

En France, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Espagne, en Italie et en Grèce, les coupes dans les dépenses militaires sont à l’ordre du jour, même si les détails ne devraient pas être connus avant l’automne. A terme, cette réduction programmée ne sera pas sans effet sur les relations entre les États-Unis et les pays européens et sur la capacité d’influence de l’Europe dans le monde.
Dans un discours prononcé le 23 février devant la National Defense University à Washington, le secrétaire américain à la défense Robert Gates affirmait que « la démilitarisation de l’Europe, où une grande partie de l’opinion et de la classe politique sont réfractaires aux forces armées et aux risques qui vont avec, est passée d’une bénédiction au XXe siècle à une entrave pour obtenir une sécurité réelle et une paix durable au XXIe siècle. ».![]()
Suède : la fin du service militaire
Une page de l’histoire moderne de la Suède se tourne : le service militaire obligatoire, sur lequel ce pays longtemps neutre se reposait pour assurer sa défense, n’existe plus depuis mercredi 30 juin. Les 1 700 appelés (dont 9 % de femmes) qui étaient encore sous les drapeaux sont rentrés chez eux. Ils seront remplacés par des soldats professionnels que l’armée embauchera sur une base contractuelle.
Cette décision, votée par le Parlement en juin 2009, est le résultat d’un double constat tiré par le gouvernement de centre droit. D’une part, le concept de défense territoriale ne se justifie plus depuis la fin de l’URSS. Les besoins ont évolué. Le royaume participe désormais à des opérations militaires loin de ses frontières : en Afghanistan, sous l’égide de l’Otan (dont il n’est pas membre), au Kosovo et en Afrique sous la houlette de l’Union européenne, à laquelle il a adhéré en 1995.
D’autre part, « le pays, confronté à des choix budgétaires, ne pouvait plus se permettre de financer un dispositif de défense aussi ambitieux », note un expert. Des casernes et des bases navales ont été fermées, des projets d’équipement sacrifiés. Cette réforme est désormais complétée par la suppression de la conscription qui, il y a quarante ans, concernait plus de 50 000 jeunes. « Mieux vaut des forces armées amaigries mais plus à même de répondre aux exigences et aux missions actuelles », explique- t-on au ministère de la défense.
Une logique contestée. Le service militaire, introduit en 1901, « était une expression concrète du sens de solidarité et d’appartenance à une nation », estiment les signataires, dont deux anciens ministres de la défense, d’un plaidoyer publié dans le quotidien Svenska Dagbladet.
D’autres s’inquiètent du profil des 4 000 recrues prévues chaque année. Réalisées avec de gros moyens, des vidéos diffusées par l’état-major pour attirer les candidats mettent en scène des situations dramatiques (poursuite de pirates somaliens, alerte dans une base aérienne, feu de forêt nocturne). « Les jeunes dotés de compétences sociales, dont l’armée aurait besoin, risquent d’être effrayés », regrette le président du syndicat des officiers, Lars Fresker. L’opposition sociale-démocrate a promis de réintroduire un service national réformé, si elle remporte les législatives, très indécises, du 19 septembre.![]()
Royaume-Uni : une réduction « très, très brutale »
43 000 soldats et civils sur 283 000 en moins d’ici à 2014 ? C’est l’estimation concernant l’armée britannique de Malcolm Chalmers, professeur au Royal United Services Institute (Rusi). Le Royaume-Uni vient d’annoncer un large plan de rigueur, dont le détail ne sera connu que le 20 octobre. Seule certitude : les budgets devront en moyenne être coupés de 25 % en valeur réelle sur quatre ans.
George Osborne, le chancelier de l’Échiquier, précise que la défense devrait être légèrement moins touchée, à cause des « pressions particulières » qui y règnent, référence à l’Afghanistan où sont postés 9 500 hommes. Malcolm Chalmers en conclut que le budget de la défense britannique devrait être réduit de 15 % en valeur réelle d’ici à 2014. Pour Liam Fox, le ministre de la défense, « nous devons être très très brutaux dans la réduction de nos coûts ».![]()
Allemagne : la conscription en question
L’armée allemande doit faire des économies. Le plan de rigueur du gouvernement en prévoit 4 milliards d’euros jusqu’à 2014, mais selon un porte-parole du ministère de la défense, l’armée doit épargner en tout 8,3 milliards d’euros durant le même délai. Cela passe par la suppression de 40 000 des 250 000 postes dans l’armée.
Réduit à six mois au lieu de neuf à partir de l’an prochain, le service militaire est aussi mis en question. Le ministre de la défense, Karl-Theodor zu Guttenberg (CSU), a même proposé de le suspendre pour un certain temps, une proposition non retenue.
Par ailleurs, des projets d’armements seront soumis à la rigueur. Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, la marine a réformé par avance six de ses dix sous-marins, qui auraient dû rester en service jusqu’à 2015. Les propositions concrètes seront présentées début septembre.![]()
Grèce : baisse de salaire des militaires
La Grèce, qui vit dans la crainte permanente d’un conflit d’envergure avec la Turquie, a proportionnellement les dépenses militaires les plus élevées d’Europe : elle a prévu d’y consacrer 6 milliards d’euros cette année, soit 2,8 % de son PIB, contre 1,7 % en moyenne dans les autres pays européens de l’Alliance atlantique.
En annonçant en mai 2010 un plan d’austérité drastique, le premier ministre Georges Papandréou s’est engagé à diminuer les dépenses militaires, en réduisant en priorité celles de fonctionnement. En clair : les salaires des militaires baisseront, mais la Grèce continuera à acheter du matériel militaire, notamment français et allemand.
Pour aller au-delà, la Grèce attend que la Turquie diminue elle aussi ses dépenses. Les deux premiers ministres s’y sont engagés à la mi-mai – sans annonce depuis.![]()
Espagne : de nouvelles coupes à venir
Le budget de la défense espagnol a été réduit de presque 9 %, soit plus de 600 millions d’euros cette année. Au cours des deux dernières années, les dépenses de défense ont été réduites d’environ 1 milliard d’euros, grâce à la réduction des coûts administratifs et salariaux, les dépenses opérationnelles et les missions de maintien de la paix à l’étranger étant maintenues.
De nouvelles coupes sont attendues en 2011, après la promesse du premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero de diminuer les dépenses publiques de 7,7 % en 2011. Certains programmes sont déjà touchés, comme le projet de drone européen Talarion d’EADS. La phase initiale du projet financé par l’Espagne, la France et l’Allemagne a reçu 600 millions d’euros d’investissements, mais le projet d’allouer 1,5 milliard d’euros pour lancer la phase de conception et de développement est en suspens en raison des révisions de budget dans les trois pays.![]()
France : des reports de programmes
Le ministère français de la défense planche sur une économie à réaliser de 2 à 5 milliards d’euros sur trois ans. Le chiffre de 4,9 milliards semble le plus probable, car il correspond à la différence entre la loi de programmation militaire 2009-2014 et la lettre de cadrage de Matignon. Compte tenu de la diminution des effectifs déjà engagée au sein des armées depuis 2009, 54 000 postes à supprimer sur six ans, il est envisagé de rogner surtout sur les crédits d’équipement (environ 11 milliards d’euros chaque année).
Lire la suite de l'article sur le site de La Croix : CLIQUEZ ICI
18:15 Publié dans Vendredi Europe Express | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 01 juillet 2010
Discours de Daniel Dubois, Président du groupe du Centre et des non-inscrits, lundi dernier au Conseil Général de la Somme
Monsieur le Président,
Mes Chers Collègues,
Je voudrais tout d’abord accueillir comme il se doit, notre nouvelle collègue, Brigitte Fouré.
Elue conseillère générale du canton d’Amiens Sud Est il y a 15 jours, la voici à nos côtés.
Nous sommes tous heureux de la compter parmi nous.
Nous sommes sûrs qu’elle saura mettre à profit ses compétences et son expérience pour le bien du département et des habitants de son canton.
Sur les bancs de cette assemblée, nous partageons, monsieur le président, avec plaisir sa victoire face à votre candidat. Sa victoire, c’est celle de la proximité et des engagements concrets. Sa victoire, c’est celle de la politique locale, au sens noble du terme. C’est aussi celle du rassemblement au service des habitants.
Sa victoire, c’est aussi celle sur la municipalité d’Amiens qui, depuis 2 ans, poursuit ses réflexions philosophiques et ses grands débats, tout en étant incapable de résoudre les problèmes quotidiens des Amiénois.
Sa victoire, c’est aussi celle sur l’exécutif de la région Picardie qui, ayant à peine digéré se victoire de mars, s’est employée quelques jours plus tard à renier sa parole au mépris de ses électeurs en faisant des coupes sombres dans ses actions en faveur de la création d’emplois, de la culture, des énergies renouvelables, que sais-je encore car la liste n’est pas close.
Sa victoire nous encourage à poursuivre dans la voie que nous nous sommes tracée :
- La voie d’une opposition constructive et vigilante.
- La voie d’une assemblée qui travaille sur les dossiers départementaux, sans confusion possible avec les débats fomentés par le siège du parti socialiste et que l’on retrouve sous forme de « motions » à chaque réunion de notre assemblée.
A propos des dossiers départementaux, vous nous réunissez cette semaine pour étudier 48 rapports de plus 400 pages sans compter les annexes.
Ce nombre pourrait impressionner notre nouvelle collègue ! Qu’elle se rassure, il n’y a pas grand chose dans ce budget supplémentaire si ce n’est des ajustements budgétaires et quelques grandes promesses non financées.
C’est un budget supplémentaire inodore et incolore !
Certes il y a 3 schémas et non des moindres.
Je ne sais pas, mes chers collègues, si vous avez lu dans le détail les schémas de l’enfance et du handicap. Le travail de diagnostic est indéniable même si quelques erreurs se sont glissées ici et là. Mais, regardez bien les propositions d’actions. Ah oui, on va faire ci, on va faire ça ! Moi, je reste concret et je me pose la question suivante : on va faire comment ? Il n’y a pas un chiffre sur le budget qui doit être mobilisé pour mettre en œuvre ces actions. Vu les difficultés financières que connaît notre collectivité, c’est pourtant une question essentielle !
Je me suis demandé pourquoi cet oubli après des mois et des mois de préparation, de réunions, de communication. Avec mes collègues, nous avons émis plusieurs hypothèses :
- Soit vous savez ce que cela va coûter mais vous n’arrivez pas à faire des choix budgétaires entre différentes priorités. Et c’est de la paralysie !
- Soit vous savez déjà que vous n’arriverez pas à boucler le budget 2011 et que c’est schémas sont donc illusoires. Et c’est un mensonge par omission.
- Soit, et je le crois vraiment, vous voulez ranger ces schémas dans un tiroir ou au fond d’une armoire et vite les oublier !
Encore une fois, vous êtes dans le discours, dans l’utopie, pas dans la réalité.
Je ne porterai pas la même appréciation sur le schémas des piscines. Là, il y a tout, le diagnostic, les priorités, la programmation et même le financement pour les prochaines années. Néanmoins, nous ne sommes pas d’accord sur le financement, il est injuste et pénalise les petites communes rurales. Il consomme en grande partie la ligne consacrée aux équipements structurants et pénalise ainsi les territoires qui veulent rénover un gymnase, faire une maison pluridisciplinaire de santé, une médiathèque, sans parler des R.P.C. !
Et puis, j’ai vu un rapport que je croyais tombé aux oubliettes, celui sur la délégation des aides à la pierre au titre de la politique de l’habitat. A lire votre rapport, monsieur le président, c’est la panacée qui va résoudre la question du logement social.
En fait, et je trouve ça cocasse ! Vous demandez à l’Etat de vous déléguer l’une de ses compétences.
D’habitude, nous vous entendons critiquer les compétences transférées par la loi. Là, vous voulez en faire plus que ce que la loi nous demande de faire.
D’habitude, vous critiquez le manque de ressources transférées par l’Etat. Et là, pas de souci, vous êtes prêt à suivre les décisions du gouvernement en matière d’habitat, à gérer les crédits de l’Etat, selon les zones définies par l’Etat, selon les critères techniques fixés par l’Etat mais sans les agents de l’Etat. En clair, on va augmenter les frais de personnel pour gérer à la place de l’Etat. Et c’est vous, monsieur le président, qui nous le proposez ! J’avais déjà du mal à comprendre votre stratégie pour le département, mais là je ne vous comprends pas du tout.
Quand une compétence nous est transférée, notre assemblée a encore un peu de liberté. Mais là, avec cette délégation, nous n’en avons aucune. Et pour 6 ans en plus ! 6 ans pieds et poings liés par les décisions de l’Etat !
Et dire, que dans le même temps, vous allez continuer à critiquer le manque de moyens de l’Etat pour le logement social, oubliant au passage de critiquer la Région qui arrête ses interventions dans ce domaine. Certains appellent ça le grand écart, il faut être sacrément souple pour ne pas se faire mal !
Ceci étant, dans vos rapports, nous avons deux motifs de satisfaction, ce qui, sommes toutes, est bien peu de choses.
La première satisfaction, c’est que vous retenez notre proposition de mettre en œuvre la gratuité de la téléalarme pour les personnes âgées les plus dépendantes. Nous vous l’avons proposée il y a déjà deux ans. Même si vos critères sont un peu restrictifs, nous notons que vous allez dans la bonne direction.
La seconde satisfaction, c’est que vous reconnaissez la justesse de nos observations sur les subventions aux associations d’anciens combattants. Vous rétablissez la ligne budgétaire après la baisse brutale lors du budget primitif.
Pour le reste, beaucoup d’inquiétudes comme pour le déficit de l’Historial qui se creuse. Beaucoup de choses à améliorer aussi. C’est la raison pour laquelle nous vous avons déposé, dans un esprit constructif, un certain nombre de vœux et amendements. Je laisserai le soin à mes collègues de les défendre.
Reste le compte administratif de l’année 2009
Pour étudier sereinement tous les chiffres qui caractérisent l’exécution du budget 2009, il est bon de rappeler quelques éléments de cette année là :
- Une augmentation des impôts de plus de 13% en volume qui a pénalisé le pouvoir d’achat des ménages, une augmentation deux fois supérieure la moyenne des Départements.
- Une hausse de 37 % des emprunts
- Une progression des dépenses de fonctionnement de 6%
- Et un recours accru aux autorisations de programme.
Les chiffres de votre compte administratif confirment ces choix que nous avons contestés tout au long de l’année 2009.
Et que constate t’on, maintenant que nous avons les chiffres définitifs :
- Le produit des impôts directs est supérieur de 2 millions 400 mille euros à vos prévisions, hausse des taux incluse. Cela veut dire tout simplement qu’il n’était pas nécessaire de les augmenter autant pour atteindre le produit que vous espériez. Les contribuables apprécieront !
- L’encours de la dette atteint un nouveau sommet avec près de 288 millions d’euros. Vous avez poursuivi votre politique de recours massif à l’emprunt. Certes, vous stabilisez la dette par habitants mais en utilisant l’artifice de l’allongement de la durée des emprunts. Nous ne sommes pas dupes de la manœuvre ! Ce sont nos enfants et nos petits-enfants qui paieront le prix de vos choix ! C’est une méthode injuste !
- Et un excédent de 8 millions 650 mille euros, pour partie, fruit de la hausse des impôts et des emprunts ! Ces hausses n’étaient donc pas nécessaires !
- Un excédent qui aurait pu être meilleur si vous aviez fait quelques efforts pour réduire les dépenses de fonctionnement !
Alors quand je lis votre rapport sur l’affectation du résultat, je me dis que vous reconnaissez un peu vos erreurs en matière d’emprunt. 5 millions d’euros consacrés à la réduction de la dette, c’est déjà ça. Cela ne permettra pas de résoudre les prochains problèmes financiers de notre collectivité, mais c’est déjà ça, quelques gouttes d’eau dans un océan d’incertitudes.
Pour être complet, il aurait fallu nous dire deux choses importantes :
- En dépenses nouvelles, combien vont nous coûter la renégociation des emprunts.
- Et quel sera l’impact sur la charge de la dette de chacune des prochaines années.
Et pour être encore plus pertinent, il aurait fallu, monsieur le président, que vous ayez une véritable politique de réduction du recours à l’emprunt, de limitation des autorisations de programme, de renoncement aux déviations hors de prix, …Il aurait fallu aussi, monsieur le président, que vous ayez une volonté de faire mieux sans dépenser toujours plus.
Le compte administratif comme les rapports du budget supplémentaire ne traduisent aucune de ces volontés pourtant essentielles d’un bon gestionnaire conscient que l’argent public se fait de plus en plus rare.
Je ne voudrais pas terminer mon propos sans revenir sur la contribution des communes au service d’incendie et de secours, dont les critères ont fait l’objet de nos débats il y a quelques mois. C’est pourquoi, aujourd’hui, je vous remets solennellement, monsieur le président, les pétitions de plus de la moitié des maires de la Somme, touchés par une hausse injuste de cette contribution, demandant une réunion spéciale d’explication. Pas une réunion dans un canton ou un autre, une réunion de tous les maires de la Somme. J’espère sincèrement que vous, monsieur le président et notre collègue président du SDIS, entendrez leur demande.
Merci de votre écoute attentive.
18:18 Publié dans Au service du canton Amiens V Sud-Est Cagny | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 30 juin 2010
Retour en images sur mon installation au Conseil Général de la Somme...
18:28 Publié dans Au service du canton Amiens V Sud-Est Cagny | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 29 juin 2010
Pot de remerciements de la campagne cantonale
Brigitte Fouré et Olivier Mira vous invitent dès 19 heures au pot de remerciements de leur campagne cantonale, au sein de leur permanence du 10, rue Jean Calvin à Amiens (à proximité de l'église Saint-Jacques).
Amiens V Sud-Est Cagny : un canton à vivre ensemble dans la proximité !
14:01 Publié dans Au service du canton Amiens V Sud-Est Cagny | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 28 juin 2010
Brigitte Fouré est officiellement Conseillère Générale de la Somme
(Communiqué de presse en date de ce jour)
Brigitte Fouré a assisté ce matin à sa première session budgétaire en tant que Conseillère Générale de la Somme. Pour l’occasion, la nouvelle élue est arrivée dans la cour du Conseil Général à bord de la mythique 2CV Citroën, qui fut l’emblème de sa campagne, accompagnée de Marie-Josée Budynek, qui fut quant à elle sa directrice de campagne.
Accueillie par Christian Manable, puis par Daniel Dubois, Président du groupe du Centre et des Non-Inscrits, dans lequel elle siègera, l’ancien Maire d’Amiens est désormais la sixième femme à être élue au sein de l’assemblée départementale.
Pour Christian Manable, il fut important de noter que « nous ne manquerons pas d’avoir des échanges intéressants, malgré nos divergences politiques, dans l’intérêt de tous les habitants de la Somme ».
Tandis que Daniel Dubois déclarait quant à lui :
« Je voudrais tout d’abord accueillir comme il se doit, notre nouvelle collègue, Brigitte Fouré. Elue conseillère générale du canton d’Amiens Sud Est il y a 15 jours, la voici à nos côtés.
Nous sommes tous heureux de la compter parmi nous.
Nous sommes sûrs qu’elle saura mettre à profit ses compétences et son expérience pour le bien du département et des habitants de son canton.
Sur les bancs de cette assemblée, nous partageons, monsieur le président, avec plaisir sa victoire face à votre candidat. Sa victoire, c’est celle de la proximité et des engagements concrets. Sa victoire, c’est celle de la politique locale, au sens noble du terme. C’est aussi celle du rassemblement au service des habitants.
Sa victoire, c’est aussi celle sur la municipalité d’Amiens qui, depuis 2 ans, poursuit ses réflexions philosophiques et ses grands débats, tout en étant incapable de résoudre les problèmes quotidiens des Amiénois.
Sa victoire, c’est aussi celle sur l’exécutif de la région Picardie qui, ayant à peine digéré se victoire de mars, s’est employée quelques jours plus tard à renier sa parole au mépris de ses électeurs en faisant des coupes sombres dans ses actions en faveur de la création d’emplois, de la culture, des énergies renouvelables, que sais-je encore car la liste n’est pas close.
Sa victoire nous encourage à poursuivre dans la voie que nous nous sommes tracée :
- La voie d’une opposition constructive et vigilante.
- La voie d’une assemblée qui travaille sur les dossiers départementaux, sans confusion possible avec les débats fomentés par le siège du parti socialiste et que l’on retrouve sous forme de « motions » à chaque réunion de notre assemblée ».
Durant sa campagne, Brigitte Fouré rappelle qu’elle s’est engagée à :
-Réduire les inégalités dans la scolarité conduisant à un taux d’échec élevé dans la Somme, en accompagnant constamment les trois collèges du canton Amiens V Sud-Est Cagny vers la réussite ;
-Trouver des solutions d’hébergements alternatifs pour nos aînés, différents et plus conviviaux que ceux existant en maisons de retraite, où l’indépendance des locataires est souvent mise à mal ;
-Maintenir et développer vos commerces et vos services de proximité, source de vie et d’emplois ;
-Disposer de moyens de transports efficaces et accessibles à tous, en particulier vers le centre-ville d’Amiens ;
-Des logements de qualité, à prix raisonnés et accessibles sans lourdeurs administratives ;
-Favoriser l’essor des projets culturels, sans aucune forme de censure.
-Agir pour une écologie utile, responsable et soucieuse de notre qualité de vie, sans contraintes financières pour vous.
-Accompagner les projets de la commune de Cagny, notamment en matière de voirie.
La nouvelle Conseillère Générale de la Somme a également repris à sa demande deux thèmes de campagne du candidat Pascal Fradcourt et entend les mener à bien dans son mandat, à savoir :
-La mise en place d’un dispositif de formation pour les jeunes en rupture scolaire ou en déshérence sous la forme éventuelle d’une école de la seconde chance.
-L’apport d’un soutien fait aux associations œuvrant dans le champ du maintien à domicile des personnes âgées, ces associations rencontrant actuellement des difficultés financières.
Brigitte Fouré interviendra aussi dans son canton à chaque fois qu’une situation d’urgence se fera ressentir, comme ce fut le cas à l’occasion des interrogations émises par les habitants se situant à proximité de l’ancienne clinique Sainte-Thérèse, dont la mairie vient de délivrer un permis de construire à la création d’un établissement de santé clinique, plus exactement d’une clinique psychiatrique, sans concertation préalable avec la population.
Ou encore lors de l’explosion de la rue Ducange, lorsqu’elle a demandé à Gilles Demailly, Maire d’Amiens, de tout faire dans le but de prendre connaissance des éléments déclencheurs de cette explosion. Pour Brigitte Fouré, « il apparaît urgent de diligenter un audit sur l’état des canalisations de gaz de la ville et recommander les mises aux normes dans l’habitat ancien, afin qu’un tel sinistre ne dispose pas d’autant de risque de se reproduire. »
Avant de débuter ce mandat, Brigitte Fouré a tenu à rendre hommage à son prédécesseur, Daniel Leroy, décédé subitement : « Nos convictions politiques divergeaient mais je reconnaissais en lui un homme entièrement voué au service du Bien commun et de l’intérêt général. »
L'élection cantonale partielle d'Amiens V Sud-Est Cagny avait en effet été provoquée par la disparition brutale du Conseiller Général socialiste Daniel Leroy le 2 avril dernier, dont le mandat prenait fin en mars 2011, comme la moitié de l’assemblée départementale actuelle.
Auparavant, ce canton avait été le fief de Jean-Claude Broutin, Conseiller Général UDF de 1973 à 2004 et Président du Comité de soutien à Brigitte Fouré et Olivier Mira durant cette campagne.
Dans cette optique, Brigitte Fouré n’oublie pas qu’elle est élue pour neuf mois et devra à nouveau se confronter au verdict des électeurs au début de l’année prochaine :
« La tâche est grande, mais il faut nous retrousser les manches afin de gagner les élections cantonales de mars prochain. J’espère que mon élection aura permis d’entreprendre le basculement du département en 2011 ! Avec mon suppléant Olivier Mira, nous sommes désormais fixés sur cet objectif et totalement au service des habitants du canton Amiens V Sud-Est Cagny, dans une démarche de proximité.»
CONTACT PRESSE
Brigitte Fouré, Conseillère Générale
Olivier Mira, suppléant
06 47 54 95 47
18:14 Publié dans Au service du canton Amiens V Sud-Est Cagny, Communiqués de presse | Lien permanent | Commentaires (0)
Un Café Europe avec Jean-Marie Cavada, qui restera dans les mémoires...


18:00 Publié dans Cafés Europe, Europe | Lien permanent | Commentaires (0)













