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dimanche, 12 décembre 2010

Hervé Morin, invité de Ruth Elkrief le 6 décembre sur BFM TV

vendredi, 10 décembre 2010

La construction européenne : actualité de la déclaration de Robert Schuman

robert-schuman.jpgPourquoi les chrétiens devraient-ils s’engager dans les affaires de la vie publique ? Comment contribuer, en tant que chrétien, à la vie politique aujourd'hui, et notamment à la construction européenne ?

Du partenariat à la communion : actualité de la déclaration de Robert Schuman, par frère Paul-Dominique Masiclat, o.p.

Résumé d'une conférence donnée à Strasbourg le 8 novembre 2010

Pourquoi les chrétiens devraient-ils s’engager dans les affaires de la vie publique ? Comment contribuer, en tant que chrétien, à la vie politique aujourd'hui, et notamment à la construction européenne?

L'ambition de Robert Schuman. La déclaration du 9 mai 1950 était plus qu'un plan de développement industriel et économique. Il fallait changer le vivre-ensemble européen, reconstruire l'économie de marché mais surtout éliminer une fois pour toute la possibilité même d'une nouvelle guerre européenne. Robert Schuman, Jean Monnet et une poignée d'autres hommes politiques, forts de leur foi chrétienne ou leurs convictions humanistes, ont élaboré un nouveau type de relations internationales pour l'Europe. Il n’y aura plus les vainqueurs arrogants face aux humiliés. Schuman parle d'une « réhabilitation morale » de l'Allemagne et d'une « politique nouvelle » pour l'Europe en général.  Pari réussi avec l'adhésion de six pays, pour commencer, à la Communauté européenne de charbon et d'acier (CECA) en 1951 : France, Allemagne Fédérale, Italie et les trois pays du Benelux. Ce fut le début d'un processus de pacification, de réconciliation, de développement économique et de construction d'une communauté unie à l'échelle d'un continent. Une structure nouvelle fut créée pour garantir la pérennité de cette nouvelle façon de traiter avec les pays voisins : la Haute Autorité, une instance supranationale. Ce fut là une innovation mondiale dans la sphère politique, bien que la nature de cette supranationalité restât mal définie.

Evolution, élargissement, heurts.
En soixante ans, la CECA a laissé la place à d’autres structures. Il y eut la Communauté économique (CEE) en 1957 puis, avec le Traité de Maastricht de 1992, l'Union européenne avec un Parlement européen. Composée de 6 membres au départ, l’Europe est arrivée par étapes successives jusqu’à 27 pays membres actuellement. L'évolution ne s'arrête pas là puisque le processus d'intégration dans l'Union européenne suit son cours pour un certain nombre de pays candidats. Elle a réalisé au moins deux grands projets : la création d'une monnaie européenne et la libre circulation des biens et des personnes dans un espace règlementé (l'espace Schengen). Ces projets-là demeurent : l'espace euro comme l'espace Schengen sont susceptibles de s'élargir à l'avenir. Cependant, l'Europe semble stagner. Elle se heurte encore au problème de la supranationalité. Il semble que le bien commun européen fasse figure d'un seuil plutôt que d'un défi. L'Europe peine à doter les intérêts européens d'une véritable parité face aux intérêts nationaux. L'Europe se résumerait-elle alors en une simple aire de commerce ?

La construction européenne : un projet sans pareil
Une excursion hors des frontières de l'Union européenne permet de prendre du recul face à un sentiment de déception générale et de mieux apprécier les atouts uniques du projet européen. Car d'autres régions du globe ont imaginé des projets d'union et de développement économique. Une région dont le plan de développement partage plusieurs traits avec l'UE est l'Asie du sud-est. En 1967, en pleine guerre du Vietnam, 5 pays fondent l'ASEAN, une organisation politique, économique et culturelle. Son but avéré est de contenir la guerre et la menace d'invasion communiste, de développer la croissance économique et d’assurer la stabilité politique. L'ASEAN a adopté la présidence par pays à tour de rôle. Elle a connu des étapes d'élargissements successifs : de 5 pays fondateurs (l'Indonésie, les Philippines, la Malaisie, Singapour et la Thaïlande) elle est passée progressivement à 10 avec le Brunei, le Cambodge, le Laos, Myanmar et le Vietnam, puis à 10+3, la Chine, le Japon et la Corée du Sud siégeant comme membres avec un statut particulier. Or, nulle instance supranationale, nul accord monétaire pour l'ensemble. Rien n'est tenu en commun, même pas la démocratie, malgré d’importants efforts de collaboration et de rapprochement. L'on alors voit que l'Europe a su innover dans le domaine des relations internationales. Elle a fait preuve de créativité sociopolitique pour inventer des structures qui n'ont d’équivalent nulle part ailleurs.

De la communauté à la communion
L'on a dit qu'il faut une âme à l'Europe. Les hommes ne peuvent créer une âme, mais ils peuvent faire œuvre de communion pour que l'Europe soit vivifiée à nouveau. Qu'est-ce que la communion ? Pour les chrétiens, c'est sans doute une réalité spirituelle d'abord, le lien sans faille d'amour entre Créateur et créatures, entre l'unique Père et sa multitude d'enfants baptisés partout dans le monde, rassemblés en un seul corps, le corps du Christ. Dans le registre de la foi, les chrétiens connaissent et vivent la supranationalité tous les jours. La communion de foi unit des peuples dans une communion ecclésiale sans se soucier d'identités nationales, de passeports ou de visas. Cette communion spirituelle entre baptisés, c'est la catholicité au sens propre du terme.
En régime de laïcité des Etats, il appartient aux croyants aussi, comme à chaque homme et à chaque femme de bonne volonté, de faire exister la communion au plan sociopolitique. Là où ils vivent - dans leur paroisse, leur quartier, leur ville - là se trouve un champ à labourer pour la communion. Tel un grain de blé, la communion est semée en terre. De la base de la société - les entités locales - jailliraient alors des plants de solidarité et d'entraide, d'égale dignité, de justice, de proximité, de liberté, de sécurité et de paix. Ces plants pourraient monter alors jusqu’au registre de la politique internationale pour concrétiser une Europe plus unie, une communion des citoyens. Répandue de paroisse en paroisse, de quartier en quartier, de ville en ville et de nation en nation, cette communion serait comme une nappe phréatique d'eau vive irrigant l'Europe à la base. Ainsi les citoyens croyants sauront-ils participer pleinement à la construction européenne. Le Plan Schuman reste d'actualité. Il s’agit de la réhabilitation morale de tout le projet européen. Ce projet est un chantier en cours. La moisson d’unité et de communion est abondante. Les chrétiens sont éminemment qualifiés pour moissonner un bien si précieux.

(Source : La Vie).

mercredi, 08 décembre 2010

Hervé Morin ce matin dans le quotidien La Provence

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logo_laProvence.jpgFaites-vous ce tour de France pour vous compter ?
Depuis des mois, je vais à la rencontre des Français. Il y a en France des forces d’innovation, d’anticipation qu’il faut écouter. Je souhaite m’imprégner de tout cela.

Cela ressemble à une démarche de présidentiable !
Je souhaite que les valeurs que défend la famille centriste soient portées au moment de l’élection présidentielle. Cela doit s’appuyer sur un projet politique que je construis progressivement. Il faut un candidat centriste à la présidentielle, celui-ci sera désigné à l’automne 2011. Ma détermination est absolument totale pour que l’expression centriste se fasse entendre.

Qui est le leader du centre, Jean-Louis Borloo ou vous-même ?
Nous verrons bien qui sera sur la ligne de départ à l’automne prochain. Je ne suis pas en concurrence, ni dans une compétition. Pour moi, il n’y a pas de rivalité mais d’abord la volonté de porter un message politique qui a une pertinence absolue. Compte tenu de nos valeurs, les centristes doivent être associés à un parti de la droite républicaine.

Ce qui revient à dire que François Bayrou n’est pas un centriste ?
Une des conditions de cette expression centriste, c’est qu’il faut clairement savoir où on habite. Quand on est au centre, on n’est pas au milieu de nulle part! Etre indépendant ne signifie pas être seul. François Bayrou confond indépendance et démarche solitaire.

Pas de stratégie de rupture avec l’UMP pour exister ?
Lorsque l’on est centriste, on porte le principe de responsabilité individuelle, de liberté d’entreprise, de tempérance fiscale. Des valeurs qui nous amènent à être associés à la majorité actuelle. Mais il faut qu’on soit assez fort pour peser sur le cours des choses. Mon objectif est donc de créer une coalition des partis de droite et du centre où ces sensibilités de la vie politique française puissent être entendues. Toutes les démocraties européennes sont sous le régime de la coalition, de gauche comme de droite, ce n’est pas un hasard. On a besoin d’équilibre.

Les centristes ont été les grands perdants du remaniement. La rumeur d’un réajustement au profit du centre vous réjouit-elle ou vous vexe-t-elle ?
Nous avons très clairement assisté à l’occasion du remaniement à la constitution d’une équipe de campagne à base RPR. C’est un message de plus pour que les centristes prennent conscience qu’il doit exister une expression politique indépendante. Quant à l’entrée de centristes lors d’un réajustement, ce n’est pas significatif.

N’est-ce pas acrobatique de jouer l’alliance avec l’UMP pour les cantonales alors que vous êtes exclus des ministères ?
Lorsqu’il s’agit d’élections locales, les gens votent pour un homme davantage que pour un parti. Il faut donc choisir le meilleur.
 
Vous prônez une réforme fiscale qui s’engage à peine aujourd’hui. Etes-vous amer ?
Nous demandons la suppression du bouclier fiscal depuis trois ans. C’est un sparadrap, une mauvaise réponse à un vrai problème. Par ailleurs nous sommes favorables à la suppression de l’ISF qui serait compensé par la création d’une tranche marginale d’impôt sur les hauts revenus. Une solution économiquement efficace et socialement juste.

Les divisions qui se dessinent au PS vous seront-elles profitables ?
Il vaut mieux miser sur sa propre force que sur la faiblesse des autres.

Recueilli par Marjory CHOURAQUI

lundi, 06 décembre 2010

L'agenda de ma semaine

915002596.jpgLundi 6 décembre : Commission des affaires sociales au Conseil Général de la Somme.

Permanence sans rendez-vous en mairie de quartier Saint-Acheul.

 

Mardi 7 décembre : Commission des affaires sociales du Conseil Général de la Somme.

Conseil d'Administration du collège Guy Mareschal.

Conseil d'Administration du collège de La salle.

 

Mercredi 8 décembre : Commission des affaires sociales du Conseil Général de la Somme.

 

Jeudi 9 décembre : Permanence sans rendez-vous à ma permanence.

Conseil Municipal d'Amiens.

 

Samedi 11 décembre : Vente d'artisanat au profit du Tibet à ma permanence.

 

Dimanche 12 décembre : Plantation de l'arbre du Tibet.

Arbre de Noël organisé par le comité de quartier Saint Honoré-Jeanne d'Arc.

08:00 Publié dans Mon Agenda | Lien permanent | Commentaires (0)