dimanche, 01 juillet 2012
Egypte : "Tout le monde peut être inquiet : les hommes et les femmes"

L’Egypte a élu dimanche dernier son président, le premier depuis l’ère post-Moubarak. Le nouveau dirigeant, Mohamed Morsi, 60 ans est issu des Frères musulmans. De quoi inquiéter bon nombre de féministes et d’Egyptiennes qui redoutent des dérives islamistes. Ces craintes sont-elles justifiées ? Agnès Levallois, spécialiste du Moyen-Orient, se veut prudente face à une réalité complexe. Interview.
ELLE.fr : L’élection de Mohamed Morsi fragilise-t-elle les droits des femmes ?
Agnès Levallois : L’arrivée d’un responsable des Frères musulmans à la tête de l’Egypte inquiète une partie des femmes. Elles craignent que l’aspect très conservateur de ce mouvement pèse sur leurs droits. Il faut rappeler que l’Egypte est une société très conservatrice. Sous Moubarak, quelques mesures en faveur des femmes avaient été prises notamment sous l’impulsion de son épouse, Suzanne, qui avait créé le Conseil national de la femme en 2000. Mais aujourd’hui, ces acquis sont associés à l’ancien régime. Dans une volonté de rupture avec l’époque du raïs, certains peuvent avoir la tentation de revenir sur certains de ces droits, au détriment des femmes.
ELLE.fr : Le soir de sa victoire, Mohamed Morsi a promis d’être le président de « tous les Egyptiens ». Est-ce un signe envoyé aux femmes ?
Agnès Levallois : Oui, aux femmes et aux coptes (NDLR : les chrétiens d’Egypte). Il a pris le soin de leur adresser un message car il est conscient des inquiétudes de ces communautés. Le problème, souligné par certains observateurs, est qu’il peut tenir un double langage. Il peut toujours dire une chose pour rassurer puis faire le contraire. Seuls les mois à venir permettront de le voir.
ELLE.fr : Peut-on le croire quand il affirme, début juin, qu’il n’entend pas modifier les lois existantes qui protègent les droits des femmes, « qu’il s’agisse de l’âge légal du mariage, de la khola (NDLR, divorce sans l’accord du mari) ou de l’excision » ?
Agnès Levallois : Il faut lui accorder le bénéfice du doute. Attachons-nous à cette déclaration sans exclure le fait qu’il puisse donner des gages aux Salafistes plus tard. Un bras de fer entre le président et l’armée va en effet s’engager. Le président Morsi va donc peut-être devoir composer avec les Salafistes pour avoir une assise plus large. Dans ce cas, il pourrait, par exemple, leur concéder une modification des lois existantes, ce qui constituerait un retour en arrière. Il est trop tôt pour savoir ce qui va se passer, de quelle marge de manœuvre il va disposer. Il faudra juger les droits des femmes à l’aune des rapports de force politique. Avec qui Morsi va-t-il gouverner ? Est-ce que ses alliances vont faire bouger ses positions vis-à-vis des femmes ?
ELLE.fr : N’envoie-t-il pas avant tout des gages à l’étranger, aux pays occidentaux ?
Agnès Levallois : En partie. Il sait qu’il est attendu au tournant. Il est aussi conscient que l’une des ressources essentielles de l’Egypte est le tourisme. S’il fait des déclarations radicales ou très conservatrices sur les femmes, cela aura des conséquences sur les chiffres du tourisme. Donc ses messages sont destinés aux Egyptiennes mais aussi à l’étranger.
ELLE.fr : Quel rôle les femmes vont-elles jouer dans cette nouvelle Egypte ?
Agnès Levallois : Il faut être très prudent et vigilant, ce n’est qu’à l’épreuve de la réalité qu’elles vont voir si elles peuvent jouer un vrai rôle. Le cadre théologique de la confrérie des Frères musulmans est très conservateur, la femme doit plutôt rester à la maison à s’occuper des enfants. Mais beaucoup d’associations féministes sont très actives en Egypte. Est-ce qu’elles vont continuer à se mobiliser ? Je le pense. Surtout si elles craignent que les vieux démons reviennent sur le devant de la scène. C’est évident que ce risque existe.
Mais la réalité est plus complexe. Je sais que beaucoup de sœurs ont rejoint la confrérie estimant que leurs intérêts ne seraient pas moins bien défendus si ce n’est mieux par les Frères musulmans. Pour nous Occidentaux, ça peut être choquant. Mais dans cette société égyptienne malade dans son rapport femmes-hommes, pour certaines d’entre elles, les Frères musulmans représentent une possibilité de changement. Elles ont envie d’y participer et d’y croire. Il faudrait suivre dans quelques semaines comment la situation politique va évoluer. La question des femmes est essentielle mais on ne peut pas l’exclure du champ politique. Tout le monde peut être inquiet aujourd’hui, les Egyptiens comme les Egyptiennes. On est dans une période post-Révolution avec ce que ça implique en termes d’incertitude.
(Source : Elle).
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samedi, 30 juin 2012
Le minitel va s'éteindre ce soir

Ce soir à minuit, le Minitel va s'éteindre définitivement. Bernard Marty, l'un de ses créateurs dans un laboratoire rennais sera présent.
A comme annuaire. Le 36 11, l'annuaire téléphonique est l'un des services les plus populaires du Minitel. Le premier également mis en service et testé auprès du grand public.
B comme Bernard Marti. Bernard Marti qui vit toujours dans l'agglomération rennaise est l'un des inventeurs du Minitel à Rennes en 1979. Polytechnicien, il a coordonné les travaux d'une équipe à l'origine du Minitel mis en service par France Télécom en 1982.
C comme couac. Fin juin 1982, les enfants se sont retrouvés en vacances. Ils se sont rué sur le Minitel qui proposait également des jeux. Le réseau fut saturé pendant trois jours.
D comme démantèlement. C'est une entreprise d'insertion de Toulouse qui assure le démantèlement de tous les Minitels. (Lire en dernière page).
I comme internet. Outil révolutionnaire à sa création, après trente ans de service le Minitel s'arrête. Il a succombé au succès d'internet qui lui a volé sa place dans le champ de la communication.
J comme Jeux Olympiques. La première expérimentation a lieu pendant les JO de Moscou. Un système d'information permet aux journalistes d'avoir accès à la biographie des athlètes, aux règles...
M comme météo. Le 3615 météo était déjà le plus consulté des services.
N comme nostalgie. Pas de nostalgie chez le créateur du Minitel. « Le risque quand on travaille dans un laboratoire, c'est de ne rien trouver ou de trouver quelque chose qui reste dans le tiroir. » Ce n'est pas le cas de Bernard Marti qui après l'aventure du Minitel a participé à l'aventure de la TNT.
Q comme qui n'en veut. Les Deschiens, la troupe de comédiens de Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff lancent à la télévision une série de sketches courts de petites annonces complètement loufoques intitulées « 36-15 code qui n'en veut ».
R comme rose. La messagerie rose est arrivée par accident, se souvient Bernard Marti. « On avait prévu la boîte aux lettres » mais le Minitel n'était pas conçu pour se parler. « Quand ça chauffait lors des réunions internationales, il y en avait toujours un pour se moquer de notre messagerie rose ! »
P comme précurseur. Le Minitel a permis aussi l'émergence de la prise péritel, du format jpeg utilisé pour transmettre des photos. La clef mémoire du Minitel est aussi l'ancêtre de la clef USB et on dit que Steve Jobs s'est inspiré du design du Minitel pour ses ordinateurs.
S comme Saint-Malo. L'expérimentation publique démarre en 1980 dans la cité corsaire où sont équipés les premiers utilisateurs de l'annuaire électronique. Un an plus tard, 4 000 Minitels sont distribués en Ille-et-Vilaine.
T comme télématique. Faire entrer l'informatique dans les maisons était impensable. Avec le Minitel, c'est la révolution télématique. Le public accède à des informations pratiques, la bourse, les horaires de la SNCF, les comptes bancaires, les services de vente en lignes et les services de l'administration de l'État, l'astrologie, la messagerie rose.
V comme Vingt-trois heures cinquante-neuf minutes. C'est l'heure à laquelle les techniciens qui en ont assuré le bon fonctionnement depuis trente ans mettront fin au Minitel.
(Source : Agnès LE MORVAN - Ouest France).
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vendredi, 29 juin 2012
Vendredi Europe Express - Comprendre la crise grecque, par Catherine Mouradian

Les causes profondes de la crise grecque trouvent leurs origines dans l’histoire de la Grèce moderne.
I/ Quelques dates
1827 L’indépendance de la Grèce, une victoire dans la douleur
· La Grèce, soutenue par la Russie, la France et le Royaume Uni, retrouve son indépendance après 400 ans d’intégration à l’Empire ottoman et 6 ans de guerre contre l’occupant. Le territoire libéré n’est qu'un ensemble de villages sans structures étatiques.
· Son premier chef d’Etat, Ioannis Capodistria, né à Corfou, partisan actif de l’indépendance et ancien conseiller du tsar de Russie, est choisi, dès 1927, par la jeune Assemblée Nationale grecque siégeant à Epidaure.
· Ioannis Capodistria met pour la première fois le pied en Grèce en 1928, bien décidé à faire de son pays un état moderne mais il découvre un pays en plein chaos, gangréné par des rivalités locales, une économie à genoux et une situation sanitaire déplorable (fièvre typhoïde, dysenterie, et choléra). Il est assassiné en 1931.
1832 Un pays reconstruit qu’en apparence grâce aux fonds européens
· L'Europe donne à la Grèce un roi bavarois, Otton 1er qui gouverne comme il peut avec des conseils allemands !
· Pour construire l’état moderne grec, la France le Royaume-Uni et la Russie donnent beaucoup d’argent, 60 millions de francs or.
· Tout est largement dilapidé dans la construction de la nouvelle capitale Athènes (1834) et en dépenses militaires ruineuses dans l'idée de reprendre Constantinople aux ottomans.
· Les états prêteurs commenceront à se rembourser sur l’ensemble de ce que produit la Grèce.
1893/1897 La première crise de la dette
· La débâcle économique est due à la crise de surproduction de raisins secs
· La débâcle politique fait suite à la défaite contre les Ottomans
· Une commission internationale regroupant les puissances européennes récolte les droits sur le tabac et ceux du port du Pirée pour payer les créanciers !
1922 La Grèce doit oublier Constantinople !
· Les investissements militaires contre les ottomans seront vains. La Grèce a combattu au côté des alliés durant la première Guerre mondiale mais le traité de Sèvres est annulé par le traité de Lausanne. La Grèce est en état d'échec face à la Turquie de Moustapha Kemal.
· Le pays doit absorber l’arrivée en masse des migrants de Turquie fuyant le nouveau régime d’Atatürk.
1933 La Grèce subit de plein fouet la crise mondiale
· La crise de 1929 est devenue mondiale. Beaucoup de pays européens sont en faillite, cette crise favorise l’émergence du fascisme et porte Hitler au pouvoir en Allemagne.
· A la veille de la seconde guerre mondiale la Grèce n'a toujours pas les moyens de faire émerger son économie.

1945 L’Europe renforce sa pression économique sur l’état grec
· Le Royaume-Uni accorde un emprunt à la Grèce qui sort meurtrie de l’occupation nazi, mais exige d'avoir la tutelle du budget.
· Des règlements réguliers de taxation des produits grecs sont créés pour payer la dette,
· L’incompréhension s’accentue entre le peuple et le gouvernement.
1946 à 1949. C’est la guerre civile
1974 Les premiers pas vers l’intégration européenne, l’espoir d’une embellie économique !
· C'est la chute du « Régime des colonels » qui tenait le pays d’une main de fer depuis 1967. Le pays est une république depuis 1973.
· Malgré les réticences de la Commission européenne, la Grèce va être intégrée à l’Europe.Valérie Giscard d’Estaing dit en 1974 : « On ne claque pas la porte de l'Europe au nez de Platon ».
· La Grèce est déjà endettée à 100 % de son PIB. La Grèce devient membre de la CEE en 1981.
2000 à 2007 Un pays attractif
L’économie grecque est une des plus dynamiques de la zone euro avec 4,2% de croissance grâce notamment à l’apport de capitaux étrangers.
Depuis 2009 la crise mondiale et la spéculation sur la dette plombent la Grèce
· Toute la production grecque paye une dette très ancienne de plus de 150 ans, et les intérêts associés.
· En 2009, la Grèce ne produit simplement que 15 % de moins que ce qu'elle produisait avant dans ses deux secteurs majeurs du tourisme et du transport maritime mais cela la met dans une faillite noire avec une dette publique d’environ 158%.
· Le système de la dette s'auto nourrit de catastrophes et de la spéculation sur les dettes (hedge funds ou fonds vautours). On recense aujourd'hui 11 500 hedge funds et 5 % de ces fonds sont à la table des négociations de lutte contre la dette en Grèce !
· La dette grecque atteint 350 milliards d’euro à fin 2011.
Depuis 1977, la dette américaine est, elle, de 13 000 milliards de dollars le budget militaire américain de 16 000 milliards de dollars. Depuis 1999 les USA ont remboursé seulement 4000 milliards de dollars d'intérêts.
II/ Un contexte politique général confus
· Dès les années 1830, les états prêteurs se sont remboursés peu ou prou sur tout ce que produisait la Grèce, elle n’a donc jamais pu organiser son budget et son état.
· On entraînera le peuple grec dans un nationalisme fort, pour justifier les dépenses militaires payées par des emprunts étrangers mais aussi pour lui faire oublier l’absence d’administration du pays.
· D’un côté, l’Exécutif fonctionnera sur l'illusion d'une richesse et les gouvernements se succèderont au gré de querelles politiques violentes.
· De l’autre, le peuple fidèle aux habitudes prises depuis l’occupation ottomane gèrera son quotidien dans le cadre de son village ou en petits groupes. L’administration ottomane n'était pas très impliquée dans la gestion directe des territoires ; le chef du village, le pope où un représentant local faisait le lien avec l'administration centrale.
De 1827 à nos jours, entre guerre civile, dictatures et bouleversements mondiaux, la Grèce n'a pas pu construire son état, son unité nationale et son économie. Au-delà des rivalités politiques, structurellement les grecs n’ont pas appris à fonctionner ensemble. La Grèce a besoin de temps et d’un contexte plus favorable.
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Vendredi Europe Express - Ballon d’oxygène surprise pour Madrid et Rome
La première ministre danoise Helle Thorning Schmidt, le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et le président de la commission européenne Jose Manuel Barroso.
Image: Keystone
Sommet européen — Les dirigeants de la zone euro ont conclu un accord surprise pour tenter d’aider l’Italie et l’Espagne à calmer les marchés, et injecter 150 milliards de francs pour relancer l’économie européenne.
Ces mesures de stabilisation financière se heurtaient jusqu’ici à l’opposition de plusieurs pays, en particulier l’Allemagne.
A l’issue d’un sommet de la zone euro qui s’est achevé au petit matin vendredi, le président de l’UE Herman Van Rompuy a annoncé la mise en place d’ici la fin de l’année d’un mécanisme permettant de recapitaliser directement les banques, sous certaines conditions, via les fonds de secours FESF et MES.
Il s’agissait d’une demande forte de l’Espagne, qui cherchait à éviter que le plan de sauvetage de ses banques n’alourdisse sa dette publique au point de la rendre insoutenable.
"Quand ce sera prêt, le Mécanisme européen de stabilité (MES) pourra avoir la possibilité de recapitaliser directement les banques", a déclaré M. Van Rompuy lors d’une conférence de presse.
Mécanisme unique de supervision
Un mécanisme unique de supervision financière sera établi, dans lequel "la Banque centrale européenne jouera pleinement son rôle", a expliqué le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
La zone euro est également prête à faire un usage plus "souple" des fonds de secours afin de "rassurer les marchés et d’obtenir de la stabilité sur les obligations souveraines de ses membres", a ajouté M. Van Rompuy, une façon d’indiquer que le FESF et le MES pourraient acheter directement des titres de dette de pays fragiles sur les marchés.
"A la demande de l’Italie a été introduit, après une longue discussion, un paragraphe (...) pour des mécanismes de stabilisation des marchés pour les Etats qui respectent les recommandations faites à leur pays ainsi que le pacte de stabilité", et qui peinent malgré tout à se financer sur les marchés en raison de taux prohibitifs, a déclaré le président du conseil italien Mario Monti.
"C’est le cas pour l’Italie en ce moment", a-t-il souligné, tout en assurant que Rome n’entendait pas faire appel à ces mécanismes pour l’instant. M. Monti n’a pas caché sa satisfaction, jugeant l’accord "très important pour l’avenir de l’Union européenne et de la zone euro".
Moment très difficile
Il a reconnu que les discussions avec ses partenaires européens avaient traversé "un moment très difficile". "Il y a eu un peu de tensions", mais "cela a été utile", a-t-il estimé. L’Allemagne notamment, s’était jusqu’ici farouchement opposée au type de mesures finalement adoptées.
Pour obtenir gain de cause, l’Italie et l’Espagne n’ont pas hésité à se lancer dans un bras de fer avec leurs partenaires: alors qu’un pacte de croissance européen d’un montant de 120 milliards d’euros était quasiment bouclé au niveau des 27 membres de l’Union européenne dans la soirée, les deux pays ont conditionné leur accord final à la mise en place de mesures de court terme pour leur venir en aide. Selon un diplomate, M. Van Rompuy s’est même emporté, surpris par la position des deux pays.
Pacte de croissance cher à Hollande
Ce pacte de croissance était cher au président français François Hollande, qui en avait fait un thème de campagne. De son côté, la chancelière allemande Angela Merkel avait besoin que ce pacte soit signé croissance pour obtenir les voix de l’opposition SPD et verte vendredi lors du vote sur le pacte de discipline budgétaire au Bundestag.
Le pacte de croissance passe par une augmentation de la capacité de prêt de la Banque européenne d’investissement (BEI) de 60 milliards, 55 autres milliards venant de la réaffectation de fonds structurels non utilisés, et 5 milliards de "project bonds" lancés "à l’été" pour financer des infrastructures de transport et d’énergie.
Au final, "en dépit de la difficulté du moment et des débats, nous avons été à même de donner aux marchés financiers un message", a estimé le président de l’eurogroupe, Jean-Claude Juncker. "Si nous donnons une explication cohérente, et conséquente, unie et forte des décisions que nous avons prises, je veux croire que les marchés seront rassurés", a-t-il ajouté.
Feuille de route
A plus long terme, M. Van Rompuy a annoncé que les dirigeants de la zone euro avaient donné leur feu vert à une feuille de route dans le but de renforcer l’union économique et monétaire. Ce renforcement s’appuierait sur "quatre piliers": un cadre financier, un cadre budgétaire, un cadre en matière de politique économique et un renforcement du contrôle démocratique. De premières propositions en ce sens seront présentées en octobre, a-t-il dit.
L’euro a nettement rebondi vendredi à Tokyo immédiatement après les annonces de la zone euro.
(Source : Quotidien suisse Le Matin).
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jeudi, 28 juin 2012
Historique : Aung San Suu Kyi était hier au micro de France Inter
Aung San Suu Kyi a enfin reçu le Prix Nobel de la Paix qui lui avait été décerné en 1991 alors qu’elle était en résidence surveillée. En tournée historique en Europe, l’opposante birmane accorde en exclusivité radio un entretien exceptionnel à France Inter dans le 7/9 (8h20 - 27 juin 2012).
08:00 Publié dans Droits de l'Homme, Droits des Femmes, Europe, Femmes au Centre, Femmes au Centre 80, France, Monde | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 27 juin 2012
Lisez les Perles du JDA : Demandez "Ch'Pravda" !

Pour lire les Perles du JDA : CLIQUEZ ICI !
En sélectionnant les "perles" glanées du Journal Des Amiénois Métropole (JDA Métropole), la publication de la ville et de l'agglomération, nous avons été effarés de voir que celui-ci est devenu un organe de désinformation aux mains du maire Gilles Demailly, Président d'Amiens Métropole, et de la municipalité.
La ville d’Amiens a derrière elle une longue et noble Histoire. Depuis le partage du manteau de Saint-Martin de Tours en 337, non loin de l’actuel Palais de Justice, à l’Opération Jéricho en 1944, en passant par la Paix d’Amiens, signée en 1802 au sein même de la mairie, notre ville s’appuie sur sa tradition pour proposer une société juste, moderne, inventive et apaisée.
Aujourd'hui, l’esprit d’Amiens recule. Le Maire d’Amiens n’a de cesse depuis 2008 de nous dire que nous devons être « unis et solidaires ». Or, depuis 2008, où en est la construction des 10000 logements promis durant sa campagne ? De même, pourquoi le Maire ne s’est-il pas rendu aux Etats-Unis pour négocier avec les dirigeants de Goodyear quant à l’avenir des salariés de l’usine d’Amiens ? Où en est la réflexion sur les transports dans notre ville, là aussi promise en 2008 durant la campagne ? Pourquoi avoir sabordé les comités de quartier, fleuron en matière de démocratie locale, et qui avaient fait école jusqu’à Strasbourg, qui applique actuellement ce système suite à une visite du maire UDF Fabienne Keller en 2002 à Amiens, réforme de la démocratie locale que n’a pas renié son successeur Roland Ries, nouveau maire socialiste de Strasbourg ? Pourquoi notre ville est-elle devenue, malgré la compétence et la bonne volonté des agents municipaux, si insalubre et si mal nettoyée en moins de trois ans ?
Autrefois, le Journal Des Amiénois Métropole (JDA Métropole) se voulait être la publication de tous, afin d'apporter des informations sur la ville et l'agglomération à chaque habitante et habitant. C'était la conception que nous avions du service public.
A présent, il est au service de l'aveuglement de la réalité qu nous avons dénoncée précédemment.
Les Perles du JDA n'ont d'autre vocation que de dénoncer les dérives de notre "Ch'Pravda" locale!...
Brigitte Fouré
Conseillère Générale de la Somme
Conseillère municipale d’Amiens
Maire d'Amiens de 2002 à 2007
Olivier Mira
Conseiller Général-suppléant
Conseiller municipal d'Amiens de 2001 à 2008
mardi, 26 juin 2012
Pour Sophie Auconie, Présidente de "Femmes au Centre" : « 155 députées à l’Assemblée Nationale : un chiffre encourageant mais encore loin d’être exemplaire »
Au lendemain des élections législatives, Sophie Auconie Présidente de Femmes au Centre salue la présence de 27 % de femmes dans l’hémicycle soit 155 femmes sur 577 députés alors qu’elles ne représentaient que 18,5 % des députés en 2007. Elle souligne que « c’est un record historique pour l’Assemblée nationale française même si de nombreux efforts restent à faire ». La France passe ainsi du 19ème au 9èmerang au classement européen du nombre de femmes présentes dans les parlements des 27 Etats membres.
Cette avancée en matière de parité en politique reste cependant à nuancer : « tous les partis politiques n’ont pas joué le jeu et certains ont préféré payer des amendes que proposer le renouvellement de la classe politique par l'émergence de femmes, nécessaires à la respiration de la vie démocratique» a déclaré la Députée européenne.
L’association Femmes au Centre propose d’ailleurs de « limiter le cumul des mandats afin de faciliter le renouvellement de la classe politique et ainsi favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de femmes en politique». La présidente de Femmes au Centre conclut en interpellant les responsables des différents partis politiques : « il faut dès maintenant travailler à l’émergence de nouveaux talents féminins pour les prochaines échéances électorales. »
(Bruxelles, le 20 juin 2012).
15:26 Publié dans Femmes au Centre, Femmes au Centre 80, France, UDI | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 25 juin 2012
L'agenda de ma semaine
Lundi 25 juin :
9h : permanence logement à ma permanence
9h30 : session au Conseil Général de la Somme
15h : Assemblée Générale de l’EPHAD de Cagny
17h : Conseil d’Administration du Collège Guy Mareschal
18h : permanence sans rendez-vous en mairie de Cagny
19h : pot de fin de campagne organisé par Olivier Jardé
Mardi 26 juin :
9h : commission Economie au Conseil Général de la Somme
10h30 : réunion avec les bénévoles de l’association de mes amis
19h : soirée amicale de fin d’année avec mes bénévoles
Mercredi 27 juin :
13h30 : délibérations et oraux de capacité en droit
14h30 : session du Conseil Général de la Somme
20h30 : réunion mensuelle du Nouveau Centre d’Amiens
Jeudi 28 juin :
9h : permanence sans rendez-vous à ma permanence
9h30-17h : session du Conseil Général de la Somme
18h30 : Conseil Municipal d’Amiens
Vendredi 29 juin :
9h30 : session du Conseil Général de la Somme
16h : Commission Permanente du Conseil Général de la Somme.
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