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samedi, 14 novembre 2009

Entretien d'Hervé Morin pour France-Soir

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FRANCE-SOIR. Le Nouveau Centre, après avoir voulu présenter des listes autonomes, a entamé des négociations avec l’UMP pour la constitution de listes uniques de la majorité. Où en êtes-vous ?
HERVÉ MORIN. Nous nous sommes rencontrés une première fois mardi mais pour le moment nous ne sommes pas encore parvenus à un accord. Pour nous, le compte n’y est pas. La force politique que représente le Nouveau Centre aujourd’hui peut légitiment revendiquer la tête de liste dans trois régions et 20 % des têtes de listes départementales. Deux têtes de listes régionales semblent acquises.

Valérie Létard (secrétaire d’Etat à l’Environnement) dans le Nord-Pas-de-Calais et François Sauvadet (président du groupe à l’Assemblée) en Bourgogne. D’autres chefs de files du Nouveau Centre pourraient conduire une liste de la majorité. Sur la vingtaine de têtes de listes départementales que nous revendiquons, le consensus se limite pour le moment à onze départements, avec par exemple André Santini dans les Hauts-de-Seine, Olivier Jardé dans la Somme, Philippe Vigier en Eure-et-Loir ou encore Nicolas Perruchot dans le Loir-et-Cher. Nous serons vigilants sur la place de nos candidats sur les listes, car ils incarneront la nouvelle génération d’élus que nous voulons promouvoir au Nouveau Centre.

Ces élections seront les dernières du genre avant la réforme territoriale ; celle-ci entraînera une réduction du nombre d’élus et sera accompagnée d’une réforme du mode de scrutin pour l’élection des futurs conseillers territoriaux. Pourquoi critiquez-vous la formule qui est dans les tuyaux, le scrutin de liste à un tour ?
Un mode de scrutin doit permettre la constitution de majorités stables, la juste représentation des territoires et l’expression du pluralisme politique. Au Nouveau Centre, nous sommes favorables à une formule avec une moitié d’élus au scrutin majoritaire et l’autre moitié à la proportionnelle, comme c’est le cas en Allemagne. Or le projet de scrutin envisagé pour l’avenir est une fausse combinaison de scrutin majoritaire à un seul tour et de proportionnelle, qui n’a jamais été appliqué en France, et qui, en l’état actuel des choses, est fait pour l’UMP et le PS !

Pour cristalliser une majorité, il faut deux tours de scrutin, et pour permettre l’expression du pluralisme, il faut une vraie part de proportionnelle. Un mode de scrutin doit être compréhensible par les Français. Ce qui n’est pas le cas du projet actuel. J’ai fait connaître mon opposition à ce projet. Le président de la République et le Premier ministre m’ont laissé entendre qu’ils étaient prêts à réexaminer cette question.

Nicolas Sarkozy est à mi-mandat et c’est l’heure d’un bilan d’étape de son action ; comment la jugez-vous ?
A la mi-mandat, Nicolas Sarkozy a un bilan exceptionnel. Il a engagé un nombre de réformes structurelles considérables dans une France qui vivait depuis vingt-cinq ans un lent et tranquille déclin. Je rappelle qu’en 2007 la France avait depuis dix ans une croissance inférieure à la moyenne européenne. Tranquillement mais sûrement, les indicateurs viraient au rouge ! J’en veux pour exemple qu’avec la même monnaie, l’Euro, les Allemands dégageaient 170 milliards d’excédents commerciaux alors que notre balance commerciale était déficitaire de 57 milliards d’euros.

Depuis deux ans et demi, sous l’impulsion du chef de l’Etat, on a mené des réformes structurelles majeures : les régimes spéciaux de retraites, les heures supplémentaires, le RSA, la réforme hospitalière, le Grenelle de l’environnement, l’autonomie des universités, le service minimum dans les transports, la réforme de nos armées… dans un contexte de crise économique et financière historique où la France a été leader pour trouver des solutions et fédérer les énergies.

Pendant deux ans et demi, on s’est beaucoup occupé de la France ; désormais, il faut démontrer aux Français qu’on s’occupe d’eux et que les réformes structurelles sont faites pour eux ! Il faut maintenant qu’on s’adresse davantage aux Français. Ils vivent dans un profond sentiment d’inquiétude, voire de déclassement social qui est un sentiment plus qu’une réalité. Nos compatriotes doivent retrouver confiance dans l’avenir. Il faut congédier les doutes et montrer les coins de ciel bleu !

Comment ?
Le Nouveau Centre porte au sein de la majorité l’idée d’une société apaisée dans laquelle on cesse d’opposer les Français les uns aux autres… les fonctionnaires aux salariés du privé, les dirigeants aux employés, les élites aux classes populaires… Or la réussite des uns dépend de la réussite des autres. C’est en reconnaissant le rôle de chacun que notre pays sera en mesure d’affronter l’avenir. Notre société vit d’abord dans la reconnaissance de l’argent. Je veux porter la reconnaissance des fonctions sociales majeures qui structurent notre société : l’éducation, la santé, la culture, la recherche… C’est le message que nous portons au Nouveau Centre, nous qui sommes les héritiers de l’UDF !

Vous venez d’effectuer une tournée en Amérique latine et vous êtes allés au Brésil. Où en est la négociation pour la vente des Rafale à ce pays ? La France doit-elle consentir des rabais allant jusqu’à 40 % pour obtenir la signature définitive du contrat ?
Les chiffres qui ont été publiés sont des fariboles ! Vendre un avion nécessite des négociations extrêmement longues. C’est faire le choix d’un système d’armes et d’une technologie pour plus de quarante ans. Les négociations intègrent également le choix des radars, des systèmes de contre-mesures, des missiles, de la maintenance que vous mettez en place… entre le moment où vous donnez votre préférence pour un avion de combat et le moment où vous signez, il se passe forcément entre six mois et un an.

Il faut aussi savoir que dans ces négociations, derrière le Rafale, il y a un GIE (groupement d’intérêts économiques) qui comprend de nombreux industriels différents. Dassault n’est pas seul face à l’armée de l’air brésilienne.

Thales, Safran, MBDA, beaucoup d’industriels différents participent aux négociations. C’est une discussion délicate, compliquée, qui engage la France avec un partenariat industriel et des transferts de technologie. Les négociations progressent dans un climat de confiance parce que la France et le Brésil ont toujours tenu leurs engagements et la volonté politique du Brésil est sans faille.

Quelles réflexions vous ont inspiré la célébration de l’anniversaire de la chute du mur de Berlin ?
Derrière la chute du mur, extraordinaire symbole de liberté retrouvée, je vois d’abord l’effondrement du système communiste, et la réunification politique de l’Europe autour des valeurs des droits de l’homme.

 

08:00 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

vendredi, 13 novembre 2009

Et les députés européens de l'année 2009 sont...

photobio-jean-paul-gauzes_124008_M.jpgphotobio-francoise-grossetete_421852_F.jpgJean-Paul Gauzès (circonscription Nord-Ouest) et Françoise Grossetête (circonscription Sud-Est) ont été désignés "Députés européens de l'année 2009". Le premier pour son expertise sur les questions financières et la seconde pour son implication dans les problématiques de santé.


Pour avoir siégé à leurs côtés au Parlement européen, je peux attester que ces distinctions sont très méritées. Félicitations Françoise et Jean-Paul!

Berlin a fêté les 20 ans de la chute du mur!

Un mur symbolique de dominos s'est écroulé lundi dernier à Berlin.

 

La chute du mur de Berlin selon le journaliste Philippe Dessaint.

Création d'un intergroupe "Jeunesse" au Parlement européen

Abad6_0.jpgDamien Abad, benjamin des eurodéputés français, vient de lancer à Bruxelles un intergroupe "Jeunesse", destiné à rassembler au delà des étiquettes partisanes, l'ensemble des eurodéputés désireux de mettre en œuvre une véritable politique communautaire de la jeunesse.

"C'est la première fois qu'une telle initiative va voir le jour au sein du Parlement européen, et c'est un beau  message adressé à notre jeunesse qui a besoin d'une Europe qui soit davantage à leur écoute, et capable de répondre à leurs attentes".

Traité de Lisbonne : J-18!

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"Aujourd'hui, à 15 heures, j'ai signé le traité de Lisbonne." C'est par cette phrase laconique que le président tchèque Vaclav Klaus a annoncé, mardi 3 novembre, qu'il avait achevé le processus de ratification du traité européen, après avoir tenté durant des mois d'empêcher l'entrée en vigueur de ce texte qu'il combat.

M. Klaus était le dernier chef d'Etat ou de gouvernement des Vingt-Sept à signer l'instrument de ratification. Le traité, qui doit améliorer le fonctionnement institutionnel de l'Union européenne (UE), va donc pouvoir entrer en vigueur le 1er décembre. Les deux fonctions qu'il crée - une présidence stable du Conseil de deux ans et demi et un haut représentant pour les relations extérieures aux pouvoirs renforcés - devraient être pourvues rapidement.

Le premier ministre suédois, Frederik Reinfeldt, président en exercice de l'Union, a annoncé qu'il commençait "maintenant les consultations" pour trouver les titulaires de ces deux fonctions, qui seront nommées lors d'un sommet extraordinaire dont la date sera fixée "dès que possible".

 

Référendum "impossible"


Le débat sur le traité de Lisbonne laissera des traces en République tchèque. Les commentaires de M. Klaus, mardi, en attestent. La Cour constitutionnelle avait, le matin même, ouvert la voie à la signature de M. Klaus en affirmant que le traité non seulement n'était pas contraire à la constitution, mais qu'en outre il "renforcerait la souveraineté du pays".

"La sentence de la Cour n'est pas une analyse juridique neutre, a critiqué le président tchèque dans un communiqué, mais une défense politique du traité de Lisbonne de la part de ses partisans. (...) La République tchèque cesse d'être un Etat souverain, et ce changement rend légitime, aujourd'hui et demain, le combat de cette partie de la population pour laquelle notre existence nationale et étatique n'est pas indifférente et qui ne veut pas accepter ce résultat."

M. Klaus a indirectement encouragé ses partisans europhobes à poursuivre la lutte contre l'UE "supranationale ", qu'il a qualifiée à plusieurs reprises de "nouvelle Union soviétique". Dans son entourage, plusieurs proches conseillers caressent l'idée d'organiser un référendum pour la sortie du pays de l'UE afin qu'il rejoigne la zone de libre-échange EFTA (Suisse, Norvège, Islande et Liechtenstein).

L'entrée en vigueur du traité de Lisbonne a aussi une conséquence politique importante pour les conservateurs britanniques, qui espèrent accéder au pouvoir lors des élections législatives qui se tiendront d'ici à juin 2010. David Cameron, leur chef de file, devrait officialiser sa position sur le Traité de Lisbonne d'ici à la fin de la semaine, probablement mercredi, et annoncer qu'il ne tiendra pas la promesse qu'il avait faite en 2007 d'organiser un référendum sur le traité.

Favori dans les sondages, M. Cameron a déclaré, lundi, avoir "longtemps espéré que le président Klaus ne signerait pas le Traité de Lisbonne". Mais il semble aujourd'hui que ce texte "soit en passe de devenir une loi européenne", a-t-il regretté. Dans ce contexte, a fait savoir mardi William Haque, le ministre des affaires étrangères de son cabinet fantôme, organiser un référendum "n'est plus possible". Cela reviendrait en effet à consulter le pays sur sa volonté de rester ou non dans l'Union européenne. Ce dont M. Cameron ne veut pas entendre parler.

M. Cameron sait que l'aile droite de son parti, la plus eurosceptique, n'appréciera pas. Mais il espère que la perspective de voir les tories revenir au pouvoir après plus de douze ans de travaillisme modérera son hostilité. Il compte lui donner des gages pour la suite. Dans son programme électoral, il pourrait s'engager à inscrire dans la loi le fait qu'aucun traité européen ne puisse être ratifié par la Grande-Bretagne sans avoir préalablement fait l'objet d'un référendum.

Le processus d'adhésion de la Croatie à l'UE pourrait être, pour le leader des tories, l'occasion de mettre en oeuvre ces nouvelles promesses. Celui-ci, s'il devait aboutir, nécessiterait, en effet un nouveau traité, sans doute en 2011, dont la négociation pourrait permettre à un M. Cameron devenu premier ministre d'avancer sur cette voie.



(Source : Martin Plichta et Virginie Malingre, Le Monde).

jeudi, 12 novembre 2009

Julien Dugué : un artiste d'exception


Je tiens à mettre en lumière aujourd'hui le travail de Julien Dugué, un jeune artiste parisien d'exception, originaire de Bordeaux. J'ai exposé une de ses oeuvres au début de cette année à ma permanence. Je vous laisse le soin de découvrir ici deux peintures à l'huile sur toile représentant Jane Birkin et Serge Gainsbourg.
Julien a aussi réalisé le site Internet des Amis de Brigitte Fouré et celui de l'association ONE CITY.

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mercredi, 11 novembre 2009

11 novembre 1918 : souviens-toi...

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En ce 11 novembre, j'ai une pensée pour tous ceux qui sont tombés durant la Première Guerre Mondiale et notamment sur ma terre de la Somme.
Lors du dernier lundi de Pentecôte, je m'étais rendu sur les champs de bataille qui jonchent mon département; comme sur cette photo prise au Mémorial franco-australien de Villers-Bretonneux.

08:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

mardi, 10 novembre 2009

Je chante avec toi Liberté

Après avoir célébré le vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, je voudrais offrir aux lecteurs de ce blog la chanson "Je chante avec toi Liberté", de Nana Mouskouri, que nous avions chanté devant la cathédrale Notre Dame d'Amiens le 23 février 2008, alors que nous venions d'enflammer 2191 bougies en mémoire des jours de captivité d'Ingrid Bétancourt, détenue en ces instants par les FARC en Colombie (libérée le 2 juillet de la même année).

lundi, 09 novembre 2009

Le soir du 9 novembre...

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