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mercredi, 14 avril 2010

Hervé Morin sur RTL

Le Ministre de la Défense répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie vendredi matin 9 avril. Hervé Morin a réaffirmé que la responsabilité de la France était d'être présente en Afghanistan.

08:00 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)

Morin souhaite rassembler «la diaspora centriste»

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Lors de son conseil national, le Nouveau Centre a appelé à une union des «centres» en vue de la présidentielle.

«Il existe autant de centrismes qu'il y a de centristes. Après tout, nous sommes tous au centre de quelque chose!, plaisante un élu du Nouveau Centre. Pas étonnant que personne n'y comprenne rien.» Pour ajouter à l'hermétisme, le Nouveau Centre avait choisi de tenir son conseil national à l'espace Saint-Martin. Avec sa librairie ésotérique voisine, son sphinx au pied des escaliers et la devise delphique «connais-toi, toi-même» surplombant les marches, l'endroit rappelle les hautes heures des sociétés secrètes.

Samedi, les «conspirateurs» du Nouveau Centre étaient 250 à avoir fait le déplacement à l'invitation du président du parti, Hervé Morin: ministres de la famille centriste, comme Anne-Marie Idrac ou Valérie Létard, parlementaires mais aussi plusieurs des 78 conseillers régionaux élus le mois dernier. Envisagée il y a quelques jours encore comme une grande réunion des familles du centre, à laquelle auraient pu se joindre Jean Arthuis et ses amis de l'Alliance centriste, la réunion ne s'est finalement déroulée qu'entre néocentristes, insuffisante pour garantir un message univoque, notamment à propos de la présidentielle de 2012. Une nouvelle fois, Morin a appelé au «rassemblement de la diaspora centriste» sans «exclure qui que ce soit».

L'un des plus chauds partisans d'une candidature centriste à l'Élysée reste le président exécutif du parti, Jean-Christophe Lagarde. «Pourquoi ne pas présenter un candidat du centre et du centre droit? Il y en a toujours eu depuis 1965, a expliqué le député maire du Raincy. Deux candidats, ça n'a jamais empêché de gagner!» «Nous avons besoin d'un candidat pour représenter nos valeurs, besoin de redevenir nous-mêmes», a-t-il poursuivi dans un discours très va-t-en guerre. Loin de la tribune, l'homme explique «qu'avec l'élection de Nicolas Sarkozy, la France en a fini de ces candidats à l'Élysée qui se présente trois fois pour se faire un nom et une quatrième fois pour être élu». «Un président de la République peut maintenant émerger de nulle part en deux ans», annonce-t-il, en cachant de moins en moins bien sa propre ambition.

Jean-Christophe Lagarde et ses amis franciliens étaient déjà à la pointe d'une stratégie de listes autonomes pour les régionales. Ils avaient réussi à contraindre Hervé Morin, au milieu des délicates négociations avec l'UMP, à imposer qu'en cas de listes centristes autonomes, celles-ci auraient dû être généralisées à tout l'Hexagone. Y compris en Haute-Normandie où le ministre de la Défense se serait alors opposé à son collègue UMP de l'Agriculture Bruno Le Maire… Finalement, le Nouveau Centre s'est rangé sous la bannière des listes uniques de la majorité pour les régionales. Comme il l'avait fait aux européennes l'an dernier et très largement aux municipales de 2008.

Pourquoi, dès lors, y aurait-il un candidat centriste à l'Élysée en 2012, alors même que Nicolas Sarkozy a fait comprendre qu'il ne le voulait pas? La réponse n'est pas vraiment venue samedi du candidat le plus naturel, Hervé Morin. Il a certes rappelé l'héritage que revendique son parti: celui du centre et de l'UDF qui a conduit Jean Lecanuet, Valéry Giscard d'Estaing et Raymond Barre à concourir dans la compétition élyséenne. «1995, c'est le début de la mort», a-t-il ajouté. Démarche mortifère qui conduira aux candidatures ennemies d'Alain Madelin et François Bayrou en 2002, puis à celle «d'opposition» de Bayrou en 2007.

Tout cela, Morin n'en veut plus: «Nous sommes dans la majorité, a-t-il expliqué. Tout ce qui a été engagé est utile, nous ne devons avoir aucun regret.» La marge de manœuvre est donc étroite pour 2012. «Nous ne porterons pas une candidature d'opposition. C'est ce qui nous différencie de Dominique de Villepin ou François Bayrou, assure le ministre. Nous voulons porter notre propre projet.»

Interrogé peu de temps avant le conseil national, Morin concédait mollement: «Tout le monde convient qu'il faudra un candidat à la présidentielle de 2012.» Mais ajoutait aussitôt que la reconstruction en cours du centre «nous porte jusqu'en 2017» et que d'ici là au moins, «les valeurs qui sont les nôtres mènent clairement à un accord avec un parti de droite». Un accord ou une autorisation?

 

(Source : Le Figaro).

07:45 Publié dans UDI | Lien permanent | Commentaires (0)

Juppé et Villepin dans la course à l'Elysée pour 2012?

3b959146-4662-11df-9628-9cca0a06db28.jpgJuppé le classique, Villepin le romantique. Nous rejouerait-on la bataille d’Hernani? Alors que le premier, candidat déclaré à la candidature si Nicolas Sarkozy renonçait à un deuxième mandat, annonce "avant l’été" la tenue d’"Entretiens de Bordeaux" pour ranimer le débat au sein de la majorité, son ancien directeur de cabinet, crinière au vent, va lancer, le 19 juin son parti "républicain et solidaire". Tous les deux ennemis du blouclier fiscal et avocats de la justice sociale, les deux ex-Premiers ministres de Jacques Chirac sont décidés à enfiévrer la fin du quinquennat.

"Pour ne pas perdre le contact avec les réalités, il vaut mieux avoir l’œil rivé sur le cul des vaches que sur la courbe des sondages", lançait Villepin vendredi, ravi d’avoir vu Vesoul et un congrès de jeunes agriculteurs qui se sentent largués par le pouvoir... Juppé, lui, osait samedi cet avertissement dans un entretien au Monde: "On a une histoire, un passé, une culture. Même dans notre société de l’instantanéité absolue, de l’inconstance, il y a des tendances profondes qu’il faut sentir. Je ne crois pas à la rupture. Je n’y ai jamais cru."

Un parallélisme frappant, empreint de gaullisme social et verbal. "Une mécanique inéluctable", affirme le député de Dordogne Daniel Garrigue, ami des deux hommes: "Depuis plusieurs années, le courant gaulliste a été sacrifié par le président sur l’autel du néolibéralisme, note ce démissionnaire de l’UMP. Il était inévitable qu’il ressurgisse à un moment ou un autre. Et aussi bien Dominique de Villepin qu’Alain Juppé en sont le cœur." Comme François Fillon et Michèle Alliot-Marie, ajoute-t-il. Sauf que ceux-là seraient "ligotés", au contraire des compères.

"Ils se sont toujours bien entendus"

Juppé et Villepin se sont rencontrés au début des années 1980. "Jeune énarque, Dominique de Villepin était à l’ambassade de France à Washington, raconte l’expert ès chiraquies Jean-François Probst. Il expédiait à l’Hôtel de Ville de Paris des télégrammes secrets. Cela permettait à Jacques Chirac, alors que la gauche était au pouvoir, d’être toujours informé précisément sur la situation géopolitique." A ce jeu, le jeune Villepin ne tarde pas à croiser le bras droit du maire, Alain Juppé. "Ce sont deux types très cultivés, poursuit Probst, ils se sont toujours bien entendus." Villepin: "Nous sommes de très proches amis. Nous nous sommes engagés dans la politique à peu près à la même période. Je suis avec interet et amitié ce qu’il fait. Nous nous rejoignons sur beaucoup de sujets." En 1993, Juppé, ministre des Affaires étrangères de Balladur, avait Villepin comme directeur de Cabinet. Ensemble, les deux hommes oeuvraient à l’élection de Jacques Chirac en 1995. Juppé entrait à Matignon. Villepin devenait le très puissant secrétaire général de l’Elysée, et l’inventeur hasardeux d’une dissolution, en 1997, qui coûta sa carrière à Juppé, et fit tomber le septennat.

Le chiraquisme présidentiel a été leur seule source de tension, après la dissolution de 1997, puis quand Villepin est devenu Premier ministre, en 2005. "Depuis sa mairie de Bordeaux, poursuit Probst, Juppé a pu se demander si tout le monde lui était d’une grande fidélité." Au même moment, on entendait à Matignon qu’il y en avait "marre du chouchou".

"Je ne suis pas un béni-oui-oui"

De vieilles histoires qui ne fondent pas les divergences d’aujourd’hui. En ce début de printemps morose, Dominique de Villepin amplifie sa rébellion contre Nicolas Sarkozy. ...Vendredi, dans le train le ramenant à Paris, il vantait son autonomie, "avec des bouts de ficelle, on fait de grandes choses", évoquait "l’indépendance de la France" qu’il défendra dans son futur parti. Juppé, éphémère ministre de l’Ecologie du gouvernement Fillon I, se pose lui simplement en recours. "Je soutiens le positionnement du Président. Nicolas Sarkozy est d’ailleurs le candidat naturel en 2012, nous assurait-il jeudi. Contrairement à Dominique de Villepin, je pense que l’analyse faite de la crise par la France a été la bonne avec notamment la mise en place du plan de relance. Mais cela ne m’empêche pas de m’expliquer parfois avec le gouvernement et le Président. Je ne suis pas un béni-oui-oui."

Pas un béni-oui-oui? Pour Villepin, l’UMP n’est qu’un "supplétif" de l’action gouvernementale... Et en toute amitié, il compare sa liberté aux restrictions de son ami Juppé qui construisit ce grand parti unique de la droite pour Chirac: "Je suis simplement en mesure de mener une démarche avec plus de liberté vis à vis de ma famille politique que lui , qui reste dans une démarche traditionnelle au sein de l’UMP. Je suis aussi plus critique sur la majorité." Juppé, en toute amitié, reproche à Villepin de faire dissidence, et de ne pas respecter ce grand parti unique de la droite qu’il construisit lui-même pour Chirac: "Faire éclater l’UMP, ce serait revenir quinze ans en arrière!", affirme-t-il même s’il en reconnaît les manques, sur le débat notamment. Et toujours en amitié, Villepin rappelle quelques principes à Juppé, candidat à des primaires éventuelles: "Dans le gaullisme, il n’y a pas de primaires."

Leurs proches refusent pourtant d’envisager un duel fratricide. "Je ne pense pas qu’ils se dresseraient l’un contre l’autre", estime Daniel Garrigue. "Ce n’est pas parce leurs démarches sont différentes qu’il y a une rivalité entre eux", renchérit-on chez Villepin. "Ils s’adorent, poursuit un député de la majorité. Ils ne feront rien contre l’autre. Et pourtant, il y en a un de trop."

 

(Source : Le Journal Du Dimanche).

07:30 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (0)