vendredi, 02 octobre 2009

Tibet : une délégation européenne loue l’économie, relativise les droits de l’Homme

Tibet.jpg

La toute première délégation européenne à se rendre au Tibet a fait l’éloge vendredi, à son retour à Bruxelles, du boom économique de cette région, en relativisant les problèmes de droits de l’Homme sous les yeux approbateurs de l’ambassadeur de la Chine auprès de l’UE.

Cette délégation de trois personnes, conduite par l’Italien Mario Sepi, président du Comité économique et social européen (CESE), une des institutions de l’Union européenne qui rassemble des personnalités de la société civile, a estimé que les problèmes qui se manifestaient au Tibet pouvaient être comparés à ceux rencontrés dans le Mezzogiorno, le sud déshérité italien ou au sud Tyrol, une région du nord de l’Italie germanophone.

M. Sepi et les membres de sa délégation sont restés quatre jours au Tibet, essentiellement à Lhassa, à l’invitation du Comité économique et social chinois.

Ils ont eu plusieurs entretiens avec des responsables chinois. Mais ils n’ont rencontré aucun opposant.

"Il y a beaucoup de policiers qui contrôlent dans les rues", a constaté M. Sepi mais, a-t-il ajouté, "nous avons pu parler librement avec les Tibétains...grâce à notre interprète".

Cette visite, approuvée par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a été financée avec "l’argent du contribuable européen", a dit M. Sepi.

Le numéro deux de la délégation, l’Allemand Peter Clever a également noté "une forte présence des forces de sécurité" à Lhassa. "De mon point de vue, cela contribue à créer une sensation de menace", a-t-il dit avant d’ajouter que ce sentiment était "personnel et subjectif car (il) n’est pas expert sur les questions de sécurité".

"Le problème des droits de l’homme est essentiel mais il faut aussi prendre en compte le développement économique et la justice sociale. Il faut tenir compte de tous les paramètres", a dit M. Sepi, approuvé d’un hochement de tête par M. Zhe Song, l’ambassadeur chinois auprès de l’UE.

Le développement économique du Tibet est "impressionnant", a poursuivi M. Sepi. Il a rendu un hommage appuyé au système de protection sociale en vigueur dans le territoire himalayen.

Le représentant européen a raconté avoir été impressionné lors d’une visite d’une école primaire en voyant des enfants qui "portaient le costume traditionnel et apprenaient l’anglais". Cela illustre, selon lui, que le maintien des traditions va de pair au Tibet avec le développement économique et social.

Le responsable européen a concédé que "les conséquences des événements" de mars 2008 continuaient à peser sur le Tibet. "La crise n’est pas terminée", a-t-il dit.

En 2008, des manifestations avaient dégénéré à Lhassa et dans les régions peuplées de minorités tibétaines, faisant 21 morts selon Pékin, dus aux manifestants, et quelque 200 selon le gouvernement tibétain en exil.

M. Sepi a estimé que le fait d’accepter l’invitation chinoise pour se rendre au Tibet a été "un acte de courage" car "on nous avait mis en garde contre le risque d’instrumentalisation du CESE par le gouvernement chinois.

 

 

(Source : Le Monde).

Commentaires

Mr Sepi prend les gens pour des imbéciles. Le respect des droits de l'homme en Chine n'existe absolument pas car le massacre de moines tibétains par un gouvernement chinois totalitaire n'est pas une vue de l'esprit. En outre tous les démocrates savent que tous les dirigeants issus de la peste rouge pratique la désinformation avec art et les dirigeants chinois actuels n'échappent pas à la règle, la philosophie communiste c'est:
"Donne moi ta montre que je te prête l'heure"

Ecrit par : ghislain Damerval | vendredi, 02 octobre 2009

Ecrire un commentaire